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L'Atelier d'écriture de Villejean
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7 avril 2015

Suppositions de goéland / Jean-Paul

Après le Chat de Gelück et le chien de Sebarjo, voici le goéland de Joe Krapov ! Je n'ai pas eu le temps de faire des bulles pour ses dix sentences surréalistes mais vous comprendrez bien l'esprit du truc !

150406 045 B

 Si les cantatrices chauves dansaient le french-cancan sur des airs d'Offenbach j'irais bien plus souvent au Théâtre de la Huchette voir des pièces d'Ionesco.

150406 047

Si la mode persiste qui consiste à affubler de prénoms anciens les enfants d'aujourd'hui, j'espère que M. et Mme Dubois n'oseront pas prénommer leur fillleEmérencie.

150406 048

Si l'hippocampe et le silure viennent mettre des commentaires sur ton site web, vérifie que tu n'es pas rendu à 20 000 lieues sous les mers !

150406 049

Si le messie est dans le cirage, assis et debout et rassis simultanément sur l'eau de la piscine, alors l'archange cesse toute incantation et se perd en circonvolutions sur son besoin de vacances.

150406 050

Si ma tante avait des bacchantes mon oncle n'aimerait pas ses baisers à moustaches.

150406 054
Si Massy-Palaiseau et Clamecy sont desservis par le Transsibérien, alors je ne jure plus de rien.

150406 057 B

Si Sissi s'était initiée au sexe en rédigeant une thèse sur la sexualité des silex Romy Schneider n'aurait jamais fait carrière dans le cinéma.

150406 057

Si sur ton signalement est marqué "signe particulier néant trompette", vérifie juste que tu n'es pas Cléopâtre ou une amanite phalloïde. Fais-toi expertiser par le pharmacien !

150406 058

S'il y a une grande quantité de Quentin dans le canton, sois sûr alors qu'il y a des catins chez Caton !

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17 mars 2020

F comme Fin du monde / Adrienne

AEV 1920-22 Adrienne Université d'Anvers

Chaque mardi, l’université d’Anvers lance sa page d’enquête pour voir comment se sent et se comporte le Belge confiné. On peut y participer en quatre langues, donc amis belges, n’hésitez pas mardi prochain 😉

Voilà trois fois que l’Adrienne remplit consciencieusement le questionnaire. Certaines questions reviennent chaque semaine, d’autres évoluent au rythme de l’actualité.

Parmi les grands classiques, il y a celle-ci : à combien de personnes avez-vous parlé hier en face à face?

Le premier mardi, c’était 1, vu que la veille l’Adrienne était allée faire des courses et avait dit un petit mot à la jeune fille qui surveillait les caisses du self-scanning : il s’agissait d’une ancienne élève, fraîchement diplômée en psychologie, qui fait ce boulot en attendant la fin de la fin du monde.

Le second mardi c’était 0, l’Adrienne n’était pas sortie de chez elle la veille.

Mais hier c’était la fête : l’Adrienne a pu cocher le chiffre !

Il y a eu la même jeune fille du magasin, la mère qui cette fois n’était pas encore sortie pour son entraînement quotidien ;-), un voisin avec qui jusque-là aucun mot n’avait jamais été échangé et la famille d’origine marocaine qui habite dans la même rangée.

Oui, c’est vrai, ça fait plus de 4.

Mais ce n’est pas beau de se vanter 😉

8 avril 2020

Consigne d'écriture 1920-25 du 7 avril 2020 : Les Inconnu·e·s sur la photo

Les Inconnu·e·s sur la photo

 

Que faire des photos ratées ? Des photos sur lesquelles vous ne reconnaissez personne ? Deux solutions : soit les mettre à la poubelle, soit les donner à un atelier d'écriture avec la consigne suivante :

Vous choisissez une personne sur une des photos ci-dessous. Vous parlez d'elle "de l'extérieur" en utilisant le pronom "il" ou "elle" pour parler d'elle et raconter où elle se trouve, à quelle époque, et pourquoi elle figure sur la photo.

Puis vous reprenez votre texte et vous le réécrivez une seconde fois "de l'intérieur", à la place de la personne, en disant "je".

Facultatif : Vous pouvez, si ça vous aide, insérer dans votre texte les mots ou noms de personnes ou de lieux suivants :

- brillantine, château, champignon, pont, harmonie, concorde, pleurs, masque, policier, dérogatoire, girafe ;

- Boutilliez, Moneyron, Tardy, Carpentier, Caron, Masqueliez, Hauchard, Félix, Laure Manaudou ;

- Lens, Hongrie, Pologne, Carvin, Auvergne.

Cliquez sur les photos pour les agrandir et naviguez dans le diaporama
avec les flèches en bas à gauche jusqu'à l'image 24.

 Boutilliez, chef de l'harmonie La Concorde 1

 Cueillette de champignons (détail)

 Jeune inconnu devant la porte

 Joueurs de boules à la Faisanderie (peut-être) détail

 La lectrice

 La famille Moneyron chez Pierrette

 La mère aux trois enfants dont un qui pleure (détail)

 La photo de groupe du chien dans la cour du 73

 Le premier communiant inconnu

 Les enfants sur le matelas (peut-être en Auvergne)

 Les enfants sur le matelas (peut-être en Auvergne) détail

 Les Inconnus brillantinés

 L'inconnu par Hauchard de Lens

 Les inconnus du vieux pont

 Les inconnus du vieux pont (détail)

 Les Masqueliez en Pologne (peut-être)

 Louise, Françoise et Edmund

 Louise, Françoise et Edmund (verso)

 Moumoune, chat siamois

 Pêcheurs à Tence

 Classe de garçons de Guy Lecorne (M

 Classe de garçons de Guy Lecorne (M

 Scène de rue en Hongrie (peut-être)

 Prendre le bus à la Napoule

 

17 mars 2020

Roan Vicorus / Marie-France

ATTESTATION DE DÉPLACEMENT DÉROGATOIRE

Je soussigné : Roan VICORUS
Né le 17 novembre 2019
Demeurant : 3, place du Marché à WUHAN en Chine
certifie que mon déplacement est lié au motif suivant :

□ déplacement pour assistance à personne en danger.

Je suis né un certain jour de novembre dans un pays lointain et, tout surpris de découvrir un monde complètement désorganisé, angoissé, pressé et courant à toute vitesse à sa perte, je me suis dit qu’il était urgent, ô combien, de changer ce monde.

Petit et même minuscule, il m'était aisé de me glisser partout. J'ai tout d'abord essayé d'alerter mes proches : ils n'étaient pas préparés, il se sont affolés, ils n’ont pas supporté, ils sont morts. Certains ont voulu fuir, je les ai suivis et là encore dans un nouveau pays ils ont paniqué, c'était l’hécatombe.

AEV 1920-22 Marie-France Gotlib 2

J'ai poursuivi ma route, personne n'a entendu mon message, ils ont fermé les yeux, ils ont bravé les interdits, ils se croyaient invincibles comme dans un film, ils jouaient le rôle du héros, bien décidés à m'anéantir. Ils ont même organisé des élections pour élire le meilleur, le sauveur.

Jusqu'au moment où ils ont pris conscience de la gravité de la situation. Ils ont alors voulu se préserver. Les voilà maintenant tous enfermés dans leur appartement ou leur maison. Dans les grandes villes, c'est l'exode, ils vont tous à la campagne, en Bretagne où l'air leur semble plus respirable.

Je n'ai pas voulu tout ce chambardement, seulement leur donner un petit avertissement sur leur vie qui s'en va à vau-l'eau.

Je sais qu'un jour prochain sans doute, je vais m'épuiser, avoir envie de me reposer moi aussi et faire preuve d'un peu de bienveillance.

Je me sais aussi mortel et moi aussi je vais quitter cette vie, je suis petit, tout puissant, ma puissance au service de la prise de conscience, et demain, avant de m'éteindre, je pourrai constater l'étendue des dégâts, mais aussi les effets positifs de ce qu'ils appellent le « confinement » : ils auront alors eu le temps de développer d'autres valeurs, de respect de leur environnement, de solidarité, de bienveillance et que sais-je encore.

Moi, Roan Vicorus, je ne vous veux pas plus de mal, juste préserver votre monde pour le mieux-vivre de vos enfants. Vous ne m'avez pas laissé le choix, toutes les guerres n'ont fait qu'aiguiser votre soif du « toujours plus ». Réveillez-vous, réveillez votre âme d'enfant. Voyez comment l'innocence des plus jeunes est préservée.

Résistez et croyez en vos capacités de changement, plus rien ne sera comme avant, demain sera un nouveau monde.

24 mars 2020

La recette d’Antonia / Josiane

AEV 1920-23 Josiane Nice 3

Ne laissons pas le confinement nous courir sur le haricot, faisons preuve d’imagination dans nos cuisines à l’heure où les placards ne contiennent plus que des denrées de première nécessité ou oubliées ! De quoi tenir le coup pour une durée indéterminée.

Merci à ma famille niçoise qui, dans ce domaine, ne l’a jamais dans le baba grâce au testament culinaire de Mémé Tonia comme on la nommait alors qu’elle portait le joli prénom d’Antonia.

Petite parenthèse pour dire mon incompréhension devant cette manie de donner des diminutifs aux prénoms longs alors qu’il n’est pas rare de rallonger les plus courts.

Mémé Tonia donc était seule pour élever trois garçons et pour les nourrir elle s’était mise au service de châtelains qui aimaient la bonne chère et surveillaient de près la fortune familiale. Les restes devaient être accommodés aux petits oignons pour faire honneur à la table.

AEV 1920-23 Josiane Nice 2Antonia était inventive et faisait le régal de la tablée « nobliaude ».

D’elle, je tiens maintes recettes qui lui permettaient de ne pas trop manger de vache enragée malgré les maigres gages que lui octroyait le château pour ses bons et loyaux services.

La recette que je vais vous confier n’est pas faite de restes, mais elle est simple, délicieuse et peu onéreuse et elle revenait souvent sur la table de Tonia et de ses trois garçons.

Il s’agit de la socca, cette galette à base de farine de pois chiches que l’on mange avec les doigts, poivrée, salée, enveloppée dans un papier, tout en déambulant dans les rues du vieux Nice ou assis à une table, serrés comme des sardines, entourés de pigeons affamés tout en taillant une bavette avec les convives partageant la table au placement libre.

La plupart d’entre vous doivent connaître, vous les globe-trotters d’avant, avant la fin des haricots, avant le covid19, avant le confinement, avant que les carottes soient cuites.

AEV 1920-23 Josiane Nice 1Pour ceux qui ne connaitraient pas il faut, pour 4 gourmands :

250 gr de farine de pois chiches
5 cuillères à soupe d’huile d’olive
2 pincées de sel fin
50 cl d’eau froide

La farine de pois chiches, je l’ai dénichée au fond de mon placard, bien contente de la déconfiner en ce moment où on pédale un peu dans la choucroute pour concocter des menus sans aller trop souvent au ravitaillement.

Alors, mélangez la farine de pois-chiches avec l’huile et le sel, puis ajouter progressivement l’eau au fouet. On obtient une pâte qui doit reposer de trente à quarante-cinq minutes.

Là-bas, elle est cuite dans une grande poêle, au four à bois que l’on voit de la rue. Pour moi, c’est dans la poêle, une minute trente de chaque côté. Poivre et sel à volonté et je déguste avec les doigts, accompagnée (la chance !) d’une belle salade du jardin.

Merci à mémé Tonia, merveilleuse mamie au grand coeur de nous avoir laissé cette recette simple comme elle l’était elle-même. Recette qui m’a permis ce soir d’utiliser les restes du placard.

Attention à cause du poivre et du sel de ne pas l’arroser trop copieusement si vous ne voulez pas finir beurrés comme des petits Lu.

Quoique...  Vous n’avez pas à sortir ! 

AEV 1920-23 Josiane Socca

 

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31 mars 2020

Mamma mia ! / Raymonde

AEV 1920-24 Raymonde C Bataille d'Auchan

Un beau matin - ils sont venus, ils sont tous là ! - 
Sur nous, ils se sont rués 
Comme la petite vérole 
Sur le bas-clergé !

Des paquets entiers,
Des chariots à déborder !

Je ne suis pas tombé
Sur la jolie jeune fille,
Non, mais sur la vieille fripée !
Je vous laisse imaginer !

Remarque, elle a toujours l'air constipé !
Elle nous cache à la caisse
Entre le paquet de biscottes sans sel
Et son pack de Contrex !

Nous voilà donc lancés à la va-vite
Dans le coffre de la bagnole, celle qui ne sert plus ;

(Eh ! Oh ! C'est pas moi, la vieille fripée constipée !)

AEV 1920-24 Raymonde C pq bretonEt, ensuite, bien alignés

Sur une étagère qu'il a fallu vider
Pour nous installer.

- Qu'est-ce que tu pues !

- Fraîcheur des îles, pour vous servir !

- Je ne suis pas près d’y mettre les pieds
Si ça sent comme ça,
Là-bas !

- Toi, tu es à bas prix, ça se voit, ça se sent !
Ou plutôt ça ne sent rien !

- Oh, l'autre, hé ! Triple épaisseur !
Toucher satiné ! Ce n’est pas rien, quand même !

- Frimeur !
Tu es comme tout le monde :
Tu finiras comme nous tous,
Au fond du trou !

- Moi ? Je servirai encore en 2025 !
En attendant, je vais moisir à côté
De ce vieux paquet de pâtes périmées !
En ce moment, il paraît qu'ils mangent beaucoup de riz :
Ça ne va pas aider à écouler le stock !
Il paraît qu'il y a un virus qui attaque
Les poumons…
Et ils nous achètent ?
C’est quoi le rapport ?
Bientôt on va les encombrer,
Ils vont nous vendre sur « Le Bon (petit) coin » !
Les enchères vont monter !

Bon, je suis au bout du rouleau. On reprendra demain la discussion
Sur la triste condition des humains !

AEV 1920-24 Raymonde C pq dinosaures

31 mars 2020

Ras la tasse ! / Raymonde

Bonjour !

J 'en ai ras la dosette
Ma pauvre Josette !

Depuis le confinement
- Quel drôle de nom ! -
Ils sont là à plein temps !

Café à toute heure !

Je n'ai jamais autant travaillé !
Et puis café allongé
Ou café serré
Il faut assurer
Et j'ai tendance à m 'encrasser
Alors il faut me détartrer
Au vinaigre blanc.

Aïe ! Ça pique le fondement !

De plus, elle met la dose
Voire l'overdose
Pour bien désinfecter :
Plus un microbe ne doit résister.

Je les entends parler
D' un virus, le Covid,
Qui rime avec morbide !
Un truc invisible
Qui met le monde à genoux.
Ce serait risible
Si le monde n'était pas aussi fou !

De prétendre tout dominer,
Être les maîtres du monde…
Un virus et tout s' effondre
Et voilà ces petites choses
Bien tristes, bien moroses !

Plus de dîners entre amis,
Plus de projets de sorties !
Lui travaille sur son ordi
24 heures sur 24 à la maison,
Il faut se faire une raison. 

AEV 1920-24 Raymonde A Cafetière

J'ai intérêt à tenir le coup
Pour qu'ils gardent le moral !
Pas droit au coup de mou,
Pour eux ce serait fatal :
Plus de café
Dépression assurée !

PS : J'ai cependant une pensée
Pour mes copines les machines à café
Qui dans les entreprises à l' arrêt
Vont déprimer
De ne plus se délecter
Des ragots au sujet d' Henri
Et sa calvitie
Ou de Raymond
Et son air con
Ou de ... (à vous d' en rajouter, 
Vous avez bien une petite idée !)

AEV 1920-24 Raymonde B Cafetière

31 mars 2020

Des rumeurs dans le garage / Raymonde

Voilà maintenant trois semaines que je suis
oubliée,
ignorée,
abandonnée !

Alors ? Que se passe-t-il ?
Que leur est-il arrivé ?
Ils se sont fait sucrer leur permis ?
Ils sont devenus gâteux ?
Ils ont eu un accident ?
En tout cas pas avec moi !

Je sens que l'ambiance a changé :
Elle est comme cloîtrée,
Lui va faire les courses en vélo !
Ah ! Ils sont devenus écolos ?!

Ça ne rend pas joyeux !
Ça rigole un peu
Mais p!us d'éclats de rire heureux
Des deux marmots
(marmottes pour les filles ?), 
Plus de virée à St Malo, 
Plus de voyage à Paris, 
Ou en Normandie.

AEV 1920-24 Raymonde 2CV Normandie
Image empruntée à https://www.balades-2cv-normandie.com/

On venait de changer ma batterie :
Elle va se décharger 
À force de ne pas être utilisée !

Je ne connais pas la raison
De cette situation
Mais de trop m'ignorer
Je vais leur faire payer !

Le jour où ils voudront m'utiliser
Je refuserai de démarrer !

P.S. : Vous avez remarqué que le prix du carburant a baissé
Et ils ont décidé de ne plus rouler !!
Ils sont complètement ...... (à vous de compléter) !!AEV 1920-24 Raymonde 2CV Jicéher
La 2CV du bonheur a été empruntée à Jicéher

25 février 2015

Consigne d'écriture 1415–18 B du 24 février 2015 : Aphorismes

Aphorismes

 

Utilisez la trame des aphorismes suivants pour construire des aphorismes à votre manière


- Je suis comme le paralytique qui a trouvé dans l’immobilité le moyen d’éviter les chutes
- Pour atteindre l’authenticité, il faut que quelque chose craque
- Dans un monde d’arrivistes, la règle la meilleure est de ne pas partir
- La meilleure preuve qu’il existe une forme d’intelligence extra-terrestre est qu’elle n’a pas essayé de nous contacter
- Si cinquante millions de gens disent une sottise, c’est toujours une sottise
- Quand le sage montre la Lune, l’imbécile regarde le doigt

Exemples :


Quand le sage montre l’imbécile, la Lune s’en fout.
Dans un monde qui se barre en choucroute, la meilleure chose à faire est d’arrêter de pédaler dedans.

AEV 1415-18B proverbe-chinois-quand-le-sage-montre-la-lune_1

31 mars 2020

Objets inanimés, avez vous donc une âme ? / Marie-France

AEV 1920-24 Marie-France tapis de yoga

Troisième semaine que je suis roulé en boule et que l'on m'a oublié dans ce placard sans lumière !

Dans les temps d'avant, chaque semaine, on venait me chercher pour un petit voyage en voiture avant de m'étaler délicatement sur le parquet. De là je pouvais m'admirer sur les murs recouverts de glaces.

Puis la dame en jogging venait me rejoindre, elle posait sa tête sur mon oreiller et elle me caressait le dos de ses mouvements harmonieux et délicats. Après cet échauffement, elle se relevait et venait danser tout autour de moi avec ses consœurs. Puis retour sur le sol pour un moment de relaxation, pour moi le bonheur du contact avec ce corps réchauffé.

En fin de séance, elle m'enroulait de nouveau, toujours avec des gestes lents et doux et nous reprenions le chemin de la maison jusqu'à la semaine suivante.

Mais depuis 3 semaines donc, je n'ai plus de visite, ni de promenade, je suis confiné au fond de ce placard obscur où l'on entasse toutes sortes d'objets hétéroclites. Je me morfonds d'ennui et d’inactivité.

Et voilà qu'hier, un vent nouveau s'est levé, on m'a emmené dans la grande pièce de la maison, le salon.

Au premier abord je n'ai pas été trop dépaysé, un sol en parquet comme autrefois, mais au lieu de glaces de tous côtés, juste un petit miroir où je me vois à peine.

Un ordinateur a été installé archaïquement sur une chaise et voilà que défilent des images sur un écran. Oh, mais je la reconnais ! C'est la dame frisée du mercredi, il n'y a pas sa voix, juste une petite musique mélodieuse au rythme des mouvements proposés.

AEV 1920-24 Marie-France yoga chez soi

La vieille dame semble cependant désemparée : seule dans son appartement, elle n'est plus stimulée par les autres participantes. Au bout de 10 minutes, c'est le découragement, elle éteint la musique et l'ordinateur et me replie religieusement avant de me reposer dans mon placard.

J'entends parler de confinement, d'interdiction de sortie sous peine d'amende, de mains à laver, de masque à porter.

Quel chambardement !

A quand la vie d'avant ?

AEV 1920-24 Marie-France yoga-fun-humour-laughter-funny-joke-cartoon-53

19 novembre 2019

Consigne d'écriture 1920-09 du 19 novembre 2019 : Les lettres ou échanges d'Aplusbégalix

Les lettres ou échanges d'Aplusbégalix


aplusbegalix

Dans les devinettes fabriquées la semaine dernière, il y avait des personnages, des lieux, des objets, d'autres choses.

L'animateur a placé tout cela dans un tableau de cinq colonnes, un peu à la façon d'un cadavre exquis.

Il vous est demandé de développer le scénario suivant :


Un personnage nommé A qui se trouve dans un lieu B écrit une lettre à (ou a une conversation avec) un personnage nommé C. Il lui parle d'un sujet nommé D et place dans son discours le mot E.

Un personnage nommé : Se trouve dans ce lieu : Il ou elle écrit une lettre à (ou a une conversation avec) Il (ou elle) lui parle de Et place dans son discours
Lucky Luke Un palace Un grand chef cuisinier Blablacar Un coquelicot
La cigale et la fourmi Un atelier d’écriture Zorro Chapeau melon et bottes de cuir Un grog
Le Petit poucet Un mariage Charlot Un déménagement De la soupe
Le sergent Garcia Un couvent Un prestidigitateur Les Misérables de Victor Hugo Une 2CV décapotable
Marcel Proust Pont-Aven Macron Le 14 juillet L’album de Tintin On a marché sur la Lune
Le Rat des villes et le rat des champs Le château de Versaille La belle au bois dormant Le Club des 5 Le drapeau français
Le Capitaine Marleau Rennes Tarzan Les pompiers Un jeu de cartes
Cyrano de Bergerac Sur le Titanic Le chat botté La Joconde Un mille-feuilles
Cendrillon Saint-Malo Guillaume Tell Balkany Des moules marinières
Les Dupondt Cesson-Sévigné Les Dalton Les roses blanches La bicyclette
Ulysse La Guadeloupe Rantanplan Les seins Un croissant
Jeanne d’Arc Rennes Isaure Chassériau Le Barbier de Séville Un réveil-matin
Boucle d’Or Chantilly Laure Manaudou Le 11 septembre 2001 Une religieuse
Les Trois petits cochons En Suisse Le Corbeau et le renard Les sirènes Un hamburger
Le Grand méchant loup Paris Bourvil Le mariage Le vin de bordeaux
Blanche-Neige A la Coupe du monde de football Les Frères Jacques Le rhume Une ballerine
Salvador Dali Dans le désert Hercule Poirot Le langage La mousse au chocolat
Un dragon Devant un coucher de soleil Un médecin Noël Un préservatif
30 avril 2019

Rochefort / Anne-Françoise

J’irai retrouver un homme qui pourrait être entouré de Jean-Pierre Marielle et Philippe Noiret.

J’irai à Rochefort, Rochefort sur mer, Rochefort en terre, Rochefort en l’air, Rochefort en Sélène retrouver mon ami Jean, un homme lunaire, avec son côté clair face à la terre et sa face plus obscure qui nous est restée à l’ombre.

J’irai à Rochefort en tandem, cavalier de préférence, bercés par « il mio rifugio ». 

AEV 1819-26 Jean Rochefort 797747

Nous ferons halte au zoo, en nous méfiant particulièrement en passant devant l’enclos des pachydermes car chacun sait, un éléphant, ça trompe énormément. En cas de danger, nous pousserons notre cri de guerre : « Courage, fuyons ! », même si c’est un peu ridicule. Mais nous avons appris avec Jean la force du ridicule, à cheval au milieu d’un étang, en robe de chambre sur un balcon parisien ou dans une R16 garée dans un parking souterrain…

Lorsque les pendules de l’horloger de Saint Paul sonneront le soir, nous irons chez les grands ducs. Là, bon repas, bien arrosé et que la fête commence, dans la fumée rêveuse des cigarettes, pipes et cigares. Rien à voir avec le bal des casse-pieds !

Le lendemain, nous poursuivrons notre route dans une campagne normande brumeuse rencontrant successivement le mari de la coiffeuse, un grand blond avec une chaussure noire et Angélique la marquise des anges. Ce sera épatant !

AEV 1819-26 AF Nous irons tous au Paradis

Nous passerons par Nashville, essayerons de ne pas nous retrouver lost in la mancha et fuirons le crabe tambour sur la plage.

Nous arriverons enfin à Rochefort, en tongs et sous les avalanches. Je vous y inviterai toutes, vous qui n’avez pas les genoux de miss Anjou, les fesses de miss pays de Bresse, le ventre plat de miss albigeois et la dégaine de miss aquitaine. Quelle poilade ! C’est terrifiant !

Ensemble, nous irons retrouver Jean qui nous accueillera dans un grand rire tonitruant. Nous essayerons de percer le mystère de la moustache enjoué de ce boloss des belles lettres. Il nous conterait encore de sa voix grave : « Six semaines plus tôt, je n'étais qu'un homme sans aventure, calmement épris de sa famille et de sa patrie, et dont le regard ne faisait aucune embardée au passage des femmes. »

Nous lui dirons ensuite au revoir, au revoir et pas adieu car nous en sommes certains, nous irons tous au paradis.

15 octobre 2019

Recueil de souvenirs / Maryvonne

AEV 1920-06 Guy Brouty

Recueil de souvenirs, leur nombre augmente sans cesse pour chacun, charmes désuets.

Irisation des images dans nos cerveaux encombrés et souvent entachés de cases noires. Si les cases noires sont la respiration du cruciverbiste elles sont l’asphyxie du narrateur de souvenirs.

Certains diront que cet exercice est rétro et celui qui se prend pour le Georges Perec du «Je me souviens» et qui pédale devant l'obstacle de la case noire est mal parti.

Il finit par prendre des déviations qui ne vont pas dans le bon sens, cherche à garder le cap mais cela rend le choix délicat.

Au secours Monsieur Guy Brouty *, vous pour qui les lignes sont droites, bien horizontales et bien verticales, les chemins numérotés et les croisements impeccables ! Par définition vos mots partent en croisade. Moi ma croisade c'est la guerre contre l'oubli, mes cases noires sont des ennemis sournois.

Moi ma croisade c'est la guerre contre l'oubli puisque que mes cases noires sont un peu partout et manquent de clairvoyance c'est le moins qu'on puisse dire.

AEV 1920-06 Médaille au mérite scolaire

Je guerroie pour relever à la pointe de mon stylo le mot qui se cache, le souvenir qui ne fait pas face, le lâche qui se carapate devant mon crayon à la mine déconfite. Je ne parle même pas de littérature, juste d'un petit recueil modeste. Je suis une gagne-petit, quelques petites fulgurances feraient bien l'affaire pour torcher les meilleurs souvenirs croustillants. Car ils sont là, comme une armée foisonnante, les souvenirs généraux, les capitaines, les simples soldats, les bons avec leurs étendards, les tristes avec leurs drapeaux en berne. Mais sans mots c'est l'armée de l'ombre.

Bien entendu il y a quelques résistants qui essaient à coup de périphrases de transmettre la vie aux souvenirs agonisants, des mots qui luttent, des mots coups de poing, des mots qui essaient de reconstruire les ponts bombardés.
A ceux-là qui offrent la petite gloire de transmettre fidèlement nos images anciennes je leur accroche la médaille «Au mérite» celle que j'arborais fièrement sur ma blouse d'écolière quand tout était simple avec un cerveau tout neuf. Ce souvenir-là est tenace : il se tient bien vertical dans ma tête. Quant à tous ceux qui se sont couchés horizontalement pour attendre la mort, il leur arrive de relever la tête pour peu qu'un comparse qui l'a vécu avec vous l'évoque au détour d'une conversation.


* Guy Brouty : Verbicruciste du journal Télérama de 1978 à 2003

1 octobre 2019

Du schproum sous le wigwam / Jean-Paul

AEV 1920-04 bégum

Je ne sais pas qui c’est, la Bégum. Elle fait très mal sa com. Mais si c’est une femme et qu’elle porte des bas Dim et de la lingerie Princesse Tam-Tam, je veux bien l’épouser, la Bégum ! Mon pote Jules Verne m’a dit qu’elle possédait cinq cent millions. C’est une sacrée somme !

Souvent, comme ça, je me fais des films dans mon wigwam. Je deviens le rappeur Eminem, je tourne dans un péplum de Tim Burton avec Kim Basinger. Dans son nombril elle a un diam et nous buvons du champagne Momm par magnums entiers à même ses escarpins Eram. Je lui parlerais bien de condom et de lingam et je m’allume le feu rien qu’à l’idée de son yoni mais sa seule envie à elle c’est de jouer au tangram en bouffant des loukoums. Pas question que je sois son chum, même par intérim !

Je mets tout ça sur le papier. Mon wigwam est un scriptorium. Quand je serai grand je serai un écrivain de renom, je ferai de ces notes des romans fleuves, des slams, des poèmes, des pantoums, je serai plus connu que l’auteur de « Millenium » dont j’ai hélas oublié le nom. C’est mon American dream à moi, petit papoose scribouilleur né au pays de l’oncle Sam. Encore que pour nous, les Amérindiens, ce blanc-là est plus tabou que nos totems. Dans leur album de famille les yankees ont certes les pom-pom girls, le LEM lunaire et le nain Atchoum mais ils ont aussi la guerre du Vietnam avec ses flots de napalm et, auparavant, l’extermination de mes ancêtres. Sont pas toujours très glams, les rois du bubble-gum mais bon c’est comme partout depuis le père Adam jusqu’à Jim Morrison, l’histoire des pays c’est souvent un showroom de coups dans le sternum, de coups de pieds au rectum, de Pim ! de Pam ! de Poum ! et Pan sur l’astronome : un maximum de gym sous la toile du barnum et nous idem on a morflé comme dit Wilfredo Lam – c’est notre grand sachem, il ressemble au golem et il fume au chillom autre chose que du thym –.

L’écriture est mon opium. Mes voyages avec elle, c’est un summum. Hier encore j’étais à Paname. Je roulais en tandem, avec Edith, la Môme, la petite en robe noire. Elle chante « Padam, padam » et moi je bois le rhum. Elle m’a emmené rue d’Ulm à l’heure de miam-miam. On a mangé des nems chez un natif du Siam et puis on a fini de chanter Carpe diem dans le harem pas triste d’un joueur de cymbalum qui venait des DOM-TOMs. Il y avait un hammam et des jéroboams dans cette vieille surboum d’avant Mathusalem. Au grand dam de l’Histoire et de la presse people il n’y avait pas de webcam encore moins de CD-rom pour fixer cette orgie de schnouf à l’aspartam à l’issue de laquelle Edith a expiré dans mes bras en même temps que Jean Cocteau dans ceux de Jean Marais.

Je leur ai chantonné un petit requiem. On les a emmenés jusqu’au funérarium puis au crématorium puis au columbarium et le lendemain matin de ces hauts et ces bas, j’ai filé au Bourget – j’aime les aérodromes – j’ai pris un vol de la Panam en direction de Rotterdam ou d’Amsterdam ou de Stockholm, je ne sais plus, mon verbatim est imprécis. C’est qu’à ce moment-là j’ai arrêté d’écrire vu qu’il y a ma mother qu’est entrée dans l’ wigwam où c’ qu’on entendait «Boum», la chanson de Trénet, sur ma chaîne stéréo.

- C’est quoi ce bordel, Jean-Hicham ? T’es quand même un drôle de quidam ! Tu vas m’arrêter ce ramdam, et ramasser tes criteriums et tes papiers chargés de notes. Range-moi tout ce capharnaüm et viens te mettre à table, on mange ! ».

Je ne sais pas pour vous mais moi les parents trop directifs, j’en ai ras le duodenum ! Viv’ment que j’ rencontre la Bégum !

AEV 1920-04 tribu-terrible

La série "La Tribu terrible" de Gordon Bess a été diffusée
dans l'hebdomadaire franco-belge de bande dessinée Tintin de 1969 à 1990.

31 mars 2020

La Chronique du vieux canapé / Madame C.

Hé oui, j’ose le dire, cette période de confinement me réjouit ! Je suis un vieux, direz-vous, un aigri, un pisse-vinaigre, un égoïste ? Pas du tout ! Je suis comme vous, j’essaie de sauver ma peau ! Si je puis m’exprimer ainsi puisque je suis un vieux canapé en cuir noir acheté en soldes dans les années 80 chez Roche et Bobois.

Inutile de vous dire que j’en ai vu de toutes les couleurs, surtout avec les jeunes qui ne sont pas soigneux. Eh bien oui, je suis content ! Fini la société de consommation, sale temps pour les vendeurs de canapés ! Mes frères avachis, tachés, démodés, défraîchis vont bénéficier d’un sursis. Ils ne finiront pas sur le Bon Coin ou, pire, sur le trottoir ou à la déchèterie.

AEV 1920-24 Madame C

Ce matin, ma patronne m’a enduit d’un baume régénérateur pour cuir enrichi à l’huile de vison. Je n’en revenais pas ! Cela faisait bien longtemps qu’elle ne m’avait pas bichonné ainsi. A mon avis, elle s’emmerde car je la vois plus souvent que d’habitude le chiffon à la main. Si vous pouviez me voir ! Je suis resplendissant sous ma peau de buffle !

Les petits jeunots de But, Ikea, Conforama peuvent bien se morfondre dans leurs entrepôts, pour nous les vieux, une nouvelle vie s’annonce ! Je pense, hélas, que quelques-uns ne résisteront pas. Voyez comme ils sont sollicités en ce moment : on en prend un coup avec ces séances télé qui n’en finissent pas. Certains sont scotchés des heures entières, ils ne décollent pas, et nous, on fatigue. L’AVC (Association des Vieux Canapés) pourra aider les plus affaiblis.

En attendant, on tient bon ! Gonflez les accoudoirs, redressez les dossiers, faites vibrer les ressorts. On ne va pas y laisser des plumes !

Recevez toutes mes salutations canapéennes !

1 avril 2020

Consigne d'écriture 1920-24 du 31 mars 2020 : Les objets confinés se confient

Les objets confinés se confient

 

C'est entendu, vous êtes confiné·e chez vous. Mais vous n'êtes pas seul·e. Tous les objets qui vous entourent le sont eux aussi et depuis plus longtemps que vous. Faites-les parler ! Que peuvent nous raconter votre réfrigérateur, le fétiche arumbaya à l'oreille cassée offert par votre oncle Augustin, le miroir magique, le canapé ou la pendule du salon, l'étagère à rouleaux de papier hygiénique (non, quand même pas !) à propos de votre maison, de leur propre vie et de votre tournage en rond "sous leurs yeux" ? Objets inanimés, avez vous donc une âme ? La réponse, cette semaine, sera définivement "oui" !

 

AEV 1920-24 Consigne Snow_White_Mirror_3

24 mars 2020

La salade au lard ardennaise, la vraie ! / Madame C.

170710 Nikon 033C’est bien une recette de période de confinement car j’ai évalué à 6 heures son temps de préparation. Cela explique que vous aurez rarement l’occasion d’en manger et, dans les ruelles de Charleville, là où Rimbaud traînait ses semelles de vent, si quelques restaurants en proposent, ce n’est jamais la vraie, l’authentique que concoctaient ma mère et ma grand-mère

Etape 1 : Il faut cueillir, dans un champ non pollué, des pissenlits (durée 3 heures) ;

Etape 2 : Laver les pissenlits. Il faut éliminer des tonnes de terre (durée 30 mn) ;

Etape 3 : Eplucher les pissenlits : enlever la racine et les feuilles abimées (durée 1 heure) ;

Etape 4 : Faire dorer des lardons de lard gras. Garder la graisse - très bon pour le cholestérol ! - (durée 30 mn) ;

Etapes 5 : Cuire des pommes de terre en robe des champs et les éplucher (durée 30 mn) ;

Etape 6 : Couper les pissenlits en fins morceaux et les pommes de terre en rondelles, mélanger dans la graisse chaude (durée 30 mn ) ;

Etape 7 : Ajouter sel, poivre, ail, oignons hachés et une cuillérée de vinaigre.

AEV 1920-23 Madame C salade au lard

La salade doit être mi- cuite.

Si vous avez un champ prés de chez vous, n’hésitez pas ! Ce sera une occasion de manger des feuilles de pissenlits avant de devoir vous contenter des racines !

P.S. : On remplace souvent le pissenlit par la scarole mais c’est un outrage à ce plat traditionnel. C’est comme un kouign-amann fait avec de la margarine !

24 mars 2020

Recette pour un confinement zen / Brigitte

Après deux semaines dans leur petit pavillon au bord de la Vilaine, Rose, 81 ans encore bien alerte avec toute sa tête et Pierre, 82 ans, bien vif, toujours le mot pour rire. Tous les deux adorent voyager, rencontrer des amis - ils en ont beaucoup ! - et surtout, depuis 20 ans, ils pratiquent le yoga.

AEV 1920-23 Brigitte 51GrmBaYapL

Rose :
Pour vous lever en pleine forme,
Réveillez-vous doucement.

Attendez le petit déjeuner patiemment.
Dans le lit, faites quelques mouvements
En respirant calmement :
Etirez-vous en bâillant bruyamment,
Faites bouger les pieds,
Tournez les chevilles,
Pliez les genoux l’un après l’autre,
Basculez sur le côté.

Le corps est réveillé
Vous pouvez vous lever.

Pierre

Pas le temps de lézarder,
il faut vite préparer le déjeuner :
Graines mixées et fruits savamment épluché.s
Et hop ! C’est parti, Madame attend son thé.
Echauffer la machine,
Cinq mouvements pour mettre le corps en chauffe,
Rituel tibétain efficace à répéter 21 fois.
Après 10 minutes prêt pour la journée !

 

AEV 1920-23 Brigitte Le_Rosier_de_Madame_Husson

Rose :
Ajoutez aux cinq tibétains matinaux
Quelques étirements et abdominaux ;
Mangez léger mais laissez-vous tenter !
A notre âge il est permis de succomber :
Quelques carrés de chocolat,
Un petit apéro avec foie gras,
Juste le week-end pour ponctuer la semaine.

Surtout, pensez à vous occuper dans des lieux différents !
Pierre dans le grenier à trier,
Rose dans le jardin à jardiner.

Chaque soir étalez votre tapis de yoga,
Quelques salutations au soleil,
Méditation et relaxation…

Respirez…Votre corps et votre esprit relâchés…

 
Pierre :
Deux semaines de confinement encore ?!

Ce n’est pas la fin des haricots mais ça commence à me peler l’oignon toutes ses salutations, méditations, relaxations ! Trier les photos, ranger le grenier… Moi je rêve de tailler une bavette avec les copains, refaire le monde devant une bonne raclette avec plein de charcuterie que je n’ai jamais le droit de manger... et que Rose me lâche les baskets ! Elle a inventé un nouveau truc : un mantra à répéter toute la journée : « Quel beau couple nous formons ! Merci, merci, merci ! » 

24 mars 2020

Recette de quiétude / Eliane

CORONA ÉCOLE À LA MAISON

Ma maman disait toujours qu'il faut faire du mieux que l'on peut avec les éléments sur lesquels on n'a aucune prise. C'est une recette de quiétude morale.

Comment puis-je appliquer cette philosophie de vieux sage à la situation dans laquelle nous nous trouvons ?

Etat des lieux avec lesquels je dois m'efforcer de composer au mieux :

Voilà un peu plus d'une semaine que chacun est confiné chez soi afin de limiter le plus possible la propagation du virus. Avant que ne survienne la fin des haricots.

Il s'agit de rester vigilant, de ne pas s'endormir sur le rôti. Les contacts ne sont pas recommandés. Heureusement dans notre isolement nous avons le téléphone et les réseaux sociaux pour garder le lien avec nos proches, famille et amis. Mais en dehors c'est un peu le désert du point de vue relationnel.

Et c'est un peu un événement quand, au hasard de quelques pas dehors pour aller porter sa poubelle, on rencontre un ou deux voisins avec lesquels tailler une bavette. Petite, la bavette, portion congrue. Chacun des protagonistes reste à bonne distance. La conversation est brève et tourne toujours autour du même sujet : épidémie et confinement.

Bouffée d'oxygène que cet atelier d'écriture en ligne qui permet de solliciter nos neurones. Même si parfois on a l'impression de pédaler dans la choucroute pour tenter de pondre un texte qui se tienne. Cela aussi permet de garder du lien. Et c'est si agréable de lire ce que les ami·e·s ont écrit.

Que faire de ces longues heures qui s'étirent devant nous ? Bien sûr il y a la lecture. Mais au Secours ! J'ai épuisé mon stock de bouquins et la médiathèque est fermée. Je l'ai dans le baba, et j'en ai gros sur la patate.

Il y a aussi la télévision, qui permet de chercher le coupable avec les policiers des séries, de chercher à répondre aux questions des jeux ou de se replonger dans un vieux film.

Mais on n'échappe pas aux infos, et en ce moment elles sont plutôt anxiogènes. Car cette épidémie ne se contente pas de nous isoler, elle nous fait peur. Surtout aux personnes qui, comme moi, sont, parait-il les plus à risque car plus âgées. Jamais comme ces jours-ci je n'avais autant pris conscience de mon âge.

Ce virus commence sérieusement à me courir sur le haricot. D'ailleurs… il ne pourrait pas aller jouer ailleurs ? Comme par exemple sur l'Antarctique où les individus sont beaucoup trop rares pour lui permettre de se développer ?

CORONA À LA MAISONMais à bien y réfléchir c'est quand même ce qui risque de lui arriver. Il y aura un moment où il n'y aura plus personne de libre au sein desquels faire des petits. Il ne pourra plus. Ce sera sa ménopause. Et qu'il ne compte pas sur nous pour le laisser bénéficier d'une procréation assistée. On serait plutôt pour une stérilisation massive.

Allez, pas de pessimisme, les carottes ne sont pas encore cuites. Cela aura forcément une fin et ce sera bien avant que je sucre les fraises.

Alors j'écoute ma maman et je fais du mieux que je peux.

19 juin 2019

Consigne d'écriture 1819-32 du 18 juin 2019 : A la façon de Marc Saada

A la façon de Marc Saada

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Marc Saada a écrit, à destination des enfants pas mal de livres dont trois titres en possession de l'animateur  :

Le livre des jamais contents – Le livre des toujours contents – Le livre des pas très gentils 

Il s’agit, à chaque fois, d’un recueil de quinze textes d’une vingtaine de lignes chacun.
C’est un animal ou une chose qui parle ou dont on parle.

En voici la liste :

Le jour qui se lève – l’escargot – la tortue – le grand frère – la fourmi – l’ornithorynque – le couscous – le flamant rose – la coccinelle – la poubelle – le caméléon – le crocodile – les légumes – le chauffeur de car – la taupe – la vache – l’écrivain – la poule – les poissons rouges – la grenouille – la princesse – la chouette – le lapin – le nounours – le castor – la fée – le prince – le clown – la mouette – le taureau – la cuiller et la fourchette – le ballon de foot – le poussin – la télévision – la pomme de terre – la pomme – la mer – le prince charmant – le dragon – le marteau – le chien – les chaussures – la pendule – la sorcière – la fourmi

Chacun des textes des trois livres a une forme spécifique :

Jamais contents : le texte commence par « Ce x ne voulait pas être un x » et le dernier paragraphe commence par « ce x (ou il ou elle) aurait voulu être un.e y ».

Pas très gentils : le texte commence par « Je m’appelle yyy je suis un xxx (y rime avec x) » et se termine par « Bien fait ! »

Toujours contents : le texte commence par « Je m’appelle yyy je suis un xxx (y rime avec x) » et se termine par « Alors, tu comprends maintenant pourquoi je suis si content d’être un xxx ? »

A vous de réécrire plusieurs de ces textes à partir de ces éléments.

N.B. Le site de Marc Saada (Papi Moto !) est ici. Il y a beaucoup d'humour dans ses textes très bien illustrés. Bravo et merci à lui et à ses illustrateurs.

6 mai 2015

Consigne d'écriture 1415-26 du 5 mai 2015 : 4 incipits de Pascal Perrat

4 incipits de Pascal Perrat 

 

Complétez ces propositions de Pascal Perrat empruntées au site Entre2lettres !

Incipit 221 : Elle était née avec une toute petite clé dans la main. Personne ne savait à quoi elle pouvait servir. Papa n'était pas serrurier, maman n'était pas musicienne. Alors on s'interrogeait, qu'est-ce que cela voulait dire ? 

Incipit 220 : Monsieur et Madame Valentin, selon les informations en notre possession votre forfait "Je t'aime" est dépassé. Nous vous proposons... 

Incipit 218 : Une lame de parquet à sa voisine :La dernière fois que tu as craqué, c'était quand ?

Incipit 215 : JE, TU, IL, ELLE et MOI, on en a marre de se taper tout le boulot, tandis que d'autres mots, bien planqués dans le dico, bossent une fois tous les trente-six du mois. Bathyscaphe, par exemple, ça fait combien de temps qu'il est plongé dans un profond sommeil ? Et... 

 

AEV 1415-26 Pascal perrat 1 bandeau-HuemanPro

Cliquez sur cette image pour consulter le bolg de Pascal.

 

25 avril 2017

Une mer d'encre / Maryvonne

AEV 1617-25 Maryvonne porte plumeElle plongea sa plume dans l'encrier puis écrivit le mot « plage ». Des coquillages enluminèrent la page. Amusée, elle trempa de nouveau sa plume dans l'encrier et écrivit le mot...... « sable » et aussitôt des grains de quartz, de mica, de sédiments et de petits cailloux vinrent se coller à la pointe de la plume.

Il ne lui restait plus qu'à construire, avec ce matériau, des châteaux en Espagne, des rivières de diamants, des ponts-levis vers l'avenir, des fleurs du désert, des dunes à perte de vue. Mais pelleter et construire, même avec une plume, ça donne faim. Elle trempa de nouveau la plume dans l'encrier et écrivit le mot « poisson ». Mais sitôt sur le sable de la feuille ils perdaient leurs couleurs, l’œil chavirait et leur chair morte lui dégoûtait l’appétit.

Il fallut alors retourner à la pêche dans l'encrier et écrire « eau »+ « poisson ». C'était beau comme un aquarium mais le poisson cru ne lui disait rien.

Elle n'osait pas écrire « eau »+ « poisson »+ « feu » car sa feuille risquait de s'enflammer et elle n'aurait plus rien pour servir de base à sa magie.

Sa plume se promenait de long en large sur sa plage blanche sans trouver de nouvelles idées, c'est alors qu'au détour d'un plein et d'un délié elle trouva l'idée d'écrire à la ligne le mot « seiche ». Celle-ci arriva ton sur ton sur la feuille blafarde, remuant doucement ses tentacules, puis subrepticement déversa son encre noire.

Elle plongea alors sa plume dans l'encre de seiche et écrivit le mot « bateau ».
Par la magie d'un savant pliage, la feuille en deux, en quatre, en triangle, en revers se transforma en petit bateau.

AEV 1617-25 Maryvonne diagramme-bateau-georgie

Elle eut juste le temps de le rattraper avant qu'il n'aille voguer sur ses rêves, car elle avait oublié de le baptiser comme on doit le faire pour chaque bateau. Elle écrivit sur sa coque : « Le beau marin ».

Le bateau restait immobile, comme échoué sur les quelques grains de sable, il restait en cale sèche.

- Tu rêves encore ! » lui dit sa maîtresse. C'est alors que la porte de la classe s'ouvrit et un petit courant d'air marin vint lui caresser le cou. En se retournant elle vit son papa dans sa belle marinière. Il revenait d'une longue période de pêche en Islande et demandait exceptionnellement à récupérer sa fille tout de suite.

Alors la petite plongea une dernière fois sa plume dans l'encre et écrivit sur son petit bateau : «Larmes de joie » et c'est sur cette petite rivière de larmes qu'elle s'embarqua avec son papa pour de joyeuses retrouvailles.

25 mars 2020

Consigne d'écriture 1920-23 du 24 mars 2020 : Recette

Recette

 

Que faire quand on est confiné chez soi, avec interdiction de sortir faire du sport, pour continuer à rester en forme ? Deux solutions : soit jeûner, soit bien manger !

Vous avez certainement par-devers vous une recette (de cuisine, de santé, de zénitude, etc.). Partagez-la avec nous et surtout dites-nous de qui vous la tenez et quels sont les souvenirs qui lui sont attachés.

Vous pourrez aussi si vous le voulez insérer cinq expressions de cette liste dans votre texte :

 

AEV 1920-23 consigne61uTKTHHfDL

à la noix de coco
aux petits oignons
beurré comme un petit Lu
boire du petit lait
chacun son pain et son hérin (hareng)
confit en dévotion
courir sur le haricot
donner de la confiture à des cochons
en avoir gros sur la patate
engueuler comme du poisson pourri
être bon comme la romaine
finir en queue de poisson
grand dépendeur d’andouille
il ne faut pas s’endormir sur le rôti
l’avoir dans le baba
la fin des haricots
les carottes sont cuites
manger de la vache enragée
mi-figue mi-raisin
pédaler dans la choucroute
sucrer les fraises
tailler une bavette
tomber dans les pommes

17 mars 2020

Confinement / Josiane

180521 Nikon 017

Voilà bientôt une semaine qu’un petit virus a ouvert les yeux de quelques inconséquents qui ne voulaient pas entendre le cri d’alarme de certains soi-disant pessimistes qui prévoyaient notre perte à brève échéance. Certains n’en sont d’ailleurs toujours pas convaincus malgré la rudesse de la leçon.

Et pourtant, pourtant je n’ai-aime... Hola ! Je m’égare. Un des effets de la maladie ? Il paraît qu’elle prend plein de formes différentes, à tel point qu’on ne sait plus à quel saint se vouer.

Bientôt une semaine, disais-je, que nous sommes assignés à résidence et c'est plus facile pour certains que pour d’autres. Mieux vaut une maison à la campagne avec jardin et petits oiseaux (on dirait qu’ils sont plus nombreux en ce moment) qu’un vingt mètres carrés pour 5 en banlieue.

Ici, une semaine ce n’est pas le Pérou, le congélateur est rempli, à la campagne on a l’habitude, c’est loin pour faire les courses. On a ressorti la machine à pain qui dormait depuis que le virus de la flemme nous avait contaminés, la yaourtière aussi et le voisin produit du lait... enfin, ses vaches.

Mais voilà, on nous dit que cette saleté de virus donne la fièvre et qu’il faut vérifier tous les jours si on ne veut pas contaminer son prochain en allant faire ses courses. Mais, j’ai beau me toucher le front, ça ne me dit pas si j’ai
dépassé la cote d’alerte et ici il n’y a pas de thermomètre.

Alors, de ma plus belle plume j’ai rempli le formulaire ad hoc :

AEV 1920-22 Josiane 4L

Je soussigné madame Amélie Chaudevant née le 21 Janvier 1935, demeurant 19, rue Fahrenheit à La Touche Tison.

Je coche la case "Déplacement pour effectuer des achats de première nécessité dans des établissements autorisés".

Je sors ma vieille 4L du hangar et en route pour l’aventure. Il fait beau, le soleil brille, pas un homme dehors (d’habitude on dit « pas un chat ») mais des chats, y’en a partout, à croire qu’ils ont eu une autorisation spéciale.
Pour une fois, je suis tranquille sur la route, moi qui suis toujours tremblotante au volant, le pied prêt a appuyer sur la pédale du frein, je roule gentiment vers la pharmacie, la route est à moi.

Eh ben pour une surprise c’est une surprise, la queue jusqu’au milieu de la rue ( déserte la rue, manquerait plus qu’on se fasse écraser).

Alors faute de sortir son mètre ruban, chacun estime la distance légale qu’il doit respecter pour ne pas se faire héler par un drone ( ça ne risque pas à La Touche Tison !) ou se faire postillonner à la figure par un contaminé. Ici on rentre trois par trois et une préparatrice - la chanceuse, elle a un masque ! - fait la gendarmette quand une petite dame remonte la file en vociférant :

- Moi, je suis prioritaire, ma maman a un cancer et il lui faut en urgence, un masque de protection.". 

La pauvre, comme si ça ne pouvait pas attendre une heure de plus, à croire que le virus fait exprès de rentrer chez les gens quand ils sont seuls.

- Ben moi, je vois pas pourquoi vous passeriez devant, la mienne c’est bien plus grave, elle n’a plus de rein et elle est dialysée".
 

Elles vont se battre, c’est sûr, c’est à celle qui a la malade la plus malade. Une cliente intervient pour tenter d’éviter le pugilat .

- Passez devant, Madame, et expliquez votre cas à la pharmacienne !".

- Pourquoi elle passerait avant nous ? Y’a pas de raison !".

Et tout le monde se rapproche pour ne rien rater de la conversation.

- Oh la la ! Les distances, messieurs, mesdames, les distances, les distances !" crachote un vieillard cacochyme.

Que fais tu là, Amélie ? que j’me suis dit. Peut-être bien que le virus est moins dangereux que tous ces angoissés à la queue leu leu ? Retourne donc dans ton jardin !

J’ai repris ma vieille 4L pétaradante et je me suis dit que la meilleure façon d’échapper à cette sale bestiole c’était bien de rester au chaud à la maison et de cultiver mon jardin pour garder la forme et qui sait... Peut-être faudra-t-il attendre après la prochaine récolte avant de pouvoir se dé-confiner ?


AEV 1920-22 Josiane 4L 59621684463b3357b635c15dbd379987

17 mars 2020

La fin du monde ? Mais non !!! / Brigitte

Je soussignée Rose Ecolo née le 17 Mars 2010, j’habite une cabane en haut d’un chêne au fond du jardin de mes parents, le long de la Vilaine. J’ai dix ans et je suis élue au conseil municipal des jeunes de Cesson-Sévigné.

Je dois absolument me déplacer pour aller rencontrer le futur nouveau maire, il piaffe d’impatience le pauvre !!! Ça démarre assez mal pour lui ce mandat : impossible d’organiser la séance d’intronisation !

Je dois le rencontrer, cette pandémie doit le faire réfléchir et moi je n’arrête pas de réfléchir, je pense même qu’on doit voir sortir de ma cabane une fumée verte, le soir, avant le couvre-feu.

NON, NON la fin du monde n’est pas pour tout de suite, nous pouvons réagir !

AE1920-22 Brigitte Solidarité

Ce confinement un peu difficile à vivre (je passe des heures avec les copines à refaire le monde) a bien des côtés positifs. J’ai décidé d’aller expliquer à M. le maire le sens du mot SOLIDARITÉ que je vois surgir au détour de chaque connexion ou quartier, un groupe d’entraide sur Facebook, des voisins qui sirotent un thé à bonne distance assis au bord de leurs jardins, les goûters Skype, les appels chez les mamies pour aller faire les courses et finalement nos parents qui télétravaillent et passent en mode no stress ! J’ai le plaisir de savourer les petits plats maison concoctés par papa ou maman, d’organiser des parties endiablées de jeux de société en famille et d’apprécier une ambiance plus sereine à la maison et tous ensemble on se serre les coudes pour les devoirs envoyés par nos professeurs…

Le maire, il ne l’a même pas mis dans son programme le mot solidarité alors que déjà, quand il est mis, on a du mal à s’en souvenir.

AEV 1920-22 Brigitte charte-de-l-environnement-le-texte-fondateur-de-l-ecologie-francaiseEt puis j’ai une deuxième impérieuse raison de me déplacer pour le rencontrer lui et son équipe. Un autre mot qui me tient à cœur, du haut de mon chêne en contemplant la Vilaine et en écoutant le chant des oiseaux si fort depuis que la circulation s’est arrêtée, c’est le mot ÉCOLOGIE.

Il est vrai qu’avec un nom de famille comme le mien, je suis tombée dans un pot vert à la naissance. Le vert ne manque pas autour de moi mais lors de nos réunions, dès que l’on parle d’autres sources d’énergie pour chauffer les écoles, de repas bio et locaux, de pistes cyclables sécurisées, on nous répond que nous pouvons toujours aller récolter les détritus le long de la Vilaine…

Réfection de la piscine sans l’ombre d’une énergie renouvelable !!!

Nous, nous y croyons à un changement radical même si nous n’avons que 10 ans, nous sommes prêts, nous semons chaque jour des milliers de petites graines et vous allez voir éclore le début d’un nouveau monde !

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L'Atelier d'écriture de Villejean
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