Concert classique, samedi dernier, à l’académie de musique et l’Adrienne est bien étonnée d’y recevoir la compagnie d’une ancienne copine de classe : à huit ans, sa sœur et elle avaient été obligées de suivre des cours de solfège et de piano et chaque fois qu’elles devaient s’y rendre, elles passaient d’abord par le bureau de leur père, pour essayer de l’amadouer et d’obtenir de ne pas devoir y aller.
Elles n’étaient pas mûres pour la muse et préféraient musarder.
C’est assez logique.
Mais comme chacun sait, l’âge adulte rend amnésique : à leur tour, elles ont obligé leurs enfants à apprendre un instrument 🙂
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Le lendemain, au moment où il fallait ouvrir l’expo, il y avait déjà une multitude de grands et de petits musiciens entre les murs de la salle pour une journée consacrée au hautbois.
Un magnifique buffet de pique-nique attendait ceux qui auraient une petite faim ou une petite soif.
– La voilà donc, se dit l’Adrienne, la baguette magique de la motivation !
Comme elle occupait une place stratégique, avec l’accueil à côté du buffet, la bénévole de service lui a demandé de surveiller aussi celui-ci.
Bien sûr, les enfants, les uns après les autres, sont venus muser dans les parages : Madame, je peux avoir une pomme ? une mandarine ? un muffin ? une gaufre ? un jus de fruits ? du cécémel?
– Tant pis, s’est dit Madame, la responsable du buffet n’avait qu’à le surveiller elle-même.
Car avouez-le : la politesse, c’est une arme psychologique redoutable 😉
Nous collectons du vocabulaire : des mots qui commencent par ca, cl, co, con, cou, cr, cu, que, qui, etc.
Si la sonorité « k » apparaît deux fois dans le mot (ex. cucurbitacée, concupiscence, quiconque) c’est encore mieux.
Quand vous en avez relevé une vingtaine, vous pouvez commencer à écrire en insérant un maximum de ces mots dans votre texte.
Le thème d’écriture est le club, l’association, le groupe d’humains qui se réunissent dans un local, un café, un stade, une salle de concert, un repas de famille... Racontez ce qui s’y passe, ce qu’on y échange, qui on y rencontre.
Rakontez cela en remplaçant par un "k" toutes les sonorités des mots komportant ce son ke vous y placerez.
Nous franchirons ainsi un pas de plus en direktion de la nécessaire réforme de l'ortograf ! ;-)
Pas de Kylian, de Kopa ni de Kaka, mais plein de Kenzo, de Kamel et de Kristopher...
Le merkredi à katre heures, chakun enfile ses Nike fluos à krampons et kelkes minutes plus tard, c'est 22 kids frénétiks ki kourent sur le stade komme s'ils konkouraient pour la koupe du monde.
Pleuvent les kartons rouges, les kartons jaunes sous les kris hystériks de parents en kolère kontre le petit k... qui a osé takler leur biket, futur crack des kompétitions internationales.
Avec une inkommensurable mauvaise foi, ils kontestent et kritiquent enkore et enkore l'édukateur ki arbitre le match et à cink heures, c'est ékoeurés k'ils rentrent chez eux en kommentant kopieusement les okkasions mankées, les tirs mal kadrés et les korners injustement akkordés.
Ke l'on sabote ainsi la karrière de leur kouvée, alors que la konkurrence est rude, est komplètement inkoncevable.
Merkredi prochain, k'on se le dise, ce sera changement de kap... ou changement de klub !
– Du kalme ! Du kalme, kompagnons ! Maintenant ke nous avons konklu un akkord kontre le c et le q, kontinuons le kombat ! Les ékoliers nous en seront rekonnaissants : kassons les kodes et passons à l’ortograf fonétik !
– Komme vous l’avez sûrement déjà remarké, déklara un konfrère d’Outre-Kiévrain, en Belgik la konsonne finale sonore se prononse sourde. Kelle ortograf va-t-on sélektionner? Ekrira-t-on « bienvenue au Klub » ou Bienvenue au Klup »?
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Voilà pourkoi, Mesdames et Messieurs, on ékrira enkore chrysanthème et orchestre un bon bout de temps. 🙂
- Et k'est ce ke vous chantez ? Je pourrais venir faire la klaque.
- On chante des chants de tous les pays du monde, dans toutes les langues du monde, sans rien komprendre et pourtant ce n'est pas une kakophonie ni une kalamité mais plutot une kontribution dans la lutte kontre les konspirationistes de droite qui veulent nous faire kroire que les migrants n'ont rien a faire chez nous.
- Et ki porte la kasquette du chef d'orkestre ?
- Les « Marion », deux jeunes femmes super ,! Elles nous font faire des exercices de voix et de posture avant de kommencer, ensuite kelk'un propose un chant et ékrit les kouplets et le refrain en phonétike pour que chakun puisse lire, à kondition que tu saches lire le français bien sûr !
- Ce ki n'est pas le kas de tout le monde ?
- Non c'est plutôt le contraire, à part les trois ou katre françaises du groupe : dans l'ekipe, il y a des Afghans, des Géorgiens, des Soudanais, des Afrikains, des Iraniens, des Albanais, des Ukrainiens et ce n'est pas limitatif ; la plupart ne lisent pas, alors ils apprennent juste à l'oreille.
- Et vous allez donner un koncert ?
- Oui c'est prévu pour le solstice d'hiver, ce sera notre kadeau de fin d'année. Le plus drôle c'est kand il faut faire des gestes en chantant, là on est tous sur le même plan, parce ke moi je suis nulle à ce jeu là ! Il y en a d'autres, krois-moi ! Une vraie katastrophe !
- Et vous vous amusez bien, l'ambiance est bonne ?
- Sûrement ! Tiens, la dernière fois on a chanté : « Y a 5 à 6 moutons » moitié en français, moitié en breton et on a même dansé un an dro retourné là-dessus et on a bien rigolé : la personne qui faisait danser dansait avec des békilles parce qu'elle s'est kassé la cheville cet été ; les Afghans tapaient sur le djembé, il ne mankait que les kastagnettes !
- Si kelk'un était passé, vous étiez bon pour la kamisole !
- Koudonc, komme dirait mon kopain kébékois , faut être kurieux dans la vie !
- C'est sûr , c'est sans doute la klé du bonheur !
Y'a kelk'un ki m'a dit ke c'était inkonvenant de kommencer un texte par "Je". K'importe, je suis kontente parce ke aujourd'hui j'avais envie de kauser d'un nouveau mot entré dans mon vokabulaire - ou mon vokable komme il vous konvient - et ceci le Week-end dernier.
Pas de kestionnement, ma référence est fiable puiske je l'ai entendu de Rebeka Manzoni, lakelle diskute de livres, de films ou de théâtre au Maske et à la plume avec une ékipe korale de kritikes. Ce ne sont pas vraiment des komikes mais il m'arrive de m'esklaffer parfois à leurs konneries. Eskusez-moi, bêtises n'a pas de k mais eux sont parfois de vrais kas, très kultivés mais au service d'une kause, l'art cinématographike en partikulier mais aussi la komédie et la littérature.
Parfois ils pourraient mettre un kouverkle sur leurs kritikes dithyrambikes avec parfois une kavalkade de mots savants dignes d'un diskours épike.
Alors ce mot ? Il est encore dans mon koffre fort et je kompose avec mon krayon une krysalide pour ke tout à l'heure il vienne vous faire koukou.
Je vous préviens il n'est pas à mettre dans le bek de tout un chakun, même s’il est logikement dans le diktionnaire. Ne le prétez pas à un katékumène ni à un kuré mais peut-être à un kolonel kar à l'armée on ne se mouche pas du koude. Sous le képi et l'uniforme kaki peuvent naître kelkes mots kakas par pure provokation.
Dans un langage kourtois il apparaîtrait komme une kokille dans un jeu de kille.
Au kamasutra cher à ma chik kousine Edorée il pourrait y trouver une place adékouate.
Je vois bien que vous êtes inkiets mais n'ayez krainte ! Prenez-le comme un mot cokin et non comme une insulte. Notez-le, il fera rire et sera la cokeluche des bons mots dans un banket.
Je kommence par sa définition : terme humoristike dérivé du grek qui kontourne le karaktère injurieux pour désigner une personne agaçante.
C'est un véritable orchidoclaste = Kasse-kouilles, kasse-bonbons !
Komme si le monde n'était pas assez piké komme ça, voilà ke les pubs de France-Inter nous konseillent de nous faire vakciner kontre le kovid, la grippe, la kokeluche, etc. Ils ont vite fait de pousser grand-mère dans le konkasseur à la radio ! Il faudrait même k'on s'inkiète, paraît-il, du zona ki est tout sauf une maladie kelkonke.
Alors j'ai le choix. Soit je fais le kasanier et je me klakemure dans ma kuisine en éteignant le poste après le jeu des 1000 € - ki a lieu en direct de Konkarneau ou Kankale - pour ne pas me farcir les konfrères de Didier Raoult, soit je sors voir dehors si j'y suis, en bonne santé ! C'est ce ke je fais le mardi où les koups komptent double voir triple si j'inklus les kourses au Leklerk.
Bienvenue au klub !
Ce matin dans les konciliabules de l'avant-korale, kand on kankanait avant de monter installer notre kakophonie dans la salle dite du « Refuge », le sujet de konversation principal de mes kontemporaines était... la katarakte ! Ça kasse un poil ma barake et mes konsidérations kokorikoeskes sur la bonne santé des kinkagénaires + 20 karats ! Je me suis mis le doigt dans l'œil jusk' au koude ou komme dans un loukoum, Khalsoum !
Bienvenue au klub !
C'est écrit sur la porte de la salle Mandoline : « Klub ékriture ». Pourtant tout le monde ici, du klown ki anime la séance et pond des konsignes jamais kommodes jusk’ aux kokines ki lui cherchent konstamment des krosses, tout le monde appelle cette réunion « Atelier d'ékriture ».
C'est koi la différence entre un klub et un atelier ? J'ai une réponse kokasse à cette kestion. Depuis ke je kollectionne les kaskettes de chef de khœur et d'oulipo-sadike de la veille du merkredi, un atelier c'est un endroit dans lekel je me farcis tout le boulot préparatoire !
Un klub j'arrive les mains dans les poches et je n'ai rien d'autre à faire ke ça : jouer ! Jouer aux écheks !
Bienvenue au klub !
Koike... komme dirait Raymond Devos ! c'est kand même Bibi ki sort les trois jeux Kasparov du plakard, ki installe les kavaliers, les fous, les pions et les têtes kouronnées sur les kases adékwates de l’échikier !
C'est kand même ma pomme ki s'enkikine ou s'enkonkombre l'esprit avec des essais de jouer la Karo-Kann, la skandinave, la Kalachnikov et ki visionne les vidéos de Mark Kénéhen pour tenter de komprendre kelke chose au jeu des kouleurs, aux kolonnes ouvertes, au roke différé.
Mais bon je suis d'akord ce n'est pas un travail ! D'ailleurs je ne me souviens preske plus d'avoir subi, des années durant, la kontrainte d'aller au turbin pour gagner ma kroûte !
De faire du katalogage en kontinu ne m’a jamais paru vraiment kasse-kouilles et de fait je me suis toujours bien entendu avec mes kollègues, ça aidait !
Je poursuis d'ailleurs mes travaux de moine bénédiktin en kavalkadant dans la généalogie de ma belle-famille grâce au logiciel Généatike, en numérisant des photothèkes ou... en frékentant des ateliers !
Bienvenue donc au klub des gens plus ou moins imbéciles ou plus ou moins heureux !
Je ne suis pas ici pour rakonter ma vie ni pour en faire le bilan même si d'aukunes en sont rendues à m'écrire des chansons ki pourraient bien me servir d’éloge funèbre ! Jusk'à présent, sans avoir jamais eu ni jambes ni bras kassés, sans kancer, sans maladie kontagieuse, sans krach boursier, sans akcident de la route ou de la déroute, tout s'est toujours bien goupillé pour ma pomme, surtout depuis ke je me suis marié : par exemple je gagne toujours au Skrabble ou aux jeux de société auxkels on joue avec Anne J. à Lannion.
Peut-être finalement ke j'ai juste une chance de koku ?
Je demanderai à ma konkubine kand elle rentrera demain matin !
Il ne vous est pas demandé de les résoudre ! Mais vous disposez d’une image, des dix mots ci-dessus, d’un sujet au choix (Mathématiques ou Musique, parlez nous de votre rapport avec ces disciplines) et d’une forme possible, l’anaphore (« je comprends / je ne comprends pas », formule à répéter en tête de chacune de vos phrases si vous le souhaitez).
Je comprends que sur le dessin que l'on vient de me remettre, il y a trois pistes qui se coupent au centre en formant une place dite logiquement place centrale.
Je comprends qu'en bordure des pistes se trouvent des flocons de couleur blanche qui symbolisent les lueurs de l'intelligence artificielle.
Je comprends que grâce à la propagation d'un trait qui rejoint toutes les lueurs entre elles vous obtenez une toile d'araignée.
Dans le domaine de l'intelligence animale c'est un bel hommage à notre Arachné dont le tissage fait fureur d'époque en époque depuis l'antiquité. (Athéna la transforma en araignée).
Sa plus belle invention fût le fil de fuite qui va du centre de la toile donc du piège à son logis. Elle est ainsi prévenue par la pulsation du dit fil qu'une proie est capturée. Grâce à ce cyber-horizon, elle a le dévoilement de son futur repas en place centrale.
Maintenant, si je file la métaphore, un animateur d'atelier d’écriture, par exemple, lancerait des pistes individuelles qui en fin de séance se retrouveraient dans un croisement central, sorte de placette où se tiendra le théâtre de la lecture. Des petites lumières seront au bord des pistes pour éclairer des mots à cueillir et à introduire dans le texte que vous allez tisser et qui deviendra lumineux. Votre style devra être simple et élastique, solide mais joli comme la soie.
Si votre texte plaît le piège aura fonctionné et l'assistance vous écoutera avec différents sentiments propres au goût de chacun.
Si vous vous prenez pour Spider-girl vous vous sentirez à l'aise dans l'exercice, sinon prenez tout de suite le fil de fuite et rentrez dans votre trou obscur !