Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

L'Atelier d'écriture de Villejean

Publicité
28 avril 2026

Consigne d'écriture AEV 2526-24 du mardi 28 avril 2026

 

Entre Nantes et Blois

 

 

Voici une récolte de noms de lieux et une liste des choses lues dans ces deux villes en avril 2026.

 

Faites en le titre de votre texte du jour, ou ceux de vos haïkus du jour, ou de vos poèmes en prose du jour. Laissez-vous emporter par le courant de la Loire qui passait par là au pied des châteaux…

 

Insérez les bouts de phrases, les mots ou les autres enseignes dans le texte. Que votre cuisine avec tous ces éléments soit savoureuse !

 

 

4 fauteuils - Arc-en-ciel - Au Panier perché - Barons perchés - Beauté asiatique - Big Ben - Bretagne - Chapeaux hattitudes - Chez Mamie Annie - Club Colette - Cour des miracles - Cristaux de Lune - Gavroche - Home - Keep cool - L’Ecole buissonnière - L’Embuscade - L’Heureux hasard - L’Instant - L’Orangerie - L’Ottoman - La Cure gourmande - La Fourmi - La Lune - La Madeline - La Rainette bleue - La Rebelle - La taverne des aventuriers - Le Peloton - Le Petit marais - Le Roi hérisson - Le Vaporetto - Le Vespa - Les Catalpa - Les Chants d’avril – Les Filles du quai - Les petites baladeuses - Louisette - Lune froide - Nautilus - Nefs - Nemo - Papa Guinguette - Philéas – Rive gauche - Rosalie - Trait d’union

 

 

← Bonheur amour → - Aimer à outrance est dangereux : l’ex sait. - Home - I paint flowers - interdit aux extra-terrestres - J’ai déjà hâte de te revoir - Je suis amoureux - Je t’aime à en rendre jaloux l’amour - L’art est une farce - La femme fantôme - Le décapité récalcitrant - Le mystère de la femme sans corps - Les femmes sont des hommes comme les autres - Les misogynes n’ont aucun état dame - Mur à ne déplacer sous aucun prétexte - Nul n’est censé ignorer la Loire - On pleure, on pissera moins - On s’émécher toi ou chez moi ? - Rien à foutre de presque tout - Rue Vauvert - Un coeur brisé pourra toujours aimer - Viens, on partage - Vive la France ! - Y croire encoeur

Publicité
28 avril 2026

Entre Nantes et Blois (2) / Jean-Paul

 

CHAPEAUX HATTITUDES

 

 

 

Dans ce magasin de modiste

La patronne se prénomme Brigitte

Mais tout le monde l’appelle « Bibi »

 

 

COUR DES MIRACLES

 

 

Par plaisanterie une fourmi

- C’était une fourmi qui savait l’orthographe et la calligraphie -

A posé un écriteau :

« Mur à ne déplacer sous aucun prétexte ».

 

Les ouvriers sont venus.

Ils ont lu.

Ils ont obéi

Et construit l’hôpital derrière

Ce vestige d’un autre temps.

 

J’ai trouvé un nom pour ce monument :

« Le décapité récalcitrant » !

 

 

LES PETITES BALADEUSES

 

 

Le mystère de la femme sans corps :

Cinq D….. dans une M…

 

(comme au jeu du pendu, remplacez les points par des lettres)

 

Solution :

Cinq doigts dans une Main

Soit

Dix doigts dans les deux mains

et, devant, des semelles :

 

« Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées » !

 

 

LA TAVERNE DES AVENTURIERS

 

 

Nul n’est censé ignorer la Loire :

Ici personne jamais ne cherche la bagarre.

Tout le monde sait que nos nefs

Ne sont en fait que des gabares !

 

 

28 avril 2026

Trait d'union / Anne J.

 

C'était un de ces drôles de jeux

auxquels on joue dans les mariages :

reconnaître un invité

avec une photo de lui, enfant,

Petit Gavroche

Ou roi Hérisson,

Capitaine Nemo dans son Nautilus,

Fourmi ou rainette bleue

dans une cour d'école.

 

A ce jeu là

j'en ai aidé plus d'un,

moi qui avais connu

la plupart des moins de 30 ans

en culottes courtes,

dans les goûters d'anniversaire

de la mariée !

A la Taverne des aventuriers

on voyait déjà

la brune frimousse du marié.

 

- C'est de la triche !"

ont dit les mauvais perdants.

 

Mais qu'est ce que j'y peux moi

si, à peu de choses près,

je fais partie des trois plus vieux

ou plutôt des deux plus vieilles ?

Dans ces circonstances

les femmes sont des hommes comme les autres,

n'est ce pas, Pépé Guinguette ?

 

 

 

28 avril 2026

Viens, on partage ! / Anne J.

 

 

C'est ce qu' on m'a dit la semaine dernière :

- Viens sur la photo

Avec la famille de la mariée !

Tu fais partie de la famille depuis si longtemps,

Plus de 20 ans, c'est sûr,

Que tu connais Louisette !

 

Ils sont tous blonds ;

Je fais un peu tache avec mes cheveux qui furent bruns

Mais me voilà adoptée !

 

- Et avec nous aussi !

ont dit les parents du marié,

un beau métis prénommé Kevin.

Encore plus improbable, question allure,

dans cette famille de bruns à la peau pain d'épices ;

adoptée encore !

 

Qu'est ce qu'on dit pour l'inverse de délit de faciès ?

Fraternité ?

On dit

« Tous humains dans le même monde »

Et ça fait du bien !

28 avril 2026

La Dérive des mots / Marie Sylvie

 

 

Il paraît que nul n'est censé ignorer la Loire.

 

Elle coule,
Indifférente aux Barons perchés qui scrutent l'horizon depuis leurs balcons de pierre. 

 

Près des Nefs je croise une Beauté asiatique qui murmure : 

- J'ai déja hâte de te revoir.

 

Je m'arrête  Chez Mamie Annie pour oublier que l'art est une farce

 

Au coin de la Rue Vauvert un tag prévient les passants : 

Les misogynes n'ont aucun état dame.

Je souris.

 

J'ajuste mes Chapeaux hattitudes  

Et je me dis qu'après tout un cœur brisé pourra toujours aimer.

 

Le soir tombe sur le Petit marais. 

 

J'hésite devant l'enseigne On va s'émécher toi ou chez moi ? avant de choisir la solitude du quai.

 

Regarder l'eau c'est un Trait d'union entre hier et demain. 

 

Y croire en cœur
Simplement.

 

Publicité
28 avril 2026

Entre Nantes et Blois (1) / Jean-Paul

 

L’HEUREUX HASARD

 

 

L’heureux hasard n’existe pas.

Il faut toujours aller chercher,

Marcher, lever le nez, les yeux,

Regarder dans les coins, dans les cours,

Derrière les vitrines.

 

C’est comme un arc-en-ciel,

Une rencontre rare,

Un moment suspendu.

 

Quelque part dans la nuit

Une femme fantôme a déposé des fleurs.

Elle n’a pas prévu que tu viendrais cueillir

Ses œuvres du regard.

 

 

NEMO

 

 

A l’entrée de sa péniche

Le patron du Nemo a posé une affiche :

« Je n’y suis pour personne ».

 

Il est allé chez son voisin du Nautilus.

 

 

 

PHILEAS

 

Un jour de brouillard ou de fog,

Si tu vas cambrioler

La péniche de Phileas,

Emmène un passe-partout !

 

 

 

LE VAPORETTO

 

Le vaporetto s’appelle Navibus.

Il est gratuit en ce dimanche et nous amène à Trentemoult.

C’est un village de pêcheurs, le pendant pour Nantes de ce qu’est Burano à Venise.

Des maisons de couleurs vives, des enfants qui jouent dans les cours, des chats qui paressent aux fenêtres ou au seuil des maisons.

 

Mais les gens par ici ont l’esprit de Gavroche. Ces frondeurs se plaignent du tourisme. Pour un peu, il y aurait des panneaux « Interdit aux extra-terrestres » !

 

 

 

Ces quasi-îliens qui n’ont rien à foutre de presque tout enverraient volontiers Parisiens et Nantais voir le diable dans la rue Vauvert.

 

Las, celle-ci se trouve à Blois mais dans cette ville plus calme on ne crie pas « Vive la France ! » ni « On n’est plus chez nous » ou plutôt comme on dit aujourd’hui avec l’aplomb des rois gaulois « On est chez nous » !

 

 

7 avril 2026

Consigne d'écriture AEV 2526-23 du mardi 7 avril 2026

Parler comme ses arrière-grands parents

 

 

Nous poursuivons l’exploration du « Dico français-français » de Philippe Vandel avec le chapitre 13.

 

Saurez vous inclure au moins dix des mots de la liste ci-dessous dans un texte qui parle d’aujourd’hui ou d’hier, ou d’aujourd’hui comparé à hier, ou du futur si nous en avons un, ou de ce que vous voudrez ?

 

Petite laine : gilet

Liquette : chemise

paletot : gilet

tricot de peau : tee-shirt

chandail : pull-over

grolles : chaussures

godillots : chaussures

gros ceinturon

avantager : porter un vêtement séyant

présenter bien

douilles : cheveux

gentil : joli

trognon : joli

chou : mignon

croquignolet : trognon

bicher : être fier

trois francs six sous : rien

nouvelles : infos à la radio

réclame : publicité

éconocroques : économies

hirondelles : flics à vélo

panier à salade : fourgon cellulaire

copieux

causer : discuter

causeries : longs commérages

pop : jeune et à la mode

inverti : homosexuel

contestataire : gauchiste chevelu

gus : homme, mec

typesse : fille peu féminine

margoulin : magouilleur

douloureuse : addition au restaurant

marcel : tee-shirt dénudé sur les bras

roberts : seins

gazette ; journal

ballot : idiot

rendre : vomir

frichti : tambouille

orange : le cadeau de Noël

cigarette de drogue : joint

 

cabas : sac à provisions

rouquin : vin rouge

consommé : potage

fricot : repas

nouilles : pâtes

baveuse : omelette

roteuse : bouteille de champagne

bibine : mauvais alcool

picrate : mauvais vin

tantôt : cet après-midi

a tire-larigot : beaucoup

présent : cadeau

fille de joie : prostituée

loufiat : garçon de café

cambuse : chambre

Sam’suffit : résidence secondaire à 4 heures de route

bachot : baccalauréat

surgé : CPE

instituteur/trice : professeur·e des écoles

pion : surveillant

gibecière : cartable

sarrau : blouse d’écolier

pick-up : électrophone

aéroplane : avion

45 tours

pétrolette : moto

clou : vélo

bigophone : téléphone

PTT : la poste

le poste : la radio

bidule : truc

machin-chouette : bidule

jeunes gens : jeunes sympas

blousons noirs : jeunes pas sympas

vieux : parents

assommant : chiant

java : nouba

nouba : fête arrosée entre amis

zazou : ancêtre du punk

chahut : boucan, bordel

dancing : boîte de nuit

gambiller : danser

surboum : surprise partie

bécoter : embrasser

 

boumer : manifester de l’ambiance

s’enticher : tomber amoureux

en pincer : vouloir coucher avec

être à la colle : être en ménage

un jules : un amoureux

un julot : un proxénète

une mijaurée : une maniérée

épatant : plus que réussi

baveux : journaliste

chouette : pas trop mal

bath : pas dégueu

vachement : trop, beaucoup

Pour sûr ! : tu m’étonnes

Mince ! : Grave !

Mazette ! : Canon !

La Vache ! : Géant !

Punaise ! : Putain !

Terrible ! : Total délire

Du tonnerre ! : Mortel

branque : cinglé

buter : tuer

cador : caïd

came : drogue

canner : mourir

le carbure : l’argent

casquer : payer

clamser : mourir

décarrer : sortir

défourailler : sortir une arme

flamber : jouer au casino

lattes : pieds

flinguer : tirer

mollo : doucement

mouflette : petite fille

nana : femme

oseille : argent

pige: année

plombe : heure

se tailler : partir

taulier : patron

tronche : tête

valoche : valise

vioque : vieux

 

7 avril 2026

Un Sacré margoulin / Lili

 

 

Ce type-là ne se coupait jamais les douilles, il portait un marcel de contrebande, roulait des mécaniques toujours la clope aux lèvres et fréquentait les bastringues les plus mal famés. Il ne payait jamais sa bibine et n’hésitait pas à piquer de la came à ses potes en disant qu’il n’avait pas un radis pour la payer.

 

Il faisait partie de la bande à Dédé et semblait au courant de tous les mauvais coups à venir mais personne ne savait où il vivait, ce que faisait son vieux et s’il touchait des allocs pour payer sa cambuse. On disait que c’était un sacré margoulin. Mais allez savoir ! Il avait peut-être fait de la taule, et pour s’en remettre c’était pas de la tarte ! Alors on le laissait tranquille.

 

 

On lui connaissait une chouette nana, bien carrossée, les roberts en boulets de canon et le pétrousquin en promesses de paradis. Pas une mijaurée la Marylin, une star ! Mais il ne fallait pas la toucher de trop près, elle avait son standing. Enfin, c’est le gus qui en causait chez Jeannot quand la fumée et les vapeurs d’alcool vrillaient sa tête en papier mâché. Les claquoirs avinés alignaient des joyeusetés comme « La Vache ! Géant ! Trop bonne ! Canon ! »

 

- Putain ! Mais t’es un caïd ! Comment t’as fait pour emballer la Marylin ? T’as pas un rond et elle, c’est mortel, la classe quoi ! On dit qu’elle reçoit dans son pieu des gars de la haute, des députés et des joueurs de foot. T’es un cador, toi !

 

- Ouais, j’sais pas, c’est comme ça… 

 

C’est à ce moment-là que le regard absent, le type avait l’habitude d’extirper du fond de sa poche une pièce de 10 centimes qu’il plaquait généreusement sur le comptoir. Puis il sortait, atteignait l’angle de la rue et c’est bien là que Bébert l’avait vu arrêter un taxi et disparaître.

 

***

 

Plus tard on sut qu’il rejoignait le Casino du Grand Hôtel pour y flamber l’héritage paternel. Mais pourquoi cette fréquentation de la pègre ? Qu’avait-il à gagner chez ces petites frappes ? On l’avait arrêté, il était le principal suspect dans l’affaire de l’enlèvement du chihuahua de la princesse Flore avec rançon à la clé. Les témoignages s’accumulaient, le commissariat du XIème allait pouvoir clore l’enquête.

 

 

7 avril 2026

Vacances de Pâques ou Présent d'anniversaire / Jean-Paul

 

Mazette ! Il va falloir qu’on pense à se tailler, Eugénie ! Quand j’entends les baveux qui causent dans le poste, j’ai vraiment l’impression qu’on est devenus des vioques ! Même si, pour les jeunes gens d’aujourd’hui, on est sans doute déjà un vieux – ou un « has been » - à 35 piges !

 

Tu penses bien, nous qui sommes à la colle depuis des décennies, qui avons écouté des 45 tours sur un pick-up, qui avons pédalé comme des malades sur nos vieux clous au lieu de prendre l’aéroplane pour les vacances, nous qui envoyons toujours des cartes postales grâce aux PTT (Petit Travail Tranquille ?), je pense qu’on doit nous prendre pour des branques d’un autre siècle !

 

 

Pour sûr, nous sommes un couple épatant ! Nous sommes payés trois francs six sous et nous trouvons encore moyen de faire des éconocroques !

 

Alors voila : à force d’entendre aux nouvelles que nous ne sommes pas normaux, que nous avons salopé la planète à tire-larigot, que la jeunesse en a plein les godillots de nos tronches de margoulins juste bons à flinguer, j’ai décidé de claquer l’oseille !

 

Fais les valoches, Liliane ! Je t’offre une semaine de vacances dans un « Sam Suffit » à quatre heures de route d’ici. En train, bien sûr vu le prix auquel est grimpée l’essence qu’on met dans nos pétrolettes !

 

J’ai dégoté un hôtel croquignolet dans un coin de France bien trognon où l’on fabrique du bon rouquin. Ça va être vachement chouette! Le restau tous les jours, ça va nous changer du fricot qu’on prépare tout au long de l’année même si on ne mange pas chez nous que des nouilles ou des pommes de terre !

 

 

Ça me fera énormément plaisir de régler la douloureuse, surtout si le frichti vaut le déplacement. Je veux bien même casquer beaucoup si la tortore est du tonnerre !

 

Bien sûr, comme tous les ans, tu en auras plein les lattes le soir parce que je t’aurai fait marcher pendant des plombes mais, tu me connais, quand je m’entiche d’une ville de province, il faut que j’en fasse le tour complet, que je ramène des tonnes d’images dans ma gibecière.

 

Surtout, n’emporte pas ton bigophone ! Huit jours sans les réclames de Youtube, sans les assommantes chroniques matutinales des types et typesses qui parlent trop vite, sans aucune nouvelles de l’autre cador des States et de ses acolytes tout juste bons à embarquer dans le panier à salade, ça va me faire, à moi qui n’ai jamais fumé, le même effet qu’une cigarette de drogue !

 

Dépêchons-nous de flamber! Je n’ajoute pas « avant de canner ou de clamser » puisque je me pense immortel mais surtout – j’ai trouvé ça tout seul, aujourd’hui même – parce que « partis comme on est, sauf accident notoire, on risque bien de finir dans la peau d’un vieux ! ».

 

7 avril 2026

"Eh, ça boume ?" / La Licorne

 

C'est l'histoire d'une mouflette de treize piges, qui veut jouer les nanas. Ses parents ne s'occupent pas beaucoup d'elle, ils sont trop occupés par leur propre vie. A vrai dire, la seule personne qui la comprend vraiment, c'est son arrière-grand-mère, Poupette. Elle, elle est vachement chouette. On peut tout lui raconter. Ensemble, elles ont de grandes causeries. 

 

 

Un jour, la miss est invitée à une surboum. Elle trouve ça épatant mais elle s'aperçoit assez vite qu'elle n'a rien à se mettre : ses fringues à deux francs six sous, la petite laine sur le tricot de peau, le gros chandail et les grolles uséesça va pour aller au collège, mais pas pour aller gambiller ou danser. Elle se cloître alors dans sa cambuse et passe des plombes à essayer des vêtements, histoire de trouver un truc qui l'avantage un peu. 

 

Puis elle sort à intervalles réguliers pour faire sa mijaurée devant sa mère qui lui lance des :     "Mazette !", "Punaise ! ", "Terrible !"...et des "Trop chou ! " sans interrompre son travail de dessinatrice.

 

Bon, la fin de l'histoire, tout le monde la connaît : Vic va se rendre à la nouba de Raoul et s'enticher d'un petit gars au joli minois. Tout le monde se souvient du moment où le pick-up débite ce slow inoubliable : "Dreams are my reality...", de ce moment où, au beau milieu du chahut, le temps semble s'arrêter...

 

 

 

Ce genre de scène, c'était trognon. A l'époque, c'était encore assez "soft" ; deux tourtereaux qui se bécotent sur une belle musique, une fille qui en pince pour un garçon de son âge...y'avait pas de quoi fouetter un chat. 

 

Quelques années plus tard, les parents s'inquiètent pour bien autre chose : le "Jules" en question est-il un blouson noir, un cador, un margoulin tatoué qui roule en pétrolette et qui se fait de l'oseille  en fourguant de la came à ses potes ? Apporte-t-il, en douce, de la bibine, des alcools forts ? La java va-t-elle se terminer en désastre, chaque invité finissant par rendre ses boyaux dans tous les coins de l'appartement ? Ou pire : va-t-elle se terminer au panier à salade ? Vont-ils devoir "casquer" pour récupérer leur petit poussin ? 

 

Ce genre de faits divers, malheureusement, il y en a plein les gazettes.

 

Alors, pris d'angoisse, les parents bigophonent quatre fois dans la soirée pour savoir si tout se passe bien. Du coup, leur fille les trouve absolument assommants et elle leur fait la tronche jusqu'à noël...

 

... quand elle ne fait pas sa valoche pour se tailler au bout du monde...avec toutes ses éconocroques et un gus complètement branque... afin de bien leur faire comprendre, à ses deux "vioques", qu'elle n'est plus une gamine, qu'elle a l'âge d'être libre... et qu'ils n'ont pas intérêt à la brider...

 

Pour sûr, nous vivons une époque "moderne"...


 

Publicité
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 200 > >>
L'Atelier d'écriture de Villejean
Publicité
Publicité
Derniers commentaires
Archives
Publicité