Il y a ceux qu’on chasse par la porte et qui rentrent par la fenêtre.
Il y a l’herbe du voisin qui est toujours plus verte.
Il y a « Le ciel est bleu, la mer est verte, laisse un peu la fenêtre ouverte.
Ici elle est fermée. C’est un peu une prison dorée, une cage sans barreaux, un abri contre le dehors.
Rien ne bouge dans le paysage.
Même la lumière ne change pas, la nuit aussi le ciel est blanc.
Sans la bonne aventure, sans la rencontre du hasard, le monde est sans éclat, non ?
Alors, pour qu’il y en ait, pour que la vie soit plus brillante, on en commet un de coup d’éclat, qui restera dans la mémoire.
On prend la statue de plâtre qui saigne et on la jette dans les carreaux.
Derrière la vitre brisée, le monde est à l’identique. Même arbre dans le fond, même sérénité du paysage muet mais maintenant on peut sortir. On peut prendre la clé des champs. Mais on n’est pas sauf pour autant.
On ne rencontrera personne et, chaque fois qu’on entera dans une autre maison, ce sera le même confort de l’esprit, le même bris de glace, le même paysage dans un univers voisin.
Un jour on aura le mal du pays. On ramassera les carreaux brisés, les fragments de l’image initiale, et on reconstituera le puzzle sur le sol. Alors, sur la statue de plâtre qui avait nom « Mémoire » la tache de sang disparaîtra.
Les dieux ne comprennent pas la frénésie de routes, le besoin de vitesse, la domestication des animaux sauvages et les automobiles.
Les dieux ne comprennent pas le tiercé du dimanche, le sigle P.M.U., les toques de couleur, les casaques, les cravaches, le pesage, le trot et le galop, le sulky, les obstacles, le handicap et l’hippodrome.
Les dieux sont des jockeys perdus qui ne sont jamais, de toute leur vie, montés sur un cheval de course.
Ils n’ont jamais eu d’écurie ni de voiture avec chauffeur qui les emmène dans leur chalet à la montagne.
Les dieux n’ont pas connu les villas de rêve à Megève, la vie de cocagne avec champagne à La Plagne ni été entourés de belles à Courchevel ou Méribel.
Lorsque l’on parle à Zeus de prendre le tire-fesses il répond « Garges-les-Gonzesses et Jouy-en-Josas du dargif sûr d'Yvette !». C’est dire le niveau !
Rigolos de l’Olympe, sur le petit muret en bordure de la route, mangez vos œufs de lump, ravalez vos colères et regardez passer les voitures autonomes des nouveaux milliardaires !
Nous vivons désormais à l’heure des bougies, gouvernés par des obscurantistes qui serpentent dans le tout sauf la science, tout sauf le droit, tout sauf l’humain.
Ce sont là les diseurs de mauvaise aventure qui nous fabriquent un futur empli de tonnerre, de flammes, de haines et de guerres.
Guéridon renversé, pied de table retourné, démocratie par terre, le nez cassé, la gueule en sang.
Ces nouvelles années, privées de lampe philosophique, nous mènent vers de funèbres ténèbres !
Seize heures. Le gars José, comme l’appelait sa mère, chargé comme un mulet, emprunte le chemin serpentant dans la montagne pour retrouver son logis. Il est descendu dans la vallée pour s’approvisionner en café, tabac et autres vivres afin de tenir le plus longtemps possible sans redescendre au village.
Arrivé dans son refuge, José dépose son barda sur le guéridon et allume une bougie avant de ranger ses affaires. La petite fenêtre ne laisse pas beaucoup passer la lumière du jour mais la pénombre convient bien à cet homme solitaire, philosophe à ses heures.
Il cherche sa pipe de bruyère, la bourre du nouveau tabac blond acheté le matin, attise le feu où restent quelques tisons, puis met ses binocles sur son nez.
Assis dans son fauteuil près de la cheminée, le voilà prêt à continuer le livre avec lequel il compte révolutionner le monde de la pensée.
Il allume sa lampe torche frontale qu’il appelle « ma lampe philosophique ». Pauvre gars José ! Il a déjà écrit une dizaine de pages mais aujourd’hui il n’a aucune idée. La onzième page reste blanche.
Il se sent désespéré lorsqu’il entend soudain des bruits de pas sur les gravillons de son chemin et se dit que voir du monde lui ferait peut-être du bien et pourrait l’inspirer pour la suite de son livre.
Il ouvre sa porte et découvre, assise sur une pierre, une bohémienne qui lui dit : « Je vous prédis la bonne aventure pour quelques euros si vous descendez dans le bois jusqu’à ma cabane. »
Après hésitation José accepte et descend derrière elle quelques centaines de mètres plus bas.
Là, il découvre une jolie masure qu’il n’a jamais vue. Elle est cachée par des arbustes. La porte bicolore est ouverte. Un nuage gris menace. Rapidement la bohémienne le fait entrer dans sa maison.
Un feu de cheminée dégage une douce chaleur. Une table ronde où trône une boule de cristal, occupe le milieu de la pièce.
La bohémienne fait asseoir José et commence à danser autour de lui. Son chemisier rouge décolleté et sa jupe longue couleur soleil virevoltent autour d’elle. Le gars José est envoûté et en oublie ses pensées philosophiques pour des pensées plus terre à terre et même un peu coquines.
La bohémienne ferme la porte et on ne sait pas ce qui s’est passé après…
Le lendemain quelqu’un a vu le gars José prendre joyeusement le chemin remontant jusqu’à son logis et redescendre parfois vers la masure à la porte bicolore.
Il a probablement besoin que la bohémienne lui prédise encore et encore la bonne aventure…
Choisissez celui qui vous inspire et tâchez d’insérer dans votre récit au moins trois des formules ci-dessous :
Vous êtes sur place
Encore trois secondes de perdues
Ça peut toujours servir
Ici tout est normal
Monsieur, vous n’êtes pas raisonnable !
Déjà de retour, chéri ?
Du travail à la maison
Je pense que ça va pas être possible
Au bout de dix ou 15 minutes d'écriture vous gagnez le droit, en cliquant sur le lien, de voir l’illustration qui va avec ce titre ou ce sujet. A vous ensuite d’écrire la suite du texte en fonction de celle-ci.
Vous pouvez réitérer l'exercice autant de fois que vous le souhaitez.
Quand vous êtes sur place, vous comprenez tout de suite pourquoi Louis et Maria, qui avaient déjà un commerce florissant dans les années 1930, ont véritablement fait fortune dès l’après-guerre.
Ce n’est pas Louis qui vous aurait répondu « Je pense que ça va pas être possible ».
Dans son atelier, qui était du genre « ça peut toujours servir », il vous faisait un cuistax neuf avec un vieux ou vous fabriquait un vélo qui survivait aux pires traitements que certains touristes essayaient de lui infliger.
Alors quand son fils lui a parlé de pédalos, il n’a pas dit non tout de suite.
Il a fait quelques essais.
Testé la stabilité en mer.
La résistance au contact avec le sable, même brutal.
Mais c’est son cœur d’Ostendais qui a eu le dernier mot : Non, le pédalo, c’est bon pour les eaux lisses d’un lac.
– Si tu veux louer des pédalos aux touristes, dit-il à son fils, demande l’autorisation d’installer une baraquette avec un ponton sur les étangs et les lacs du Bosje.
Quand vous voyez la réaction du fils, vous comprenez tout de suite pourquoi Louis et Maria, qui avaient déjà un commerce florissant dans les années 1930 et ont véritablement fait fortune dès l’après-guerre, ont vu très rapidement péricliter leur affaire après avoir pris leur retraite et laissé les rênes entre les mains du fils.
- En rang ! Vos pelles sur l'épaule ! En avant, marche !
Attention ! Le crottin d'officier c'est du caca, ce qui est plus intéressant c'est le crottin de cheval qui, selon Valentine, ma vieille voisine, vaut de l'or pour ses géraniums. Et là-dessus j'en connais un rayon en tant que fille de maréchal-ferrant.
Quand un laboureur arrivait avec son cheval pour le faire ferrer, Valentine était derrière ses carreaux, le balai et la pelle à portée de main. « Ça peut toujours servir ! » disait-elle !
Alphonse, son mari, était cordonnier et, comme un peu le maréchal-ferrant, il mettait des fers sous ses souliers pour que ceux-ci s'usent moins vite. Je l'aimais bien, Alphonse. Enfant, on est toujours étonnés que les vieux aient de l'humour. Lui c'était un champion. Il avait un voisin qui ne rendait jamais les livres qu'on lui prêtait. Alphonse en avait déduit qu'il avait une belle « oubliothèque » !
Mais revenons à nos moutons, enfin, à nos chevaux. Si Valentine avait vu le bataillon de ramasseurs de crottin, elle en aurait fait une maladie. C'est qu'à cette époque, personne n'allait acheter du fumier dans des magasins spécialisés où cette marchandise est maintenant conditionnée dans des sacs en plastique décorés de fleurs colorées à souhait. Elle était friande de cette cueillette.
Un jour je dis à Valentine que je connaissais un air d'opéra qui lui plairait.
Quand le cheval se soulageait dans l'entrée de la forge, c'était à nous, mes sœurs et moi, de balayer le dallage avec des joints très irréguliers. Ce travail n'était pas des plus plaisant.
Notre armée spécialisée qui répondait à l'appel ou la pelle de l'officier avec une bande de seaux et de sots aimait-elle ce travail ? Allez-donc savoir ce qu'il y a au fond du puits de science de l'armée !
Marchait-elle au pas, au trot ou au galop ?
Ce qui est certain c'est qu'elle avançait les deux mains, les deux pieds dans le caca.
- Une tenue de camouflage d'intérieur, quelque chose pour disparaître, pour me rendre invisible pendant trois semaines ou un mois ! Je ne suis plus là pour personne, vous ne m'avez pas vue, je reste dans mon trou et n'en ressortirai que quand tout ce bazar sera terminé ! Au printemps par exemple quand les jours auront rallongé d'une heure et que toutes les décorations auront rejoint leurs boites au placard ! Une tenue de camouflage d'intérieur ou mieux encore une cape d'invisibilité, ça peut toujours servir !
- Et tu penses qu'on n'achète ça au supermarché du coin ?
- Je ne sais pas, j'y vais le moins possible, surtout en cette saison. Ça joue « Petit papa Noël » en boucle, il y a des bûches et du foie gras à tous les bouts de rayons ; les caissières ont des bois de rennes qui clignotent sur la tête et les gens errent hébétés entre les gondoles. Tu es sur place, demande leur, quelqu’un aura bien une idée, moi j 'ai du travail à la maison avec mes invités du réveillon.
- Mais tu fais quand même un réveillon ?
- Difficile de faire autrement, sauf à passer pour une misanthrope incurable ! Je sacrifie à la tradition mais franchement ! Trop manger avant de dormir, c'est la nuit blanche assurée !
***
De retour du supermarché, mon correspondant me montre trois photos prises sur son téléphone.
- Qu'est ce que t'en dis ?
- Où est ce que tu as déniché ça ? La tenue verte avec des fougères est classe ! Mais pas sûr que je vais passer inaperçue avec ça, on dirait un costume de l'Armée Rouge revisité ! Au moins c'est assez confortable parce que les deux autres !
- Ben quoi ?
- La beige on dirait la secrétaire de mon cabinet d'assurances, bon chic bon genre, sexy , vieille classe et rombière a souhait ! Ça fait film des années 50 avec Gabin ou Hitchcock ou dame patronnesse, on en voit encore des vraies, parfois, comme ça
- Et l'autre ?
- Pareil, années 60, bien sous tous rapports ! Mais essaie de courir après le gars qui t'a piqué ton sac avec une jupe comme ça, t'es sûre de te tordre le pied avec tes escarpins car pas de Docs ni de Nike avec ce genre de tenue !
- Donc tu choisi la verte ?
- S'il faut choisir, oui, avec le chapeau trop mignon mais non j'ai une autre idée.
- Quoi ?
- Je me déguise en père Noël bien sûr ! Y en a partout ! Avec la barbe, le bonnet, les bottes blanches et la hotte je passerai inaperçue, y en a partout !
- Mmm...
- Sinon t'as pas une tenue de taupe ou de ver de terre ou d'ours polaire ? Sous terre ou en hibernation, c'est parfait.
- Et ?
- "Ciao", avec une pancarte sur la porte : « De retour au printemps !».
À Kerboulic, il était bien connu que les villageois pleuraient sans cesse. La moindre nouvelle, qu’elle fût bonne ou mauvaise, entraînait des pleurs qu’on ne savait arrêter. C’est ainsi que se posa la question de l’évacuation de cette immense quantité de larmes qui se déversait dans les canalisations et pouvait entraîner des inondations dans les bas-quartiers.
L’idée vint au maire qu’il fallait construire au plus vite des bains lacrymaux publics afin de mettre cette source liquide au service de tous. L’eau filtrée, dessalée et parfumée à l’eau de rose, devrait ainsi améliorer la qualité de l’hygiène collective. Le conseil municipal se réunit.
Un opposant prit la parole :
- Monsieur le maire, vous n’êtes pas raisonnable ! Nous n’avons pas le budget nécessaire pour nous lancer dans de tels travaux !
À cette déclaration, tout le monde se mit à pleurer, la salle du conseil se chargea en humidité, certains furent pris d’une quinte de toux. Prudemment, tout en reniflant, un autre administré posa une question sur l’origine de ces effusions permanentes :
- Mais pourquoi toutes ces larmes ? Ici, est-ce bien normal ? Quel désespoir permanent nous affecte ? Comment arrêter cette malédiction ?
Dans la salle, les pleurs devinrent sanglots, les sanglots des spasmes, les spasmes des crises aiguës de lacrimopathie.
La question était d’un grand intérêt mais il aurait fallu du temps pour la traiter et le temps était compté. Le maire annonça donc que ça n’allait pas être possible vu l’urgence de la situation. Les pleurs et lamentations allaient redoubler quand le facteur prit la parole :
- Il y aurait peut-être une solution, dit-il. En passant devant la propriété des Récamier, j’ai aperçu la comtesse installée dans une baignoire au milieu de la pelouse. Elle lisait la tête penchée sur le côté, son visage était serein, elle semblait laisser tomber une larme de temps en temps et semblait heureuse. J’ai pensé qu’on pourrait s’inspirer de cette pratique pour doter Kerboulic de bains lacrymaux privés dans un espace public. Chacun à coup sûr y gagnerait en sérénité.
À l’idée de cette merveilleuse proposition, quelques-uns pleurèrent deux fois plus mais l’espoir d’une solution rapide l’emporta. On rangea les mouchoirs et l’on cogita. Des calculs s’en suivirent : combien pouvait-on mettre de baignoires de 1,80 m. de long sur 70 cm de large sur la place de la Mairie ? Comment les rendre mobiles en fonction de la position du soleil ? Comment s’assurer que chacun pourrait avoir la lecture de son choix ? On pensa à des boîtes à livres remplies par les citoyens eux-mêmes…
Toute proposition fut étudiée et mise en œuvre avec grand soin si bien que Kerboulic fut connu à la ronde pour la modernité de ses installations sanitaires. Un brevet local fut déposé. D’autres villages s’équipèrent de ces bains révolutionnaires. L’argent coula à flot. De brevet local, l’invention fut reconnue au niveau régional puis obtint le prix de « La larme d’Or » au niveau national.
Kerboulic avait gagné en sérénité, les larmes se tarirent, les baignoires publiques devinrent privées, les boites à livres furent désertées. Seules traces encore visibles de ce passé, on peut voir dans les champs des baignoires abandonnées où vaches et moutons viennent paisiblement se désaltérer à la belle saison.
Dans la salle de contrôle du temps perdu on ne s’intéresse pas aux grands écrivains moustachus.
S’agissant du petit Marcel (Proust), par exemple, le Grand inquisiteur du gâchis temporel aurait pu lui tomber sur le râble bien des fois.
- Monsieur, vous n’êtes pas raisonnable ! Malgré votre faible constitution vous courez les salons où vous jouez la fouine aux aguets, grappillez des saillies, des mots, des attitudes dont vous pensez intimement que « ça peut toujours servir » pour vos écritures et puis, plus tard dans la nuit, vous ramenez du travail à la maison.
- Enfin, Monsieur, eût rétorqué Marcel, cela ne regarde que moi ! Je suis libre !
- Vous, oui mais elle, la pauvre Céleste Albaret qui doit se tenir éveillée jusqu’à des heures indues pour vous ouvrir la porte, accomplir vos dernières – ou plutôt premières – volontés du jour et surtout écouter votre bavardage pusillanime… Est-ce que ce n’est pas un peu de l’esclavage ?
- Mais enfin ? Je la paie ! C’est une domestique ! Qui plus est son dévouement m’est totalement acquis. C’est même en vérité la seule amie que j’ai !
- Et les nuits solitaires que passe votre chauffeur, son mari Odilon qui trouve le temps long sans chemise et sans pantalon, y songez-vous seulement ?
Il pourrait également lui reprocher de perdre son temps avec ses paperolles soporifiques et de n’avoir jamais eu ne serait-ce qu’un début de geste déplacé envers cette jeune et jolie femme. Quelle décadence ! Le réarmement démographique est bien mal barré avec toute cette prolifération d’homosexuels !
Mais ici, tout est normal dans la salle de contrôle des pas perdus. Le grand inquisiteur a d’autres chats à fouetter que tous ces minets à baronnes qui salonnent, plastronnent et fanfaronnent.
***
D’autres moustachus vont et viennent sur l’écran de contrôle. Mallarmé, Pierre Loti mais ce sont eux aussi de grands oubliés. Aucun pêcheur d’Islande ne se souvient plus aujourd’hui qu’un coup de dés jamais n’abolira le hasard.
De toute façon, depuis la mort de Jean Dutourd, il n’y a plus d’écrivain moustachu en France. Ils sont tous imberbes ou avec une barbe de trois jours. Les trois quarts du temps, d’ailleurs, ce sont des autrices et pas une seule femme à barbe dans le tas, même si certaines, avouons-le, nous hérissent le poil.
Non, ce qui intéresse vraiment l’inquisiteur aujourd’hui, c’est de faire ce pour quoi il n’est pas payé. Ceux qu’il suit avec passion, ce sont ceux qui ne perdent pas leur temps !
- Gilbert Larriaga, vous êtes sur place, à Neuilly-sur-Seine… Pouvez-vous nous dire un mot sur le retour à son domicile de Nicolas Sarkozy après son séjour en prison ?
- Tout à fait Thierry ! Carla lui a ouvert la porte et lui à dit « Déjà de retour, chéri ? Tu veux entendre ma nouvelle chanson ? ». Il a répondu « Je ne pense pas que ça va être possible ! Faut que j’appelle mon éditeur pour qu’il publie au plus vite mon journal de prison ! »
Et puis, alors que mes caméras s’approchaient plus près, plus près, ils nous ont mis dehors et ont refermé la porte.
- Merci Gilbert !
Là-dessus le grand inquisiteur a confié la surveillance de l’écran à Chat-Siamois, son assistant chargé du service de nuit et il est allé s’allonger. Dans la salle de contrôle du temps perdu, on ne gaspille pas son énergie dans les trajets domicile-travail. On habite au bureau.
Quand le Grand Inquisiteur du Gâchis Ostensible du Temps - son adjoint facétieux l'appelle Legigot ! - a commencé à ronfler, Chat-Siamois a zappé sur sa série préférée. Elle s’appelle « Contaminations » et l’épisode du jour s’intitule « Interpoule est sur les dents » !