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L'Atelier d'écriture de Villejean
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28 septembre 2016

Consigne d'écriture 1617-03 du 27 septembre 2016 : Le jeu des sept croix

Le jeu des sept croix de Pierre Frenkiel

Chacun écrit son prénom au verso d'une feuille blanche. Sur le recto de la feuille il positionne sept croix ou points.

On transmet la feuille au voisin ou à la voisine de droite. Il ou elle a pour mission de relier deux de ces croix ou points par une ligne droite, courbe, brisée, un dessin, un mot, une phrase... On fait ensuite tourner la feuille six fois et on la rend à son propriétaire.

On obtient donc un dessin, schéma, cadavre exquis ou gribouillis à partir duquel on écrit un texte. 

Ce jeu d’écriture est tiré de ce livre de Pierre Frenkiel, p. 84-85 :

 

AEV 1617-03 Frenkiel

 

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27 septembre 2016

Questionnaire à croix multiples / Jean-Paul

Allô ? Allô ?
Allez ! Allez !
Ali ! Ali !
Alu ! Alu !
Allah ! Allah !
Hâle ! Hâle !

AEV 1617-03 henri2_3Allô ? Allô ? Ca va, là haut ?
Allez ! Allez ! Brigitte Lahaye !
Ali ! Ali ! Ne m’réponds pas en swahili
Alu ! Alu ! Y’a Henri II dans le bahut !
Allah ! Allah ! Elle a ce je n’sais quoi, un petit tralala
Hâle ! Hâle ! Y’a du soleil et du ciel bleu

Est-ce maman qui a bobo ?
Est-ce Louison qui a Bobet ?
Est-ce Louis Armstrong qui se trouve ébaubi ?
Est-ce Macron qui est barbu ?
Est-ce qu’on peut rester cool quand on l’a dans l’baba ?
Est-ce qu’on peut taire le vent à écorner les bœufs ?

Qui a mangé tout le paquet de chamallows ?
Qui a plongé dans le baquet du Tourmalet ?
Qui a songé à lui rabattre le caquet au cruel vautour du Mali ?
Qui à Tanger s’en va récupérer des points comme ce n’est pas permis pour stopper son malus ?
Qui s’en va voir l’amiral Nelson à Montfort-sur-Meu pour lui piquer ses mandalas ?
Qui s’en va corriger les banquiers scandaleux ?

AEV 1617-03 don_quijote_baja_by_fgalve-d7a57y2

Est-ce Don Quichotte ou bien Sancho ?
Est-ce donc Cochise ou bien Sanchez ?
Espadon qui chuchote ou baleine sans chichis ?
Est-ce pas là le tapis de mousse sur lequel Tarzan chut ?
Est-ce pas le maousse de tapa que Don Quichotte pêcha et que Sancho lança ?
Est-ce pas là l’estomac dans lequel j’ai un creux ?

Qui a dit « Martyr c’est pourrir un peu » ?
Qui a dit « Marteau, c’est poireau un pneu » ?
Qui a dit « Martel c’est pareil qu’un preux s’il s’appelle Charles » ?
Qui a dit « Merlu c’est perle d’Orient qu’un pur stratagème a changé en sel » ?
Qui a dit « Mastard, c’est pouvoir un peu » ?
Qui a dit « Matheux, c’est palsambleu un peu » ?

Faut-il continuer à se battre contre des moulins à vent ?
Faut-il continuer à s’ébattre contre des nymphes en jean moulant à Provins ?
Faut-il continuer à débattre contre les provocations vermoulues de l’avant ?
Faut-il continuer à délirer ainsi jusqu’à ce que survienne au bout de l’écriture une déconvenue ?
Faut-il continuer à désirer un peu jusqu’à ce que s’en vienne au bout de l’aventure une des icônes sur lesquelles les ébats de l’Abdul dessinées en octobre au zoo font naître un petit lion dans le premier décan ?
Faut-il continuer à rester dans la queue qui n’avance pas d’un pas pour pouvoir observer la comète de Haley et son curieux halo ?

Halo ? Halo ?
Allô ? Allô ? Ca va là-haut ?
Est-ce Maman qui a bobo ?
Qui a mangé tout le paquet de chamallows ?
Est-ce Don Quichotte ou bien Sancho ?
Qui a dit « Martyr c’est pourrir un peu » ?
Faut-il continuer à se battre contre les moulins à vent ?

Ecrit à partir du schéma-dessin ci-dessous.

Jeu des sept croix - JK

23 septembre 2016

Consigne d'écriture 1617-02 du 20 septembre 2016 : Belle ou moche ?

Belle ou moche ? 

On collecte du vocabulaire : dix rimes, pas forcément riches, à l’adjectif « belle » et dix rimes «  à l’adjectif « moche ».

On met ce vocabulaire en commun. On obtient ainsi la liste ci-dessous. Il est demandé d’écrire une chanson, un poème, un texte dans lequel on fait alterner les sonorités en « elle » et les sonorités en « oche ».

Accroche - Bamboche - Bastoche - Belle-doche - Bidoche - Boche - Bouloche - Brioche - Caboche - Cantoche - Cinoche - Cloche - Coche - Effiloche - Fantoche - Fastoche - Fastoche - Festoche - Filoche - Gavroche - Galoche - Gauche - Juliette Binoche - Loches - Maréchal Foch - Mioche - Moche - Place Hoche - Poche - Proche - Ricoche - Roche - Sacoche - Taloche - Télé-poche - Totoche - Tournebroche – Valoche.

 

Aile - Annabelle - balancelle - Bébel - Bordel - Bretelle - Camel - Cannelle - Caramel - Caravelle - Carrousel - Colombelle - Cruel - Damoiselle - Demoiselle - Dentelle - Donzelle - Echelle - Escarcelle - Femelle - Ficelle - Fidèle - Gabelle - Gamelle - Gargamel - Gazelle - Glorfindel - Hirondelle - Hôtel - Isabelle - Jean de Nivelle - Label - Manivelle - Marcel - Marelle - Mère Michel - Miel - Mirabelle - Missel - Pelle - Pimprenelle - Polichinelle - Poubelle - Porte-jarretelles - Quel - Ravel - Réel - Ribambelle - Ridelle - Rimmel - Ritournelle - Saltarelle - Sauterelle - Sel - Tagliatelle - Tarentelle - Tel - Tourterelle - Vaisselle - Varicelle - Vermicelle – Violoncelle.

 Ce jeu d’écriture est inspiré de la chanson « Belle et rebelle » de Juliette Noureddine sur l'album "Nour".

 

AEV 1617-02 juliette_nour-1024x1024

13 septembre 2016

Tout ça, c'est peanuts ! / Jean-Paul

Affalé

Dans la famille, dans chaque famille, il y a toujours un affalé. Il est vautré dans le fauteuil, allongé sur le canapé, les bras mous, les paupières tombantes, le temps de cerveau plutôt éteint, surtout s’il regarde TF1. Mais ça marche aussi avec des documentaires sur Arte.

Chez nous il y a eu l’oncle Désiré qui traînait en pyjama une bonne partie de la matinée. Il avait d’ailleurs toujours fait ça. Quand il était jeune, ses copains venaient le chercher le dimanche à midi. Il dormait encore et ne se levait pas pour les voir. Charmante famille !

Pour devenir affalé, pas besoin de suivre des cours. Il suffit que la télé soit la télé et que le siège soit confortable. Chez nous, quand j’étais adulescent, on a possédé pendant un certain temps un objet hyper-vintage : un fauteuil à billes ! J’ai regardé, affalé dedans, en noir et blanc, tard le soir, le ciné-club de Claude-Jean Philippe qui vient de nous quitter pour le paradis des cinéphiles.

Quand j’ai quitté la maison pour aller vivre ma vie de jeune adulte à Paris on n’avait pas de magnétoscope. Aussi n’ai-je jamais enregistré de documentaire animalier… pour mon chien !

D’ailleurs, comme le chante très bien Jacques Brel, « J’ai jamais eu de chien » ni d’autre animal domestique chez moi. Ce qui ne m’interdit pas de vivre, sans fauteuil à billes et sans télévision, mais très heureusement, avec une femme bélier !

Peanuts 02 A R


Pluie de notes

Aujourd’hui, il pleut des notes.

Ce n’est pas qu’on soit fatigué des hallebardes, des cordes ou de la simple pluie bretonne. Ce n’est pas que l’institutrice restitue les copies de la composition d’histoire ou la dictée corrigée. C’est que le petit garçon au maillot rayé jaune et noir est encore en train de balancer des barcaroles over Beethoven sur son piano-jouet. Il joue cela magnifiquement.

Comment fait-il, du haut de ses sept ans, pour s’y retrouver parmi les bémols à la clé, les triolets, les doubles croches, les bécarres, les demi-soupirs, la clé de fa, la clé de sol ?

Comment fait-il pour rester concentré dans ce monde où tout le monde jacasse, crie, s’agite et où finalement, au bout de la portée restée ouverte, ses notes se fracassent ?

Même le chien du voisin qui n’est pourtant pas le dernier à l’écouter et à le soutenir en brandissant la pancarte « C’est, aujourd’hui 16 septembre, l’anniversaire de Beethoven » s’est protégé de cette cataracte, de cette chute de scansion, de cette pluie de notes avec un parapluie rouge.

Et Schroeder – c’est le nom du gamin – continue de jouer, imperturbable, comme si lui aussi, tel son idole, était sourd à tous les aléas de son environnement.

J’envie sa foi en la musique, j’admire sa ténacité, je le remercie d’exister.

Peanuts 01 A Schroeder R


Lire

Je ne considère plus la littérature que pour m’en amuser. Hier, en partant à ma répétition de musique, j’ai aperçu, depuis la fenêtre du bus, au niveau de la place de la République, une publicité grand format pour une rencontre-dédicace d’Amélie Nothomb. Cette dame belge vient de réécrire Riquet à la Houppe. Est-ce réellement amusant ? Y aura-t-il du monde à lire cela, à vouloir se le faire dédicacer ? La vraie question est plutôt ailleurs que dans le livre : ai-je vraiment envie de voir et de photographier le chapeau le plus célèbre de Belgique ? Le « people » ne prend-il pas définitivement le pas sur l’écrivain ? Tout le monde désormais, y compris les hommes politiques et les gens de télévision écrit sur tout et n’importe quoi. Faut-il vraiment lire ses contemporains ?

Plutôt que de m’absorber à l’occasion – entre deux pluies de notes, entre deux affalements ! – dans la relecture des romans policiers de Raymond Chandler, ne ferais-je pas mieux de me plonger dans ces auteurs dont je connais les noms et les titres de leurs œuvres depuis toujours et que je n’ai jamais lus ? « La dame de pique » de Pouchkine, « Guerre et paix » et « Anna Karénine » de Léon Tolstoï, « Le Don paisible » de Mikhail Cholokhov, « Le docteur Jivago » de Boris Pasternak, « Crime et Châtiment » de Fedor Dostoïevski, « Les frères Karamazov », du même.

Au lieu de faire cela, il ne me vient qu’une idée stupide : proposer aux ami(e)s de l’Atelier d’écriture de réinventer l’histoire des Frères Karamazov. Si vous ne la connaissez pas, improvisez ! Pour les autres, faites une fiche de lecture, sur ce livre-là ou sur un autre que vous n’avez pas pu terminer !

Et d’ailleurs… Elle meurt, à la fin du livre, madame Bovary ? Mangée par le phoque de la roulotte de Rennes. Quoi ? Vous ne connaissez pas la roulotte du phoque ? C’est là le seul intérêt que Gustave Flaubert et Maxime Du Camp ont trouvé à notre riante cité lors de leur voyage « Par les champs et les grèves ».

Peanuts 06 R


Crêpe

Spike est un chien du désert. Cela fait des années qu’il vit ici, échoué sur le sable, coiffé de son chapeau miteux, entouré de cactus et de buissons baladeurs. De quoi vit-il ? Comment survit-il ? Pourquoi est-il et reste-t-il là ? Ce sont là des questions qu’il ne faut pas poser. Les réponses seraient toutes plus absurdes les unes que les autres et vous êtes terriblement cartésien(ne) je le vois bien. Je vais quand même répondre à celle-ci : Que mange-t-il ? ». la réponse est : « des crêpes ! ».

A-t-il été scout Baden Powellien ou Hamster Jovialien avec son frère Snoopy, celui qui emmène en camp d’été à Woodstock des piafs du genre baba-cool ?

Sans doute que oui ? Il sait allumer un feu de bois. Possède-t-il une cuisine intégrée ? En plein désert ? Vous voulez rire ! C’est déjà du bol qu’il en ait un, de bol, et un pilon ou une cuillère pour mélanger la pâte.

Il possède aussi une poêle à frire et ne manque jamais de faire sauter la crêpe au moment de la faire dorer sur sa deuxième face.

J’entends d’ici votre question : la crêpe ne tombe-t-elle pas alors par terre ? La réponse est négative : la crêpe va s’accrocher aux épines du cactus qui est le seul compagnon de Spike. Et le chien-philosophe ne manque jamais de conclure que tout est dans le coup de main. Enfin, presque tout.

J’adore Spike !

Peanuts 05 R

Quelle connerie, la guerre !

Les canons grondent au loin. Les vitres du Café de France tremblent encore. Et dans ce décor banal à pleurer Marie C essuie les verres au fond du café. En finira-t-on jamais avec cette guerre de tranchées ou plus personne n’avance, plus personne ne gagne du terrain ? Quelle gloire tirer de cette génération foutue, de ce cimetière de tombes à ciel ouvert ?

Ce soir le café est désert. Les avions sont rentrés à la base tout à l’heure mais les gars doivent être trop épuisés pour venir jusqu’ici. Il tombe une pluie drue à transpercer les os.

Mari C., s’il faut faire son portrait, est une petite jeune femme rondelette, brune, dont la principale caractéristique physique et la myopie. Ses lunette à verres épais lui mangent le visage et lui donnent l’air d’une petite taupe. Bien que la mode des garçonnes n’ait pas encore été lancée en cette année 1917 elle a les cheveux relativement courts. De son caractère on dira qu’il est plein de bon sens, naïf, gentil mais sans doute aussi soupe au lait. Elle s’énerve souvent des comportements aberrants de Patricia de Pétronille, son aristocratique mais déchue voisine.

Plus personne ne viendra ce soir, songe-t-elle en rangeant le dernier verre propre et sec sur l’étagère. Elle s’apprête à aller poser les volets, fermer le café et monter à l’étage où l’attend un vieux livre quand quelqu’un pousse la porte, laissant entrer violemment vent et pluie dans le bistrot.

C’est un aviateur américain. Elle le reconnaît à son écharpe jaune, à son gros nez, à son casque et ses lunettes de vol qu’il garde en permanence quand il vient ici. A son mutisme, aussi, dû sans doute au fait qu’il ne connaît pas un mot de français, excepté « limonade ». Encore cela se prononce-t-il de façon presque identique en anglais : « Please, baby, lemonade » dit une chanson de l’époque.

Marie C. l’appelle « L’amnésique ». Un jour du mois précédent elle lui a demandé son nom. Il a répondu : J’ai oublié ! Je bois pour oublier, la guerre, la stupidité de tout ça. Et ça marche ! J’oublie tout !».

Ce soir, c’est visible, il est encore plus déprimé, plus seul, plus cafardeux que les autres soirs. Et vrai, quel sens cela peut-il avoir de monter dans un « Sopwith Camel », de partir en chasse dans les cieux afin de rivaliser avec le terrible « Baron rouge » ? Si même un jour, par chance, il abattait le pilote allemand, cela changerait-il au rapport de force entre les puissances belligérantes ?

N’a-t-il pas, de l’autre côté de l’océan, une fiancée, des amis, des parents auxquels il manque terriblement ? Des êtres qui vivent dans l’angoisse en lisant les nouvelle du conflit mondial dans le journal ?

Quand elle arrive près de lui avec le plateau portant le verre de limonade, le militaire a un geste inattendu. Il avance la main vers elle en la faisant glisser sur la table, les paumes sur la nape, comme s’il attendait qu’elle pose la sienne dessus en une apaisante caresse. Mais Marie est emportée par la routine. Gardant le plateau dans la main gauche, elle a saisi le verre dans la main droite et , comme elle est vraiment myope, elle a posé la limonade sur le dos de la main de l’amnésique.

-Désolée, Monsieur ! Je ne voulais pas poser ce verre de limonade sur votre main.

L’aviateur a un sourire gêné. La serveuse a oublié de mettre une paille dans le verre.

Marie retourne s’installer derrière le comptoir. Elle n’a pas rêvé. Elle est myope mais pas complètement miraude. Ce n’était pas une main d’homme, c’était une patte de chien. Et ce quelle prenait pour un gros nez, c’est une truffe au bout d’un museau poilu.

Les mutations génétiques ont commencé.

Peanuts 03 A R

Peanuts 03 B R

 

26 janvier 2016

Les mots et les pages / Josiane

Elle surfe sur les mots
Elle surfe sur les pages
Elle donne à manger des rimes aux nuages.

L'oiseau blanc descendu
L'a vue.

Le ciel lentement déchire,
Son manteau de coton blanc.

Elle trace une phrase
Dans l'entaille ébauchée.

Une phrase à couper au couteau
Une phrase belle comme l'oiseau.

L'oiseau picore les mots,
L'oiseau refait la phrase
Qui se déploie et flotte et jase.

Le vent la prend,
Le vent l'emporte,
Qu'importe.

AEV 1516-17 photo de nuage et expression québécoise 2016 01 26

Les phrases sont faites pour être lues,
Sur un banc, dans la rue,
Dans la cour d'une école,
Sous un coin de ciel bleu,
Au fond d'une cellule.

Mais, le livre à perdu ses couleurs.
Et, à genoux sur les images
Elle s'envole...

L'oiseau a déployé ses ailes,
Ils partent pour le long voyage
De page en page.

Au loin, très loin...

...Le mot fin.

AEV 1516-17 josiane La fin qui nous attend

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27 janvier 2016

Consigne d'écriture 1516-17 du 26 janvier 2016 : Image de nuages et expressions québécoises

Image de nuages et expressions québécoises

Il est demandé d'écrire un texte à partir de l'image ci-dessous et d'expressions québécoises expliquées :

- pelleter des nuages
- pelleter dans la cour du voisin
- pelleter par en avant
- pelleter de la boucane
- être un deux de pique
-être poche
- jouer aux poches
- une poche de hockey
- un chum
- une blonde
- tomber en amour
- casser
- être en amour par-dessus la tête
- vivre accoté
- senteux
- belette
- écornifler
- mémérage
- jaser
- jasette
- piquer une jasette
- placoter
- mémérer
- piton
- avoir le piton collé
- être de bonne heure sur le piton
- être sur le piton
- être vite sur le piton
- se remettre sur le piton
- pitonner

AEV 1516-17 photo de nuage et expression québécoise 2016 01 26

8 mars 2016

Haïkus avec accent circonflexe / Josiane

AEV 1516-21circonflexe 3

Vêtue de pourpre
Se présenta la diva.
Une mouche vola.


Trace de traîneau
Sur la neige immaculée :
Un homme est passé.


La pièce est infâme,
Le théâtre en émoi.
Que le rideau tombe !


Prostrée près de l'âtre
L'aïeule dodeline un peu
Et s'endort soudain.


Pour pouvoir dîner
Il faut aller récolter
Ce qu'on a semé.


Au dépôt-vente
Dorment des objets usés :
Preneurs serez vous?


Point trop de hâte !
Déguste la gâterie :
Goûteuse elle est.


La contremaîtresse
Fit sa contre-enquête :
Il fut congédié.


Elle marchait seule
Sur la ligne de crête :
Ravin l'appela.


Pour se rafraîchir
L'eau puisée à la rivière,
Le souffle du vent.


L'enfant à dos d'âne
Est plus heureux que le roi
Qui s'ennuie beaucoup.


Deux mâts ou trois mâts,
De là, je ne vois pas bien :
Longue vue me faut.


La tâche était rude.
Marteau contre enclume,
L'étincelle jaillit.

15 mars 2016

Si tu ne fais pô fortune, tu seras riche quand même de tes vagabondages / Jean-Paul

poudrerie

A la fortune du pot-aux-roses, la lumerotte est allumée. Un vent de vérité est venu en tap-tap. De vigousses chafouins lèvent les coins du tapis. Quelques lanceurs d’alerte complètement fadas fouillent dans les placards, y cherchent des cadavres, ignorant qu’on en vend à la pelle chez le dépanneur le plus proche. C’est trop fort de ristrette ce temps de poudrerie ! Il drache du scandale, en veux-tu en voilà ! Plus aucun champagné ne se sent à l’abri ! Où donc a disparu l’épineuse protection de ces jardins secrets où nous cachions le pire de nos activités sous des pétales embaumants ?

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A la fortune du pot-de-vin j’arrose les notables, je soudoie le chafouin, corromps le champagné. Je joue le dépanneur en larges dessous de table, je fricote à tout va dans l’arrière-cuisine à la lueur des lumerottes, je fais dracher, et dru, les rétro-commissions, je suis à moi tout seul le lobby des ristrettes, il faudrait être fou pour répondre autre chose que noir à la question « What else ? ». Je roule dans la farine et dans mon vieux tap-tap les plus vigousses des enquêteurs du clan sceptique. Magie blanche, illusionnisme, rideau de fumée, poudre aux yeux, coke en stock et poudrerie : tout l’arsenal du marchand d’armes, je le destine à qui s’alarme. Nous avons les moyens de vous faire taire, cimenté six pieds sous terre. Même un sing think tank ne nous fait pas peur.

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A la fortune du pot d’échappement le tap-tap s’en va, peu vigousse, entame un tour du monde magique et mystérieux. Le chauffeur a bu son ristrette, a allumé ses lumerottes, le moteur tourne rond. Tous les fadas du bled sont montés à l’arrière. Pas un seul chafouin dans la bande. On a dévalisé Jojo le dépanneur et mis les victuailles en paniers sur le toit. On se sent plus puissants que le plus riche des champagnés du pays. Le bonheur en poudrerie étincelle sur tous les visages. C’est si bon de quitter le pays de la drache ou celui de la terre qui tremble pour gagner la contrée des rêves éveillés.

dépanneur

A la fortune du polochon volent les plumes du langage, une poudrerie de mots blancs semés au-delà du sommeil par des locuteurs si vigousses que mes oreilles résonnent encore. Il drache des carabistouilles dans les rues de Bruges-la-Morte. La Provence a fourni des félibres fadas, débordants de fadaises : le sous-préfet aux champs, couché dans le chafouin, s’entiche des dentelles du chapeau de Mireille. Aucun dépanneur québécois ne pourra jamais rien pour le tap-tap en panne de Dany Laferrière. Dans ce lit cot-conneux où je coince la bulle, si je suis le rêveur, je n’ai pas pour autant l’âme d’un champagné. Lorsque le réveil sonne, cette statue de sel de la francophonie s’effondre en poudrerie. Je me lève, m’habille et vais me consoler de cette nuit presque blanche en buvant le plus noir des ristrettes.

090426_107

A la fortune du poème j’emprunte un rond de poudrerie, un dollar bien vigousse de rimaille, une armada de billets « vers plus que fadas ». Je lui carotte des lumerottes, je le tape d’un ticket de tap-tap, je lui soustrais de quoi laper une ristrette à la buvette. La poésie n’est pas chafouine, elle se fait un honneur de jouer au dépanneur et s’il drache du rythme, si la musique me soûle et fait danser la foule je serai champagné, serpentin, cotillon, roi vaudou, fou du slam, danseur d’épithalame. Et je rembourserai le poème en liquide. Sur vos têtes étonnées drachera la plus humble et la plus envoûtante de mes forfanteries : assaut de fantaisie, char de corso fleuri, grosses tête en carton-pâte, carnaval de mots choisis, sonnets emplis de confettis, chapelet de krapoveries. Car j’aime, à la fin du poème, qu’il pleuve parfois des saucisses.

P.S. Si vous avez besoin d'un petit lexique pour les dix mots de la francophonie 2016, c'est ici !

16 mars 2016

Consigne d'écriture 1516-22 du 15 mars 2016 : les mots de la francophonie 2016

LES MOTS DE LAFRANCOPHONIE 2016

Inclure tous les dix mots qui suivent (ce sont les mots de la francophonie 2016) dans un texte dont le thème sera « A la fortune du pot » :

Chafouin (ine)  n.   
Personne qui a une mine sournoise, rusée. Une mine de chafouin. Une chafouine. 
Adj. Mod. Rusé, sournois. Air chafouin. Mine chafouine.

Champagné n. m. Employé au Congo. 
Personne d’influence, aux nombreuses relations.

Dépanneur n. m. Employé au Québec. 
Petit commerce, aux heures d'ouverture étendues, où l'on vend des aliments et une gamme d'articles de consommation courante.

Dracher [dʀaʃe] v. Employé en Belgique. 
Il drache v. impers. FAM. Il tombe une pluie battante ; il pleut à verse. Il drache depuis le matin.

Fada [fada] adj. et n. m. Employé en France.
1. Régional (Midi) Un peu fou ➙ cinglé. Il est un peu fada : il en est entiché, il en est fou.
2. N. m. Simple d’esprit ➙ fou. La maison du fada : sobriquet donné par les Marseillais à une construction d’habitation dessinée par Le Corbusier.

Lumerotte [lymRᴐt] n.f. Employé en Belgique.
1. Source de lumière de faible intensité. Mettre une lumerotte dans la chambre à coucher de la petite. Je n'arrive pas à lire avec cette lumerotte.
2. Légume (betterave, potiron, citrouille, etc.) évidé et percé de petites ouvertures, dans lequel on place une source lumineuse. Atelier de création de lumerottes. Faire des lumerottes pour la fête d'Halloween.


Poudrerie n. f. Employé au Québec.
- Neige poussée par le vent pendant qu'elle tombe.
- Neige déjà au sol qui est soulevée et poussée sous l'effet du vent.


Ristrette
Employé en Suisse.
n. m. Petit café très fort, fait à la vapeur au percolateur.


Tap-tap 
n.m. Employé en Haïti.
En Haïti, camionnette servant au transport en commun dont la carrosserie s’orne de peintures naïves représentant des scènes de la vie quotidienne. 


Vigousse 
adj. Employé en Suisse.
Vigoureux, vif, plein de vie, alerte (d'une personne) ; vigoureux, fort, robuste, résistant (d'un animal, d'une plante).

AEV 1516-22 consigne 109680801

 

 

10 mai 2016

Mon père disait / Josiane

AEV 1516-28 Licorne 10

Mon père disait :
Ne me quitte pas,
Il faut que tu sois là 
Quand maman reviendra.

Mon père disait :
Écoute bien petit,
Sans toi plus de soleil,
Sans toi plus de lumière.

Mais moi je voulais vivre,
Les pieds dans le ruisseau,
La tête dans les étoiles.
Planter des cathédrales,
Bâtir des champs de fleurs.
Je ne voulais pas devenir,
Un paumé du petit matin.

Et puis,
Il y avait Rosa,
Une île où reposer mon cœur,
Douce comme un bonbon,
Belle comme un soleil.

Alors,
Je suis parti.

Sur la place, debout,
Il y avait mon père.

Il peut pleuvoir sur le jardin,
Jamais maman ne reviendra,
L'amour est mort.
Et moi, je pars à l'aventure.

Il me faut regarder,
Je ne sais pas,
Je ne sais plus.

Loin, très loin,
Vers demain.

9 juin 2016

Consigne d'écriture 1516-32 du 7 juin 2016 : Faire l'éloge de...

Faire l'éloge de...

Il est demandé aux participants : de quoi souhaiteriez-vous faire l’éloge ?

Ceux-ci ont répondu :

L'escargot - la chorale - le kiosque à musique - le cochon - l'écriture - l'hyperactivité - le voisinage - le silence - les voyages - les livres - le printemps - la rivière - le temps présent - la vache - l'odeur du pain grillé mêlée à celle du café - la mer - le chez soi - les souvenirs - la lecture - le presse-agrumes - l'imperfection - l'atelier d'écriture - le vélo - la tong - les cerises - le cadeau - la petite cuillère - le chiffre 9 - la lune - l'Euro de foot - la sieste - l'araignée (le crustacé) - la délicatesse - la famille

 Il leur est demandé ensuite d’écrire l'éloge choisi sous forme de courts chapitres. Pour cela on utilisera les têtes de chapitre du livre « Petit éloge de la douceur » de Stéphane Audeguy :

 Âge des bonbons – amande – amitié – aphorismes – art de se taire – assujettissement – Astaire (Fred) – Aubes – Au lecteur – Barthes (Roland) – Beckett (Samuel) – Bologne – Bouche – Boucherie – Caresses – Changements – Chanson française – Clémence – Compagnie des eaux – Concept – Couple – Cuisine – Désespoir – Devise – Doudou – Drogues - - Enfance – Eponge – Fadeur – faiblesse – faire l’amour – fatigue – Femmes – Gauche – Gaudi – Gaulois – Gendarmes couchés – gaulois – habitudes – haïku – Hokusaï – homosexualité – Incarnation – Intempéries – jardins – Jean de La Fontaine – langage – lecture – maladie – médecine – médiocrité – modestie – mort – Napoléon – noces – nudisme – optimisme – parents – politesse – rapports – révélateur – rose –sac à dos – s’endormir – silence – soleils couchants – sourire – sucre – Ulysse – vache – Winnie l’ourson

 

AEV 1516-32 Eloge de la douceur

 

18 novembre 2015

Consigne d'écriture 1516-09 du 17 novembre 2015 : Reportage illustré par Plonk et Replonk

Reportage illustré par Plonk et Replonk 


Vous êtes correspondant du journal Ouest-France, grand reporter au Monde, journaliste à FR3… On vous a chargé d’assurer deux ou trois des reportages suivants pour la prochaine édition du journal :

• La calèche révolutionnaire du docteur Zwei, la première voiture à être équipée d’une marche arrière
• Le premier congrès de l’association française d’apiculture à Nantes. Mme Adèle Petitpot est élue reine danseuse présidente à vie

• Le club des joueurs de domino jurassien, vainqueur pour la trentième année consécutive du championnat d’Europe par équipe
• Jours paisibles à la campagne. Le père Placide comme tous les dimanches attend de pied ferme l’intrus sournois qui ravage son potager

• Faune et Flore des Alpes. Au plus fort de l’été l’aigle royal se nourrit exclusivement de noix de coco qu’il brise en les lâchant sur les rochers
• Le monde de l’univers. Au concours de diction du canton, une déclaration enflammée
• Le monde de l’univers. Les vaches ont pris l’habitude de jouer avec les trains à l’arrêt

• La mondialisation du grand monde : la jet set délocalisée au pôle Sud
• De l’exploitation familiale à la manufacture : l’industrialisation des campagnes à la fin du XIXe siècle

• Visite de la ville de Gstaad et des sommets qui l’entourent
• La vie des saisons. A Dijon : interview des dames nourrissent les escargots au parc Sainte Bave

• Le monde de l’univers : la vache à 30°, 60° et 95°.
• Le monde de l’univers : la formidable aventure des postes sous-marines
• Le monde de l’univers : les Alpes enfin achevées

• Le monde de l’univers : un œuf a traversé un poulet à la vitesse de 3000 kilomètres/h
• La fin du dernier haricot sauvage des Pyrénées

• Expédition vers les sources de l’eau chaude
• Le plumage des anges fermiers

• Hong Kong : Pas de cadeau pour les contrefaçons de pères Noël
• La mode des robes bouées pendant les années folles
• La récolte des bulles de savon dans la région marseillaise

• La terrible épidémie de moustache de 1890
• Les petits commerces du temps jadis : la boutique de monsieur Jeannot, le dernier bottetrain de Paris

• Les plus beaux dimanches après-midi du monde : interview d’une troupe de danseurs de poulka
• L’hommage des vétérans aux victimes d’accidents stupides : le consul néo-sardanapali dépose une gerbe au pied du monument à Pas de chance

 Ils seront illustrés par une image de Plonk et Replonk distribuée avant l'écriture.

Plonk 03 Monument à Pas de chance

17 novembre 2015

Le congrès de la Société Française d'agriculture / Jean-Paul


Ce week-end, la ville de Nantes était en effervescence. Une foule vibrionnante se pressait dans la cour du musée-château. C’est là en effet qu’avait lieu le premier congrès de l’Association française d’apiculture. Rappelons à nos lecteurs des villes et à Najat Vallaud-Belkacem que le mot « apiculture » vient du latin « apis » qui signifie « abeille ».

C’est M. Jean-Louis Bourdon, le président sortant qui a présenté le rapport moral : « Notre association a-t-il déclaré, se porte bien, surtout depuis que l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours a trouvé le moyen d’expulser en dehors de nos frontières le plus volumineux et le plus gourmand de nos prédateurs. Grâce à l’invention de M . Jeannot, le dernier bottetrain de Paris, tout ce qui ressemble à un plantigrade à oreilles rondes s’enfuit devant la chaussure de pointure 78 qui lui est balancée depuis un fusil Chassepot modèle 1866 amélioré.

M. Pierre Dumaya, le trésorier de l’association s’est réjoui quant à lui d’un exercice comptable particulièrement fructueux cette année. L’association a fait son miel d’un été à pluviométrie faible et à fleurissement maximum de la tombe de Jean-Louis Foulquier, membre honoraire, ancien animateur de l’émission « Pollen » sur France Inter.

Les rapports et le montant de l’adhésion ayant été adoptés à l’unanimité, on a procédé ensuite à l’élection du bureau et à celle du président. La compétition a été rude. Cela bourdonnait comme dans une ruche autour des urnes. On comprendra vite pourquoi quand on aura dit que le mandat de président est désormais décerné à vie

Mme Bee Bee Dridgewater, Mme Célimène Hoptère, Mme Christine Butine et Mme Zaza Lalvéole ont été largement battues par Madame Adèle Petitpot qui les a écrasées de sa superbe, de sa pot-pularité et de sa royale corpulence. C’est en effet elle qui a été confortablement élue reine danseuse présidente à vie de l’association.

Après l’allocution de remerciements de la lauréate le congrès a clos ses travaux en réaffirmant haut et fort la devise de l’association « You know what ? I’am Apiculteur » et l’on s’est séparé en chantant « Les abeilles » de Bourvil, une chanson pas piquée des hannetons.

Nous avons demandé à la statue de la duchesse Anne de Bretagne de nous donner son avis sur ce congrès qui avait lieu dans son ancienne demeure. La jeune femme, devenue SDF sur la petite place devant le pont-levis ne manque jamais de répondre à un micro-trottoir.

- Qu’est-c e qu’ils ont, où est-ce qu’ils vont, ces mectons ? Complètement zonzons ! Il y en a qui voulaient rentrer chez eux à dos d’éléphant, d’autres qui ont demandé à visiter la galerie des machines et ceux qui étaient venus de loin sont allés prendre dard-dard l’avion à Notre dame des landes alors qu’il n’y a et n’y aura jamais d’aéroport là-bas ! Mais je n’ai pas tout perdu dans l’histoire : la reine-danseuse présidente, dans l’émotion de sa victoire en a laissé tomber son baladeur MP3. Depuis j’écoute en boucle son album préféré.
- C’est quoi ?
- Abeille road, des Bee-tles.

Plonk 02 Adèle Petitpot

10 novembre 2015

Mauvais apôtre / Jean-Paul

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Ô, ne laissez jamais aux autres
Le soin de conter le voyage !

Ils sont restés, mauvais apôtres,
Jaloux, pâles, sur le rivage.

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A vous d’écrire tous ces riens,
Ces aventures d’aujourd’hui,
La prose du Transsibérien…
Ce train, sait-on qui le conduit ?

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Où croiser l’âme de Pouchkine ?
Où a disparu Leningrad ?

On est au pays de Poutine,
On va en prendre plein son grade :

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Tintin au pays des soviets !
Où chercher sans trouver d’écho,
Photo sortie de sa serviette,
Nathalie qu’a chantée Bécaud ?

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On a beau lire cyrillique
C’est le pays des étrangères.

Avant de croire à l’idyllique
Il faut déblayer les congères : 

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 Tout est blanc de neige et d’oubli
Du voile jeté par-dessus.

L’ordre est à peine rétabli
Qu’on te vole ton pardessus !

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Sur les anneaux d’or d’une chaîne 
Le chat – kochka – marche en dormant.

Il fait trois fois le tour du chêne,
Dédaigneux de tous les amants.

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Il conte l’ondine, la plaine,
Il chante les mille chemins
Qu’éclairera la lune pleine,
Où danseront tous les sylvains.

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Avant d’attraper la migraine
On cessera son odyssée.
Qu’irions-nous chercher en Ukraine ?
Toutes les nations sont blessées.

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On a couru la prétentaine,
On a cueilli des catastrophes,
Rencontré le croquemitaine,
Rédigé mille et une strophes…

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Ô ne laisse jamais aux autres
Le soin de juger ton voyage :
Ces aventures sont les nôtres
Et tant pis si c’est un naufrage,

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Nul n’est obligé d’être Ulysse,
Nul à la perfection tenu.

S’il faut un rapport de police
Disons que tout est advenu ;

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Les uns ont salué l’Oural,
Les autres ont fait l’imagerie,
Il n’y a plus de mer d’Aral,
Il y eut bien des saloperies.

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Mais je ne dirai pas aux autres
La route aux milliers de virages :

Je suis resté, mauvais apôtre,
A versifier sur le rivage.

14 octobre 2015

Consigne d'écriture 1516-06 du 13 octobre 2015 : Expressions populaires à base d'animaux

Expressions populaires à base d’animaux

 

"Poser un lapin, vendre la peau de l’ours, payer en monnaie de singe, montrer patte blanche, donner sa langue au chat, mettre la puce à l’oreille, gai comme un pinson, emporter le chat, la mouche du coche, acheter chat en poche, la danse des dindons, le fils de la poule blanche, coq-à-l’âne, chercher la petite bête, le chant du cygne..."

 Soit vous choisissez une de ces expressions et vous en donnez une explication longue ;

Soit vous écrivez un texte contenant au moins cinq de ces expressions.

AEV 1516-06 monnaie de singe consigne

29 septembre 2015

Le goût des glaces prostituées / Jean-Paul

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Sur la pointe des pieds
L’esquimau allait voir
Les glaces prostituées.

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Dépourvues de guenilles
Elles vendaient
Au plus offrant

Leur monstruosité
D’iceberg incandescent,
Leurs caresses de vagues,

Le métal de leurs flancs
A stries parfois rosées,
Leur volupté d’étoile
Et leurs promesses d’inondation
Dans l’avenir plus ou moins proche.

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Ca réjouissait l’esquimau
Mais jamais il n’a sauté
Par-dessus le feu allumé.

On ne suit pas les glaces
Quand elles dérivent ainsi
Dans des poses lascives.

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 On n’achète pas les îles qui flottent
Sans culotte
Près de la glaciaire calotte.

Mais de les regarder en rêvant d’idéal
Ca lui chauffait le cœur,
Ca lui chauffait le corps
Et c’était bien plus beau encore
Que la plus scintillante des aurores boréales.

Les photos ont été prises à La Flèche (Sarthe) le 12 juillet 2015.
Les oeuvres exposées sont celles de Valérie Daubé et Guillaume Castel.

Ecrit à l'atelier d'écriture de Villejean le 29 septembre 2015 d'après cette consigne :

Utiliser des images de la poésie suivante :  

A la flamme des fouets (Paul Eluard)  

Métal qui nuit, métal de jour, étoile au nid,
Pointe à frayeur, fruit en guenilles, amour rapace,
Porte couteau, souillure vaine, lampe inondée,
Souhait d’amour, fruit de dégoût, glaces prostituées…

7 octobre 2015

Consigne d'écriture 1516-05 du 5 octobre 2015 : Cauchemar à Nejdek 2

Cauchemar à Nejdek 2

Dans la petite ville de Nejdek habitent tous les personnages des contes de fée de notre enfance. Ils ont pour habitude de se rencontrer dans l’unique bistrot du village tenu par la sémillante Madame Lafée. Or, depuis samedi, le bourgmestre, Monsieur Leloup a disparu. Madame Leloup a porté plainte et l’inspecteur Chabotté, venu de la capitale, mène l’enquête. Chacun de vous tient le rôle d'un personnage de conte célèbre et va écrire une partie de cette pièce de théâtre de la Cie Tintamarre.

L’inspecteur Chabotté interroge ...

(Choisissez votre rôle :)

Les 3 petits cochons
Madame Ferrari, Le petit Chaperon rouge
Messieurs Atchoum, Grincheux, Simplet, Prof, Joyeux, Timide, Dormeur les sept nains
Madame Roupillon, la belle au bois dormant
M. Lebellâtre, le prince charmant
M. Faux-Pas le petit poucet
Mme Dufeu-Dedieu, Cendrillon
M. Lagneau, l’agneau de la fable de La Fontaine
Mme Kate Blanchette, la chèvre de Monsieur Seguin
Madame Lafée

- Quels étaient vos rapports avec M. Leloup ? Répondez ;
- Quand l’avez-vous vu pour la dernière fois ? Répondez ;
- Que faisiez-vous dans la nuit du 22 au 26 ? Répondez ;
- D’après vous, qui pouvait lui en vouloir au point de le faire disparaître ? Répondez ;

- Ajoutez d’autres questions et réponses délirantes sous forme d’un dialogue théâtral
- Suggérez à l’enquêteur d’autres pistes indiquant que M. Leloup n’a peut-être pas été assassiné.

AEV 1516-05 Cauchemar à Nejdek - Poster A3 Quadri 6p - p2

15 septembre 2015

Quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup / Jean-Paul

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- Je ne suis pas carrée d’épaules,
Ni Nord, ni Sud, ni magnétiques
Mais je n’ai cure des boussoles
Dans les mondes labyrinthiques.

 

Je ne suis pas comme la marquise
Chez qui tout brille, tout étincelle,
Qui sort de chez elle à cinq heures
Ni comme le petit Marcel.
Ca me laisse comme la banquise
Qu’ il se couche ou pas de bonne heure.

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A l’insomnie seul dans sa turne,
Aux sympathies pour le dais vil
Dont je ne suis que peu friande
Je préfère la vie nocturne,
Le dédale des rues des villes
La marche des guides gourmandes.

Rennes a été mon territoire
Et d’avoir été la première
A explorer ses décalages
Ne me rend pas pour ça plus fière ;
Cela n’a rien de méritoire :
J’ai toujours aimé les voyages.

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Si je ne suis pas Parisienne
Est-ce que cela gêne ? Ou peine ?
Car j’ai au Louvre deux conseurs
- Nous sommes, en vérité, cousines,
Chère Adèle et très douce Aline ! -
Et j’ai travaillé des années
Dans un musée dont je connais
Les coins et les recoins par cœur.

 

 

DDS 368 Yin Xin -chasseriau_les deux seours , 2002, (130x97cm) - copie

Il faut une tenue spéciale ?
Je n’ suis pas la femme aux bijoux 
Mais j’aime assez à en porter.
J’adore le camée ovale, 
Le rose est un atout en tout
Et j'apprécie fort l’églantier.

 

J’ai même voyagé dans le Temps,
Traversé des siècles d’histoire
Quand j’étais universitaire
Pour aller…

***

- Je vous arrête tout de suite, Mademoiselle Chassériau. J’ai l’impression que nous avons un malentendu sur le sens du mot « visite ».
- Vous ne cherchez pas une guide touristique ?
- Pas vraiment. Il s’agit en fait de faire une livraison de galettes et de pots de beurre à une dame qui habite une maison abandonnée à l’autre bout de la forêt. Une ancienne fée en fauteuil roulant. Si cette situation vous intéresse, il faudra que vous endossiez le costume rouge de notre compagnie. Le job consiste à rendre visite à une mère-grand.

DDS 368 clindoeil - Copie

Isaure Chassériau a été tellement estomaquée par ce quiproquo qu’elle est retournée vivre dans son tableau d’où, peut-être, elle n’aurait jamais dû sortir.

DDS 368 isauredisparait2 - Copie

Publié sur  le Défi du samedi n° 368 d'après cette consigne

15 septembre 2015

Consigne d'écriture 1516-02 du 15 septembre 2015 : Scènes improbables ou portrait négatif

AEV 1516-02 Consigne du 15 09 2015 (Dominique) portrait négatif - Choses impossibles qu'on aimerait voir

1) Scènes improbables

A la manière de Jacques Sternberg dans son « Dictionnaire du mépris » (1973), il vous est demandé de continuer la liste des scènes improbables que l’on ne verra jamais dans la réalité mais que l’on aimerait pourtant bien voir un jour :
- Voir la traditionnelle bouteille de Champagne fissurer de bas en haut la coque du cuirassé fraîchement baptisé ;
- Voir un joueur de football ne jamais se souvenir pour quelle équipe il joue ;
- Voir trente millions de Français enragés de tiercé cloués au lit par une fièvre de cheval ;
- Voir un héros de guerre transpercé en plein cœur par l’épingle de la légion d’honneur ;
- Voir un P.D.G. se faire licencier pour incapacité et le voir relégué à une place d’emballeur ;

2) Portrait négatif

Ou bien : Faites votre portrait en utilisant l’expression « Je ne suis pas » par exemple :
« Je ne suis pas dans le vent, c’est navrant »

5 novembre 2015

Consigne d'écriture 1516-07 du 3 novembre 2015 : Dictionnaire des idées reçues

Dictionnaire des idées reçues

On décide de réécrire les définitions du "Dictionnaire des idées reçues" de Gustave Flaubert.
Chacun reçoit pour ce faire les définitions de la lettre A de l'original pour en comprendre l'esprit et les entrées seules d'une ou deux lettres du dictionnaire.

 A

AE 1516-07 Flaubert

Académie française. La dénigrer, mais tâcher d’en faire partie si on peut.

Agriculture. Manque de bras.

Affaires. Passent avant tout ; Une femme doit éviter de parler des siennes ; Sont dans la vie ce qu’il y a de plus important ; Tout est là.

Airain. Métal de l’antiquité.

Albâtre. Sert à décrire les plus belles parties du corps de la femme.

Allemands. Peuple de rêveurs (vieux).

Ange. Fait bien en amour et en littérature.

Argent. Cause de tout le mal ; Dire : Auri sacra fames.

Architectes. Tous imbéciles ; Oublient toujours l’escalier des maisons.

Architecture. Il n’y a que quatre ordres d’architecture ; Bien entendu qu’on ne compte pas l’égyptien, le cyclopéen, l’assyrien, l’indien, le chinois, gothique, roman, etc.

Aspic. Animal connu par le panier de figues de Cléopâtre.

Astronomie. Belle science ; Très utile pour (n’est utile que pour) la marine ; Et, à ce propos, rire de l’astrologie. 

Athée. Un peuple d’athées ne saurait subsister.

Auteur. On doit « connaître des auteurs » ; inutile de savoir leur nom.

Autruche. Digère les pierres.

Avocats. Trop d’avocats à la Chambre ; Ont le jugement faussé ; Dire d’un avocat qui parle mal : oui, mais il est fort en droit.

Abricots. Nous n’en aurons pas encore cette année.

Alcoolisme. Cause de toutes les maladies modernes.

Archimède. Dire à son nom : « Eurèka » ; « Donnez-moi un point d’appui et je soulèverai le monde. » — Il y a encore la vis d’Archimède ; mais on n’est pas tenu de savoir en quoi elle consiste.

Abélard. Inutile d’avoir la moindre idée de sa philosophie, ni même de connaître le titre de ses ouvrages ; Faire une allusion discrète à la mutilation opérée sur lui par Fulbert ; Tombeau d’Héloïse et d’Abélard ; si l’on vous prouve qu’il est faux, s’écrier : « Vous m’ôtez mes illusions. »

Absinthe. Poison extra-violent ; A tué plus de soldats que les Bédouins.

Actrices. La perte des fils de famille ; Sont d’une lubricité effrayante, se livrent à des orgies, avalent des millions (finissent à l’hôpital) ; Pardon ! il y en a qui sont bonnes mères de famille !

Air. Toujours se méfier des courants d’air ; Invariablement le fond de l’air est en contradiction avec la température : si elle est chaude, il est froid, et l’inverse.

Antiquité. Et tout ce qui se (sic) rapporte, poncif, embêtant.

Antiquités (Les). Sont toujours de fabrication moderne.

Amérique. Bel exemple d’injustice : c’est Colomb qui la découvrit et elle tient son nom d’Améric Vespucci ; Faire une tirade sur le self-government.

Appartement de garçon. Toujours en désordre ; Avec des colifichets de femme traînant çà et là ; Odeur de cigarette ; On doit y trouver des choses extraordinaires.

Anglais. Tous riches.

Anglaises. S’étonner de ce qu’elles ont de jolis enfants.

Artistes. Tous farceurs ; Vanter leur désintéressement (vieux) ; S’étonner de ce qu’ils sont habillés comme tout le monde (vieux) ; Gagnent des sommes folles, mais les jettent par les fenêtres ; Souvent invités à dîner en ville ; Femme artiste ne peut être qu’une catin. 

Arsenic. Se trouve partout. Rappeler Mme Lafarge (?) ; Cependant, il y a des peuples qui en mangent.

Arts. Sont bien inutiles, puisqu’on les remplace par des machines qui fabriquent même plus promptement.

B -  - Baccalauréat - Bâillement - Barbe - Basques - Basilique - Bâton - Baudruche - Bayadères - Billard - Bibliothèque - Boudin - Bourse (La) - Boursiers - Bouddhisme - Bretelles - Budget - Bureau - Bois - Bonnet grec - Bouchers - Blondes - Banquet - Ballons - Bagnolet - Bible - Braconniers - Boulet - Boutons - Bossus - Bas-bleu - Bases - Bras - Buffon - Banquiers - Baragouin - Bretons - Brunes –

 C -  - Café - Calvitie - Château fort - Chambre à coucher - Carême - Cauchemar - Cavalerie - Censure - Cidre - Chapeau - Cocu - Cheminée - Christianisme - Choléra - Cirage - Classiques (Les) - Clair-obscur - Coffres-forts - Commerce - Canards - Campagne - Canonnade - Chien - Charcutier (sic) - Chartreux - Chat - Chasse - Catholicisme - Cavernes - Cèdre - Célébrité - Champignons - Chaleur - Champagne - Chameau - Certificat - Célibataires - Chemins de fer - Carabins - Crapaud - Crocodile - Créole - Croisades - Critique - Cygne - Comédie - Cognac - Copahu - Constipation - Cosaques - Cor (aux pieds) - Cor de chasse - Corset - Confiseurs - Corps - Corde - Cujas - Cuisine - Crucifix - Cyprès - Châtaigne - Cheval - Cochon - Clown - Cigares - Chirurgiens - Cataplasme - Clocher - Club - Cercle - Collège - Colonies (Nos) - Conversation - Conservatoire - Comètes - Communion - Coton - Confortable - Courtisanne (sic) -  -

 D -  - Daguerréotype - Damas - Dauphin - Débauche - Décoration - Décor de théâtre - Dent - Dent œillère - Descartes - Décorum - Déicide - Déjeuner de garçons - Démêloir - Dépuratif - Député - Désert - Dessert - Dessin (L’art du) - Dévouement - Diamant - Dictionnaire - Dictionnaire de rimes - Dieu - Dilettante - Diligences - Diplôme - Directoire (Le) - Dîner - Démosthène - Défaite - Diderot - Diogène - Divorce - Djin - Diplomatie - Dissection - Dix (Le Conseil des) - Doctrinaires - Docteur - Doge - Dolmen - Dôme - Dominos - Dompteurs de bêtes féroces - Donjon - Douane - Douleur - Doute - Drapeau (national) - Droit (Le) - Dupe - Duel - Dortoirs - Dos - Devoirs - Dormir (Trop) -  -

 E -  - Économie - Économie politique - Échafaud - Écharpe - Écho - Eau - Éclectisme - Échecs (Jeu des) - Écoles - Écrit, bien écrit - Écriture - Éléphants - Élections - Émail - Embonpoint - Émigrés - Émir - Encrier - Encyclopédie - Engelure - Énigme - Enfants - Enthousiasme - Entr’acte - Envergure - Épacte, nombre d’or, lettre dominicale - Épargne (Caisse d’) - Épée - Éperons - Épiciers - Épicure - Épuisement - Époque (la nôtre) - Équitation - Érection - Escrime - Escroc - Esplanade - Estomac - Étagère - Éternuement - Étoile - Étrennes - Étalon - Étymologie - Enterrement - Enceinte - Eunuque - Été - Étranger - Étrusque - Exposition - Extirper - Exécutions capitales - Enterrement - Égoïsme - Exercice - Érudition - 

 F -  - Foulard - Foule - Fourrure - Français - Fresque - Fromage - Franc-Maçonnerie - Frontispice - Fornarina - Fortune - Fœtus - Fonds secrets - Fonctionnaire - Forçats - Fossiles - Fourmis - Fugue - Fabrique - Facture - Faisceaux - Fard - Faisan - Faux râteliers - Faux monnayeurs - Faute - Femme - Féodalité - Feuilletons - Flamant - Feu - Fièvre - Figaro (Le mariage de) - Filles - Femmes de chambre - Fermier - Fondement - Front - Fricassée - Fruste - Friser, frisure - Fulminer - Foudres du Vatican - Fusil - Fusiller - Fusion des branches royales - Francs-tireurs - Froid -  -

 G -  - Gagne-petit - Galets - Galbe - Gamin - Gares de chemin de fer - Garnison de jeune homme - Gauchers - Gendarmes - Génération spontanée - Genovéfain - Gentilhomme - Génie (Le) - Genre épistolaire - Giaour - Giberne - Gibelotte - Gibier - Girondins - Glaces - Glèbe (La)) - Gloire - Gobelins (Tapisseries des) - Gomme élastique - Gothique - Gras - Grammaire - Grêlé - Grenier - Grog - Guérilla - Grenouille - Grottes à stalactites - Gulf-Stream - Gymnastique - Gymnase (Le) - God Save the King - Groupe -  -

 H -  - Habit noir - Haleine - Hamac - Hameau - Hannetons - Haquenée - Haras (La question des) - Harengs - Harpe - Heiduque - Hélice - Hébreu - Hémorroïdes - Henri III et Henri IV - Hippocrate - Hémicycle - Hermaphrodite - Hiatus - Hiéroglyphes - Hiver - Hobereaux de campagne - Horizons - Hôtels - Huile d’olive - Hydre (de l’anarchie) - Hydrothérapie - Hypothèque - Hystérie - Hugo (Victor) - Humeur - Humidité - Huîtres - Hernie - Hospodar - Homère -  -

 I -  - Idéologue - Idéal - Idolâtres - Illusions - Immoralité - Ilotes - Images - Imbécilles (sic) - Imbroglio - Impératrices - Imperméable (Un) - Impérialistes - Impie - Importation - Imprimerie - Inauguration - Imagination - Incendie - Incognito - Indolence - Industrie - Infanticide - Infinitésimal - Ingénieur - Innées (idées) - Innocence - Innovation - Inscription - Inquisition - Institut (L’) - Institutrices - Inhumation - Intégrité - Intrigue - Introduction - Italie - Inspiration (poétique) - Illisible - Instruction - Inventeurs - Ivoire - Italiens - Inondés -  -

 J -  - Jalousie - Jambahe (Droit de) - Jansénisme - Jardin anglais - Javelot - Jockey - Jouets - Jouissance - Journaux - Jambon - Jeune homme - Jésuites - Jeu - Jarnac (Coup de) - Jujube - Justice - Jockey-Club –

 K -  - Keepsake - Kiosque - Knout - Kroan –

 L -  - Laboratoire - Laboureurs - Lac - Laconisme - Lacustre (Les villes) - Lagune - Lancelle - Lait - Langouste - Langues vivantes - Latin - Lion - Léthargies - Libelle - Liberté - Libertinage - Libre échange - Lièvre - Littré - Ligueurs - Lilas - Littérature - Linge - Lord - Lorgnon - Lune - Luxe - Lynx - Livre -  -

 M -  - Macadam - Machiavélisme - Machiavel - Malthus - Magie - Maire de village - Magnétisme - Magistrature - Major - Malade - Mal de mer - Maladie de nerfs - Malédiction - Mamelucks - Mandoline - Martyrs - Masque - Matelas - Matinal - Mazarinades - Mécanique - Médaille - Médecine - Mélancolie - Mélodrames - Mémoire - Ménage - Mendicité - Melon - Mer - Message - Métamorphose - Métallurgie - Métaphores - Métaphysique - Méthode - Mercure - Ministre - Missionnaires - Mobilier - Mosaïques - Monstres - Mouchards - Moutarde - Moulin - Montre - Moustique - Mythe - Musique - Musicien - Musée - Minuit - Marseillais - Mathématiques - Méridionaux (Les) - Midi (Cuisine du) -  -

 N -  - Navire - Nectar - Nègres - Négresses - Néologisme - Noblesse - Nœud gordien - Nerveux - Numismatique - Normands - Notaires - Nation –

 O -  - Oasis - Obus - Octroi - Odalisque - Odéon - Odeur (des pieds) - Oméga - Opéra (Coulisses de l’) - Optimiste - Oraison - Orchestre - Ordre (L’) - Oreiller - Orgue - Orientaliste - Original - Orthographe - Ouvrier - Omnibus - Offenbach - Orchite - Ours - Œuf - Oiseau –

 P -  - Pain - Palladium - Palmyre - Palmier - Parents - Pauvres - Paysages (de peintres) - Pédérastie - Pédantisme - Pérou - Peur - Phaéton - Phénix - Philosophie - Penser - Piano - Pipe - Pitié - Place - Poésie (La) - Poète - Police - Ponsard - Popilius - Pourpre - Pradon - Pratique - Prise de tabac - Portefeuille - Paraphe - Paradoxe - Paganini - Priapisme - Principes - Progrès - Prose - Pudeur - Pucelle - Pyramide - Philippe d’Orléans-Égalité - Peinture sur verre - Portrait - Peigne (?) polonaise - Prêtres - Punch -  -

 Q -  - Quadrature du cercle -  -

 R -  - Reconnaissance - Rince-bouche - Rime - Robe - Richesse - Racine - Romans - Romances - Ronsard - Rousseau - Ruines - Républicains - Religion (La) - Radicalisme - Rousse - Rate -  -

 S -  - Stuart (Marie) - Salon (Faire le) - Saphique et Adonique (Vers) - Sabots - Santé - Société - Satrape - Soupers de la Régence - Saturnales - Scudéry - Serpent - Site - Séville - Service - Saigner - Sainte-Beuve - Sainte-Hélène - Sabre - Savants - Sénèque - Somnambule - Saint-Barthélemy - Soupir - Spiritualisme - Stoïcisme - Suffrage universel - Suicide - Sybarites - Syphilis -  -

 T -  - Tabac - Toilette des dames - Transpiration des pieds - Talleyrand (Le prince de) - Tolérance (Une maison de) - Temps - Thème - Tour - Touriste –

 U -  - Ukase - Université –

 V -  - Vins - Vaccine - Valse - Vizir - Vente - Voltaire - Vieillard - Veillée - Voisins - Velours - Voyage - Voitures –

 W -  - Wagner –

 Y -  - Yvetot - 

3 mai 2016

Consigne d'écriture 1516-27 du 3 mai 2016 : Inventaire d'inventaires

Inventaire d'inventaires

A )Dressez la liste 

1) de deux choses auxquelles vous avez longtemps cru 
2) des choses qui vont par deux, trois, quatre, sept, etc. 
3) des noms de dix des 101 dalmatiens (si vous ne les connaissez pas, inventez-les) 
5) de trois injures que vous êtes capable d’inventer là sur le champ 
6) de 3 titres de tableaux dont vous vous souvenez 

B) Composez un texte court avec ces éléments ou une série de ces éléments et autour d'un homme et une femme dans un bateau. 

 

DDS 401 bateau

 

10 mai 2016

Du temps où je m'appelais Jacky / Jean-Paul

AEV 1516-28 Licorne 12

(C) La Licorne

DU TEMPS OÙ JE M’APPELAIS JACKY

 - Bien sûr, les fleurs, c’est périssable. Mais ça n’est pas une raison pour que tu t’empiffres avec les bonbons qui sont dans la boîte bleue. Quand Maman reviendra, je te dénoncerai !

- Je prendrai mon air le plus innocent et je dirai que tu en as mangé autant que moi, Marieke ! Mais tout de même, si Jason avait eu une fiancée dans ton genre, jamais il n’aurait conquéri la Toison d’Or !

- Conquis ! Comment peux-tu être aussi insoucieux de tout, sans exigences, même vis-à-vis de la langue ? Je suis bien bonne d’accepter de jouer avec toi le jeudi après-midi, Grand Jacques !

- Dis donc, Marieke, il y a des limites ! Je commence à comprendre pourquoi ta copine Mathilde t’a surnommée le caporal Casse-Pompon !

- Bon allez, assez de parlote, Grand Jacques ! C’est trop facile de faire et dire n’importe quoi parce qu’on est chez ma grand’mère et qu’elle a le dos tourné. Elle est toujours à nettoyer les fenêtres ou à naviguer entre les deux fauteuils du salon où il y a la pendule, à observer la rue, les bourgeois qui passent sur les pavés, les bigotes qui vont à la messe, les vieux qui vont au bistrot, les Flamandes qui passent sans rien dire, les gens, quoi ! Si tu revenais un peu au scénario au lieu de nous jouer l’air de la bêtise ? Je m’en remets à toi. Alors voilà : on est au printemps, on est habillés avec élégance. C’est le terme de l’aventure : demain l’on se marie. Sur la place, devant la cathédrale, tous nos amis sont réunis. Voici Zangra, Clara, Fernand, Isabelle, Jef, Madeleine, Titine, Manon, Rosa. Devant eux il faut que tu me dises « Je t’aime » et que tu m’embrasses.

- La veille du mariage ? On ne va pas plutôt boire de la bière chacun de son côté ? Je crois que ça s’appelle la bourrée du célibataire ou l’enterrement de la vie de garçon !

***

 S’il vous plaît, ne pensez pas que je suis un affreux Jojo ! Rangez-moi plutôt parmi les timides, mettez-moi chez les moutons plutôt que chez les toros. Je n’étais et je ne suis toujours, au fond, qu’un enfant. C’est comme ça !

 Et si j’ai sorti Marieke de mon enfance, c’est parce qu’il nous faut regarder, sur la photo jointe, comme elle doit être un peu vieille et pourtant très, très belle, maintenant. Je n’écris pas ici des litanies pour un retour dans le temps. Nous étions à l’âge idiot, heureux, à deux, très souvent ensemble, je ne sais pas, je ne sais plus pourquoi, peut-être parce que j’aimais son calme et sa sagesse.

 Peut-être étais-je pour elle le fou du roi à la tête dans les nuages, le troubadour inoffensif qui ne demande pas à jouer au docteur ! Pas tout de suite, toujours ! Parce que j’ai tout ce qu’il vous faut, maintenant, mesdames ! Le stéthoscope, la vigueur du lion, la douceur, la tendresse : je suis bien… sous tous les rapports !

 Mais bon, le temps s’en va et pourtant on n’oublie rien ! La preuve, je repense à elle aujourd’hui. Alors que faire de ce souvenir inutile de deux amants de coeur âgés de neuf ans, quelque part au plat pays ? Comment rejouer ces deux vieilles notes de musique étouffées dans la symphonie du grandir, du vieillir, des départs, des la… la… la… et facéties (fa et si ?) de l’accordéon de la vie ?

 Aller les enterrer dans les jardins du casino ? Les jeter dans la Vistule depuis les remparts de Varsovie ? Les lancer dans l’eau du port d’Amsterdam ?

 Ah, Marieke, Marieke !

 Je te souhaite de t’être aussi bien mariée-marrée que moi dans ta vie !

J'ai inclus 77 titres de chansons de Jacques Brel dans ce texte. 

18 mai 2016

Consigne d'écriture 1516-29 du 17 mai 2016 : Virelangues

Virelangues

On effectue une collecte de vocabulaire :

Cinq mots qui contiennent deux fois le son "s" ;
Cinq mots qui contiennent deux fois le son "p" ;
Cinq mots qui contiennent deux fois le son "t" ;
Cinq mots qui contiennent à la fois le sont "l" et le son "v", peu importe dans quel ordre ;
Cinq mots qui contiennent à la fois le son "s" et le son "ch".

On met tous ces mots en commun.

On distribue une liste de virelangues existants.

Il est demandé d'écrire des phrases de ce genre à partir des mots recueillis ou des exemples distribués.

AEV 1516-29 Virelangue 1

13 octobre 2015

Le fils de la poule blanche/ Anne-Françoise

La poule blanche avait été séduite par le petit coq noir et ses exploits : ce petit coq noir, dont l'histoire est connue, avait avalé un essaim d'abeilles et toute l'eau d'un puits.

Ce coq avait eu beaucoup de prétendantes mais il avait été charmé par les tenues de la petite poule. Elle savait laisser voir un peu d'elle et juste ce qu'il faut montrer patte blanche tout en laissant deviner sous ses jupons la rondeur de ses cuisses grassouillettes. Le petit coq en était tout émoustillé !

C'est ainsi qu'aux premiers jours du printemps, on fêta en grande pompe le mariage du petit coq noir et de la poule blanche. Toute la basse-cour y fut invitée : du mouton au boeuf et du coq à l'âne. On fit la fête au poulailler. On entendit le chant du cygne, on vit la danse des dindons, on chercha la petite bête pour qu'elle conte son histoire drôle, on fit venir un loup magicien qui posa un lapin sur un chapeau et le fit disparaître, de telle sorte d'ailleurs qu'on ne revit plus jamais le petit lapin... Ce fut vraiment une belle fête et tout le monde gloussa, roucoula, glouglouta, caqueta, cocoricota de joie !

AEV 1516-06 Anne F va_sav10

De l'union du petit coq noir et de la poule blanche naquit le poussin gris. C'était un volatile fort laid qui fut mal accueilli dans la basse-cour. Puis on eut des égards pour lui en se souvenant de l'histoire de ce canard si vilain qui était devenu un majestueux cygne. Les parents du poussin gris virent leur couple mis à mal durant cette période, le petit coq noir se demandant s'il était bien le père de ce curieux enfant. Il fit faire un test de paternité auprès du docteur Minet. Ce test lui coûta fort cher puisque ses économies y passèrent, dont sa monnaie de toutes les fermes du monde. Il paya même en monnaie de singe. Il dut vendre la peau de l'ours qu'on avait offert pour son mariage et finalement, comme le compte n'y était toujours pas, il dut aussi donner sa langue au chat qui n'en fit qu'une bouchée. Mais ce test si coûteux lui apporta aussi satisfaction puisqu'il certifia que le petit coq noir était bien le père du poussin gris. Le petit coq épingla la photocopie sur la porte du poulailler qui jaquetait pour clore le bec à tous les médisants. Cette épreuve ressouda le couple et la poule blanche se fit de nouveau coquette pour celui qu'elle aimait. Elle se maquilla et se para de ses plus beaux bijoux : des colliers, des bracelets de cheville, à son visage des diamants, la puce à l'oreille...

Le poussin gris grandit en taille et en laideur et, vu qu'il ne se transformait pas en cygne et chantait faux, on se désintéressa de lui. Ses parents donnèrent naissance à plusieurs couvées de beaux petits poussins jaunes qui firent la joie de tous.

Puis ce fut le jour des élections. La fermière déposa un grand faitout dans le poulailler. Chacun vota consciencieusement. Le fermier vint récupérer le faitout le soir pour dépouiller les bulletins à huis clos chez lui. Les élections firent apparaître un résultat qu'on put croire antidémocratique puisque tous les volatiles avaient voté pour le même élu ! Au milieu, on ne retrouva qu'un bulletin...gris...

C'est ainsi que le poussin gris passa à la casserole un beau matin d'automne. 

9 septembre 2015

En pays de Loire ? / par Hélène

Perdue au milieu d’une carte, je n’avais plus de repères. Il me semblait être dans les Pays de la Loire mais à en croire les noms de certaines villes, je m’étais rendue en Champagne !!

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A gauche, Cossé-en-Champagne, à droite, St-Ouen-en-Champagne, devant, Virée-en-Champagne, derrière, Mareuil-en-Champagne !!
De chaque côté de la route…… des vignes ! A cette saison, le raisin commençait à mûrir. Il allait lui falloir du soleil pour faire rougir de plaisir les vignerons puis les amateurs de bon vin !
Mais alors, vin de Loire ou Champagne ??
Peu m’importait, je continuai ma route.

Devant moi, Le Fourneau, un petit village perdu au milieu de nulle part ! Sur la place trônait un restaurant dont le slogan vous mettait l’eau à la bouche : « Venez tous au Fourneau et mettez-vous les pieds sous la table, vous verrez, c’est un vrai régal ! ».
Mais pour moi, pas de temps à perdre, mon pique-nique m’attendait sagement dans la glacière. Il me fallait arriver à destination avant la tombée de la nuit.
Je me décidai à faire demi-tour. A quelques mètres du Fourneau était indiquée La Romerie.
Rêvé-je ou dors-je éveillé ? Cette rhumerie me fit voyager de plus belle : Martinique, Guadeloupe… Les vacances, les flots bleus, le soleil... Je m’arrêtai et profitai pleinement de ce moment merveilleux.

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Nos vacances en famille me revenaient en mémoire. La Baignoire de Joséphine, un verre de rhum à la main dans cette eau limpide où s’entremêlent les rires et chahuts de chacun. Et nous deux, prêts à sauter le Grand Pas !
J’aurais pu, si j’avais choisi de tourner à droite choisir la direction du Petit Pas mais mon choix était des plus sincères : j’étais prête pour le grand pas !
Soudain, ouvrant les yeux, mon regard fut attiré par un panneau au nom bien étrange : L’Hôpitau. De quel patois pouvait venir cet hôpital si singulier au pluriel ? Je n’avais pas la réponse et personne en vue pour répondre à ma question. Il commençait à se faire tard ! Il me faudrait vérifier une fois rentrée à la maison.

Puis, interpellée, je me demandai si je ne tournais pas en rond : pour la 4ème fois, je venais d’apercevoir une pancarte indiquant "la Maison Neuve".
Je me décidai à reprendre ma carte. Il me fallait me repérer à tout prix pour arriver à destination.
Mais très vite, je la refermai. La pénombre m’empêchait de voir distinctement les chemins de traverse.
Et ce voyage des moins communs me permettait de m’enfuir outre mesure. Peu importe la région, peu importe le chemin. Ce voyage m’avait permis de m’évader !

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