En 1964, la marchande de fruits, habillée d'un marcel, tenait son marché sur une petite place avec son marchandage mémorable et des melons soigneusement exposés. Les clients, monnaie à la main, profitaient de son métier en plein air où l'odeur des mirabelles flottait dans l'atmosphère matinale.
Aujourd'hui, la marchande moderne reste souvent dans un magasin climatisé ou derrière son stand aux marchés bio du Dimanche. Elle utilise des machines pour peser ses fruits, propose des mangues et des myrtilles exotiques tout en marquant ses prix sur des marqueurs électroniques. Avec son sourire marketing, elle met en avant des produits sans mauvais pesticides et propose même des paniers pour des menus santé.
De la modestie des débuts à la modernité d'aujourd'hui, la marchande de fruits a suivi les mutations du temps.
Entre le manuel d'autrefois et l'automatisation moderne, son mérite reste intact : nourrir nos appétits avec des produits délicieux et soigneusement sélectionnés.
***
SAGA DE LA SÉCURITÉ
En 1964, les gendarmes se contentaient de sifflet et de sentiers pour surveiller la signalisation. Aujourd'hui, en 2025, leurs SUV ultra-modernes abritent des super-radars capables de repérer des chauffards en un scintillement.
Leurs sanctions étaient simples et souvent écrites sur des souches de papier. Aujourd'hui, elles sont scannées et envoyées par systèmes automatiques. À l'époque, les conducteurs sans ceinture roulaient sans se soucier de leur sécurité. Désormais, porter une sangle solide reste une sagesse imposée.
La chasse aux substances douteuses est aussi plus stricte, avec des contrôles sanguins et des tests salivaires. Les courses des soirées sauvages ? Elles sont stoppées grâce aux satellites et aux smartphones qui jouent un rôle essentiel dans la sensibilisation de la sécurité routière.
De 1964 à aujourd'hui, quelle saga !
Les gendarmes sont passés de soldats des routes à véritables surveillants sophistiqués.
Dès leur première rencontre, elle avait été charmée par son humour :
– Je suis le grand argentier, avait-il dit en se présentant.
Il préférait ce mot à celui de trésorier, puisque l’ASBL ne possédait pas de trésor, tout au plus un peu d’argent.
Lui était une véritable armoire à glace et elle une gamine à peine grandie, assise sur un banc comme sur une balancelle, chantonnant une berceuse dans laquelle les princes épousent des bergères, avec toute cette versatilité de l’enfance, parfois boudeuse, parfois causeuse, pas toujours très commode.
Il devint vite son confident : elle venait le trouver dans son bureau, à la bibliothèque où il travaillait, prenait place sur une banquette comme d’autres sur le divan du psychiatre, et la conversation se déroulait dans une ambiance confortable pour tous les deux.
Elle savait que jamais il ne serait indiscret. Elle avait en lui une confiance sans bornes et déversait ses petits bonheurs-du-jour comme ses commérages glanés chez la coiffeuse où elle était stagiaire.
Lui, bonne poire, qui vivait reclus comme un moine pénitent, avait en l’écoutant cet air béat qu’on peut voir sur certains visages du public au théâtre, quand l’amant sort du placard ou quand le malade imaginaire est assis sur sa chaise percée : ça console de tout.
Quel canapé convertible pour mon intérieur ? Importante question. En effet, je n’ai pas trop de place dans ma chambre. Alors, je viens de choisir un magnifique modèle avec tiroirs de rangements. Conçu pour s’intégrer parfaitement dans mon intérieur, il m’offre en plus la flexibilité dont j’ai besoin au quotidien. Il allie design et fonctionnalité pour rendre ma maison encore plus accueillante. On vient de me le livrer. Vivement ce soir. C’est le pied … quoi.
Dans ma baraque
Pied de nez, pied de lit, mes rêves bien au chaud,
Je ne les ai point vus durant ces insomnies,
Aux cent diables Vauvert, aux mille gémonies,
C’est ici aussi vain qu’un vieux sommier à eau.
Petits pois de Princesse et lattes sans écho,
Comptages de moutons aux laines dégarnies
N’apportent que fureurs, colères démunies
Sur tous ces cauchemars planqués sous mon cerveau.
Je n’arrive à dormir, c’est cela qui résonne !
Mes draps sont trop serrés, ils me bloquent toujours,
Tourne et tourne mon corps sous ma tête à rebours …
Tonne et tonne ma voix : Nom d’un petit bonhomme !
Houf… enfin je somnole… Alors que patatrac !
Là encore je gis ! Coincée sous mon clic-clac ! …
C’est vrai que depuis quelque temps ce convertible est attachant, il est même parfois difficile de s’en détacher. Une chose est sûre, je le déteste, je le conchie…
Dictopia, créé par Jeremy Partinico, est un jeu un peu similaire au Scrabble sauf qu’il n’y a pas de plateau et que le but est de constituer, à partir d’un ensemble de huit consonnes et de huit voyelles, un certain type de mots.
Nous nous inspirons de ce jeu pour faire une collecte de vocabulaire. Complétez librement le tableau suivant en essayant de trouver, à chaque fois, trois mots répondant à la contrainte énoncée dans la colonne de gauche :
Contrainte
Mot 1
Mot 2
Mot 3
Mots commençant par une voyelle (ex. amour orteil, interdit)
Prénom (ex. Zoé, Agathe, Valentin)
Partie du corps humain (ex. nez, main, coeur)
Champ lexical végétal (ex. rose, herbe, maquis)
Nombre de lettres pair (ex. bois, textes, venimeux
Compléter la phrase « Je suis surveillé par un, une ou des… (ex. alien, caméra, gardes)
On entend dans le mot le nom d’une note de musique (ex. judo, terminer, phare)
Les trois premières lettres de votre mot forment un autre mot (ex. voler, capter, tonnerre)
Compléter la phrase « je suis caché dans un, une ou des… (ex. trou, forêt, placard)
Il vous reste ensuite à écrire un texte (ou plusieurs) dans lequel vous insérerez au moins neuf de ces vingt-sept mots.
Ce soir-là, quand j'arrivai au théâtre, tous les sièges étaient pris, même les strapontins. C'est alors que je vis, adossé au mur, un homme debout, taillé comme une armoire à glace mais quand il attaqua la conversation sa voix était comme une berceuse.
- Pourquoi Monsieur, vous tenez-vous dans une encoignure ?
- C'est que ces fauteuils sont inadaptés à ma corpulence. Il est rare que je trouve une bonne assise, tout ne me sied pas, les tabourets, les poufs, les bergères sont trop étroits pour moi.
Plus je le regardais avec son petit épi sur la tête, plus je me disais que ce gaillard-là j'en ferais bien mon confident et pourquoi pas mon bonheur du jour.
Je décidai de rester debout à son chevet, arborant une moue boudeuse puisque de toute façon il n'y avait plus de chaise libre.
Je soufflai « sotto voce » que dans cette situation je rêvais d'un bon divan ou d'un sofa voire d'un simple canapé. Je ne passai pas les bornes en parlant de lit cela aurait été grossier.
Soudain, à un moment, un spot éclaira dans l'angle de la salle un simple banc, pas forcément très confortable mais permettant de s’asseoir à deux en enfilade.
- Madame la Marquise, me dit gentiment mon nouvel ami, je vous propose de vous asseoir sur ce modeste trône.
Cependant ce coin retiré était une vraie glacière. Sans être indiscret il y eut un rapprochement dans le but de se réchauffer mutuellement.
Il m'arrive d'être un peu dormeuse au spectacle mais là tous mes sens étaient en éveil. Cependant, pas comme vous l'imaginez. Mon dos sans dossier me faisait mal, ma robe tablier ne me protégeait pas assez de la dureté du banc, mon ami avait les genoux sous le menton, ressemblant à un crapaud sur une boite d'allumettes. Tout cela n'était pas très commode.
Mais que venais-je faire dans cette galère ?
J'étais au théâtre, soit, mais je n'étais pas duchesse, ni marquise, ni Madame Rothschild, ni Madame Récamier.
Je ne suis qu'une pauvre fille sans fauteuil dans une salle de spectacle !
En imposer dru à sa Belle, en meublant quelque peu la conversation
Sur ton récamier si doux
Love me, please, Marylou
La fraîcheur de ton corps lové s‘appuie sur son toit
Sur moi
Mon porte-revues joli tuile notre amour, tu
Les vois, mes brochures en vacances
Mes redevances
Au travers, plastiques et élastiques
Dansant vainement en mille diamants
Sur les pages, dans l’écritoire, en avance
En retard
Mes dégrèvement suivent le cours du fleuve
Les prélèvements plafonnent comme le cri
Vénéneux, sur-taxé, intoxiqué de l’épeire
D’un soir, sur son étagère revenue
Tu vas poser des limites sur mes tableaux paysages
Sur les frontières de mes mites peu fières
Des limites d’assises pas en reste
Reparties loin au Bal des Laze
Peut-être s’effaceront-elles ?
Et tu pourras te frotter à l’ISF, à ton SDF
En pattes d’EF, around Tazieff ou Polnareff
Comme une poupée dans la Rue, qui contribue
Dans la Rue, qui dit oui, assise sur les pelles à cul
Tu renais. Ouais, beep, beep
Et ta voix s’essouffle : qui dit oui, qui dit non …
Holidays, oh holidays !
Et moi Johnny, je paie de ma peau
Locale tes opérations, tes cotisations
En fractions brutes de fonderies
Tes casses d’imprimerie
En lettres d’ors et d’argents
Orfèvrerie fiévreuse
Sur satin de chauffeuses
Dans la chambre vide
Ta tête sur mon épaule
Posée sur ma causeuse
Et tes mains s’imposent, sur mon cou
Sur mon compte en taux de taxe
Taxe auto, globale, et tu devances
Avances, redevances, références. Douce France.
On y pense
Pensive, tu bailles
Aux détails, alors good bye
Johnny, Johnny ? Mon porte-revues décroche
Marylou, dans le bronze du crépuscule
Plus de peps, déjà tu sommeilles
Abattement contre X
Mary, et ta voix, en fatigue peu commune, s’éteint :
La Liberté c’est de choisir ses contraintes. Et la contrainte, ce soir, c’est de choisir entre les libertés qui, d’un coup, se dévoilent alors que tout à l’heure, à la maison, j’étais tout aussi perplexe que les dames de la salle Mandoline devant ce « Devoir de philo ! Vous avez deux heures ! ».
Déjà vient l’idée d’associer deux par deux les avis de ces dix-sept messieurs et de ces deux dames. Par exemple :
- C’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière mais le café est un breuvage qui fait dormir quand on n’en boit pas… et je n’en bois pas ! Ou très peu.
- Quelqu’un qui admire a toujours raison mais faites attention si vous admirez les cons parce qu’ils osent tout : le sommeil de la raison engendre les monstres.
- La couleur ne nous a pas été donnée pour imiter la nature. Elle nous a été donnée pour que nous puissions exprimer nos émotions. Cependant, mes plus belles photos, je les ai faites en noir et blanc.
- Il faudrait essayer d’être heureux ne serait-ce que pour donner l’exemple mais, en même temps, vivre c’est laisser vivre. Être un pacifiste exemplaire, quelle influence cela peut-il avoir sur celui qui estime utile d’envahir le territoire de son voisin ou de rompre un cessez-le-feu au motif que ce qui vaut la peine d’être fait vaut la peine d’être bien fait ?
Voilà sans doute pourquoi, sur le coup de dix heures, chaque matin, j’éteins ma radio : sur France-Culture, c’est l’heure de l’émission de philosophie et moi j’ai déjà choisi mon camp, je me suis fait la mienne. J’ai rejoint la troupe des légers d’esprit, de ceux qui se bouchent les yeux sur les horreurs du monde et ne regardent que le vêtement rose de la petite fille sur le cheval du manège - ou la robe de même couleur sur le tableau d’Isaure Chassériau au Musée des Beaux-Arts de Rennes.
Adepte du vote futile, je ne crains pas, dans ma candeur, de ne rien faire sinon cultiver mon jardin, éviter de parler de médecine à table, écouter les symphonies que je capte dans la rue les jours de carnaval, amasser des trésors qu’on ne peut plus partager, vivre en insoucieux des misères du monde, même si de dernière page de « La Croix » en journal de 13 heures d’après le Jeu des mille euros elles sont là et me touchent quand même.
Repose en paix, Emilie Dequenne !
Chaque journée nouvelle, je suis comme le dragon que Saint-Georges assassine 99 fois : quand on lui marche sur les pieds le serpent hausse les épaules. L’insouciance est l’art de se balancer dans la vie comme sur une escarpolette sans s’inquiéter du moment où la corde cassera mais je ne suis pas idiot non plus : je ne monte jamais sur les balançoires, les grandes roues et autres attractions des fêtes foraines. Encore moins dans les avions et les fusées mal fréquentées du Martien Elon.
C’est que je suis un Terrien et que, tout comme Fécamp, port de pêche, j’entends bien le rester! Mon chemin se construit en marchant, les deux pieds sur le sol - enfin l’un après l’autre ! -, en cherchant la lumière malgré l’obscurité.
Peu importe pour moi qu’il y ait des puits cachés quelque part dans le désert. Tant pis si Rimbaud a cessé d’écrire pour aller les voir, pour aller s’y perdre ou s’y trouver. Ça lui a fait une belle jambe au finale !
Moi je continue d’écrire, tâchant de faire rire des choses qui ne sont pas drôles, pour qu’on me dise un jour, comme à un centenaire : « Quand on vous a dit que c’était impossible, vous l’avez fait ! ».
Il avait préparé son meilleur répertoire
En moindres détails peaufinés
Des accords en mots peu ordinaires
Bien choisis, sonnant en harmonie
Des histoires en paroles rythmées
Coulant, incisives
Sous sa guitare en bandoulière
Il pouvait enfin sortir de l’ombre …
Or ici, dans cet autre monde connexe
Parallèle, ceci se serait poursuivi ainsi
Si par un hasard bien heureux
L’autre Georges, poète chanteur, inconnu lui aussi
Ne fût enlevé par des Aliens avenants
Ces bougres lui montrèrent l’avenir de l’humanité :
Les grands chênes s’éteignent, écrasant
tous les petits chevaux clonés
Les gorilles agonisent sur des claviers
intoxiqués par des croque-notes
Les bougnats adultères se robotisent
délaissant pour des IA jolies leurs femmes de pierre
Le corps sage de Margot s’enfuit
et les sabots d’Hélène pataugent du côté des junkies
Là où la plage de Sète se bétonne
jusqu’au fin fond du plancher à l’amer
Là où il ne suffit plus de passer l’éponge
Et où Cupidon s’enroue
Ils le relâchèrent. Lui rendirent sa plume
Sa sagesse a grandi
Il sait qu’il n’a pas rêvé :
Des formes de vie extrêmement intelligente existent dans l’univers
En effet, elles se sont toujours bien gardées
De nous contacter ouvertement
« Quelqu’un qui admire a toujours raison » disait Paul Claudel, poète, écrivain et diplomate du siècle dernier. Claudel était admiré pour ses œuvres d’un grand niveau intellectuel… Cela signifie-t-il que chaque phrase qu’il prononce est une vérité absolue ?
L’admiration peut parfois être mal placée. Beaucoup de gens admirent des personnages féroces, indignes de la confiance qu’ils inspirent.
Mon père disait à ses filles avant leur mariage :« Si tu admires ton mari, tu seras heureuse ». Cependant, il ne mentionnait jamais la réciprocité. Pourquoi un mari ne devrait-il pas, lui aussi, admirer sa femme ?
Devons-nous toujours trouver un modèle à suivre, à admirer, à copier ?
Lorsque je constate la richesse de ce que nous apportent les autres, les amis ou proches, ceux qui disent ce qu’on a envie d’entendre, c’est fabuleux.
Par exemple, lorsque je dîne chez des amis et que le repas est délicieux, j’ai immédiatement envie de partager la recette. J’admire la cuisinière ou le cuisinier.
De même, partager des idées qui nous plaisent améliore notre façon de penser, enrichit notre personnalité. On peut admirer leur manière d’appréhender la vie.
Comment ne pas parler de la salle Mandoline où nous partageons nos textes et admirons celui ou celle qui a réussi à écrire ce que nous aurions aimé rédiger nous-mêmes ?
Comme le dit une citation italienne « Heureux le peuple qui n’a pas besoin de héros ». Cela nous rappelle que l’admiration peut être justifiée… mais pas toujours.
Si tu marches dans la rue, tu peux entendre une symphonie si tu écoutes suffisamment pour la capter (Kraftwerk)
Et tout ça là-bas, ici,… et puis moi, à quoi bon ?
J’ai marché. Ce sont mes traces,
Ce chemin, et rien de plus.
J’ai marché. Il n’y a pas de chemin,
Le chemin se construit en marchant.
En marchant se construit le chemin,
Et quand sur lui je me retourne,
Il s’efface déjà, et plus jamais
Il ne sera foulé à nouveau.
J’ai marché. Il n’est pas de chemin,
À peine un sillage d’écume sur la mer …
Antonio Machado, traduction, adaptation Lothar
Le jumeau de Glinde *
Je marchais. Je marchais dans la rue, Et les Beatles chantaient (et les Beatles chantaient) Un truc qui me colle encore au cœur et au corps …
« C’est toi qui sais réparer les postes à lampes !? »
Cette voix me fit tendre tous les sens. D’un coup, mes pensées songeuses posées sur le bitume s’éveillèrent. Ce grand garçon avait des accents dans le ton avec quelque chose d’impérieux et à la fois d’empathique. Sans réfléchir plus, je répondis que oui. Il me donna une poignée de main franche avec un sourire charismatique, le menton légèrement levé. En écarquillant les yeux. La langue bossant sa joue. En joue, je sais que tu sais. Goguenard et malicieux … C’était lui le chef.
On était juste en haut de la rue de la Croix Blanche, à la bifurcation, et de la musique sortait d’un petit local, porte ouverte, juste là. Le garçon à côté de lui ne pipait mot. Il semblait ailleurs en tirant de longues bouffées sur sa cigarette. « C’est lui ton correspondant allemand de Glinde ? demandai-je en le montrant. Du doigt, même… Sortant de son mutisme, comme vexé, le gars réagit brusque et répondit « Mais je suis français !! » Lui … pas content. Bon.
Aucun doute ce petit gars rouquin et rigolo était du coin. Il plissa les yeux derrière ses lunettes loupes. Il balança sa clope très loin d’une chiquenaude et cracha de conserve. Synchro. Bon… Bien…
Je rentrai chez moi, le vieux poste en bois verni sous le bras, par la rue des Prisonniers puis par celle de la Treille. Je me voyais déjà changer le condensateur fameux de 0,1 micro farad de découplage du positionnement de la grille de l’amplificateur à tube pour replacer sa transductance S bien à sa place au chaud sur sa droite de charge. Mais bon, je n’avais pas cette théorie jolie idoine encore mais je savais bien, pour l’avoir fait, que souvent cette capacité fragile était à changer. Oui. Souvent.
C’est ainsi que je rejoignis la Bande.
L’amplificateur du poste fut réparé et branché, jumelé grave avec les autres baffles, pour avoir un peu plus de son… fort… au Cabanon.
________________
* Ville jumelée avec Saint Sébastien Sur Loire
Oui, je replacerai la transductance S bien à sa place au chaud sur sa droite de charge !
Pour ce défi, j'ai choisi de commenter la citation de Maya Angelou qui résonne particulièrement en moi : " Avoir du courage ne veut pas dire que nous n'avons pas peur. ".
Ces mots m'ont touchée profondément parce qu'ils traduisent une réalité que j'ai vécue à chaque fois que je franchissais le seuil de mon appartement. Il est facile d'associer le courage à l'absence de peur, mais comme je l'ai appris, le véritable courage réside dans notre capacité à agir malgré elle.
Pendant une période difficile de ma vie, mon appartement qui représentait un refuge, était devenu un lieu d'angoisse. Cambriolée à plusieurs reprises lors de mes absences pour le travail, je redoutais chaque retour chez moi. Mes mains tremblaient, mon cœur s'emballait à l'idée de croiser celui qui profitait de mes absences pour s'introduire dans mon espace de vie. La peur, oppressante, me paralysait presque.
Pourtant le courage ce n'est pas l'absence de peur mais la décision de ne pas lui céder. Et c'est ce que j'ai fait, j'ai choisi de ne pas céder, j'ai décidé d'agir. Déterminée à prouver ce que je vivais, j'ai déposé de la poudre de craie à la couleur du sol sur le seuil de ma porte. Chaque empreinte confirmant le passage de l'intrus devenait une preuve, mais aussi un rappel que ma peur avait une raison d'exister.
La nuit, la peur prenait une autre forme. Vivant au quatrième étage avec une seule issue, j'ai disposé des débris de verre à l'entrée, espérant qu'ils me protégeraient et m'avertiraient. Mais chaque bruit de la pénombre devenait une alerte. Je sursautais, le sommeil fuyant, envahie par des scénarios terrifiants. Pourtant, dans ce combat nocturne, le courage persistait. Il me tenait debout, il m'empêchait de céder à la panique.
Cette citation de Maya Angelou n'a jamais été aussi vraie : ce n'était pas l'absence de peur qui définissait mon courage mais ma capacité à continuer malgré elle. À chaque instant, j'ai dû faire un choix : rester prisonnière de ma peur ou avancer coûte que coûte. Et, chaque jour, j'ai choisi d'avancer.
Hé toi, tu me connais déjà !
Moi, si petit et qui t’infiltre
Qui tombe les jeunes comme les vieux
Comme Corona, comme corps aux noms
Comme Wenliang, comme qui mieux mieux
– Cavalier de l’Apocalypse –
Je te ferai voir bien trop d’éclipses
Oui, envoie-moi donc tous tes philtres
Et tous tes doutes, tous tes sermons
Je viens leur mettre le pied à l’étrier
M’assurer qu’ils s’en lavent les mains
Qu’ils recommencent à m’éclater
Pandémies ! Ce sera pire demain
Hé toi ! tu sais bien qui je suis. Oh, oui
Ton doute, c’est mon Jeu de la Vie …
Lothar
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« On cherche à nous couvrir de poux, de larves, de chenilles. On a peuplé l’air de microbes (Pasteur). Il y a maintenant dans l’eau pure à boire et à manger. »
La Mort à vivre, Francis Ponge
Giorgio de Chirico – Il Ritorno di Ebdomero, 1968
Nous vivons dans une grande soupe, c’est pourquoi, parfois il faut se laver les mains, porter son masque, bien, et/ou aller au vaccin.
- Georges Marchais, le tigre aux dents jaunes, disait mon père, chaque fois qu'il entendait sa voix à la radio.
Et moi j'entendais la voix grinçante et désapprobatrice de mon père. Je n'entendais rien à la politique car chez moi on ne parlait pas de grand-chose et surtout pas de politique, Mais je comprenais quand même, au ton employé, que Georges Pompidou avait meilleure presse que le tigre qui n'avait pas été chez le dentiste ou avait trop fumé. Georges Clémenceau, un autre tigre dont on parlait peu, aurait sans doute été prononcé avec un ton plus martial, plus fier mais on l'évoquait surtout pour le boulevard de Rennes Sud alors en pleine expansion.
- Georges Brassens, ce ne sont pas des chansons convenables !
« Gare au gorille » choquait, et puis une espèce d'anar gauchiste vous n'y pensez pas ! La seule chanson que je connaissais, c'était « La Prière », celle qui dit « je vous salue, Marie ». Je découvris plus tard ma préférence pour « Dans l'eau de la claire fontaine ».
A propos de chanteur, j'ai eu une période Georges Moustaki dont je connais encore bien des chansons par cœur alors que mes copines de classe, plus anglophones, se trémoussaient sur la musique des potes de George Harrison. J'ai souvent remercié Georges Wilson d'avoir fait naître le petit Lambert pour qui, je l'avoue, j'avais un petit crush, comme on dirait aujourd’hui.
En littérature, on étudiait George Sand que j'ai toujours trouvée super ennuyeuse alors qu’on en faisait toute une affaire. J'aimais la mélancolie de Verlaine dont j'ignorais que son fils s'appelât Georges plus que les bondieuseries mystico-gazeuses de Georges Bernanos.
Georges Courteline et Georges Feydeau écrivaient les pièces que je voyais parfois chez une parente dans l'émission « Au théâtre, ce soir ».
Je crois que mon père aimait la peinture de Georges Braque. J’appréciais les clairs obscurs de Georges De La Tour que l'on peut voir au musée de Rennes
Mais après cette liste de Georges célèbres, il faut absolument que je vous parle de mon grand père qui lui aussi se prénommait Georges !
Georges Relliet, le père de la centenaire de la famille était un homme grand et gros. Quand on arrivait vers 14 h pour passer l’après-midi dans le jardin de ma petite grand-mère (1,42 m), grand père Georges finissait son repas, au bout de la table en formica d’où dépassait sa bedaine coincée dans un gilet de lainage où trônait sa montre à gousset. Georges mangeait toutes sortes de choses étranges dont les huîtres, les civelles, les patates noyées dans du vrai beurre, du gibier mariné, du sanglier et des perdrix car il allait à la chasse avec ses épagneuls et ses copains. Georges buvait du muscadet car il était nantais et du vin rouge et quand il quittait la table c’était pour s’offrir une sieste, tout habillé sur son lit. La maison se remplissait alors de ronflements sonores et pour la petite fille que j’étais alors, c’était une sorte d’ogre ! Mais un ogre gentil car je me souviens avoir appris avec lui à faire mes lacets de chaussures et à lire l’heure sur une boite de camembert à qui on avait mis des aiguilles en carton.
Georges Relliet était un homme de son époque et sa femme et ses deux filles filaient doux mais ce n’était pas un méchant homme. Il nous emmenait parfois à la campagne dans sa vieille traction noire qui ressemblait, je le découvris plus tard, aux voitures de la Gestapo.
Georges Relliet est mort avant sa femme mais je ne me souviens ni quand, ni de quoi.
Il en a des copains pour causer dans l’au-delà, avec toute cette liste de Georges !
La vieille dame n'aimait pas les souvenirs de voyage, c'était clair : pas de statuettes chinoises, pas de masques africains, pas de défenses d’ivoire, pas de lions sculptés dans son intérieur.
S’il y avait des tableaux, ils étaient plutôt abstraits ; aucun ancêtre, aucune gravure représentant un homme en habit chapeau à la main, juste une femme stylisée berçant son bébé au-dessus du lit dans la chambre.
Le brocanteur s'approcha d'un bougeoir qu'il soupesa. Lourd, en métal, formant comme un dauphin stylisé, il était ce que la police appelle un objet contondant, mais ça pourrait sûrement se vendre un bon prix ; il se frotta les mains.
Il continua d'arpenter les pièces du petit appartement avec un œil gourmand et intéressé, tandis que les héritiers se tenaient muets à distance, ne sachant que penser de la situation : ils se sentaient mal à l'aise d'être ainsi dans un espace intime qui ne leur appartenait pas et racontait toute une vie de travail, de voyages, de rêves, de désirs. Ce lieu parlait du temps qui n'était plus et d'un passé lointain, tellement lointain qu’on ne pouvait imaginer la vie sans l’électricité, à la lueur des bougeoirs en bronze ou du feu dans la cheminée.
Dans des objets on lisait cent ans de vie, on mesurait la durée des années qui filent de plus en plus vite malgré le tic-tac qui semble imperturbable de la petite horloge sur la cheminée du salon, ceux de la grande comtoise qui s'élève sur le parquet usé, du petit réveil électrique de la table de nuit, de la pendule de cuisine moderne, en plastique. Sans doute la vieille dame avait elle fait ses premiers voyages vers la plage en locomotive à vapeur, c'est ce que racontent les petites photos sépia dans le gros album cartonné sur l'étagère.
Le brocanteur continuait son inspection et on le voyait presque compter dans sa tête les billets qu'il pourrait enfermer bientôt dans son coffre-fort : il y avait tant de belles choses dans cet endroit !
Dans le salon, la vitre brisée laissait entrer l'air froid de janvier : la vieille dame détestait le froid et se serait désolée de voir les éclats de vitre sur le tapis noir et blanc, les pompiers n'avaient pas eu d'autres solutions pour la relever de sa chute, de sa dernière chute avant le début de la fin.
De l’autre côté de l'appartement on apercevait par la fenêtre le grand arbre qui fleurirait bientôt, un magnolia rose foncé qui s'étalait chaque printemps dans une débauche de pétales et qu'elle ne verrait plus. La nature, la vie, les objets, tout est figé à l'identique depuis six mois que cet appartement est vide de son occupante.
Les seuls témoins de cent ans de vie, sont ces objets hétéroclites que se partagent un brocanteur à tête de vautour et quelques membres de la famille, pilleurs d’épaves, rassemblant leur butin en tas informes dans un appartement où règnent désormais le froid, la poussière, le désordre.
Je formule, en silence, en observant le manège des uns et des autres, le souhait que la vieille dame ne voie rien de tout ça ou alors qu’elle en ricane en pensant : « Heureusement que c’est sans moi ! », ou bien « Fermez la fenêtre, on gèle ici ! ».
En rentrant de la plage, sur le chemin, parce qu'un gros nuage menaçait et que devant moi se trouvait une porte ouverte, j'ai franchi le pas, le pas de la porte. L'expression était bien adaptée mais, contrairement à l'accueil que me faisait toujours mon beau-frère avec cette blague : « Mais entrez donc ça vous fera une sortie ! », c'est le silence qui m'accueillit. Pas un bruit : la maison était vide.
Combien de pages pourrais-je écrire sur une maison vide ? Pas beaucoup ! Personne pour papoter. Je ne serais donc que de passage et pas pour bien longtemps. J'avais fantasmé sur cette maison à la porte bicolore et me voilà bien déçue, je n'en saurai pas grand chose.
Par-ci, par-là, sur les murs, des objets avaient laissé leurs traces mais pas assez pour que ce soit significatif.
Je n'avais même pas peur de cette maison fantôme si particulière.
Par-delà les fenêtres apparaissait un jardin qui avait dû être un paradis parsemé de pâquerettes. Pas à pas je m'approchai et, sans panique, j'enjambai d'un seul pas la porte-fenêtre ; et, là encore, pas un bruit, pas d'horizon. Cela aurait pu être une bonne aventure mais pas du tout sinon juste l'idée que j'ai pu vous servir un texte aussi vide que la maison.
Bien sûr, la porte est ouverte, pourquoi serait-elle fermée ? La maisonest vide, inhabitée depuis une cinquantaine d’années. Je m’approche, tout est noir mais je peux distinguer par terre une masse brune, immobile. Ne pas bouger. Attendre.
C’est la fin de la journée. Le soleil s’est évanoui, englouti par des nuages lourds et menaçants. Le vent s’est levé. La porte bicolore aux rayures fanées laisse échapper un grincement lancinant auquel répondent des corneilles posées en sentinelles sur le toit. Ne pas avoir peur. Avancer. Franchir le seuil. Éviter la masse brune. La contourner. Je connais cette maison mais je dois la visiter pour en évaluer le prix. Un client recherche un abri de chasse en lisière de forêt.
Soudain je perçois un léger mouvement. Ça bouge. Un halo scintille au-dessus de la chose à terre toujours indescriptible. Une odeur métallique se répand. Mes jambes s’alourdissent, tremblent. Je ne les sens plus. J’ai huit ans et j’ai peur. Je recule épouvanté par l’odeur âcre d’un feu fouetté par la pluie. Une déflagration retentit. Je dois partir. L’orage va se déchaîner. Mais, devant moi, le corps de Lisette se tord.
Lisette ! Ce n’est pas possible ! Ce n’est pas de ma faute. C’est toi qui voulais qu’on grille les châtaignes ramassées près du talus. On s’était installés contre le mur de la maison à l’abri du vent. J’avais allumé le feu avec un briquet dérobé à mon frère. L’orage avait grondé. Brutalement, la pluie était tombée, froide, lourde, des éclairs avaient jailli en rafales. Vite ! la maison ! Mais une explosion terrible t’avait projetée contre la porte, plaquée sur le mur. Je voulais te mettre à l‘abri. Je ne pouvais pas te toucher, des éclairs s’échappaient de ton corps. Puis plus rien. Tes yeux grand ouverts ne brillaient plus. J’avais fui en courant à perdre haleine.
Ô Lisette ! Tu es là, allongée devant moi. Je ne dois pas entrer. Il faut que je te laisse tranquille. Je dois m’en aller. Tes yeux me fixent. Je recule, je saisis la poignée de la porte. Une douleur terrible me fait lâcher prise. Ma main est en feu. Ton corps se soulève lentement, vient à moi. Je tends la main, je vais te rejoindre. Je fermerai la porte derrière nous et nous partirons ensemble là où tu m’attends.
C’est alors que je sens une masse chaude contre mes jambes. Un chien au poil noir s’est tapi à mes pieds. Ma main le caresse. Je ferme la porte de la maison et regagne ma voiture. Le chien me suit. Une page vient de se tourner. Je retire la pancarte « A vendre » tandis que des éclairs tout près éraflent la cime des arbres.
Et je me souviens… Il y a quelque temps, dans la rue, une femme était venue à moi, m’avait saisi la main, l’avait ouverte et murmuré ces mots étranges : « Pour ouvrir ta maison, tu devras fermer la porte ». Elle s’était évanouie dans la foule. J’avais longtemps suivi des yeux sa silhouette fragile aux couleurs de feu.
Il est sur un pont entre deux rives, dans une sorte de brouillard.
Il est vêtu de noir et il nous tourne le dos.
Les pans de son habit lui font comme les ailes d’un ange, d’un ange noir.
On suppose qu’il se sent mal, coupable de quelque chose.
Il est seul sur ce pont, où il n’y a rien à voir.
Ça ressemble à l’attitude d’un candidat au suicide.
Près de lui est couché un lion : le lion belge des statues du début du 20e siècle.
On est en 1940.
Il a fui l’envahisseur allemand.
Il a le mal du pays.
Mal à son pays.
Quinze ans plus tard, l’homme a vieilli.
Le lion est toujours à ses pieds, dans la même pose.
Et lui est toujours aussi bien vêtu, portant l’habit mais le chapeau à la main, puisqu’il est dans un intérieur.
Tout y est minéral, même la bougie allumée dans un bougeoir sur la table ronde, et le tableau au mur représentant fort justement une ruine.
Tout est vieilles pierres, même lui et ses souvenirs de voyages.
Si tout ça vous semble trop triste, pour le confort de l’esprit il y a aussi une image rassemblant quatre éléments : en plus du minéral et du végétal, vous y voyez l’eau et le feu. Mais le confort est inconfort : vous êtes placé devant un mur et ce n’est que par deux trous que vous pouvez voir d’une part, un bout de mer, d’autre part un arbre sur un fond montagneux bleuté, sans qu’il y ait aucune logique entre les deux.
Et à vos pieds brûle un feu biblique : rien ne l’alimente.
Il est bien connu, le mâle du pays : il pisse sur le lampadaire quand il sort du bistrot avec l'autre, dès qu'il a le dos tourné .
Il rugit comme un lion (enfin, il tente) mais tremblote comme un coyote lorsqu'il passe sur le pont pour rentrer chez Mémère.
Elle est toujours là, Mémère, les mains sur les hanches pour l'accueillir .
- Alors, mon ange, t'as passé une bonne soirée ? Elle a été longue la promenade avec l'autre poivrot, hein, mon chien ? Bon toutou, va ! Au panier ! ...
La maison vide que je viens de visiter était en assez bon état. Celle d'à côté, au contraire, avait à la grande fenêtre une vitre brisée. Les éclats de verre jonchaient encore le sol. Même si la silhouette générale était identique à la première, le grand arbre en façade lui donnait de l'allure et quand on imaginait les enfants perchés et tous le oiseaux d'Anne-Françoise qui faisaient bruire la ramure, on sentait la vie prête à bondir.
Laurent Mauvignier dans sa « Maison vide » qui lui a valu le prix Goncourt voit le cerisier qui a été planté sur le côté évoluer avec la maisonnée. Il décrit la vie de l'arbre comme une épopée avec ses longues branches souples qui viennent frapper les vitres avec ses cerises nourricières.
Je ne saurais aussi bien faire que ce long récit, long récit, long récit, alors je vais prendre la clé des champs et mon texte aura peut-être le Gond très court.
Les dieux ne comprennent pas la frénésie de routes, le besoin de vitesse, la domestication des animaux sauvages et les automobiles.
Les dieux ne comprennent pas le tiercé du dimanche, le sigle P.M.U., les toques de couleur, les casaques, les cravaches, le pesage, le trot et le galop, le sulky, les obstacles, le handicap et l’hippodrome.
Les dieux sont des jockeys perdus qui ne sont jamais, de toute leur vie, montés sur un cheval de course.
Ils n’ont jamais eu d’écurie ni de voiture avec chauffeur qui les emmène dans leur chalet à la montagne.
Les dieux n’ont pas connu les villas de rêve à Megève, la vie de cocagne avec champagne à La Plagne ni été entourés de belles à Courchevel ou Méribel.
Lorsque l’on parle à Zeus de prendre le tire-fesses il répond « Garges-les-Gonzesses et Jouy-en-Josas du dargif sûr d'Yvette !». C’est dire le niveau !
Rigolos de l’Olympe, sur le petit muret en bordure de la route, mangez vos œufs de lump, ravalez vos colères et regardez passer les voitures autonomes des nouveaux milliardaires !
Dès tout petit, on voyait bien qu'il n'avait pas la flamme, ses yeux ressemblaient à deux trous dans le mur, pas plus expressifs, vides de sens.
Son père se désespère.
Sa mère se désesmère.
Sa sœur se désessoeur.
Son frère se désesfrère.
Bref ! C'est un boulet, une charge, un poids (petit pois dans la caboche).
Même la mer a des hauts et des bas quand elle le voit qui s'approche avec ses grosses pattes velues, tout juste bon à jouer le rôle du Yéti dans les montagnes enneigées.