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L'Atelier d'écriture de Villejean

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18 novembre 2025

Les Jeux des enfants / Maryvonne

 

 

Il y a très longtemps j'ai été un Indien !

Au square je ficelais le gardien !

Pas de kalachnikov, mais juste un lance-pierre

Pour faire peur à tous les « Jean-Pierre » !

A mon copain soldat et sa sarbacane

Je disais : « Tu vois bien que je ricane !

Le drapeau blanc c'était du flan

Puisque l'attaque n'est pas un vrai plan.

Ne crains pas les flèches de mon pistolet,

Ce n'est pas comme ma mère et son martinet !

Les monte-en-l'air pour faire Tarzan

Faut juste ne pas se casser les dents !

Le vieux soldat assis sur son pétard

Ne doit pas se lever trop tard.

Le cow-boy ce pauvre petit chou

N'a que des flèches en caoutchouc.

La belle sur sa trottinette file à toute vitesse :

« Le temps est fini, il faut que je vous laisse ! »

Maintenant je reviens, camarade,

J'avais oublié ma dernière grenade,

Mon arc, mes flèches et mon carquois

Pour déloger dans l'arbre un Iroquois

Planqué derrière un citoyen de la paix

Qui fume le calumet qui sent mauvais.

Je vais rentrer dans mon chez-moi

Me planquer jusqu'à la prochaine fois ! ».

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18 novembre 2025

Les Rennes du Père Noël / Anne J.

 


 

- Rodolphe, tu sais où on est ? Je n'y comprends rien à cette fichue carte ! Le Nord est où ?


 

- Je n'en sais rien, mais parti comme ça, on n'arrivera jamais à temps !


 

- J'aurais du prendre le GPS comme recommandé mais je déteste ce machin, il dit n'importe quoi !


 

- Probable qu’à ce stade du voyage il dirait : «  Faites demi-tour dans les plus brefs délais !». On a l'air d'être dans un désert de sable si j'en crois ce que j'ai sous les pieds.


 

Le père Noël retourne sa carte dans tous les sens, soupire , lève les yeux vers l'imperturbable ciel bleu et se gratte la barbe. Il a bien trop chaud avec ce costume. Rodolphe, le renne de tête, découragé, somnole en attendant les instructions.


 

Derrière Rodolphe, il y a Apollon, le renne qui se prend pour un tombeur de filles et qui a vu tous les films de Schwarzenegger. Il fait gonfler ses biceps et agite ses bois dans tous les sens à défaut de secouer des cheveux teints : quel frimeur, cet Apollon ! Mais c'est pas un mauvais bougre, motivé, il fait le boulot.


 

Mais les autres ! Rodolphe se désole en contemplant son équipe : le père Noël était le dernier à choisir son équipage au pays des lutins et il a fallu faire avec ce qui restait … et ce n'est pas brillant.


 

Gonzague tout prés de lui n'a qu'une passion, il est entomologiste , il a dû trouver une petite fourmi à contempler et ça peut durer des heures.


 

- Regarde, Rodolphe, ce drôle d'insecte ! On n'a jamais vu ça dans le grand Nord , on ne connaît que les moustiques et les maringouins. Quel animal étrange avec sa carapace et ses 2 pinces à l'avant !


 

- Recule, Gonzague, c'est un scorpion ! C'est venimeux, ces machins-là !


 

Gonzague recule d'un bond et se tape contre Auguste, le philosophe de la bande. Assis, la tête dans les mains, il pense, immobile comme une statue de Rodin


 

Rodolphe jette un œil sur les deux derniers rennes de son équipage : Pablo, comme à son habitude , dessine sur le sol ; il rêve, la tête dans les nuages et les yeux flous, on ne sait pas à quoi. Pablo est un rêveur et depuis peu il est amoureux.


 

Lucien, lui regarde ses pieds d'un air dubitatif : il a de magnifiques ampoules et essaie de les percer avec une aiguille trouvée sur le sol.


 

- Arrête, malheureux, ça va s'infecter ! On va te trouver des pansements spéciaux dans la trousse d'urgence, le truc du fil dans l'ampoule c'est « has been » on a inventé mieux.


 

- De toute façon je n'ai pas de fil mais ça me fait vachement mal, je ne peux pas repartir.


 

Le père Noël plie sa carte et la met dans sa poche


 

- On va essayer de trouver un village, on demandera notre chemin, c'est ringard car tout le monde a maintenant le nez sur son téléphone et Google maps , donc plus personne ne fait ça mais on n'a pas le choix, grommelle le père Noël. Allez on s'y remet sinon les cadeaux arriveront à Pâques !

 

- Chocolats de Noël fondus livrés à Pâques… Une chance qu'on ne travaille pas pour Amazon , c'est la mise à pied assurée et sans indemnités !


 

- Oh regardez, voilà du monde ! C'est quoi ces drôles de rennes avec une bosse et pas de bois ? Des locaux , des rennes des sables ?


 

- Mais non imbécile inculte , ce sont des dromadaires, on est vraiment perdus !


 

- Oh oh les amis, attendez nous ! On est perdus ! s’écrient ils tous en chœur.


 

Mais la caravane passe…


 

18 novembre 2025

Youpi dans la neige ! / Marie Sylvie

 

 

1

Ce matin, tout est blanc, 

Le jardin est un géant !

Des flocons tombent en riant,

Youpi, c'est l'Hiver maintenant !

 

Youpi dans la neige, je glisse, je vole,

Je fais des pirouettes, je rigole, je frôle !

Bonhomme rigolo, luge qui zigzague,

C'est la fête des flocons, sans une seule blague !

 

2

Un lapin fait du ski,

Un renard joue au frisbee,

Un hibou dans son manteau gris 

Me dit :" Viens, c'est parti !"

 

Youpi dans la neige, je glisse, je vole,

Je fais des pirouettes, je rigole, je frôle !

Bonhomme rigolo, luge qui zigzague,

C'est la fête des flocons, sans une seule blague !

 

3

La cabane est un château,

Le toit devient un radeau

Et le vent chante tout là-haut :

" Bienvenue dans le grand show !"

 

Youpi dans la neige, je glisse, je vole,

Je fais des pirouettes, je rigole, je frôle !

Avec mes amis, c'est magique et sage,

La neige est un rêve, une douce image...

 

18 novembre 2025

La Photo de mariage / Jean-Paul

 

 

On aurait dû la faire tout de suite la photo de la famille au mariage de Cédric et Lucie. C’est trop tard, maintenant. Il y a trois bouteilles renversées, Roger à roulé sous la table, Claude est en train de se casser la gueule du banc où il était monté.

 

On a tous le nez rouge, la belle-mère a ses vapeurs, le chien en rut s’en prend à la jambe d’Amandine tandis que le photographe hurle « Ne bougeons plus !».

 

A part les deux chapeaux melon, la casquette et le haut-de-forme, le chauve qui peut est général. Le fils de la cousine de Savoie, monté sur la table, vient de mettre le pied dans l’assiette du reblochon. Il n’est pas sûr que le pâtissier amenant la pièce montée qui commence à s’écrouler à la manière des charlottes d’Anne-Françoise parviendra à trouver un endroit pour la poser sur la table du repas.

 

Et maintenant, il y a une taupe géante qui sort de terre devant le groupe ! Le bagnard en costume rayé porte le matricule 32710. Il nous explique comment il a creusé un tunnel avec une petite cuillère pour se faire la belle.

 

On lui a servi un coup à boire, on lui a promis qu’on ne dirait rien à personne, on lui a tous serré la main et il est parti.

 

C’est maintenant seulement qu’on vient de s’en rendre compte : il a fauché la bague de la mariée !

 

Ce gentleman-cambrioleur, c’est le gars qui a volé la Joconde au Louvre en 1911 ! Il y en a comme ça pour qui les affaires reprennent vite et bien !

18 novembre 2025

Une Nuit agitée / Jean-Paul

 

 

Loup, y es-tu ? M’entends-tu ? Que fais-tu ?

 

Cela fait des années que le loup est dans la bergerie et que les moutons s’enfuient jusque dans nos rêves. On les compte pour s’endormir, pour trouver un sommeil calme, pour reposer en paix mais on sait que ce n’est pas possible.

 

Il y a des snipers partout. Ils soulèvent la plaque d’égout et tirent au ras des jambes. Thierry la Fronde est à la cave et envoie ses projectiles depuis le soupirail.

 

Même le petit renard s’est réfugié en ville, poursuivi par une chasse à courre, une vénerie de gens de plus en plus vénères qui ne vénèrent plus rien.

 

Le commissaire Navarone a carrément installé un canon dans son salon.

 

Les Indiens, même les Indiens, en sont arrivés à pourchasser avec arc et flèches le plus paisible des animaux, la girafe, dont tout le monde sait qu’elle n’a pu avoir de mots injurieux ou déplacés puisqu’elle est muette !

 

L’homme est devenu fou avec son « En joue ! Feu ! ». Voilà qu’il exécute, en peloton d’exécution , un pauvre petit lapin dont on a bandé les yeux. Un autre excité menace d’un « haut les mains ! » et d’une double cartouche un élan même pas vital, qui s’exécute.

 

Le monde animal est catastrophé par toute cette folie. L’éléphant du 1er étage en est tombé sur le vélum du café d’en dessous. Le cerf, le taureau et le singe ont interrompu leur partie de bridge post-prandiale pour venir voir à la fenêtre du restaurant à quoi est dû le ramdam qui a envahi la rue.

 

Dans la chambre 13, le rhinocéros regagne son lit. Le roi Lion, à côté, fait part de son mécontentement au tenancier de la boutique. On ne sait pas qui a abattu l’avion dans le ciel. Par contre quelqu’un a bel et bien posé le pied dans un piège à loup !

 

Heureusement que l’image est muette. En haut à gauche, Madame Loup, l’épouse de Jean-Jacques, est sortie toute nue de leur lit et elle est allée voir, à la fenêtre à quoi correspondait toute cette agitation qu’elle percevait dehors. Quand elle a vu le dessin de cette ménagerie plaqué par-dessus la rue déserte et silencieuse, elle a tiré les rideaux et est allée se recoucher dans la chambre d’amis de l’autre côté du couloir.

 

Ce n’est pas facile de dormir près des cauchemars de son mari !

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18 novembre 2025

C’est la fête au jardin public / Marie-Thé

 


 


Tous les parents sont partis prendre un pot à la buvette laissant leurs enfants sous la garde d’un vieux militaire assis sur un banc ainsi que du garde-champêtre.

 

Dès que pères et mères ont tourné les talons, les enfants, petits et grands, se déchaînent.

 

Se prenant pour des indiens, ils capturent le garde-champêtre, le ficellent comme un saucisson à un gros charme centenaire et le mettent sous la coupe d’un gamin qui tire des fléchettes tout autour de lui. Le pauvre est terrorisé.

 

Le vieux militaire crie, menace avec ses bâtons tous les enfants qui maintenant jouent avec des lance-pierres. Personne ne l’écoute, trop occupés qu’ils sont à se faire peur et à se cacher pour ne pas être touchés !

 

Deux garçons déguisés en indiens, assis sur une branche, fument la pipe comme si c’était le calumet de la paix, en observant d'en haut le spectacle !

 

Un autre gamin, perché sur la plus haute branche, attrape le nid d’un corbeau qui, affolé, s’envole en croassant à tue-tête.

 

De l’autre côté du mur, les voisins atterrés regardent ce spectacle avec inquiétude. Une femme brandit un martinet mais la pagaille continue. "Les parents sont absents, profitons-en !" se disent les tireurs planqués dans le bac à sable.

 

Lorsqu’une petite fille, éjectée de sa balançoire, fait un vol plané, tout le monde s’arrête pour la regarder. Ouf ! Elle retombe dans l’herbe, sonnée mais pas blessée.

 

C’est à ce moment-là que les parents, un peu éméchés, arrivent et découvrent la cacophonie. Instantanément ils se dégrisent !

 

- Oh là là ! disent-ils sans tituber, finie la rigolade !

 

Tous les enfants sont invités ranger leurs armes, à libérer le garde champêtre et à s’excuser. Toute la petite troupe des enfants se rassemble en silence pour rentrer au bercail. Ils sont pris par moments de fous-rires difficiles à contenir. En arrivant chez eux, ils iront tous directement au lit sans manger.

4 novembre 2025

Consigne d'écriture AEV 2526-07 du mardi 4 novembre 2025

 

Oui-Non

 

 

Voici deux listes de mots qui contiennent les syllabes « oui » et « non ».

 

Insérez au moins cinq couples de ces mots dans une chanson, un poème, un texte avec cette contrainte à respecter absolument : chaque mot avec une syllabe « oui » sera suivi un peu plus loin dans la phrase – ou dans la phrase suivante - d’un mot avec la syllabe « non ». Alternance, donc.

 

Votre texte aura pour sujet ou pour titre, au choix :

 

La Normandie – Georges et Denyse – Le Référendum – Le Cancre – Le Nombril

(ou ce dont vous avez envie de parler aujourd’hui !)

 

alaouite - baragouiner - bayrouiste - béni-oui-oui - bouiboui  - bouiner - cambouis  - chafouine - champouiner - chouinegomme - chouiner - couic - Denyse Ouimet - ébloui - éblouissant - éblouissement - enfoui - épanoui  - Essaouira - évanouie  - évanouis - fouineur - fouis - gazaoui  - glaouis  - hindouiste - inouï  - Jean-Bernard Pouy - Jean-Louis  - jouir – Jouy-en-Josas - kiwi  - Longwy  - Louis  - méchoui  - moui  - Oui-Oui  - oui - ouï - ouïe  - ouistiti - Pierre Louÿs  - Port-Louis  - réjoui  - ribouis  - roui  - Saharaoui  - Saint-Louis  - toile de Jouy - voui  - whisky - wi-fi - zigouigoui.

 

acharnons - adonnons - Agamemnon - ahanons - annonce - ânon - ânonnons - attrape-minon (attrape-nigaud)  - baleinon - cabanon - cancanons - canon  - chaînon  - Château-Chinon - Chenonceaux - chicanons - Chinon - condamnons - crénom - dénombrer - dénoncer - éliminons - Epernon – Maurice Fanon - flânons - Georges Simenon - gonfanon - guenon - Innombrable - inonder - Junon  - Maintenon  - Manon  - menons  - Mézidon-Canon  - mon oncle - Ninon  - nom - nombreux - nombril - non - nonce - Parthénon  - prénom  - prête-nom  - profanons - pronom  - Prononcer - renom  - ricanons - sinon  - surnom  - tenons  - Trianon  - tympanon  - Vernon - Vieux-Vy-sur-Couesnon - Zénon.

 

Denyse Ouimet et Georges Simenon

4 novembre 2025

Peut-être bien qu' oui, peut-être bien qu' non / Maryvonne

 

Sur mon journal préféré, Ouest-France…

 

- Tu lis Ouest-France, toi ?

 

- Oui !

 

- Parce que moi, c'est trop catho à mon goût.

 

- je ne suis pas béni-oui-oui non plus mais ... certaines annonces m'intéressent.

 

La semaine dernière, il y avait un grand article sur un écrivain normand, Alain Corbin, qui parlait de son village d'enfance et ça c'est inouï, crénom de nom, il s'agit d'un village que j'ai bien connu. Ça réveillait d'un coup mes souvenirs évanouis mais toujours innombrables.

 

Quand j'étais enfant nous ne partions pas en vacances. Mes parents étaient commerçants, de ceux qui ne ferment pas la boutique. Un oncle et une tante qui habitaient dans l'Orne nous invitaient à Lonlay-l'Abbaye. C'était pour nous un éblouissement. Mon oncle était vétérinaire, il nous emmenait avec lui en visite dans les fermes et nous écoutions, notre ouïe aux aguets, son diagnostic pour soigner les vaches, les cochons et les ânons.

 

Peut-être est-ce enfoui dans sa mémoire mais ce monsieur Corbin pouvait connaître mon tonton François, nom de nom. Je veux en avoir le cœur net. J'achète le livre, je vois qu'il est édité chez Fayard.

 

J'envoie un mail à l'éditeur pour savoir si je peux, par leur intermédiaire, questionner ce monsieur Corbin.

 

Un monsieur me répond que non cet auteur n'a pas de mail mais, oui, qu'il peut transmettre. Ce que j'ai fait aujourd'hui avec un texte canon.

 

Maintenant pour parler de son ouvrage il s'agit du récit de ses années lycée à Flers-de-l'Orne dans une institution religieuse dans les années 1950. Je n'ai pas eu un éblouissement : ça reste du genre « cancanons sur les curés, baragouinons sur les rigueurs de la pension. » Tous ces Raymond, Samson, Gaston pas très épanouis avaient tous un surnom, comme sur le titre de son livre :

 

« Bidouille et Chimène ».

 

 

Je pensais que dans cette pension de curés il y aurait des histoires de zigouigoui et bien non, rien de cela. Juste des toilettes à l'eau glacée, des repas sans méchoui ni vin de Chinon.

 

Je suis un peu chafouine : j'ai écrit à Fayard qui fait partie du groupe Bolloré, nom d'une pipe, oui, oui ! Quel renoncement !

4 novembre 2025

La Décision / Marie-Thé

 

 

Devant une foule de gens endimanchés le Maire d’Épernon prend la parole :

 

- Monsieur Louis Vernon, désirez-vous prendre pour épouse Melle Manon Jaoui ici présente ?

 

Un OUI sonore répond à la question.

 

- Mademoiselle Manon Jaoui, désirez-vous prendre pour époux Mr Louis Vernon ici présent ?

 

- Euh… attendez, je réfléchis encore.

 

Elle jette alors un regard vers Louis Vernon, sûr de lui, patient, presque indifférent !

 

- Alors, c’est oui c’est non s’énerve le maire ?

 

- NON ! dit-elle après un coup d’œil sur Louis.

 

Elle quitte la salle sans se retourner et s’évanouit dans la nature en se répétant « Non, je n’aime plus Louis et encore moins sa mère qui me considère indigne de son rejeton ».

 

Les oncles, les tantes, les parents les amis sont complètement désemparés et espèrent qu’ils pourront quand même déguster ensemble le méchoui prévu à Château-Chinon !

 

Lorsque l’ex-futur marié prend la parole, c’est le silence, excepté le « bzzz bzzz » de quelques mouches qui tournent autour des candélabres. D’une voix à peine émue, il prend la parole pour dire :

 

« Non, nous n’annulons pas le méchoui prévu à Château-Chinon. Manon Jaoui est une Normande. Vous connaissez les Normands ? Un jour c’est OUI, un jour c’est NON…

 

Et, contrarié, il ajoute  :

 

- Avec moi, elle ne sait pas ce qu’elle perd ! « Les absents ont toujours tort ! » disait mon grand-père. Alors, que la fête commence !

 

 

4 novembre 2025

Le Référendum sur la proportionnelle / Jean-Paul

 

 

Baragouinons ! Baragouinons ! Baragouinons !

Tous les mots inouïs qu’ici nous prononçons,

C'est ce qui nous distingue,

Cher·e·s ami·e·s brindezingues,

Des ouistitis et des guenons.

 

Tout éblouis de ces innombrables

Vocables

Jouissons en Josas de ces endroits où nous flânons,

Longwy, Château-Chinon,

Essaouira, le Parthénon,

Port-Louis ou le Trianon !

Louons les bouis-bouis d’Épernon

Et la folie qui mit, à ce que j'ai ouï,

Le Mont en Normandie vers Vieux-Vy-sur-Couesnon !

 

 

Béni-oui-oui qui cancanons

Sous le chêne de Saint-Louis,

Brandissons notre gonfanon

Pour réjouir, crénom de nom,

Dans son cambouis le garagiste Agammemnon

Et la vendeuse de ribouis

Qui mit le feu au cabanon,

A Rennes, vers 1720

- Hou la Chafouine ! Hou la vilaine ! -.

 

 

Souvenons-nous de la « Chanson de Bilytis »

De Pierre Louÿs,

Du philosophe Zénon à jamais évanoui,

De Georges Simenon qui devint le mari

De Denyse Ouimet,

De Ninon, de l’enclos où furent enfouis

D'innombrables carcasses à la fin du méchoui !

 

 

Jouons, sur le vieux tympanon,

L'hymne de gloire du roi Louis,

Quatorzième du nom,

Et croyons sans chouiner Madame de Maintenon

Qui, parlant de son zigouigoui,

Dit : « C’est un attrape minon,

Qui rarement s'épanouit,

Tire peu de coups de canon.

Qu'est-ce que tu bouines mon ânon ?

Rien n'y fait quand je te shampouine !

Pourquoi offrirais je du renom

A de si stériles glaouis ? »

 

Baragouinons ! Baragouinons !

 

Sur ces terres qu'on a fouies

Et qu’inonde la fantaisie,

Faisons des bulles de chouinegomme,

Adonnons-nous comme

Oui-Oui

A nos jeux de gratte-nombril

Pour que le soleil, en wifi,

Cependant que nous ricanons,

Annonce aux derniers Bayrouistes

Que leur prochaine réunion

Aura lieu dimanche prochain

Dans le confessionnal de l'église Saint-Pierre

De Mézidon-Canon !

 

 

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