Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

L'Atelier d'écriture de Villejean

Publicité
12 mai 2026

Mots disparus (2) / La Licorne

 

 

Je vais vous conter, si vous le voulez bien, ce qui m'est arrivé ces dix derniers jours. 

 

Mardi soir, j'ai mis mon plus beau canezou et ma jupe rouge fendue. J'ai mis aussi un peu de gel dans mes cheveux (j'évite toujours la bandoline et la brillantine car c'est dépilatif), puis, avec une barrette, j'ai fixé gracioso une fontange sur mon chignon. Ainsi parée, je suis partie à mon cours. Mes deux fanfans voulaient m'accompagner mais je leur ai fait comprendre que ce n'était pas le genre d'ébaudissement qui leur plairait. En plus, je n'ai pas envie de les vêtir comme moi : ils auraient l'air d'un fagotin et d'une guenuche.

 

J'ai donc préparé une bonne galimafrée pour mes deux petits gastrolâtres et, avant de partir, je les ai invités à cagnarder devant la télé ou à faire une partie de brusquembille. Ce n'était pas un programme archifou, c'était "bonace", mais comme je leur avais promis un ducaton s'ils étaient sages, au final, ça s'est plutôt bien passé. Quand je suis rentrée, ils s'étaient un peu estocadés, il y avait eu quelques clabauderies mais les figulines sur la cheminée, dieu merci, étaient intactes. 

 

Mercredi, j'ai emmené fiston à son cours d'équitation. Je suis restée pendant la leçon. Il m'a montré qu'il maîtrisait parfaitement la volte et la caracole. Il a du mérite car il a dû changer de monture : son cheval habituel est farcineux depuis la semaine dernière. 

 

Vendredi, ce fut ma choupinette qui fit des siennes. Elle s'est réveillée avec le teint pâle comme la porcelaine. Une diaphanéité qui n'augurait rien de bon. J'ai dû l'emmener bredi breda chez le médecin, qui a palpé sa gorge, a diagnostiqué une esquinancie, non contagieuse, heureusement.

 

Samedi midi, tonton Gérard est venu manger à la maison. Il est éleveur et agriculteur. On ne risque pas de l'oublier d'ailleurs car, pendant tout le repas, il ne nous a parlé que de ça. De son tout nouveau galactomètre, des effondrilles qui restent au fond des bouilles de lait si on ne les nettoie pas bien et même de la dernière façon de faluner qu'un voisin lui a enseignée. Rendue aphone à cause de son mal de gorge, la pauvre Choupinette le regardait, les yeux écarquillés, comme s'il avait parlé chinois. 

 

Dimanche, les enfants étaient ravis, on avait rendez-vous avec leur père et on est allés se promener dans la forêt tous les quatre. Stéphane leur a appris le nom des arbres. J'en ai découvert un que je ne connaissais pas : l"azedarac". Puis il leur a dit : "Regardez, je vais vous montrer quelque chose." Il a cassé une petite branche de sureau et, avec son couteau suisse,  en deux temps trois mouvements, il a fabriqué un petit sifflet pour chacun. "Ça s'appelle une clifoire", a-t-il dit. "Il sait tout, papa", ont dit les gamins, admiratifs. Sûrement. Mais qui c'est qui, le soir, les a entendu "flûter" jusqu'à des heures indues ? C'est moi. 

 

Ce mardi, on était invités à prendre l'apéro chez ma copine Marie. Elle, je l'aime bien. Mais son mari, lui, m'insupporte. Il est psychanalyste...et calembouriste. Un mélange détonant. 

Quand j'ai parlé de mes nouveaux cours du mardi, il a aussitôt évoqué l'une de ses clientes, atteinte de "dansomanie". 

" Elle danse jour et nuit, a-t-il confié, ce qui fait qu'elle est filiforme. Une silhouette éthiopique. Enfin, elle, elle ne s'en rend pas compte. Elle se trouve normale. Figurez-vous que l'autre jour, en séance, elle m'a sorti cette phrase incroyable : "Pour être dans les normes, il faut rester mince." 

A ce moment-là, il s'est arrêté et m'a regardé avec insistance. C'est là que j'ai compris que j'avais dû louper l'une de ses blagounettes.

"Tu n'as pas compris  ? 

Dans les normes : dans "l'énorme" ! Hihihi..."

Marie était morte de rire. Moi, j'ai fait semblant de trouver ça amusant et puis, prétextant un peu de fatigue, je suis rentrée le plus vite possible. 

La vérité, c'est que je sentais qu'à la dixième blague "vaseuse", j'allais répliquer par un trait incendiaire et malvenu. C'est ce que Stéphane appelait mon côté "falarique".

Et puis, le mardi soir, j'ai danse...et ça, c'est sacré !

 

Aujourd'hui, c'est vendredi.

Dix jours. Voilà. On y est. 

C'est la fin de mon petit decameron hexapole

Vous connaissez un peu plus mon quotidien maintenant.

 

Mais aujourd'hui, excusez-moi, j'ai mieux à faire que d'écrire ma vie dans un blog.

Ce soir, je vais festoyer avec mon débaucheur préféré. 

Vous ne voyez pas qui c'est ?

C'est... mon professeur de danse. 

Mais chuuuut ...ne dites rien à mes enfants. 

Promis ?

Publicité
12 mai 2026

Mots disparus (1) / La Licorne

 

Un canezou, nommé Azedaracfalunait bredi breda au milieu des effondrilles et des brusquembilles, quand surgit tout à coup une jolie figuline répondant au nom de Fanfan. Elle caracolait gaiement d'exapole en exapole, accompagnée de sa fidèle guenuche et d'un duriuscule ducaton éthiopique. Après un moment d'ébaudissement, Azedarac aborda la Belle sans galimafrée et lui dit, d'un air bonace : 

 

- Je me rends dans ma capucinière à deux pas de là, accepteriez-vous de partager un en-cas avec moi ? Cela me ferait grand plaisir et vous pourriez vous reposer un peu.

 

Fanfan le regarda. Même s'il n'avait pas l'air d'un débaucheur, elle se méfiait un peu.

 

Avait-elle affaire à un gastrolâtre en esquinancie,  à un décaméron en mal de baisure, à un fagotin archifou ou à un jeune gracioso à bandoline ?

 

Elle le toisa d'un oeil dépilatif et pencha pour la dernière hypothèse. Pas besoin d'un galactomètre pour mesurer le degré de sincérité du jeune sieur, il émanait de lui une certaine diaphanéité qui inspirait confiance. 

 

Le soleil échauffant et cagnardant estocada définitivement ses hésitations. 

 

A côté d'elle, son petit ducaton remuait son étoupillon en cadence et sa guenuche lançait des "cric-crac" enthousiastes. Ils mouraient de soif... et elle aussi.  

 

Sans bégueulerie, elle flûterait bien un petit verre de fontange avec quelques étanfiches farcineuses et croustillantes.

 

Elle dit oui.  

 

 

12 mai 2026

Le Petit canezou rouge : conte / Jean-Paul

 

C’est l’histoire d’une gargoussière qui avait un fanfan, une fille, toujours vêtue de rouge, et dont la mother gastrolâtre habitait une exapole à l’autre bout de la forêt.

 

On était jeudi.

 

- Mon canezou, dit la gargoussière à son fanfan, plutôt que de te vautrer dans la folâtrerie tu vas aller porter des clifoires et un petit pot de falarique à ta mère-grand. Mais fais bien attention en cagnardant au milieu des azédaracs : il y a un méchant fagotin qui estocade les promeneurs pour leur piquer leurs ducatons. Alors vas-y bredi-breda voir Mémé dans sa capucinière.

 

Voilà donc le petit canezon rouge parti avec son petit panier empli des clifoires et du petit pot de falarique.

 

Quand elle passe devant la maison de brique des trois petits calembouristes elle tombe nez à nez avec le grand méchant fagotin.

 

 

- Eh ! Bonjour, ma baisure, qu’il lui fait comme ça. Quelle étanfiche t’amène en ces lieux ?

 

- Je vais chez ma meumé qui habite la sixième maison de l’exapole lui porter son quatre heures.

 

- C’est très bien mon lapin de se soucier des guenuches âgées ! Ne traîne pas en chemin, la nuit tombe vite, ces temps-ci.

 

- La nuit à deux heures de l’aprème ? T’es vraiment archifou, fagotin ! festoye-t-elle et elle se remet en route.

 

Le fagotin est dans l’ébaudissement : il va en estocader deux aujourd’hui, une guenuche génésiaque et un fanfan farcineux. Un vrai festin en perspective, sans bégueulerie ! Il monte sur sa bandoline électrique et, maintenant qu’il a l’adresse, il file vers le n° 6 de l’exapole. Il gare son engin et toque à l’huis.

 

- Qu’est-ce que c’est ?

 

- C’est le livreur Hubert. Votre bonace vous fait livrer de la clifoire et de la falarique.

 

- Ouvrez les effondrilles et le dépilatif cherra !

 

Le fagotin entre, il se jette sur la meumé et il la flûte.

 

Bien évidemment il a pris soin, devant de la boulotter, de lui enlever sa caracole et son étoupillon de nuit. Une fois qu’il a nettoyé le parquet des restes de sa galimafrée il enfile la caracole, se coiffe de l’étoupillon puis il se glisse dans le pageot et il attend.

 

Retardée par sa dansomanie chronique qui lui fournit gracioso de la dopamine et est très bonne pour sa diaphanéité, le canezou rouge arrive. Elle toque à l’huis, elle ouvre les effondrilles et le dépilatif choit.

 

- Salut, mère-grand ! Je viens t’apporter…

 

- Ne dis rien, je crois que j’ai deviné : une clifoire et de la falarique !

 

- Non, pas du tout : un cric-crac !

 

Le fanfan sort une brusquembille du panier et défouraille en plein dans le galactomètre du fagotin. Puis, avec une paire de figulines à bouts pointus, elle découpe le ventre du débaucheur et en fait sortir la grand-mère. Elles dépiautent ensuite le cispadan et le font cuire au décaméron, transformant ainsi en charcutaille le fagotin échauffant.

 

Enfin, comme chaque jeudi, ecclésiastiquement, ou comme à chaque match du Stade Rennais Football Club, elles se font une indigestion de clifoire-saucisse en regardant un documentaire animalier en replet sur Arte.

5 mai 2026

Consigne d'écriture AEV 2526-25 du mardi 5 mai 2026

 

Bretagne interdite 

 

L’animateur vous remet un choix de photographies tirées du programme des expositions 2026 de Bretagne musées, le réseau des musées bretons. Elles représentent des œuvres d’art, tableaux, sculptures, photos, objets.

 

Vous en choisissez une ou deux ou trois pour en tirer de l’inspiration pour un texte mais attention : il vous est interdit d’utiliser les mots suivants dans votre texte :

 

bateau – Bretagne - exposition – mer - musée – portrait

Consigne d'écriture AEV 2526-25 du mardi 5 mai 2026
Consigne d'écriture AEV 2526-25 du mardi 5 mai 2026
Consigne d'écriture AEV 2526-25 du mardi 5 mai 2026
Consigne d'écriture AEV 2526-25 du mardi 5 mai 2026
Consigne d'écriture AEV 2526-25 du mardi 5 mai 2026
Consigne d'écriture AEV 2526-25 du mardi 5 mai 2026
Consigne d'écriture AEV 2526-25 du mardi 5 mai 2026
Consigne d'écriture AEV 2526-25 du mardi 5 mai 2026
Consigne d'écriture AEV 2526-25 du mardi 5 mai 2026
Consigne d'écriture AEV 2526-25 du mardi 5 mai 2026
Consigne d'écriture AEV 2526-25 du mardi 5 mai 2026
Consigne d'écriture AEV 2526-25 du mardi 5 mai 2026
Consigne d'écriture AEV 2526-25 du mardi 5 mai 2026
Consigne d'écriture AEV 2526-25 du mardi 5 mai 2026
Consigne d'écriture AEV 2526-25 du mardi 5 mai 2026
Consigne d'écriture AEV 2526-25 du mardi 5 mai 2026
5 mai 2026

Papotages / Anne J.

 

 

- L'avantage, vois tu c'est que nous, nous pouvons parler tranquillement, le tricot ça occupe les mains mais ça n'empêche pas de papoter

- Pour sûr ! Et tu les trouves comment, les deux2 sonneurs là bas ?

- Où ?

- Sur la place, à coté du stand où les gamins attrapent des canards avec un crochet dans un bassin d'eau.

- Pas mal ! Je préfère le pantalon bleu, il a un regard plus doux .

- Oui, moi j'aime bien le pantalon brun, il est plus grand et se tient plus droit et puis le biniou c'est mieux que la bombarde.

- Question de goût ! Mais en gros ça fait du bruit tout pareil.

- Tu crois qu'ils nous voient ?

 

***

 

 

- T'as vu les deux filles là-bas sur le muret face à la mer ?

- Oui c'est Jeanne, la fille de Marie, et Maryvonne, la nièce du gros Fanch.

- Elles sont mignonnes, non, avec leurs coiffes du dimanche et leurs jolis tabliers noirs brodés ?

- Ne rêve pas mon gars, elles sont trop bien pour toi !

- Qu'est ce que t'en sais ? Allez jouons, à la pause on les invitera à danser.

 

***

 

- Regarde : au fond, y a un gars qui dessine, juste à coté de la buvette.

- Je ne le vois pas.

- Mais si ! Il a un chevalet et il crayonne, le chapeau de paille et la blouse pleine de peinture !

- Ah oui, un Parisien ! On va être dans les livres, alors ? Ou sur des tableaux à la salle de la mairie ?

- Et on deviendra célèbres ?

- Et on sera un sujet pour un atelier d'écriture ?

Publicité
5 mai 2026

Nue / Lili

 

 

Elle était là assise depuis longtemps sur une couverture qu’elle avait réussi à ramener en partie sur sa poitrine.

 

On lui avait dit qu’elle pourrait terminer ses fins de mois en posant dans un atelier de peinture. Elle avait beaucoup hésité. La nudité la terrorisait. Pour elle, dévoiler son corps était impensable. C’était la renvoyer au regard prédateur des hommes qui l’avaient si peu aimée. Mais là, poser devant des artistes habitués aux nus devait être possible, ils n’étaient pas là pour jauger et critiquer sa silhouette épaissie par la rudesse de la vie.

 

Elle avait demandé que pour le premier rendez-vous on ne vît pas sa poitrine. L’atelier avait été aménagé pour qu’on ne la voie que de dos. Devant elle, on avait installé un panneau recouvert d’une toile aux fondus bleu marine qu’elle regardait avec minutie, essayant d’en distinguer toutes les variations de couleurs. Là-haut, c’était l’arrivée de la nuit avec quelques taches d’orangé pour rappeler le soleil couchant. En bas, c’était une vague qui semblait mourir sur une plage aux flaques brunes. Elle guettait une voile, le passage d’une mouette, l’argenté d’un poisson. Tout était immobile.

 

Elle appartenait à ce décor. Figée dans l’attente. Elle sentait les odeurs d’essence de térébenthine mêlées à celles de la transpiration des peintres en plein travail. Elle devinait quelques soupirs.

 

Elle exposait son dos, large, compact. On ne voyait ni ses bras ni ses mains. Elle les avait gardés pour elle, posés sur ses genoux pour qu’eux aussi échappent aux regards. Elle préservait son intimité. Personne n’avait accès à sa poitrine, à son ventre, à son sexe.

 

On ne voyait pas son visage, ni ses longs cheveux noués sur la nuque. On ne voyait pas qu’elle avait froid. Elle aurait voulu s’enrouler entièrement dans la couverture étalée par terre autour d’elle comme une flaque d’encre. Elle aurait voulu se diluer dans ce lit de nuit bleutée. Elle avait fermé les yeux. Elle devenait océan, elle était onde marine, vibration de la falaise heurtée par le flot insoumis. Elle jouait avec l’écume dispersée sur la lande, elle disparaissait dans l’arc de la houle. Elle s’échouait sur la grève, ivre de liberté.

 

La femme assise sur le drap exposait son dos. Nue, elle échappait aux regards. Elle avait traversé la toile océane.

5 mai 2026

Bretagne interdite / Marie Sylvie

 

 Plutôt que de me limiter à une seule image j’ai choisi d’embrasser l’ensemble du parcours visuel

Chaque photographie m’a soufflé une émotion, un geste, une lumière.
 J’ai donc écrit une tirade ou une citation  sous chacune d’elles comme autant de respirations posées sur ces scènes diverses.  
 
Des fragments courts mais habités qui cherchent moins à décrire qu’à laisser résonner ce que l’image éveille.
 
Ces phrases sont autant de traces de murmures, de petites fenêtres ouvertes sur ce que ces images ont déposé en moi.
 
 
 

 

CERTAINES FISSURES NE DEMANDENT PAS
 À DISPARAÎTRE
MAIS À DEVENIR PASSAGE
 
 
 

 

 
 
 

 

LORSQUE LE MONDE PENCHE
 
 
 

 

LA MUSIQUE N'A PAS BESOIN DE SCÈNE
ELLE NAÎT LÀ OÙ DEUX SOUFFLES SE RÉPONDENT
 
 
 

 

S'UNIR 
C'EST ACCEPTER DE PERDRE UN PEU 
DE FORME 
POUR GAGNER UN PEU D'INFINI
 
 
 

 

 
 

 

LA FRAGILITÉ N'EST PAS UNE FAIBLESSE
C'EST UNE MANIÈRE D'HABITER LE MONDE AUTREMENT
 
 
 

 

LA DOUCEUR TRIOMPHE PARFOIS 
LÀ OÙ LA FORCE S'EST ÉPUISÉE
 
 
 

 

PARFOIS 
IL SUFFIT D'UN RIRE PARTAGÉ 
POUR QUE LE MONDE RETROUVE 
SES COULEURS
 
 
 

 

LA LUMIÈRE QUE L'ON PORTE 
ÉCLAIRE TOUJOURS PLUS LOIN QUE NOS PAS
 
 
 

 
ENTRE FORCE ET DÉLICATESSE 
CERTAINS ÊTRES SAVENT PORTER PLUS QUE LEUR PROPRE DESTIN 
 
 

 

LÀ OÙ LES FOULES SE CROISENT 
CHAQUE DÉPART INVENTE UNE HISTOIRE NOUVELLE
 
 
 

 

LE TRAVAIL PARTAGÉ TISSE DES LIENS 
QUE LE TEMPS NE DÉFAIT JAMAIS
 
 

 

 
 

 

LES GESTES SIMPLES GARDENT LA MÉMOIRE DES JOURS QUE L'ON CROYAIT ORDINAIRES
 
 
 

 

LA PATIENCE DONNE AUX CHOSES 
LEUR SAVEUR
ET AUX GESTES LEUR VÉRITÉ
 
5 mai 2026

Sur l'échiquier / Jean-Paul

 

Le fous de cases blanches,

Le fou de cases noires

Travaillent du chapeau

 

 

- Dans une vie antérieure

J’ai été planisphère !

 

- Tu n’es pas qu’à demi malade

A raconter tant de salades !

 

- Il n’y a rien de dégradant

Dans le fait d’être un adjudant

 

- Sauf si trois mois auparavant

Tu étais déjà capitaine !

 

- Tant qu’on ne finit pas fou à lier !

 

- Ou chancelier

De l’échiquier !

 

 

5 mai 2026

The Times they are achangin' / Jean-Paul

 

 

La légion saute sur Kolwezi !

 

Parachutiste malgré lui

Le militaire n’est pas commode

 

Et s’il redevient à la mode

Il n’a plus les femmes pour lui

 

Elles opposent leur silence

A sa violence

 

Pour tous ses actes de bravoure

Elles n’ont plus que désamour

 

En ces temps de calamité

L’archer se trouve dépité

 

Les fleurs de sel

Tombent du ciel

 

La dominatrice, l’air narquois

Se moque bien de son carqouis

 

Elle n’a d’yeux, - ça, l’est marrant ! -

Que pour la Sainte patronne des marais salants

 

 

Le légionnaire les vilipende

Mais sa voix se perd dans la lande :

 

C’est improbable qu’on l’entende,

Lui qui éructe à Kolwezi,

Harnaché jusqu’à son zizi,

Depuis les remparts de Guérande !

5 mai 2026

La Pêche miraculeuse / Jean-Paul

 

(Se chante sur l’air de « Sam’s gone away », shanty américain)

 

 

 

1

C’est pour une pêche miraculeuse

Mire ton thon, mir’ ton thon, mir’tontaine

 

Que l’thonier va sur l’océan

Mire ton thon, pêcher l’poisson d’argent

 

Refrain

Beau travail les gars

Votre barque est pleine

Ça valait l’coup de se donner d’la peine

 

2

Jette les filets par tous les temps

Mire ton thon, mir’ ton thon, mir’tontaine

 

L’poisson viendra s’y mettr’ dedans

Mire ton thon c’est trop mirobolant

 

3

On en a ramené tant et tant

Mire ton thon, mir’ ton thon, mir’tontaine

 

Qu’ Pêche océan sera content

Mire ton thon malgré l’mercure dedans

 

 

4

C’est grâce au nouveau capitaine

Mire ton thon, mir’ ton thon, mir’tontaine

 

Il fait des miracles à la chaîne

Mire ton thon, mir’ ton thon, mir’tontaine

 

 

5

On va lui d’mander pour nos mioches

Mire ton thon, mir’ ton thon, mir’tontaine

 

De transformer l’pain en brioche

Mire ton thon, pour lui c’est très fastoche

 

6

Du coup on va p’t’êtr’ croire un peu

Mire ton thon, mir’ ton thon, mir’tontaine

 

A ses histoires de Bon Dieu

Mire ton thon, mir’ ton miraculeux

 

 

Publicité
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 200 > >>
L'Atelier d'écriture de Villejean
Publicité
Publicité
Derniers commentaires
Archives
Publicité