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L'Atelier d'écriture de Villejean

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26 mai 2026

La Patience des molaires (2) / Marie Sylvie

 

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26 mai 2026

Sonnez, printemps ! / Jean-Paul

 

 

Après le défilé, il faut changer les fesses.

 

Non pas celles de la mannequin anorexique, celles du charmant bébé breton.

 

Quand le printemps sonne à la porte on s’en va vite ouvrir à sa chaleur nouvelle, à ses lumières aimables et là, surprise, on se retrouve face à l’été : 35° à Rennes en ce beau mois de mai !

 

Ce qui est rigolo quand il fait ce temps-là à Lannion c’est que les gens sortent, en même temps que la crème solaire, le parapluie : plus personne ne vend d’ombrelle dans cet endroit des Côtes d’Armor qu’on appelle le Trégor.

 

 

Et quand le Printemps sonne par ici ça veut dire qu’il vient vous casser les oreilles avec force binious, bombardes, grosse caisse et caisses claires. Le printemps des sonneurs, ici, c’est le nom d’un rassemblement de bagads ou plutôt de bagadou. Sachez qu’il n’existe pas de bagadou doux et que même les durs d’oreille entendent le bousin des Assurancetourix locaux vêtus de leur costume de fête.

 

 

Plougastel a ramené sa fraise, bien rouge, sur la grosse caisse, Douarnenez est aligné comme des sardines, Saint-Malo, Tréguier et Perros-Guirec ont fait le déplacement avec les bannières colorées.

 

Il y a deux cercles celtiques avec de beaux sourires féminins, des joues gonflées pleines de santé, de la bonne humeur, des sourires.

 

Des enfants joliment costumés attirent les regards et la jeune maman qui présente son bébé à la foule en même temps qu’une image de dignité totale reçoit maints applaudissements.

 

Une fois traversée la place du Marc’hallac’h – le Marc’hallac’h est grand et je suis tout sauf son prophète – le défilé prend la rue qui descend à gauche de la mairie puis tourne en bas à gauche sur le quai d’Aiguillon et vient se disperser sur l’esplanade qui n’est plus désormais un parking au bord du Léguer.

 

C’est là, après le défilé, qu’il faut changer les fesses. Non pas celle de la mannequin anorexique mais celle du charmant bébé breton. J’ai pris la photo de très loin : quand les selles ressemblent par trop aux petites purées de légumes destinées au bambin, ça me coupe toute velléité de piocher dans une barquette de frites-saucisse dégoulinante de ketchup. A moins que ce ne soit l’inverse ?

 

 

Après, c’est le grand souk, la chasse au coin d’ombre, le mélange des popus plus ou moins lasses. Il est quinze heures mais les danseuses bretonnes en coiffe font la queue pour avoir leur crêpe beurre sucre. Les musiciens boivent de la bière de la brasserie bio locale et moi je tourne discrètement, immortalisant des tee-shirts exotiques, des tatouages effrayants, des chapeaux bretons, des petites filles noires coiffées d’un bonnet de dentelle – bien fait pour toi, Eric Zemmour si, même ici, tu te trouves grand-remplacé ! – et je rigole devant ces fameux parapluies dont je parlais au début.

 

Et puis écrasé de chaleur, je me réfugie à l’arrière de la scène. Derrière la poste, près des toilettes publiques le bagad qui a remporté le concours s’accorde et répète avant que d’aller donner l’aubade finale sur la grande scène.

 

C’est là que j’immortalise « les deux amies ». Elles ont quoi ? Douze ans ? L’une à des paillettes sur la joue gauche, l’autre porte une bombe d’équitation pour se protéger du soleil. Entre deux envois de mélodie à la bombarde elles sont pliées de rire. On ne saura jamais pourquoi.

 

 

Mais on souhaite une chose au bébé, c’est de grandir vite. La vie est plus amusante quand les printemps sonnent, qu’ils s’ajoutent aux printemps et qu’arrivent la complicité et l’amitié, la musique, la fête et, soit dit en passant, le babil des belous du dehors qui viennent admirer et prennent le temps d’en parler dans leur chronique.

 

 

26 mai 2026

Sonnez, Printemps ! (2)

 

 

19 mai 2026

Consigne d'écriture AEV 2526-27 du mardi 19 mai 2026

 

Sub/Objectif n° 5

 

Sub/objectif est une revue de photographie de l'Université de Rennes dans laquelle on publie des photos argentiques, essentiellement en noir et blanc. Nous avons ôté les agrafes centrales de ce portfolio. Pour les besoins de l'édition les photos se sont trouvées associées deux par deux sur une feuille 21 x 29,7 cm au format paysage. Le hasard fait donc voisiner une image de montagne et une boîte aux lettres, un chat et un chien, etc.

 

Le hasard ? Un simple voisinage ? Peut-être, mais vous qui êtes le "Deus ex machina" ou un·e écrivant·e imaginati·f·ve ce jour, vous allez nous raconter le lien qui existe entre ces deux photos, ce qui se passe entre les deux. Rédigez un récit qui sera inspiré et illustré par ces deux photos. 

 

Cliquez sur chaque image pour l'agrandir

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

19 mai 2026

Ne me quitte pas / Laura

 

Il m'envoyait des messages
M'appelait
Sonnait en bas de chez moi
Et même à mon appartement
Me suppliait de le laisser entrer
Il m'attendait à la descente de mon bus
Alternaient dans son discours
Les phases de supplication :
« Ne me quitte pas »
Il me disait qu'il n'avait jamais aimé que moi ;
Même quand il parlait avec l'Autre
Affichant son nouvel Amour
Celui de sa Vie, le plus grand le plus fort.
Même là, il n'arrivait pas à m'oublier
N'arrivant pas à l'honorer
Alors qu'il clamait le contraire
Après m'avoir quitté.
 
 

 
 
Il m'envoyait la vidéo de Brel qui chantait
 
 « Laisse-moi devenir
L'ombre de ton ombre
L'ombre de ta main 
L'ombre de ton chien
Mais ne me quitte pas  
1 »
 
  


 
Quand ce chien n'était pas le symbole
De son Amour pur
Il était Moi, son Amour sale ;
J'étais ce chien qui frétillait de la queue
Devant n'importe qui
Prêt à toutes les bassesses
Pour des caresses
Des baisers
De tous les potentiels maîtres
Qu'il croisait.
 

1  Paroles de "Ne me quitte pas" par Jacques Brel sur Paroles.net
​ 

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19 mai 2026

La Maison qui attendait / Marie Sylvie

 

 

CERTAINS CHEMINS NE MÈNENT PAS 

À UN LIEU

MAIS À LA PART DE NOUS QUI ATTENDAIT

 

 

IL EXISTE DES MAISONS QUI N'ABRITENT PERSONNE

ELLES VEILLENT SUR CEUX QUI REVIENNENT

 

*** 

 

On disait que le chemin n’allait nulle part.  

Qu’il traversait la forêt comme une vieille

cicatrice

Sans début ni fin

Juste une entaille dans la terre. 

Les habitants du village l’évitaient. 

Trop silencieux.

Trop droit.

Trop obstiné. 

On racontait qu’il avalait les pas

Qu’il gardait les ombres.

 

Moi je savais qu’il menait quelque part.  

Je l’avais emprunté autrefois
Lorsque j’étais encore assez jeune pour croire que les lieux avaient une mémoire 
Et que les maisons pouvaient aimer.

 

Ce matin-là la lumière était blanche
Presque crue. 

Les arbres
Dépouillés
Ressemblaient à des silhouettes qui hésitent à parler. 

Le vent ne soufflait pas. 

Même les oiseaux semblaient retenir leur souffle. 

J’ai avancé
Lentement
Comme si je marchais dans un souvenir trop fragile.

 

À mesure que j’approchais
Une sensation étrange montait en moi : 
Ce n’était pas moi qui revenais vers la maison.  
C’était elle qui venait vers moi.

 

La première fois que je l’avais vue
J’avais dix-sept ans. 

Elle m’était apparue comme un refuge
Une promesse.

Un ventre de pierre où l’on pouvait déposer ses peurs. 

J’y avais passé un Été entier
À écouter les murs respirer
À apprendre le langage des fenêtres
À comprendre que certaines bâtisses ne sont pas construites : 
Elles naissent.

 

Puis j’étais partie.  

On part toujours trop tôt des lieux qui nous aiment.

 

Aujourd’hui la maison était là

Exactement comme dans ma mémoire : 

Un peu penchée

Un peu sauvage

Enlacée par les ronces et les herbes hautes

Mais quelque chose avait changé. 

Elle semblait… éveillée. 

Comme si elle m’attendait depuis des années

Immobile mais vibrante

Retenue par un fil invisible.

 

Je me suis arrêtée devant la porte.  

Le bois était gonflé par l’humidité

Mais la poignée

Elle

Elle était tiède.  

Comme une main.

 

Alors j’ai compris.

 

Ce n’était pas un hasard si les deux photographies 

Le chemin et la maison avaient été juxtaposées.  

Ce n’était pas un simple voisinage.  

C’était une histoire d’appel et de réponse.

 

Le chemin m’avait reconnue.  

La maison m’avait rappelée.  

Et moi j’étais revenue.

 

Lorsque j’ai poussé la porte

Un souffle d’air m’a enveloppée

Doux comme un drap ancien.  

À l’intérieur rien n’avait bougé.  

Ou plutôt : Tout avait attendu.

 

Les murs

Les meubles

La poussière même semblaient retenir une respiration longue de plusieurs années. 

J’ai avancé jusqu’à la fenêtre du fond

Celle qui donnait sur les arbres. 

La lumière y tombait comme une bénédiction.

 

Alors seulement j’ai senti la vérité me traverser :  

Je n’étais pas revenue pour revoir la maison.  

J’étais revenue pour qu’elle me rende ce que j’avais laissé ici.

 

Ma peur.  

Ma solitude.  

Mon ancienne peau.

 

Je suis restée longtemps

Debout

Immobile

À écouter le silence.  

Puis j’ai refermé la porte derrière moi

Sans regret.

 

Le chemin cette fois ne m’a pas avalée.  

Il m’a rendue au monde.

 

Ce que nous quittons

Continue parfois de nous appeler

Jusqu'à ce que nous entendions enfin.

 

19 mai 2026

Prosopopée / Jean-Paul

 

 

 

Dans la vallée grise les cyprès se poussent du col pour voir aussi loin qu’ils le peuvent. Les montagnes, là-bas, ont la tête dans les nuages.

 

C’est curieux. C’est deux phrases m’évoquent le mot « prosopopée ». Cette figure de style consiste à faire parler un objet ou un animal. Le renard et le corbeau, c’est une prosopopée ; la cigale et la fourmi aussi.

 

C’est curieux. Ce paysage est sacrément cispadan. « Cispadan », c’est un mot que j’ai appris la semaine dernière et qui signifie « en deça du Pô ». Mais l’en-deça et l’au-delà dépendent de l’endroit où on se trouve, non ? Quel est l’adjectif pour au-delà du Pô ? Transpadan ?

 

C’est peut-être un peu trop étendu pour être le village de Don Camillo et Peppone mais en dépit de la couverture nuageuse on imagine très bien de vieux messieurs ou d’élégantes dames à chapeau de paille qui arpentent des rues sans trop de voitures pour se rendre à pied… où ça ?

 

Toutes les maisons se ressemblent. On ne voit pas l’église, le théâtre ou le stade et le cimetière est sans doute dans notre dos. 

 

C’est aussi une ville sans rivière, sans voiture, sans personne. Une ville fantôme ? Une ville dans la vallée grise.

 

 

A côté, c’est l’inverse. L’arbre a dû pousser bien avant la route, tranquillement, alors que la ville grandissait autour de lui. Bienheureux est-il de ne pas avoir été abattu mais maintenant, posé sur son petit îlot de terre, on l’imagine intrigué par ce flot incessant de voitures sur ses flancs.

 

Comme le petit cyprès de la première image ils se demande où mènent ces deux flèches tracées sur le sol, à quoi riment ces signes sur les pancartes, à quoi servent les lampadaires la nuit ? A éclairer les moustiques ? Et quelles sont les cigales et les fourmis qui conduisent ces petits véhicules blancs ? Pourquoi font-elles tant de chemin pour aller voir si loin les cyprès de Crest et se demander ce que les arbres pensent alors que lui aussi ne demanderait qu’à faire dans la prosopopée !

19 mai 2026

Casoar / Jean-Paul

 

 

 

Ce soir, décidément, je suis séduit par les mots de la langue française. Les péniches du quai Saint-Cyr m’évoquent le mot casoar. Il s’agit de la plume qui surmonte le shako des jeunes gens de Saint-Cyr Coëtquidan où se trouve l’école des sous-officiers qui s’en coiffent.

 

N’allez pas déduire de cet intérêt soudain pour les vêtements de soldats que je me prends pour la grande duchesse de Gerolstein ! Je ne vais pas remplacer Dame Felicity Lott qui vient de décéder cette semaine. Je n’ai pas sa tessiture et, contrairement au personnage d’Offenbach, je n’aime pas tant que cela les militaires.

 

Mais je suis toujours content de voir une photo que j’aurais pu pendre moi-même ou une perspective que j’ai déjà immortalisée dans ma photothèque. Ici on est sur le pont Malakoff, au pied de la tour des Télécoms qu’on appelle maintenant le Mabilay pour faire plus anglais.

 

C’est drôle : ce qui me fait rêver sur cette photo ce sont les deux vélos peints sur la piste cyclable du quai de la Prévalaye. Ils font naître en moi une envie d’être au mois d’août, de pédaler et de tester, avec moins de voitures autour, les pistes cyclables rennaises.

 

Maintenant j’ai l’âge de faire cela à la façon d’Henri Vaillant, le patron des usines du même nom dans les albums de bandes dessinées où Jean Graton fait effectuer à Michel Vaillant et Steve Warson des arrêts au stand pour changer les pneus pendant les courses automobiles.

 

 

Mais sil y a moins de voitures en août, y a-t-il moins de trottinettes électriques ?

 

Finalement je suis comme le piaf de la photo ou l’arbre du texte précédent. Qu’est-ce que c’est que tous ces gens qui s’agitent autour de nous ? Est-ce que je ne suis pas mieux à la maison  à faire ma cuisine – je suis mon propre traiteur - ? Et le bonheur, finalement, n’aurait-il pas la forme des îles ?

 

 

19 mai 2026

Hypothèse / Jean-Paul

 

 

A force de marcher d’un bon pas sur la piste cyclable peut-être bien que la mamie rebelle arrivera avant les deux escargots à l’enterrement de la feuille morte cet automne dans la Drôme !

 

 

12 mai 2026

Consigne d'écriture AEV 2526-26 du mardi 12 mai 2026

 

 

Disparus du Larousse

 

L’animateur vous gratifie d’une liste de cinquante mots retirés du dictionnaire Larousse.

 

 

archifou adj - azedarac nm - baisure nf - bandoline nf - bégueulerie nf - bonace nf - bredi-breda adv - brusquembille nf - cagnarder v - calembouriste nm - canezou nm - capucionière nf - caracole nf - cispadan adj - clabauderie nf - clifoire nf - cric-crac nm - dansomanie nf - débaucheur nm - décaméron nm - dépilatif adj - diaphanéité nf - ducaton nm - duriuscule adj - Ébaudissement nm - ecclésiastiquement adv - échauffant adj - effondrilles nf - esquinancie nf - estocader v - étanfiche nf - ethiopique adj - étoupillon nm - exapole nf - fagotin nm - falarique nf - faluner v - fanfan nm - fantasquement adv - farcineux adj - festoyer v - figuline nf - flûter v - folâtrerie nf - fontange nf - galactomètre nm- galimafrée nf - gargoussière nf - gastrolâtre nm - génésiaque adj - gracioso adv - guenuche nf

 

1) Il vous est demandé d’écrire un texte dans lequel vous les utilisez alors que vous ignorez leur définition. Écrivez un poème, un texte surréaliste, appuyez-vous sur un schéma existant, une chanson, un conte... Laissez-vous bercer par leur sonorité.

 

2) Il vous donne ensuite la définition de ces mots. Cette fois-ci intégrez-les dans un autre texte (ou dans la suite du même) mais en connaissant leur définition et en respectant leur sens.

 

 

archifou adj : extrêmement fou

azedarac nm : arbre de la famille des méliacées

baisure nf : endroit où un pain en a touché un autre dans le four

bandoline nf : eau visqueuse pour lisser les cheveux

bégueulerie nf : caractère, air d’une bégueule

bonace nf : calme de la mer

bredi-breda adv : trop vite (raconter une chose bredi-breda

brusquembille nf : sorte de jeu de cartes

cagnarder v : vivre dans la paresse

calembouriste nm : faiseur de calembours

canezou nm : corsage sans manches

capucinière nf : maison de capucins

caracole nf : mouvement en rond qu’on fait exécuter à un cheval

cispadan adj : qui est en deçà du Pô

clabauderie nf : criaillerie importune et sans raison

clifoire nf : Espèce de seringue que font les enfants avec du sureau

cric-crac nm : bruit que fait une chose qu’on déchire, qu’on casse

dansomanie nf : passion, manie de la danse

débaucheur nm : qui en débauche un autre

décaméron nm : récit d’événements survenus dans un espace de dix jours

dépilatif adj : qui fait tomber les poils, les cheveux

diaphanéité nf : qualité de ce qui est diaphane

ducaton nm : ducat d’argent

duriuscule adj : un peu dur

Ébaudissement nm : grande réjouissance

ecclésiastiquement adv : en ecclésiastique

échauffant adj : se dit des aliments et remèdes qui augmentent la chaleur animale

effondrilles nf : dépôt qui reste au fond d’un vase après l’ébullition ou l’infusion

esquinancie nf : violente inflammation de la gorge

estocader v : porter des estocades

étanfiche nf : hauteur de plusieurs lits de pierre qui font masse dans une carrière

ethiopique adj : d’Ethiopie

étoupillon nm : petite mèche introduite dans une pièce d’artillerie pour éviter l’humidité

exapole nf : contrée qui renferme six villes principales

fagotin nm : singe habillé que les charlatans exhibent dans les foires

falarique nf : arme de trait incendiaire chez les Francs

faluner v : Répandre des débris de coquilles utilisés comme engrais dans un champ

fanfan nm : petit enfant

fantasquement adv : d’une manière fantasque

farcineux adj : qui a le farcin une sorte de gale qui vient aux chevaux et aux mulets

festoyer v : bien recevoir quelqu’un, le bien traiter

figuline nf : ouvrage de poterie

flûter v : jouer de la flûte ; cri du merle : pop. boire

folâtrerie nf : action, parole folâtre

fontange nf : nœud de ruban qu’on place sur la tête

galactomètre nm : instrument pour mesurer la qualité du lait ; pèse-lait

galimafrée nf : espèce de fricassée composé de restes de viande

gargoussière nf : sorte de gibecière où l’on met les enveloppes contenant la poudre d’une bouche à feu

gastrolâtre nm : gourmand ; celui qui fait un dieu de son ventre

génésiaque adj : qui se rapporte à l’origine du monde

gracioso adv : gracieusement (en musique)

guenuche nf : petite guenon

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