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L'Atelier d'écriture de Villejean

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20 mai 2025

Hallucinations des IA / Lothar

 

 

 

Approfondissons la modélisation mathématique des hallucinations des IA à travers les concepts de Gödel, Kalman et les couches cachées.

 

1. Hallucinations des IA et Modélisation Probabiliste

 

Les hallucinations des IA sont souvent dues à des erreurs dans l’estimation des états internes d’un modèle. Cela peut se décomposer ainsi :

 

• Problème de généralisation : Un modèle IA extrapole à partir de données apprises, mais cette extrapolation peut produire des résultats incohérents.

• Distribution probabiliste : L’IA ne fonctionne pas avec des règles fixes, mais avec des probabilités. Un réseau neuronal estime des poids et prend des décisions stochastiques, ce qui induit des erreurs.

• Propagation d’erreurs : Une erreur dans les premières couches du réseau peut affecter l’ensemble du raisonnement, créant un effet chaîne pouvant conduire à une hallucination.

 

2. Couches Cachées et États Latents

 

Les couches cachées d’un réseau neuronal correspondent à des états internes inconnus, similaires aux variables que le filtre de Kalman cherche à estimer.

 

• Transformations non linéaires : Les réseaux neuronaux appliquent des fonctions complexes aux données. Ces transformations créent des structures non interprétables, rendant difficile l’explication des erreurs.

• Perte d’explicabilité : Contrairement à un modèle classique, un réseau neuronal ne possède pas de logique stricte. Il ajuste des poids sans garantir la transparence de la décision finale.

• Influence des données d’entraînement : Les couches cachées forment une mémoire statistique du passé, mais elles peuvent amplifier des biais ou inventer des réponses imprécises.

 

3. Gödel : L’Incomplétude et l’Impossibilité de Tout Déduire

 

Le théorème de Gödel montre qu’il existe des vérités indémontrables dans tout système formel complexe, ce qui peut s’appliquer à l’IA :

 

• Limites d’un modèle neuronal : Aucune IA ne peut couvrir tous les cas possibles. Certaines données seront inconnues et généreront des erreurs imprévisibles.

• Incohérence locale : Un réseau neuronal peut produire des réponses qui semblent correctes mais qui sont fondamentalement fausses, car elles reposent sur une logique interne déconnectée de la réalité.

• Non-détection de ses propres erreurs : Comme un système formel qui ne peut prouver sa cohérence, une IA ne peut entièrement vérifier qu’elle fonctionne sans halluciner.

 

4. Le Filtre de Kalman et la Correction Probabiliste

 

Le filtre de Kalman cherche à réduire l’incertitude en combinant une prédiction et une correction basée sur de nouvelles données. Dans le cas des IA, il pourrait être utilisé pour :

 

• Améliorer la cohérence des réseaux neuronaux : En ajustant les poids des couches cachées en fonction d’estimations probabilistes plus fiables.

• Limiter les hallucinations : Si l’IA génère une réponse incertaine, un modèle inspiré de Kalman pourrait recalculer et réévaluer la fiabilité de l’estimation.

• Filtrage des états latents : L’IA, en adoptant un mécanisme correctif, pourrait identifier des incohérences en temps réel et éviter les réponses absurdes.

 

Conclusion : Vers une IA Plus Stable

 

L’incomplétude des hallucinations IA découle d’une combinaison de :

 

• États latents inconnus (couches cachées),

• Limitations théoriques (Gödel et la non-démontrabilité),

• Erreurs probabilistes (modèle neuronal imparfait),

• Correction imparfaite (Kalman peut aider mais ne supprime pas entièrement l’incertitude).

 

Pour améliorer la fiabilité des IA, une piste serait de combiner un filtre de Kalman et une régulation inspirée de l’incomplétude, permettant à l’IA de reconnaître ses propres limites et de filtrer les réponses incohérentes.

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20 mai 2025

Faute de poisson, chaque chose reste bien à sa place / Lothar

 

Time Together, 1996 by Szumowski


« Quant à chaque mouton son pré quand la lecture élève l’esprit »

 

Tandis que se lasse la Rivière
Quand Elle s’ emboucle et se déplie
Jusqu’ aux esses des grands moulins
Tandis que le jour doucement prépare ta soirée
Et ne traîne plus comme un appât

 

Tandis que la Rivière se lasse
Sous le soleil faiblissant
L’ été se suspend par dessus les peupliers
En figurines de papier

 

Tandis que des profondeurs de l’onde
Des poissons alphabet
Bondissent sous tes yeux
Les maisons éclatées rendent une image
Plus rêche à ton oreille

 

Aux sons de mille cloches

 

Tandis que la forêt s’assombrit
D’une volonté d’ombrelles en sommeil déjà :

 

À chaque écho son ruisseau
À chaque mouton son pré
À chaque collerette sa fleur
À chaque frondaison son arbre

 

Et toi … ma Douce
Assise, en sage esse, sur mon panier de pêche
Tu lis ici

 

Encore un peu

 

 

"Nimbus nimbé des limbes bues tues"

20 mai 2025

T comme Trophée / Adrienne

 

 

 

Rien ne se crée, rien ne se perd, dit-elle.
La nature est bien faite.

 

Elle dit aussi : Œil pour œil, dent pour dent.
Elle n’est pas de celles qui tendent la joue gauche quand on a frappé celle de droite.

 

Chaque retour à la maison lui fait conclure qu’on n’est nulle part aussi bien que chez soi.
Et la plupart de ses actions sont suivies d’« On n’est jamais si bien servi que par soi-même ».

 

Pour les couples ou pour les amitiés, elle a deux phrases :
Qui se ressemble s’assemble.
Les contraires s’attirent.
Elle ne semble pas y voir de contradiction.

 

Elle donne des torgnoles qui laissent des marques sur la joue parce que « Qui aime bien, châtie bien ».
Pourtant elle dit aussi qu’il ne faut pas se fier aux apparences.
Que les apparences sont trompeuses.

 

Les proverbes, c’est comme les trophées : si on en possède, on les expose.

 

***


Source de l’illustration ici. « Pienter » signifie quelque chose entre malin et futé.

20 mai 2025

La Musique adoucit les moeurs / Jean-Paul

 

La musique adoucit les mœurs mais pas celles du professeur Nimbus, mélomane amateur dont il ne faut pas écorcher les oreilles.

 

Samedi dernier il est allé à la Bibliothèque des Champs libres rendre les documents qu’il y avait empruntés. Quand il est arrivé au coin de l’esplanade Charles de Gaulle il a vu qu’il allait devoir croiser sur son chemin la manifestation pour la sauvegarde de la langue bretonne.

 

 

Il a traversé la place en diagonale tout en réfléchissant à un problème de géométrie où l’on parle de trains qui vont à la rencontre de baignoires dont le fond est percé mais ses calculs se sont arrêtés quand, arrivée devant la bibliothèque, la manif a tourné à gauche pour venir stationner sur l’esplanade.

 

Revenons à la musique, aux mœurs et à l’esprit parfois très plaisantin du professeur. Au moment de la rencontre les manifestants avaient délaissé leurs slogans en breton et avaient entonné le fameux « Bro gozh ma zadou », leur chant identitaire… emprunté aux Gallois !

 

« Entonner » est un mot gentil employé ici en lieu et place de « brailler passablement faux ».

 

Le cours des Alliés était barré par un véhicule de police gardé par un seul agent chargé de surveiller et contrer les débordements éventuels des manifestants - mais pas leurs fausses notes ! -. Le professeur a eu une envie folle de s’adresser à lui en demandant :

 

- Faites quelque chose! Il y a urgence ! Empêchez-les ! C’est horrible ! Ils sont en train de massacrer leur hymne national !

 

 

Par bonheur les aventures du professeur Nimbus sont celles d’un savant un peu décalé qui ne prononce aucune parole. Tournesol est sourd, Nimbus est muet, comment voulez-vous que la science avance ?

 

Il a donc échappé, peut-être, au pire ! Si le flic avait manqué d’humour – cela arrive, parfois – ou s’il avait été bretonnant lui-même, Nimbus aurait pu terminer sa soirée au poste !

20 mai 2025

Pas de chance ! / Jean-Paul

 

Parfois, il y a des années sans. Le professeur Nimbus est retourné au festival de chant choral de la ville d’I.

 

Comme il est scientifique de profession, avisé quelquefois et doté d’une connexion à Internet il s’est documenté auparavant sur la chorale A qui chante du Y et du Z, la chorale B plus axée sur la musique du monde, le groupe de chants de marins C, le choeur qui se produit avec un orchestre baroque, etc. Bref, comme un homme averti en vaut deux il a fait son choix sans considérer, pour une fois, qu’A+B=X.

 

Il y avait cinq lieux de concert disséminés dans le village d'I.

 

Chaque chorale disposait d’un temps de passage de 30 minutes. Tout a débuté à 14 heures, s’est donc terminé à 14 h 30 et l’on a eu droit à dix minutes de battement pour se rendre d’un lieu à l’autre pour un autre concert débutant à 14 h 40.

 

Tout devait être terminé à 17 h 10 car à 17 h 30 il y avait un grand concert final dans l’église.

 

Non, ami·e·s mathophobes, on ne vous demande pas combien de concerts ont été dispensés au total cet après-midi-là !

 

On veut juste savoir pourquoi le professeur s’est enquillé du Jean-Jacques Goldman, du Olivia Ruiz, du Sanseverino et plein de chansons récentes harmonisées de telle façon qu’on en vient à douter du fait que la musique adoucit les mœurs.

 

La palme revient à ce tube, « Pop corn salé » dont les paroles disent, à peu de choses près,  « On regardera la fin du monde en mangeant du pop corn salé ». Il y a longtemps, semble-t-il, que les jeunes générations d’auteurs-compositeurs ne se posent plus la question « Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ? » !

 

Plus tard dans l’après-midi Nimbus aura droit à une version mal taillée du "Temps des fleurs" avec un refrain allongé mais chanté faux, une harmonisation des Champs-Élysées qui donne envie de bousiller l’arc de triomphe et un « Mon amant de Saint-Jean » qui a quand même réussi à faire valser deux personnes.

 

Heureusement le concert de chants de marins était tout à fait plaisant et le violoncelle du groupe Voix nomades toujours impeccable pour accompagner ces voix féminines qui font voyager partout dans le monde mais surtout à l’Est alors que leur chef de choeur vit totalement à l’Ouest - du côté d’Audierne - !

 

Et puis le concert à l’église à rattrapé tout ça mais, manque de bol total pour notre exigeant mélomane, là où le professeur à nom de nuage attendait de la musique gaie ou traditionnelle, comme annoncé sur le programme, il s’est pris deux Stabat mater dans la tronche !

 

Faut pas rêver, non plus, professeur ! On n’a jamais chanté «  Tata Yoyo », « La Bonne du curé » ou « Le Zizi « dans l’église d’I. !

 

Et avec le tapis rouge qu’on est en train de dérouler sur les radios de service (?) public au plus tradi-catho des conservateurs vendéens, ça ne risque pas de commencer demain !

 

 

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20 mai 2025

Sauvé des eaux / Jean-Paul

 

Parfois le professeur Nimbus fait des listes.

 

 

Quand il est enfin seul, qu’il a fini de comparer les racines carrées et celles,
plus chrétiennes, de l’Europe, il se fait son bistrot-mémoire.

 

Pour les « sauvés des eaux », il a aligné :

 

Boudu ;

 

Noé avec son arche ;

 

Pinocchio enfin sorti du ventre de la baleine ;

 

Robinson Crusoé 

échoué 

sur son île déserte sauf le vendredi ;

 

Le Titanic dont la mémoire est conservée

grâce aux pratiques

et aux techniques

hallucinématographiques ;

 

Le radeau de la Méduse dont le souvenir nous est resté

grâce aux trempettes de Géricault ;

 

Celui de "Coke en stock" ;

 

 

Celui des "Disparus du Mirific"

(un album d’aventures de Chick Bill par Tibet) ;

 

 

Le club des hydropathes ;

 

"Les Naufragés du temps", une BD de Forest et Gillon ;

 

Le descendu du bateau ivre ;

 

Vénus sortant du coquillage

(Comme ça botte icelui

Qui assiste à la scène !) ;

 

Moïse

Sauvé du Nil obstat

Par la fille du Pharaon qui en avait dans le cigare.

 

 

Mais les plus nombreux des sauvés des eaux

Ce sont les alcooliques,

Du moins

Ceux qui ne boivent pas de Perrier !

 

 

20 mai 2025

La Musique adoucit les mœurs / Marie Sylvie

 

Dans un petit appartement au sixième étage, vivait un certain Monsieur Grincheux. Son nom n'était pas un hasard : Monsieur Grincheux portait bien son sobriquet. Il détestait le chant des oiseaux, les sourires des voisins, et surtout, par-dessus tout, le joyeux brouhaha de la vie. Chaque matin, son réveil était un supplice. Il s'extirpait de son lit avec l'élégance d'un pachyderme ensommeillé et l'humeur d'une porte de prison rouillée. 

 

Un jour, sa vieille radio poussiéreuse et oubliée se mit en marche toute seule. Un air entraînant, aux cuivres pétillants et aux percussions frénétiques, envahit la pièce. Monsieur Grincheux tenta d'abord de l'éteindre mais ses doigts boudèrent. L'air insidieux commença à le titiller. D'abord un orteil, puis un genou, et bientôt, c'est tout le corps qui se balançait sans même qu'il s'en rende compte. Il ne dansait pas vraiment, il désengourdissait ses articulations avec une vitalité inattendue, comme il aurait dit.

 

Puis, une pulsion irrésistible le saisit : il sortit son balai et commença à simuler une guitare électrique, hurlant des " WOUHOU ! " absolument pas dignes de son statut de râleur professionnel. Les murs fins de l'immeuble firent le reste. Intrigués par ce vacarme inhabituel, les voisins commencèrent à frapper à sa porte. D'abord timides puis enjoués, ils entrèrent attirés par la folie contagieuse  émanant de l'appartement. 

 

En moins de temps qu'il en faut pour dire " pogoter", le salon de Monsieur Grincheux était transformé en piste de danse improvisée. Il se retrouva au centre, souriant bêtement, le balai toujours à la main, entraînant ses voisins dans une sarabande endiablée. À la fin de la soirée, épuisé mais étrangement léger, Monsieur Grincheux réalisa une chose : il avait ri... pour la première fois depuis des années.

 

MORALITÉ :

 

Méfiez-vous des vieilles radios qui se mettent en place toutes seules. Elles pourraient bien vous transformer en maître de cérémonie d'une fête impromptue et vous faire découvrir que même le plus grand râleur du monde peut avoir le rythme dans la peau ... et le sourire aux lèvres  !

 

 

20 mai 2025

Le Professeur Bédouard et la sagesse aérienne 

 

Le Professeur Bédouard, éminent spécialiste des textes anciens et des pensées profondes, avait une conviction inébranlable : la lecture élève l'esprit. 

 

C'est ainsi que, chaque matin, avec son fidèle caniche Fifi, aussi savant en philosophie canine qu'il l'était en creusage de terrier, il s'aventurait dans des montagnes escarpées. Non pas pour l'air pur, oh non ! Mais pour trouver un lieu idéal où son esprit, nourri par les lignes de son imposant bouquin, pourrait s'élever littéralement jusqu'aux sommets. 

 

Un jour, perché sur un piton rocheux précaire, le Professeur, absorbé par un traité sur l'apesanteur de l'âme, ne vit pas le faucon pèlerin, Archibald, qui tournait dans le ciel, l'œil vif et l'estomac creux. Archibald, grand amateur de montres de poche brillantes et de lunettes cerclées, repéra la cible parfaite : les petites breloques du Professeur, qui, en pleine méditation textuelle, avaient l'air délicieusement vulnérables. 

 

Archibald piqua. Le Professeur, pris de court, lâcha son livre et se retrouva, par un étrange effet de balancier induit par le vol du rapace, suspendu dans le vide, sa tête frôlant les serres du faucon. Fifi, d'habitude si placide, aboya frénétiquement. Soudain, un paysan montagnard qui s'entraînait au tir sur des boîtes de conserve, avec une précision disons... aléatoire, vit la scène. Pensant à une agression de basse-cour sur ce qu'il crut être un mouton sans laine, il visa le faucon. Son tir, comme d'habitude, manqua la cible. 

 

Mais le coup de fusil, aussi imprécis fut-il, eut un effet inattendu. La détonation fit sursauter Archibald qui lâcha le Professeur,  non sans lui avoir arraché un pan de sa redingote et une des lunettes. Le Professeur Bédouard, grâce à un courant ascendant inexpliqué et à une poussée d'adrénaline digne d'un lancement de fusée, ne tomba pas. Au lieu de cela, il se retrouva porté par le vent, son livre qu'il avait miraculeusement rattrapé en plein vol, ouvert sur le chapitre : « L'art de flotter sans effort ». Il atterrit en douceur sur un autre sommet, Fifi à ses côtés, et, l'air grave, déclara :

 

- Vous voyez, Fifi ? La lecture, même lorsqu'elle vous met dans des situations invraisemblables, finit toujours par vous sortir d'un mauvais pas... parfois littéralement.

 

MORALITÉ :

 

Si la lecture élève vraiment l'esprit, soyez vigilant car elle pourrait aussi vous élever un peu trop près des rapaces affamés et des chasseurs maladroits. Et n'oubliez jamais qu'un bon livre est aussi utile pour la sustentation mentale que pour amortir une chute... ou pour donner l'illusion de flotter sur une montagne ! 

 

 

 

Cette illustration me fait penser à une sorte de " Don Quichotte" de la lecture face à la nature sauvage. 

20 mai 2025

La Grande illusion / Marie Sylvie

 

Monsieur Barnabé, un homme d'une précision horlogère et d'une anxiété cosmique, était persuadé d'une chose : la fin du monde était imminente. Non pas par une météorite lointaine ou une invasion extraterrestre mais par une menace beaucoup plus insidieuse... et collante. Obsédé par l'idée de démasquer cette apocalypse rampante, il avait investi toutes ses économies dans le plus puissant télescope qu'il put trouver, un engin massif qui occupait tout son balcon et le rendait impopulaire auprès de ses voisins. 

 

Chaque soir, à la tombée de la nuit, Monsieur Barnabé s'installait derrière l'objectif, son cœur battant la chamade, prêt à capturer le moindre signe de catastrophe annoncée. Il passait des heures à scruter les étoiles, les galaxies lointaines et les nébuleuses mystérieuses. Il rêvait de découvrir un trou noir gourmand, une comète malicieuse ou même une simple étoile filante un peu trop audacieuse. 

 

Et puis, un soir, ce fut le choc. En ajustant le focus, il vit apparaître sur un fond de vision, non pas un astéroïde géant ou une supernova apocalyptique mais un monstre velu, aux yeux multiples et aux mandibules menaçantes, occupant tout l'écran. C'était la créature la plus terrifiante qu'il eût jamais imaginée ! Monsieur Barnabé hurla, fit tomber ses lunettes et recula, les jambes tremblantes, persuadé que l'ennemi était à portée de main, prêt à le dévorer, lui et le reste de l'humanité. 

 

- C'est la fin ! La  Fin du Monde est là ! Elle nous observe ! Elle va nous aspirer  !

 

Il alerta les autorités, les journalistes et même son pauvre chat, Aristote, qui, lassé, continuait de dormir sur le tapis. Personne ne le crut. Le lendemain, armé d'une pelle et d’un courage inattendu, il s'approcha du télescope, les yeux mi-clos. Lentement il baissa son regard... et découvrit le monstre.

 

Ce n'était pas une entité cosmique dévastatrice mais une minuscule araignée, perchée avec nonchalance sur l'objectif du télescope, juste à l'extrémité. Avec ses multiples yeux, elle fixait Monsieur Barnabé, non pas avec malveillance mais avec l'indifférence d'un arachnide contemplant un humain en plein délire. La Fin du Monde tenait dans le creux de sa main  !

 

MORALITÉ :

 

Parfois, la fin du monde n'est pas une menace cosmique lointaine mais un minuscule détail collé à votre propre nez. Et on peut passer sa vie à chercher des problèmes là où il n'y a qu'une toile d'araignée !

 

 

13 mai 2025

Consigne d'écriture AEV 2425-28 du 13-05-2025 : Quatre réveillons de Noël. 1, Marinette raconte

 

Quatre réveillons de Noël. 1, Marinette raconte

 

1. C’est le soir de Noël. Il neige sur la petite ville qu’habite Marinette. Les invités sonnent à l’entrée du pavillon.

 

2. A l’intérieur Marinette est aux fourneaux. C’est donc Mirabelle, sa fille de douze ans, ado accro au téléphone portable, qui va ouvrir la porte.

 

3. Échange de bises de Marinette avec sa belle-sœur Samantha accompagnée de son mari Ludovic et surtout de leur adorable bébé que Mirabelle a surnommé « Bigorneau ». On ne la voit pas sur l’image mais la belle-mère de Marinette, maman de Samantha, Mamita, est aussi de la fête.

 

4. Tout le monde a pris place dans le salon. C’est champagne pour l’apéro. Mirabelle a replongé dans ses applis. On voit que Mamita est d’origine indienne.

 

5. C’est l’heure du plat de résistance. Marinette amène sur la table un plat fumant.

 

 

6. Le bébé a faim. Samantha reste à table pour lui donner la tétée. Mirabelle semble contrariée par la durée de ce repas familial… ou par autre chose.

 

7. Tandis que Ludovic monte coucher le petit Bigorneau Marinette invite Samantha à jouer du piano.

 

8. Les deux femmes chantent pendant que Mamita amène les assiettes pour le dessert. Il y a un cadre sur le dessus du piano.

 

9. Ludovic est redescendu. En compagnie de Mamita, il applaudit Samantha qui les salue en s’inclinant comme le font les artistes. Marinette, restée devant le cadre, verse une larme.

 

10. On retourne à table pour le dessert. Marinette amène depuis la cuisine un magnifique fraisier. Mirabelle est retournée à son smartphone au bout de la table.

 

11. Mon Dieu ! Marinette a trébuché. Le gâteau n’est pas tombé sur le sol mais elle s’est écrasé la figure dans un coin de la pâtisserie posée à temps sur la table .

 

12. Devant les invités effarés, la mère et la fille règlent leurs comptes. C’est violent.

 

13. Marinette à bout de nerfs est sortie pleurer sous la neige au fond du jardin. Samantha lui amène sa part de gâteau. Joyeux Noël quand même !

 

***

 

Il s’agit d’une œuvre collective à constituer.

 

Vous êtes chargé·e de transformer le scénario ci-dessus en une nouvelle littéraire.

C’est le personnage de Marinette qui raconte toute cette suite d’événements d’un moment familial. C’est donc un « je » qui raconte.

A partir des images publiées temporairement ici

 

https://argentiquites.canalblog.com/2025/05/quatre-reveillons-de-noel.1-marinette-raconte.html

 

vous écrivez un des épisodes que le hasard vous a attribué en étant le plus précis possible dans vos descriptions et dans la psychologie que vous prêterez aux différents personnages.

 

Pour l’écriture en ligne, choisissez ce qui vous inspire dans les treize situations et faites de même. Racontez-en autant que vous le souhaitez. Gardez à l’esprit que le résultat final sera publié SANS LES IMAGES (ou sans ces images-là) !

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