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L'Atelier d'écriture de Villejean

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26 mai 2026

Consigne d'écriture AEV 2526-28 du mardi 26 mai 2026

 

 

Osez Joséphine !

 

 

Joséphine Lebard est une journaliste et autrice qui tient une chronique d’une page, intitulée « Soit dit en passant », dans le magazine La Croix L’Hebdo. Elle y parle de la vie de tous les jours et assez souvent, de son quotidien de mère de famille investie dans sa ville.

 

Chaque chronique a un titre, une phrase mise en exergue et un texte sur trois colonnes.

 

A partir d’une de ces chroniques, des différentes phrases d’amorce et des titres des chroniques distribuées, ou à partir de rien, pouvez-vous « oser Joséphine » et rédiger une chronique similaire voire deux si l’inspiration vous vient rapidement ?

 

Faire silence - Faites place ! - L’art de la joie - L’Homme qui lit - La Constellation - La Fin des vacances - La Té-lit-travailleuse - La Violence des jardins - Le théorème de l’ostéo - Le Triomphe des gentils - Nièces et neveux - Où sont les femmes ? - Pas d’âge pour les raconteurs d’histoires - Rome, version floue - Saint Valenquoi ? - Un été de carte postale - Un gentil appartement

 

***

 

Si vous avez besoin d’une étude comparative des meilleurs cafés de musées, mon fils est l’ado de la situation.

 

Entre femmes, nous parlions à un volume normal. Avec les hommes, nous avons dû forcer la voix pour nous faire entendre.

 

Bien sûr, travailler au lit ce n’est pas terrible… Mais cela offre quelques réconforts immédiats.

 

Moins mais mieux ? Pour le coup, cette histoire-là sonne un peu comme un conte à dormir debout.

 

C’est toujours une joie de recevoir un message qui dit que notre texte a résonné chez un lecteur.

 

En quelques secondes à peine, la septuagénaire a le visage d’une enfant. Une enfant qui joue.

 

C’était beaucoup de devoir encaisser les chocs esthétiques et les troubles qui agitent une jeune personne.

 

Je suis récompensée d’une petite personne qui vient se lover contre moi et qui fleure bon le shampoing et la compote de pommes.

 

Je suis aussi reconnue comme experte de la salade de poulpe et des questions rose et marron du Trivial pursuit.

 

Le Christ a passé quarante jours dans le désert, lui peut bien passer quarante jours sans assistance.

 

Grosse faille dans son éducation : nous n’avons jamais abordé le chapitre « nutrition des oies » ces dernières années.

 

Je crois que les demeures conservent le bonheur des précédents propriétaires et en font bénéficier les nouveaux.

 

Au verso, cela parlait pique-nique sur l’autoroute, baignades, parents pénibles, fratrie insupportable.

 

Nous avons toutes fait l’expérience de ces conversations non choisies avec des mâles qui avaient jeté leur dévolu sur nous.

 

Qui sont ces égoïstes qui étalent sans vergogne leurs mètres carrés de verdure piquetés de pâquerette ?

 

cliquez pour agrandir

 

 

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26 mai 2026

La Violence des jardins

 

Moi, c'est le titre qui me botte et je sens pousser en moi une liane souple et résistante qui revient chaque printemps.

 

J'aime bien mon jardin car, disposé tout autour de la maison, il lui donne l'occasion de respirer. J'aime aussi qu'il me propose des fleurs, des nids et leurs habitants, le défilé gracieux des chats voisins, pour les fruits et les légumes c'est terminé. Nous venons de faire couper pommier, cerisier et poirier. D'ailleurs l'élagueur s'est blessé : violence inattendue ! Pour les légumes la terre est un peu maigre et nous sommes souvent absents pour la récolte.

 

Là où c'est plus terrible c'est que ce petit bout de territoire me tient en esclavage et pourtant je m'en occupe très peu.

 

Rien que la vue de cette multitude de mauvaises herbes me révolte. Ce matin j'ai commencé la corvée. Il y a les classiques qui s'arrachent assez bien . Il y a les tordues qui résistent, il y a celles devant qui on hésite.

 

- T'es qui, toi ? Mauvaise herbe ou pousse nouvelle ? Fleur ou aromate ? Annuelle ou persistante ? En convalescence ou mourante ?

 

Allez, on tire sur la ou les feuilles, la racine vient ou ne vient pas. Ou bien on déterre malencontreusement un oignon qui veille là jusqu'à la saison prochaine, on met la main sur une crotte, cadeau du chat d'à côté.

 

Vous savez aussi, même si vous êtes efficace, que les mêmes reviendront vous narguer l'année prochaine.

 

Ultime mauvaise nouvelle, le désherbant style « Round-up » est désormais interdit.

 

Il arrive aussi que selon l'âge les différentes positions sont fort pénibles, l'arthrose s'impose. Et pour l'amour d'une rose vous êtes agressée par une tige armée, un pyracantha belliqueux ou autres monstres piquants.

 

 

Pourtant, à part mon camélia qui boude depuis quatre ans - quel sale caractère ! - j'aime voir refleurir chacun et chacune et sous mon œil prévenu, d'une saison à l'autre, je connais bien la beauté et la violence qui va avec.

 

 

26 mai 2026

L’Homme qui lit / Laura

 

Qui n'a jamais regardé un homme (autre que le sien) me jette la première pierre !

 

Je dois cependant préciser que l'homme de ma vie est mort et que le dernier homme dans ma vie m'a quittée. Mais je m'égare.

 

 

Je regarde les hommes et ma préférence va à celui qui lit, ce qui nous ferait un énorme point commun, quoique je cherche moins un homme (voire pas du tout) qu'une place au palmarès d'un concours que je prépare sérieusement depuis deux ans.

 

Ça me donne une raison professionnelle de regarder L’Homme (pas trop laid et pas trop vieux – j'ai déjà donné, je préférerais qu'on m’incinère la prochaine fois - quand même -) qui lit.

 

L'Homme (genre minoritaire) qui lit est une espèce en voie de disparition, comme la femme (j'ai essayé, ça m'intéresse moins) ou le jeune qui lit (une des missions de mon métier).

 

D'après mes études professionnelles (hum), l'homme qui lit est plus présent dans les grandes villes et dans les transports en commun, ce qui m'arrange car j 'y suis aussi et je les prends aussi.

 

J'éviterai désormais l'homme qui écoute de la musique (contre laquelle je n'ai rien) dans le bus ou dans sa voiture.

 

Je n'ai rien contre les voitures (quoique...) mais il est difficile de lire quand on conduit.

 

Je regarde donc souvent l'homme qui lit le soir dans le train avec l'excuse de me demander ce qu'il lit et, même s'il est un peu trop vieux, j'ai cherché à savoir le titre du livre de l'homme qui lisait mercredi dans le bus dans lequel je n'arrive pas à lire sous peine de nausée.

 

Qui n'a jamais regardé un homme qui lit me jette la première pierre !

 

26 mai 2026

Où sont les femmes ? / Anne J.

 

 

 

En ce samedi matin où l'on commence à respirer après une semaine de canicule, où sont-elles, toutes les dames de Lannion ?

 

Si certaines sont encore dans leur lit à 10 heures un samedi matin, je ne leur jetterai pas la pierre ; moi aussi je serais bien restée dans mon lit si je n'avais pas un chat domestique et tyran qui me lève tous les jours à 7 h du matin !

 

Il y en a sûrement un bon nombre, et souvent pas des plus occupées, qui se précipitent a l'Intermarché pour faire leurs courses pour le repas du dimanche midi ; en plus c'est la fête des Mères, cette semaine ! Avez-vous remarqué comme les grands magasins sont pleins de bonne heure de petits vieux et de petites vieilles poussant leur caddie dans les allées à cette heure matinale où soi-disant il y a moins de monde ? Elles ont plein de choses qui les attendent et elles ont déjà peur d'être en retard, elles ont toujours peur d’être en retard et quand j'aurai leur âge, je serai pareille !

 

En ce matin du 30 mai, il y en a sans doute qui traînent dans les rues commerçantes, dans l'espoir improbable de trouver un cadeau pour leur vieille maman qu'elles iront visiter demain à l'EHPAD et qui se souviendra ou pas de cette date magique et de l'époque bénie où leur petite fille leur offrait un beau dessin, un pot de yaourt décoré ou un collier de nouilles peintes et où elle faisait mine d'adorer ce cadeau fait avec le cœur, d'ailleurs il y en a plein de cœurs qui entourent la carte « à la plus gentille des mamans ».

 

 

Il y en a sans doute qui conduisent leurs enfants à des activités du samedi, il faut bien les occuper, leurs chers petits, et leur apprendre des choses, la danse, le judo, le piano, la batterie, l'anglais ou le chinois, comme si s'ennuyer un samedi matin en pyjama était une perte de chances pour leurs futures carrières. Il faut mettre toutes les chances de leur côté, voyez-vous !

 

Il y a celles qui nettoient leur maison du sol au plafond pour profiter de leur dimanche, il y a celles qui vont désherber au jardin pendant qu’il fait frais et iront ensuite à la déchetterie qui est désormais fermée le dimanche, dommage j'aimais bien le dimanche à la déchetterie, il y avait nettement plus de monde qu'à la messe et presque autant qu'au café PMU.

 

Et il y a celles qui comme moi ont décidé de consacrer un samedi matin sur deux à suivre un atelier contes dans une salle polyvalente. C'est une réunion de femmes de tous les âges et de toutes conditions qui s’entraînent à raconter des histoires pour les faire découvrir à un public conquis : il n'y a pas d'âge pour raconter des histoires.

 

On commence par s'étirer un peu pour sortir des brumes de la nuit, puis on s’échauffe la voix avec des virelangues improbables, genre « les chaussettes de l’archiduchesse », ou avec des chansons à répéter, genre « ah biquette, biquette ».

 

Il pleut déjà (pas mal chantent faux) et puis on se met en rond pour écouter l'une ou l'autre raconter et ensuite on applaudit et on critique, on relève d'improbables incohérences, on souligne les répétitions, on demande des explications.

 

Parfois c'est bien et parfois non, parfois c'est une histoire que tu as déjà entendue cinq fois, parfois tu l'as toi-même contée et dans ces cas-là, ça peut énerver.

 

Parfois c'est court comme un Nasreddine, parfois c'est interminable comme un conte merveilleux avec trop de rebondissements ; souvent c'est plaisant, souvent c'est réjouissant de se laisser bercer par une belle narration et on peut être agréablement surpris par une conteuse timide qui se dévoile soudain.  

 

Quelques hommes s'y sont essayé, peu sont restés, ils ont disparu souvent pour de bonnes raisons et parfois sans raison. En tout cas ils n'ont jamais été nombreux. Ce qui me conduit à poser la question subsidiaire à cette interrogation majeure, une question qui nous mène à une deuxième chronique :

 

Où sont les hommes pendant ce temps-là ?

26 mai 2026

La Patience des molaires (1) / Marie Sylvie

 

"Le Christ a passé quarante jours dans le désert,

 lui peut bien passer quarante jours sans assistance."

 

 

Depuis que mon dentiste a prononcé les mots "arthrose dentaire "

J’ai l’impression d’être entrée dans une catégorie secrète de l’humanité : 

Celle des gens qui souffrent en silence d’un endroit du corps dont personne ne soupçonne l’existence. 

Une articulation de la mâchoire vraiment ? 

On dirait une blague inventée pour excuser un excès de chocolat. 

Pourtant chaque matin ma joue proteste comme une vieille porte mal huilée. 

Et dans la maison on me répète que « Le Christ a passé quarante jours dans le désert, lui peut bien passer quarante jours sans assistance ».

 

Facile à dire lorsque l'on n’a pas une molaire qui joue du tam-tam.

 

 

Je découvre alors une nouvelle forme de spiritualité : 

Celle qui consiste à mâcher du côté gauche uniquement

À renoncer aux pommes croquantes 

Et à bénir les soupes veloutées. 

Je deviens experte en stratégies d’évitement :

Sourire sans trop ouvrir la bouche

Rire en demi‑teinte

Articuler comme si je récitais un secret.

Pendant ce temps les autres continuent leur vie

Insouciants

Capables de croquer des sandwichs comme si la mandibule était un organe immortel. 

Je les observe avec la même fascination que les documentaires animaliers : 

Quelle grâce

Quelle puissance

Quelle inconscience.

 

 

Et puis un soir 

Alors que je m’apprête à renoncer à toute forme de mastication solide

Quelqu’un me propose un bouillon brûlant 

Servi avec une douceur qui vaut bien tous les antalgiques. 

Je me dis alors que la vraie épreuve n’est pas la douleur

Mais l’orgueil de vouloir tout supporter seule.

Le Christ avait peut‑être le désert

Moi j’ai ma mâchoire capricieuse...

Mais j’ai aussi des mains autour de moi

Prêtes à m’aider avant le quarantième jour. 

Et c’est peut‑être ça finalement la bonne nouvelle.

 

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26 mai 2026

La Patience des molaires (2) / Marie Sylvie

 

26 mai 2026

Sonnez, printemps ! / Jean-Paul

 

 

Après le défilé, il faut changer les fesses.

 

Non pas celles de la mannequin anorexique, celles du charmant bébé breton.

 

Quand le printemps sonne à la porte on s’en va vite ouvrir à sa chaleur nouvelle, à ses lumières aimables et là, surprise, on se retrouve face à l’été : 35° à Rennes en ce beau mois de mai !

 

Ce qui est rigolo quand il fait ce temps-là à Lannion c’est que les gens sortent, en même temps que la crème solaire, le parapluie : plus personne ne vend d’ombrelle dans cet endroit des Côtes d’Armor qu’on appelle le Trégor.

 

 

Et quand le Printemps sonne par ici ça veut dire qu’il vient vous casser les oreilles avec force binious, bombardes, grosse caisse et caisses claires. Le printemps des sonneurs, ici, c’est le nom d’un rassemblement de bagads ou plutôt de bagadou. Sachez qu’il n’existe pas de bagadou doux et que même les durs d’oreille entendent le bousin des Assurancetourix locaux vêtus de leur costume de fête.

 

 

Plougastel a ramené sa fraise, bien rouge, sur la grosse caisse, Douarnenez est aligné comme des sardines, Saint-Malo, Tréguier et Perros-Guirec ont fait le déplacement avec les bannières colorées.

 

Il y a deux cercles celtiques avec de beaux sourires féminins, des joues gonflées pleines de santé, de la bonne humeur, des sourires.

 

Des enfants joliment costumés attirent les regards et la jeune maman qui présente son bébé à la foule en même temps qu’une image de dignité totale reçoit maints applaudissements.

 

Une fois traversée la place du Marc’hallac’h – le Marc’hallac’h est grand et je suis tout sauf son prophète – le défilé prend la rue qui descend à gauche de la mairie puis tourne en bas à gauche sur le quai d’Aiguillon et vient se disperser sur l’esplanade qui n’est plus désormais un parking au bord du Léguer.

 

C’est là, après le défilé, qu’il faut changer les fesses. Non pas celle de la mannequin anorexique mais celle du charmant bébé breton. J’ai pris la photo de très loin : quand les selles ressemblent par trop aux petites purées de légumes destinées au bambin, ça me coupe toute velléité de piocher dans une barquette de frites-saucisse dégoulinante de ketchup. A moins que ce ne soit l’inverse ?

 

 

Après, c’est le grand souk, la chasse au coin d’ombre, le mélange des popus plus ou moins lasses. Il est quinze heures mais les danseuses bretonnes en coiffe font la queue pour avoir leur crêpe beurre sucre. Les musiciens boivent de la bière de la brasserie bio locale et moi je tourne discrètement, immortalisant des tee-shirts exotiques, des tatouages effrayants, des chapeaux bretons, des petites filles noires coiffées d’un bonnet de dentelle – bien fait pour toi, Eric Zemmour si, même ici, tu te trouves grand-remplacé ! – et je rigole devant ces fameux parapluies dont je parlais au début.

 

Et puis écrasé de chaleur, je me réfugie à l’arrière de la scène. Derrière la poste, près des toilettes publiques le bagad qui a remporté le concours s’accorde et répète avant que d’aller donner l’aubade finale sur la grande scène.

 

C’est là que j’immortalise « les deux amies ». Elles ont quoi ? Douze ans ? L’une à des paillettes sur la joue gauche, l’autre porte une bombe d’équitation pour se protéger du soleil. Entre deux envois de mélodie à la bombarde elles sont pliées de rire. On ne saura jamais pourquoi.

 

 

Mais on souhaite une chose au bébé, c’est de grandir vite. La vie est plus amusante quand les printemps sonnent, qu’ils s’ajoutent aux printemps et qu’arrivent la complicité et l’amitié, la musique, la fête et, soit dit en passant, le babil des belous du dehors qui viennent admirer et prennent le temps d’en parler dans leur chronique.

 

 

26 mai 2026

Sonnez, Printemps ! (2)

 

 

19 mai 2026

Consigne d'écriture AEV 2526-27 du mardi 19 mai 2026

 

Sub/Objectif n° 5

 

Sub/objectif est une revue de photographie de l'Université de Rennes dans laquelle on publie des photos argentiques, essentiellement en noir et blanc. Nous avons ôté les agrafes centrales de ce portfolio. Pour les besoins de l'édition les photos se sont trouvées associées deux par deux sur une feuille 21 x 29,7 cm au format paysage. Le hasard fait donc voisiner une image de montagne et une boîte aux lettres, un chat et un chien, etc.

 

Le hasard ? Un simple voisinage ? Peut-être, mais vous qui êtes le "Deus ex machina" ou un·e écrivant·e imaginati·f·ve ce jour, vous allez nous raconter le lien qui existe entre ces deux photos, ce qui se passe entre les deux. Rédigez un récit qui sera inspiré et illustré par ces deux photos. 

 

Cliquez sur chaque image pour l'agrandir

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

19 mai 2026

Ne me quitte pas / Laura

 

Il m'envoyait des messages
M'appelait
Sonnait en bas de chez moi
Et même à mon appartement
Me suppliait de le laisser entrer
Il m'attendait à la descente de mon bus
Alternaient dans son discours
Les phases de supplication :
« Ne me quitte pas »
Il me disait qu'il n'avait jamais aimé que moi ;
Même quand il parlait avec l'Autre
Affichant son nouvel Amour
Celui de sa Vie, le plus grand le plus fort.
Même là, il n'arrivait pas à m'oublier
N'arrivant pas à l'honorer
Alors qu'il clamait le contraire
Après m'avoir quitté.
 
 

 
 
Il m'envoyait la vidéo de Brel qui chantait
 
 « Laisse-moi devenir
L'ombre de ton ombre
L'ombre de ta main 
L'ombre de ton chien
Mais ne me quitte pas  
1 »
 
  


 
Quand ce chien n'était pas le symbole
De son Amour pur
Il était Moi, son Amour sale ;
J'étais ce chien qui frétillait de la queue
Devant n'importe qui
Prêt à toutes les bassesses
Pour des caresses
Des baisers
De tous les potentiels maîtres
Qu'il croisait.
 

1  Paroles de "Ne me quitte pas" par Jacques Brel sur Paroles.net
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