Faites parler un objet, un animal, une plante. De son environnement proche, de tout, de rien, des sujets que vous trouverez dans la liste suivante. A défaut, truffez son discours de mots ou de noms de cette liste.
Alain Souchon - Alléluia - Angela - Annapurna - Arthur Rimbaud - Auguste Renoir - Aveu - Baie des anges - Barcarolle - Belle au bois dormant - Belle époque - Brigitte Bardot - Cassel - Champollion - Concours Lépine - Corrida - Courage - Crème Chantilly - Dame de cœur - Docteur Watson - Dynastie - Edith Piaf - Fifty fifty - Grand nord - Ibiza - La Marseillaise - La Passionnata - Lampion - Le Grand huit - Les quatre saisons - Macha Méril - Mélodie - Moin moin - Parfum de rêve - Petit marquis - Rayon de soleil - René Goscinny - Rêverie - Rêves de gosse - Saint-Exupéry - Souvenir d’enfance - Vœux de bonheur
Un bon nombre d’expressions de la langue française utilisent la comparaison. Racontez-nous une histoire, forgez-nous un conte, un poème ou un texte dans lequel vous insérerez 4 ou 5 ou le plus grand nombre possible d’expressions choisies dans la liste ci-dessous, générée d’après le livre « Con comme la lune » de Catherine Guennec et Jean-Jacques Delattre paru aux éditions First en 2019 :
Agile comme un singe - Aimable comme une porte de prison - Aller comme un gant - Aller comme un tablier à une vache - Amoureuse comme une (petite) chatte - Arriver comme le marquis de Couille-Verte (ou comme les carabiniers) - Avoir le cul comme une malle arabe - Baiser comme un lapin - Bander comme un cerf - Bâti comme un Hercule - Battre comme plâtre - Bavard comme une pie borgne - Beau comme un camion - Bête comme ses pieds - Beurré comme un petit Lu - Blanc comme un bidet - Blond comme les blés - Boire comme une éponge (ou comme un trou) - Brillant comme le diamant - Cancanier comme une concierge - Chanter comme une casserole - Chaud comme une caille (ou comme un lapin) - Chauve comme un œuf - Chiant (ennuyeux) comme la pluie - Clair comme du jus de chique - Con comme la lune - Courir comme un Basque (un dératé, un perdu) - Danser comme un balai (une soupière, une savate) - Discret comme un rat d’église (comme une tombe) - Doré comme un calice (du miel, les blés mûrs) - Dormir comme une bûche (une souche) - Doux comme (la) soie - Dur comme fer - Épais comme le doigt - Excité comme une puce - Fagoté comme l’as de pique - Fauché comme les blés - Fier comme Artaban - Filer comme l’éclair - Filer comme un pet sur une tringle à rideaux (ou sur la toile cirée) - Fin comme du gros sel - Fort comme un chêne - Frais comme un gardon - Franc comme l’or - Frisé comme un mouton - Froid comme un nez de chien - Fumer comme un pompier - Gai comme un pinson - Gras comme un moine - Gris comme un cordelier (comme un Polonais) – Gros comme une maison - Gueuler comme un putois - Haut comme trois pommes - Heureux comme un poisson dans l’eau - Jaloux comme un tigre - Jurer comme un charretier - Large comme la porte d’Aix (comme une pissotière à huit places) - Léger comme une plume (une bulle de champagne) - Libidineux comme un vieux bouc - Limpide comme de l’eau de roche - Long comme un jour sans pain - Lourd comme un âne mort - Maigre comme un clou - Malade comme un chien - Malin comme un singe - Maquillée comme une voiture volée - Mauvais comme la gale - Méchant comme une teigne - Menteur comme un arracheur de dents (comme un soutien-gorge) - Moche comme un pou - Moelleux comme les fesses d’une couturière (un édredon de plume) - Monté comme un âne - Mou comme une chiffe - Muet comme une carpe - Musclé comme une bête d’orage (un Hercule, un catcheur) - Nager comme un fer à repasser - Noir comme un corbeau - Nu comme un ver - Pâle comme la (un) mort - paresseux comme une couleuvre - Passer comme une lettre à la poste - Pleurer comme une Madeleine - Poilu comme un ours - Presser quelqu’un comme un citron - Profond comme un précipice - Propre comme un sou neuf - Raide comme un passe-lacet - Raisonner comme un tambour - Rapide comme l’éclair - Rire comme un bossu - Ronfler comme un sonneur - Rose comme un radis - Rouge comme une pivoine - Roulée comme une déesse - S’en moquer comme de l’an quarante - S’ennuyer comme un rat mort - Sage comme une image - Sale comme un peigne (comme un cochon) - Sauter comme un cabri - Sec comme un coup de trique - Sérieux comme un pape - Silencieux comme un caveau (une tombe) - Simple comme bonjour - Snob comme un pot de chambre - Solide comme le Pont-Neuf - Souffler comme un bœuf - Sourd comme un pot - Tendre comme la rosée (un agneau) - Têtu comme une mule - Timide comme une jeune mariée (une violette, une gazelle) - Tranquille comme Baptiste - Trembler comme une feuille - Triste comme la pluie - Vert comme l’espérance - Vieux comme Mathusalem (ou comme Hérode ou comme mes robes).
Dans le vieux manoir niché au creux de la forêt
Sept personnages s’étaient réunis sous la lumière blafarde des bougies.
Chacun portait sur son visage la marque de sa propre démesure.
L'Orgueil,
Drapé dans une cape somptueuse, se tenait droit et impassible,
Sérieux comme un pape.
Il dédaignait le reste de l'assemblée,
Convaincu d’être brillant comme le diamant au milieu d’une vulgaire poignée de graviers.
À ses côtés l’Avarice comptait frénétiquement ses pièces d’or,
Sèche comme un coup de trique,
Le regard aux aguets et couvant son trésor comme un rapace.
Près du buffet la Gourmandise s’empiffrait sans retenue
Dévorant tartes et confiseries.
On la disait ronde comme une pomme et perpétuellement assoiffée,
Capable de boire comme une éponge sans jamais apaiser son appétit.
Non loin d'elle la Luxure ondulait en observant l'assemblée de son regard charmeur.
Elle avançait roulée comme une déesse,
Séduisante et volubile,
Bavarde comme une pie borgne lorsqu'il s’agissait de capter les désirs d'autrui.
Soudain la porte claqua.
La Colère fit son entrée fracassante,
Le visage rouge comme une pivoine et poussant un cri sourd.
Elle trépignait, hors d'elle, et gueulait comme un putois face aux lenteurs de la réunion.
En voyant les bijoux scintillants accrochés au cou de l'Orgueil l’Envie la dévisagea avec de petits yeux perçants,
Jalouse comme un tigre prêt à bondir pour dérober ce qu'elle n'avait pas.
Au fond de la pièce, enfouie dans un profond fauteuil en velours, la Paresse bâillait à s'en décrocher la mâchoire.
Elle préférait s'ennuyer comme un rat mort plutôt que de lever le moindre petit doigt,
Molle comme une chiffe face au tumulte qui l'entourait.
Pourtant malgré leurs vices distincts et le chaos imminent un pacte secret les unissait tous.
Dans la pénombre leur alliance restait solide comme le Pont-Neuf :
Tant que le cœur des hommes battrait, leur règne, lui, serait vieux comme Mathusalem.
C'est sûr que le père Mathurin va encore gueuler comme un putois.
Le sort s'acharne sur lui comme la vérole sur le bas-clergé.
Il y a de quoi pleurer comme une Madeleine.
Voilà que, tranquille comme Baptiste, ce dragon qui a le cul comme une malle arabe est revenu le poser dans ces pâturages dont l'herbe est moelleuse comme les fesses d'une couturière.
Ce têtu comme une mule, con comme la lune, redéroule son chantage à deux brebis par jour sinon je te fume comme un pompier ou comme une merguez ! Mais ça ne va pas se passer comme une lettre à la poste, même après quatre-vingts déclinaisons longues comme un jour sans pain de ce récit chiant comme la pluie.
Cette fois, il y croit dur comme fer que les snobs comme un pot de chambre du château vont résoudre le problème.
Ça va bien cinq minutes, le soldat paresseux comme une couleuvre, le roi haut comme trois pommes qui tremble comme une feuille devant l'adversité ! Remue-toi, le mou comme une chiffe ! Reste pas muet comme une carpe, le sourd comme un pot ! File comme l'éclair pour une fois ! Sois fort comme un chêne ! »
- C'est que, voyez-vous, père Mathurin, le gouffre de notre dette est profond comme un précipice. Nous sommes fauchés comme les blés, bien plus à sec encore que les landes de Cojoux après l'interprétation de "Caniculi-Canicula" et de « L’Incendie à Rio » par un été pourri qui chante comme une casserole. Nous avons pressé nos contribuables comme des citrons mais on est raide comme des passe-lacets et on n'a plus les moyens de nous payer un mercenaire façon Saint George, maître chanteur ès religion neuve.
Le père Mathurin jure comme un charretier.
— C'est pourtant simple comme bonjour de vous débarrasser de ce dragon, intervient alors la princesse.
C'est une belle jeune fille, tendre comme la rosée, sage comme une image, timide comme une mariée, franche comme l'or et roulée comme une déesse. Elle a l'air de s'ennuyer comme une rate morte dans cette saga interminable où elle n'intervient que peu. Le mercenaire chrétien, beau comme un camion mais bête comme ses pieds, est un peu porté sur la bagatelle.
- Votre dragon, à force de cancaner comme un concierge, de faire le fier comme Artaban et de bouffer comme quatre, il ne fait pas que manger, n'est-ce pas ? Il doit bien boire quelquefois ?
Le père Mathurin confirme :
- Je ne sais pas ce qui l'a rendu si vain, mais il s'en vient troubler effectivement le breuvage de mes agneaux à la rivière.
— Eh bien, utilisez ce truc vieux comme mes robes, plus ancien que Mathusalem : empoisonnez la flotte !
— Cristi, Agatha ! dit le roi. C'est une idée de génie !
Ainsi fut fait. Et dans le pays devenu propre comme un sou neuf on vit l'avenir dégagé rire comme un bossu et l'écoféminisme, brillant comme un diamant, faire flotter au vent un drapeau vert comme l'espérance.
En cet été caniculaire, il est con comme la lune de se réjouir d'une météo qui va peut-être faire exploser la planète dans les années à venir. Je ne vais pas m'en moquer comme de l'an quarante mais cette météo, ça m'a bien facilité la vie.
Déjà c'était simple comme bonjour de s'habiller le matin, excitée comme une puce de vêtir une robe légère ou un simple short et une tunique fleurie qui m'allait comme un gant. C’est fière comme Artaban que je me promenais sur le bord de mer. Pas question d'être fagotée comme l'as de pique !
Compte tenu qu'avec la sécheresse le linge séchait rapidement, que nos chaussures n'étaient jamais mouillées, l'appartement restait propre, l'été est passé comme une fleur. Je ne peux pas dire comme une lettre à la poste car La Poste va mal, elle met parfois une semaine pour livrer un pli.
Pour préserver la planète (espèce d'hypocrite) je n'allumait pas mon four donc moins de cuisine, sauf quelques langues de chat qui cuisent vite.
Vous avez remarqué que nombre d'expressions proposées sont au masculin. Je dirai donc pour être un peu frondeuse qu'avec ma petite fille blonde comme les blés j'ai nagé comme une poisson. Quand les noms de comparaisons sont au féminin c'est presque toujours pour nous dénigrer : comme une porte de prison, comme une vache, comme une pie borgne, comme une casserole, comme une mule, comme la pluie, etc.
Pour résumer j'ai kiffé cet été beau comme un camion rempli de sable, un soleil brillant comme un diamant dont les couchers explosaient comme un feu d'artifice.
Les jours ont filé comme l'éclair, les soirées, légères comme des bulles de champagne, se sont révélées abondantes sans jamais nous retrouver beurrés comme un petit Lu.
Comme d’habitude, elle avait bu comme une éponge et laissé sa vraie nature s’exposer. Elle mentait sans vergogne et qui ne l’avait pas surprise en train de consulter Wikipédia en cachette sur son smartphone pouvait la prendre pour une spécialiste des rhomboïdes, des rives gelées du lac Baïkal ou du hockey sous-marin. Elle passait pour savante mais à des heures tardives elle était comme la lune, ronde et con à la fois.
Ce soir-là, beurrée comme un petit Lu et excitée comme une puce de sable, elle déclarait à qui voulait bien l’entendre que son mari était mou comme une chique, moche comme un pou mais monté comme un âne et libidineux comme un vieux bouc.
Tout en hoquetant, le visage aussi vermeil qu’un bouquet de pivoines, elle se tortillait pour montrer le courage qu’il fallait pour répondre aux avances de son marquis de Couille-Verte.
Les fesses rebondies et la poitrine arrogante, elle jouait la partition d’une vierge agressée par un faune aux appétits insatiables lui volant sa fraîcheur et sa jeunesse.
Elle clamait ne savoir comment sauver sa peau, cette peau, disait-elle, aussi douce que le velouté d’une figue mûre mais dont les nuances pourpres avaient à cette heure-là marbré son visage.
Elle allait quitter son bourreau, claquer la porte mais, hélas, il lui avait tout pris, elle était nue comme un ver et fauchée comme les blés.
C’est à ce moment-là qu’elle s’écroula sur un canapé pour finir la soirée en ronflant comme un bœuf, sans aucune autre forme de procès.
Vendredi dernier Baptiste revient du travail beurré comme un p’tit Lu !
II ouvre la porte de sa maison puis, rapide comme l’éclair, traverse la salle de séjour, s’affale dans le couloir et s’endort sur le sol en ronflant comme un sonneur.
Alertée, Violette sa compagne, occupée à planter des poireaux dans le jardin, arrive à toute vitesse.
Ne pouvant pas réveiller Baptiste, qui n’est pas maigre comme un clou mais lourd comme un âne mort, elle va chercher Madeleine, sa voisine et toutes les deux, péniblement, le transportent dans son lit.
Le lendemain matin, lorsque Violette vient lui proposer un café, il est gai comme un pinson et ne se souvient plus de rien. Il prend Violette de haut quand elle lui dit qu’elle a dû aller chercher Madeleine, la voisine, pour l’aider à le coucher.
Alors, il devient mauvais comme la gale et se met à jurer comme un charretier.
- Quoi ? Cette pétasse qui va raconter ça à tout le quartier ? T’es fine comme du gros sel, ma pauvre Violette !
- Dis-moi alors ce qui t’es arrivé ?
- Ma chef de service, cette conne comme la lune m’a tourné autour, excitée comme une puce afin de voir si les pièces que je façonnais étaient correctes. Elle est roulée comme une déesse alors j’ai craqué. Je lui ai gentiment caressé les fesses. Elle a filé comme l'éclair rendre compte au patron et j’ai été renvoyé sur le champ. Vexé, j’ai fini la journée au « bar à Lulu » et j’ai siroté quelques p’tits blancs.
- Mon pauvre Baptiste, c’est la troisième fois que ça t’arrive ! Je t’avais prévenu. Tu fais tes valises et tu t’en vas ! File, je ne veux plus te voir !
Malin comme un singe, Baptiste rassemble des affaires dans une valise et s’en va, sans dire un mot, frapper à la porte de Madeleine qui s’ennuyait à cent sous de l’heure.
- Elle est tendre comme un agneau. Je lui dirai des « je t’aime » et Madeleine elle aimera ça…
Le spectacle de François Morel « La fin du monde est pour dimanche » débute avec l’extrait du film « Pierrot le fou » de Jean-Luc Godard dans lequel Anna Karina marche au bord d’un lac et répète en boucle, en lançant des cailloux dans l’eau, : "Qu’est-ce que je peux faire ? J’sais pas quoi faire !"
Le comédien arrive du haut de la salle et lui répond :
- Fais du vélo ! Fais des études ! Fais du sport ! Y’a énormément de chose à faire ! Fais...
A vous de prendre le relais et de construire un texte en anaphore (1) où vous donnez des conseils d’activités en utilisant un maximum d’expressions avec le verbe faire.
(1) Vos paragraphes débuteront tous par « Fais... »
Le spectacle de François M. est visible dans son intégralité ici mais il ne faut le dire à personne !