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L'Atelier d'écriture de Villejean
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20 novembre 2018

Pour conforter celles et ceux qui n'aiment pas Proust / jean-Paul

J’ai vu le teaser de la saison 24 de « A la recherche du temps perdu » ! J’ai trouvé ça écotoxique ! 

Difficile de trier le bon grain de l’ivraie dans ce soap-opéra ! La multiplication des personnages qui s’apostrophent, se mettent la pression, s’écharpent ou au contraire se boujoutent, se poutounent, se doucinent ou carrément se catleyent entre deux bouffées de vapoteuse, toutes les taches aperçues sur le buvard des scénaristes nous laissent renifler qu’on ne verra pas encore le bout de l’histoire au terme de ces épisodes-là ! Ils se sont gardé l’option d’une saison 25 ! Ca doit leur rapporter, quelque part, à ces travailleurs détachés  en voie de boboïsation ! Enfin, c’est l’opinion que je me forge.

2018 11 21 Madeleine Proust

Mais s’ils croient que cette version en mapping video projetée sur la façade de l’église de la Sainte-Madeleine sera césarisée, voire oscarisée, ils se mettent le doigt dans l’œil jusqu’à l’omoplate ! On ne pouvait déjà pas se sentir bien dans son assiette après avoir ingurgité le teppanyaki de biscottes trempées dans le thé du frotteur prétentieux qui a pondu le pitch, alors cette déclinaison tire-à-la-ligne, alambiquée et quasi soaporifique, quand elle sera diffusée, moi je lui dirai niet ! Même pas en replay ! 

Et pour longtemps ! D’ailleurs, moi, dès ce soir, je me couche de bonne heure !

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9 janvier 2019

Consigne d'écriture 1819-14 du 8 janvier 2019 : Comment j'ai adopté un dragon

Comment j'ai adopté un dragon

 

1718-06 adopte un dragon IMG_0408

1718-06 adopte un dragon IMG_0408Il s'agit d'un jeu de cartes et de dés d'Yves Hirschfeld et Fabien Bleuze édité par "Le Droit de perdre".

Chaque écrivant lance les deux dés verts. Prenons un exemple : s'il obtient un et quatre, on convient qu'il peut avec ces chiffres écrire les nombres quatorze et quarante-et-un.

L'animateur regarde sur une des quatre cartes du jeu ce qui correspond à ces nombres :

14 Moi aussi, j'ai marché sur la Lune

41 Je crois qu'on m'a jeté un sort

L'écrivant choisit un de ces ces deux incipits/thèmes de l'histoire et entreprend de la relater.

1718-06 adopte un dragon IMG_0408 3Toutes les sept minutes l'animateur lance un dé. On doit alors inclure dans son histoire les petits mots qui sont apparus.

Pour cette séance les mots à inclure ont été : 

Quand j'étais petit
Et croyez-moi
Quand soudain
Mais ce n'est pas si grave
Et comme par magie

 

16 janvier 2019

Consigne d'écriture 1819-15 du 15 janvier 2019 : Dialogue de Gilles et John

Dialogue de Gilles et John

 

L'animateur utilise les cartes du jeu "C'est à moi que tu causes ?"
de Robert Ebguy 
qu'il a acheté récemment.

AEV 1819-15 C'est à mpoi que tu causes

Il distribue à chacun.e trois cartes "question" et sept cartes "affirmation".

Il est demandé d'inclure les formules qui sont inscrites sur les cartes
dans un dialogue entre deux personnages qui s'appellent Gilles et John.

Et ce dans l'ordre où on les a reçues.

Exemple de tirage pour le texte ci-dessus :

Ca vous dirait de vivre dans le luxe ?

Vous êtes mon premier émoi de la journée

Avez-vous déjà pensé à tuer quelqu'un ?

Le futur c'est le vide-grenier de tes rêves

Ca vous dirait un dîner de con ?

Vas-y Frankie, c'est bon !

Je ne vais pas vous raconter ma vie

Je me demande comment vous avez survécu jusqu'à aujourd'hui

J'ai des idées mais elles ont du mal à sortir

C'est toujours la victime que l'on blâme

23 janvier 2019

Consigne d'écriture 1819-16 du 22 janvier 2019 : Le jeu du post-it

LE JEU DU POST-IT

DDS 543 jeu-du-post-it

On devrait plutôt l'appeler le jeu du chevalet. L'animateur en a préparé treize - ça tombe bien, on était douze, ce jour-là ! - il en distribue un à chaque participant.e sans que celui-ci ou celle-ci ne voie ce qui est écrit dessus, qui sera son identité  tout au long de la séance. Tout le monde par contre voit qui est qui parmi les autres.

A tour de rôle chacun pose des questions - dix en tout - pour essayer de deviner qui il ou elle est. Tous les autres répondent. Questions et réponses sont notées sur sa feuille par celui (celle) qui cherche son identité.

On écrit ensuite un petit texte pour expliquer comment il se fait qu'on ait réussi à  s'identifier ou pas.

DDS 542 jeu du post-it 2

6 février 2019

Consigne d'écriture 1819-18 du 5 février 2019 : Acrostiches de constellations

Acrostiches de constellations

 

Voici la liste des 88 constellations

L’Aigle - Andromède - L’Autel - La Balance - La Baleine - Le Bélier - La Boussole - Le Bouvier - Le Burin - Le Caméléon - Le Cancer - Le Capricorne - La Carène - Cassiopée - Le Centaure - Céphée - La Chevelure de Bérénice - Les Chiens de chasse - Le Cocher - La Colombe - Le Compas - Le Corbeau - La Coupe - La Couronne australe - La Couronne boréale - La Croix du Sud - Le Cygne - Le Dauphin - La Dorade - Le Dragon - L’Écu de Sobieski - L’Éridan - La Flèche - Le Fourneau - Les Gémeaux - La Girafe - Le Grand Chien - La Grande Ourse - La Grue - Hercule - L’Horloge - L’Hydre - L’Hydre mâle - L’Indien - Le Lézard - La Licorne - Le Lièvre - Le Lion - Le Loup - Le Lynx - La Lyre - La Machine pneumatique - Le Microscope - La Mouche - L’Octant - L’Oiseau de paradis - Ophiuchus - Orion - Le Paon - Pégase - Le Peintre - Persée - Le Petit Cheval - Le Petit Chien - Le Petit Lion - Le Petit Renard - La Petite Ourse - Le Phénix - Le Poisson austral - Le Poisson volant - Les Poissons - La Poupe - La Règle - Le Réticule - Le Sagittaire - Le Scorpion - Le Sculpteur - Le Serpent - Le Sextant - La Table - Le Taureau - Le Télescope - Le Toucan - Le Triangle - Le Triangle austral - Le Verseau - La Vierge - Les Voiles 

1) Soit vous écrivez des petits poèmes en forme d’acrostiches à partir des termes de la liste qui vous inspirent
2) Soit vous écrivez un texte qui ne parle pas du ciel ni de l’espace et dans lequel vous incluez une dizaine au moins de ces noms !

AEV 1819-18 Constellations

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30 janvier 2019

Consigne d'écriture 1819-17 du 29 janvier 2019 : Pensées entre deux anagrammes

AEV 1617-26 Anagrammes-pour-lire-dans-les-pensees

Pensées entre deux anagrammes

Dans le livre « Anagrammes pour lire dans les pensées », Jacques Perry-Salkow a relevé des phrases philosophiques dont les lettres mélangées peuvent reformer d’autres mots et donc d’autres phrases.

 Il a demandé à Raphaël Enthoven d’écrire un texte qui mène d’une formule à son anagramme. A titre d’exemple ce texte nous explique pourquoi « Critique de la raison pure » devient « paradis onirique et cruel » ou divague plus ou moins logiquement entre les deux formules.

 Il est demandé d’écrire plusieurs textes d’une quinzaine de lignes pour aller d’une anagramme à l’autre. Tous les styles sont admis.

 

4 octobre 2017

Vierge / Josiane

C’est un trou de verdure où chante une rivière,
Ceux qui s'y coucheront ne se lèveront plus.
Plus jamais leurs grands yeux ne verront la lumière,
Plus jamais de leurs cœurs nous n’entendrons la vie.

Ils sont là, les vengeurs, les armes à la main.
Rageurs et sans pitié, ils ne sont que colère.
De quels amours maudits, enfants, sont-ils le fruit
Et qui guide leur main, leur cœur et leur esprit ?

Demain tout le pays ne sera que douleur.
Pourquoi étaient-ils là, et ce jour, à cette heure ?
La vie est une farce, elle finit en enfer.

Oh la la! Que d’amours splendides ils ont rêvées,
De plages alanguies et de soleils d’été,
Du doux frisson du vent sur leurs peaux dénudées,
De musiques sublimes, de cieux ensanglantés
Quand au lever du jour le soleil apparaît.

C’est un trou de verdure où chante une rivière,
Où le souffle du vent couche à-demi les blés.
Ceux qui s’y coucheront dormiront à jamais.

AEV 1718-04 trou de verdure jojo

27 février 2019

Consigne d'écriture 1819-19 du 26 février 2019 : Fatrasies à partir de "13 à la douzaine"

Fatrasies à partir de « 13 à la douzaine » 

 

Soit une liste de treize mots :

poisson - colle - cintrer - lessiveuse - parfum - sciure - coléoptère - rafraîchir - bergamote - enceinte - engagé - bulletin - obscurité

Faites une collecte de deux rimes par personne pour chacun de ces mots de matière à obtenir, après mise en commun, entre cinq et dix mots qui riment pour chacun de ces mots. Chacun(e) prendra note de ce thésaurus de vocabulaire collecté.


Option 1 :
vous ne vous souciez pas des rimes. Ecrivez une histoire, sur le thème de l’obscurité, dans laquelle les treize mots de la liste figureront tous.

(C'est là ce que l'animateur a emprunté au site "Treize à la douzaine" d'Annick SB)


Option 2 :
En utilisant les rimes, écrivez un poème du genre appelé « fatrasie », constitué d’une seule strophe de onze vers, bâti sur deux rimes de la façon suivante :

AAB AAB BA BA B

Ce petit poème sera du genre bouffon, non dépourvu d’allusions satiriques, formé d’adages, de phrases absurdes, de comptines : le texte ne fait aucun sens. Il s’agit de mettre le moins de sens possible dans un bloc de mots harmonieux.

Exemple avec : bulletin –calotin –matin – pantin –serpentin - Trissotin - sciure - enflure - moisissure -  chaussure - chiure - biture

Quand il se lève le matin
Ce rigolo de Trissotin
Met toujours le pied dans la sciure.

Comme il est du genre calotin
Il a une dégaine de pantin
Qui se nourrirait de moisissure.

Hier sera jour de biture
De lancement de serpentin
De dégonflement de l’enflure
Il faudra acheter le bulletin
Pour être à côté de sa chaussure !

 N.B. Merci à Hubert Haddad d'avoir évoqué cette forme poétique dans son Nouveau nouveau magasin d'écriture aux éditions Zulma

AEV 1819-19 Haddad livre_l_497

25 avril 2017

La Chasse aux mots / Jean-Paul

 

FuretDuNord

A la chasse aux mots, Momot s’en est allé. Dans quantité de dicos, même chez Furetière, il a fureté mais aucun terme n’a détalé, pas même « furet » et pourtant il court bien, l’animal ! Alors il a pêché les plus rares, les plus colorés, les plus sonores, les plus drôles. C’est comme ça qu’il enrichit son vovocabulaire, Momot.

Il a ramené dans ses filets le mot « zambic ». C’est un mot de l’ex-Congo belge, une déformation de « Gueuze Lambic », et cela désigne soit les coureurs de jupons, soit ceux qui aiment la bière mais on peut faire les deux si on veut.

Il a adoré le mot « Zaïque ». C’est une interjection malgache que l’on lance aux enfants pour leur intimer l’ordre de se tenir à carreaux.

Il a apprécié le mot américian « less » qui signifie plus ou moins la même chose que le mot «laisse » en français sauf qu’on l’attache uniquement à un teckel, un basset artésien ou à ce genre de chiens lymphatiques comme Droopy ou François Fillon dont on se demande bien pourquoi on les laisse (ou less) proclamer que « Vous savez quoi ? Ils sont le héros. ».

Momot a moins aimé le mot « losse ». Le mot « losse » s’était perdu dans le dictionnaire allemand entre « berger » et « mirador ». Un losse est un chien qui ne supporte pas la laisse et le manifeste de façon agressive. Ce n’est jamais très agréable de tomber sur un losse.

Il a bien aimé le mot « fritz » qui signifie « ami » en alsacien.

 

AEV 1617-25 M le maudit

Il a flashé sur le mot « Die » qui est le nom d’une ville dans laquelle vivent une jolie fille qui s’appelle Clairette et un cochon qui sent (le fameux cochon qui sent de Die, dont on tirait jadis un parfum très recherché).

Mais de tomber amoureux de ce dernier vocable, cela a causé sa perte, à Momot. Il n’aurait jamais dû le clamer aussi fort. Quand il a crié : « J’aime le mot « Die » ! », ça n’a pas loupé, tout le monde a crié « Zaïque » s’est emparé de sa less, a lâché son losse et lui est tombé dessus.

C’est que, voyez-vous, par ici, les gens ont vis-à-vis de la langue et des Fritz une culture assez cynéphilique.

Alors si vous aussi vous allez à la pêche aux mots, n’en parlez à personne. Rappelez-vous le proverbe touareg made in Breizh :

« Chameaux tus et babouche cousue,
La Lune d’or lit en silence ».

AEV 1617-25 chameau

Image de Michel Moyne
extraite de
"Un Petit canard... comme ça" de Jean Sauvestre.

5 décembre 2016

Consigne d'écriture 1617-10 du 15 novembre 2016 : Ecrire comme Philippe Delerm

Ecrire comme Philippe Delerm

Un texte très court : pas plus de vingt à trente lignes.
Les verbes sont conjugués au présent.
Des phrases courtes mais avec beaucoup d’adjectifs.
On parle d’une situation de tous les jours que tout le monde peut avoir vécue.
On décrit un moment du quotidien sans rien d’exceptionnel.
On utilise toujours le pronom « on » à la place de « je »

Vous choisissez un, deux ou trois titre dans la liste jointe et vous écrivez le même nombre de textes remplissant toutes ces conditions :

 

La-sieste-assassinée-Philippe-DELERM

La sieste assassinée
Il va pleuvoir sur Roland Garros
Rencontre à l’étranger
Cet air un peu penché
Ce soir je sors la poubelle
Le oui oui au coiffeur
Les petites vieilles du jackpot
Le présent des bios
Je regarde jamais
La plage des Tartares
La vérité ?
Délit de fuite
Juste une omelette, comme ça
La maison du gardien me suffirait
Une petite croûte
Donner sa place dans le métro
Poussin sous le soleil
Vous vouliez lui parler !?
La roulette
Gagner le cœur d’un artichaut
Conseil de guerre
La voix du doublage
Vous êtes bien, là !
L’heure du tee
Correspondance
Cet oiseau-là
Les derniers pas au ralenti
Ma grand-mère avait les mêmes
Il a refait sa vie
Y a un peu plus, je laisse ?
N’oubliez pas d’éteindre vos portables
Moi j’ai bien aimé
C’est le soir que c’est difficile
Je voulais voir ce que c’était
D’abord, merci de prendre ma question
On ne vous fait pas fuir au moins ?
Ca va refroidir
Voilà, tu connais l’histoire
Faut arrêter !
Y a pas d’souci
Il faut le voir sur scène
Ca devrait toujours rester comme ça
J’ai horreur de cette phrase
Chez nous, c’est comme ça
Du côté de mon mari
Je vais prendre les matchs un par un
J’ai une contrainte
C’est maintenant qu’il faut en profiter
On était écroulées
Qui lit encore Duhamel ?
Qu’est-ce que vous allez faire aujourd’hui ?
Il pourrait bien neiger
Par contre je veux bien un stylo
On peut le changer
Quel est votre plus gros défaut ?

13 novembre 2018

Le calendrier perpétuel : décembre / Jean-Paul

1er décembre : Sainte Florence

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Sainte Florence a vécu à Firenze en Italie de 163 à 200 après Jésus-Christ.
Elle vendait aux touristes de passage sur le vieux pont au-dessus de l’Arno des reproductions en plâtre réalisées par elle-même du vieux pont au-dessus de l’Arno.

Le vieux pont au-dessus de l’Arno était déjà à l’époque couvert d’échoppes pittoresques et les vieux ponts de Firenze sculptés par Florence étaient sculptés de manière si minutieuse que l’acheteur trouvait parfois sa reproduction en miniature sous forme d’un acheteur achetant un souvenir devant l’éventaire sculpté de Dame Florence sur le vieux pont de Firenze.

Cette mise en abyme déplut fortement au potentat local qui détestait qu’on lui parlât avec des mots dont il ignorait l’orthographe. Pour la peine il fit couper les doigts de la main droite de la petite artiste.

De ce fait Sainte-Florence est devenue la patronne des donneuses de leçons de piano, ce dont Jane Campion s’est souvenue pour obtenir la Palme d’or au Festival de Cannes il y a longtemps déjà (1993).

Sainte Florence a été canonisée à Navarone en 1943.

Le dicton du jour : «A la sainte-Florence, si tu n’as pas de frigo et si ton beurre n’est pas rance, c’est que l’hiver est en avance».


4 décembre : Sainte-Barbara

Sainte-Barbara a vécu à Nantes de 163 à 200 après Jésus-Christ.

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Elle vendait aux touristes de passage et aux autochtones du coin, dont Jean-Louis Jossic, un des chanteurs des Tri Yann, des parapluies téléscopiques. Elle avait son échoppe dans cette rue de Nantes où il y avait déjà le restaurant « Un amour de pomme de terre » et où je ne vais plus depuis qu’ils ont retiré du menu la planche ch’ti avec le Maroilles fondu par-dessus des patates.

Si elle vendait des parapluies, c’est qu’il pleuvait déjà beaucoup sur Nantes à l’époque. La jeune et jolie Barbara attirait d’ailleurs l’attention du chaland qui passait en lançant à tout venant de sa jolie voix « Il pleut sur Nantes ».

Elle eut maille à partir un jour avec un marin qui prétendait l’avoir connue rue de Siam à Brest. C’était aussi un jour de pluie – Mais si, rappelle-toi, Barbara ! – et le marin lui avait acheté, pour son capitaine, un parapluie auquel il s’avéra qu’il manquait une baleine. Le lendemain l’équipage était parti en mer pour aller en pêcher une. A cause de ce parapluie défectueux, le capitaine, un dénommé Achab, avait eu un gros pépin, il y avait laissé une canne et n’avait pu décrocher la palme d’or au festival de cinéma de l’île de Groix. On lui avait juste décerné le raton laveur d’honneur, ce qui lui avait fait une belle jambe.

Lassée d’avoir affaire à de tels scaphandriers d’eau de vaisselle, Barbara se reconvertit dans la fabrication et la vente de lingerie féminine.

Sainte-Barbara a été canonisée dans l’île de Beauté en 1962.

Le dicton du jour : « A la Sainte-Barbara, si tu ne te rappelles pas, c’est que tu as oublié. »


26 décembre : Saint-Etienne

Saint-Etienne a vécu dans la patrie de Bernard Lavilliers de 163 à 200 après Jésus-Christ.

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Il vendait des chaudrons et des boucliers arvernes aux touristes de passage, surtout à un petit Gaulois blond et irascible et à son copain juste un peu enveloppé.

C’est dans un de ces chaudrons que le peintre italien Véronèse a confectionné la couleur verte qui a fait sa célébrité. « Allez ! Lé vert ! Allez ! Lé vert !! » hurlait-il en brandissant son pinceau et son enthousiasme au-dessus de sa tête, les deux bras levés.

Photo de Dominique Rocheteau empruntée à L'Equipe

Avant d’être canonisé lors d’un pénalty au parc des Princes en 1976, Etienne a terminé sa vie en se prenant un coup de boule de Bernard Lavilliers lors d’une baston à la sortie du bal des Hauts-fourneaux en 200 après Jésus-Christ.

Le dicton du jour : « A la saint-Etienne, Etienne, Etienne, tiens le bien sinon Guesch pâtit !

Etienne est le saint patron des alcooliques misogynes qui ne manquent jamais d’entonner « A la tienne Etienne, à la tienne mon vieux » lorsqu’ils trinquent.


15 décembre : Sainte Ninon

Le dicton du jour : « A la Sainte Ninon tu ne dois dire ni « kiwi » ni « Ninon » sinon t’as perdu ! » 

AEV 1819-08 Ninon_de_Lenclos_by_L

Sainte-Ninon a vécu à Domrémy de 163 à 1431 après Jésus-Christ qui lui a vécu ailleurs à partir de 33 ou 34 avant Jésus-Christ, c’est compliqué.

La jeune et jolie Ninon gardait ses moutons dans l’enclos à eux réservé de la ferme parentale.

Le 12 mai 1431, lorsqu’elle vint s’asseoir à table pour le repas du soir, elle annonça à ses vieux qu’elle avait entendu des voix célestes et qu’elle allait s’engager dans l’armée pour bouter les Anglois hors de France.

Les parents comprirent qu’elle était tombée victime de la maladie de la brebis folle et qu’il allait falloir l’abattre avec tout le troupeau. Ce qui fut dit fut fait.

Elle fut canonisée par erreur et par Saint-Etienne qui, encore une fois ivre ce jour-là, l’avait confondue avec Sainte Jeanne d’Arc.

Sainte-Ninon est la patronne des gens dont l’Histoire oublie toujours le nom : le soldat inconnu, le coureur de Marathon, le fier Sicambre qui courbe la tête à Soissons pour se retrouver dans la vase une fois que Clovis lui a assené un coup de sa francisque, toi, moi, vous, nous.

Sauf que nous on n’en meurt pas de ne pas être aussi célèbre que le kiwi qui rapporte vingt deux points minimum au scrabble.

Ah zut ! J’ai écrit « kiwi » j’ai donc perdu !


Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 13 novembre 2018
à partir de la consigne ci-dessous

14 novembre 2018

Consigne d'écriture 1819-08 du 13 novembre 2018 : Oh when the saints !

Oh when the saints !

 

3 séquences d’écriture sont proposées à partir de photocopies d’un calendrier. Chacun choisit un mois, différent de celui choisi par son voisin. Si l’on est douze, chacun choisit un mois de l’année.

1) Le calendrier perpétuel illustré

On imagine qu’on a à fabriquer, pour chaque jour du mois, une feuille de calendrier illustrée. On cherche donc la photo qu’on apposera sur le jour de la Saint-Gaston (une cabine téléphonique ?) ou sur tout autre jour de son mois. On fait la description de la photographie imaginaire et on inscrit une légende  pas trop longue dessous

2) Les dictons des saints

On invente des dictons du style « S’il pleut à la saint-Médard, il pleuvra quarante jours plus tard

3) Les saints patrons

Les saints sont déclarés patrons d’une corporation. Dites de quelle corporation les saints de votre mois sont les patrons. Racontez brièvement leur biographie.

AEV 1819-08 St_Vincent_patron_des_vignerons

7 novembre 2018

Consigne d'écriture 1819-07 du 6 novembre 2018 : Les injures ad hoc

Les Injures ad hoc

 

L'animateur demande d'écrire un mot qui corresponde aux critères
de la colonne de gauche du tableau suivant
(sans donner bien sûr l'exemple dont il s'est inspiré qui figure dans la colonne de droite).

On passe au mot suivant jusqu'à épuisement de la liste.
Chacun a constitué ainsi ses propres insultes Haddockiennes
et peut se les envoyer à la figure ! ;-)

Oncle Archibald, reviens, tu nous manques ! ;-)

Haddock whisky

 

Nature du mot

Exemple d’injure du capitaine Haddock

Nom ou adjectif péjoratif

accapareur

Nom de véhicule volant

aérolithe

Nom d’un grade dans l’armée + « de ou à » + nom d’un véhicule ridicule

amiral de bateau-lavoir

Nom de personnage de théâtre

amphitryon

Nom de personne aux moeurs originales

anthropophage

Nom de genre dans une classification scientifique

anthropopithèque

Nom de tribu indienne

Apache

« Apprenti » + Nom de profession + à la noix de coco

apprenti-dictateur à la noix de coco

Nom d’objet usuel

Ascenseur

Nom de profession + « d’eau douce »

astronaute d'eau douce

Nom de peuplade éloignée

Aztèques

Nom d’animal africain

Babouin

Nom d’officier d’armée + “des Carpathes »

bachi-bouzouk des Carpathes

« Bande de » + Adjectif °+ nom désignant une catégorie d’individus

bande de jeunes effrontés

« Bande de » + nom de personne légèrement hors la loi

bande de pirates

Bande de + instruments de médecine

bande d'emplâtres

Nom d’objet décoratif

bibelot

Nom d’objet volumineux

bibendum

Nom désignant un alcoolique

boit-sans-soif

Nom d’engin destructif

bombe atomique

« Bougre de crème de » + nom d’objet médical + « à la graisse de hérisson »

bougre de crème d'emplâtre à la graisse de hérisson

« Bougre de » + n’importe quoi + « à la sauce tartare »

bougre de faux jeton à la sauce tartare

« Bougre de » + n’importe quoi + « à roulettes »

bougre d'ectoplasme à roulettes

« Bougre d’extrait de » + injure + « de » + nom géographique

bougre d'extrait de crétin des Alpes

Nom d’animal préhistorique

brontosaure

Nom de véhicule ne volant pas + « à réaction »

bulldozer à réaction

Nom d’animal marin

cachalot

Nom de danse

cake-walk

Nom de maladie

Choléra

Nom d’oiseau + « mal empaillé »

chouette mal empaillée

Nom de fleur

chrysanthème

Nom d’objet de cuisine

cloche à fromage

Nom d’instrument de musique + “de” + nom d’une fête

cornemuse

Nom de légume + diplomé

cornichon diplômé

Nom de Personnage littéraire + « à quatre pattes »

Cyrano à quatre pattes

Nom de métier + « de carnaval »

dynamiteur

Nom d’élément du décor urbain + « ambulant »

jet d'eau ambulant

Nom de sympathisant d’un parti politique

Ku Klux Klan

Nom d’un animal qui vit dans les arbres

macaque

Nom du domaine des mathématiques

logarithme

« Marchand de » + nom de matière ou de spécialité culinaire peu ragoûtante

marchand de guano

Nom de célébrité + « sans » + n’importe quoi

 

« Hologramme de » + Nom de célébrité

 

Nom de légume+ « diplômé »

Cornichon diplômé 

16 septembre 2018

Présentation de rentrée / Maryvonne

Toi, la nouvelle toute belle 
Nous attendons tes ritournelles
Puisque tu te nommes Valérie
Espérons que tes textes nous sourient.

Puis voilà qu'entre dans la ronde
L'élégante, la charmante Raymonde
Mais sous son allure débonnaire
Elle sait dévoyer le vocabulaire.

Depuis que Jean-Paul perd ses cheveux
Ses textes sont de plus en plus heureux !
Vous allez voir comme ça décoiffe
Mais nous écoutons jusqu'à plus soif.

C'est avec tous ses animaux trotte-menu
Qu’Anne-Françoise est revenue.
Avec son air tellement affable
Elle nous raconte les pires fables.

181016 265 006

Avec des histoires tressées comme des lianes
Qui nous étonne? Ben! C'est Éliane !
Vous allez voir elle est prolixe
D'histoires romanesques, parfois même X.

Pour Marie-France, la critique vais éviter
Sinon je vais rentrer à pied
Mais quarante ans de fidélité
Ca ferait pourtant un beau papier.

Quand est arrivée la Cessonnaise
Elle a bien pris la mayonnaise
Tellement qu'Anne-Marie sans ambages
Rafla le prix de l'Hermitage !

Marie-Thérèse, l'élève modèle
Écrit maintenant à tire d'aile :
La plume du poète écrivain
Ne lui lâche plus la main.

Les absents n'ont pas toujours tort
La Brigitte a bien du ressort
Ses textes perlés et jolis
Nous laissent souvent ébahis.

Si Edorée souvent nous enchante
C'est que très souvent elle chante
Ni des complaintes ni des biguines
Mais des ritournelles bien coquines

Quand Josiane est au crayon
Garez-vous les rimes en «on»
Car en toute saison
Vous entrerez dans son corbillon :
La poésie est sa passion.

Dominique nous a fichu la nique :
Dernière arrivée, première primée !
Pour quitter son beau métier
La ronde des mots va bien l'aider.

Pour moi je suis la plus mignonne
Puisque ça rime avec Maryvonne
Mais méfiez-vous de mon crayon
Il est parfois bien polisson !

181016 265 007

2 octobre 2018

Les prénoms de la Maison de quartier de Villejean / Eliane

AEV 1819-04 Eliane 3094517787_1_3_0IgkWikoMandoline de Villejean porte des jupes longues, des chaussures compensées et des fleurs dans les cheveux. Elle est adepte du « Faites l'amour, pas la guerre. » et de l'amour libre. Elle a deux enfants et ne sait pas très bien qui en est le père. Elle laisse la communauté en être responsable autant qu'elle-même.

On lui a rapporté qu'un soir où il faisait particulièrement sombre, après avoir fumé plus que d'habitude, elle déambulait dans le quartier en demandant inlassablement : « Mais qui a éteint la pleine lune ? ».

Elle ne se pose pas la question de savoir ce que sera son avenir ou celui de ses enfants, elle pense qu'il y aura toujours quelqu'un pour elle. Elle pense que le passé n'a jamais épuisé l'avenir. Que tout est possible, qu'elle s'adaptera à la situation.

Mais elle finira sans doute par se poser et devenir une parfaite petite bourgeoise très sage.

***

AEV 1819-04 Eliane les fonctionnairesGaston de Villejean travaillait aux PTT (Postes, Télégraphe et Télécommunications). Il était commercial, chargé de vendre des abonnements téléphoniques. Tâche dont il s'acquittait très bien. A 40 ans il était encore célibataire. Trop sérieux, trop tatillon. Les jeunes femmes s'ennuyaient très vite en sa compagnie. Et comme il n'était pas porté sur la bagatelle, il n'insistait pas. Il aimait bien son petit train-train quotidien.

Lors des réunions professionnelles, aux moments des pauses, il y avait toujours un petit rigolo pour lui lancer : « Eh, Gaston, y a le téléphon qui son ! » Cela ne le déridait même pas, il n'avait aucun sens de l'humour.

***

Rosalie est une femme toute mignonne, rousse, bouclée. Elle est mariée depuis presque 10 ans avec Marius de Villejean. Ils habitent un coquet pavillon près de Rennes, ont deux enfants, ont des amis, reçoivent.

Rosalie s'acquitte très bien de son rôle d'épouse et de mère. En même temps elle s'investit dans une association d'aide aux devoirs à la Maison de quartier de Villejean à Rennes.

Marius est cadre bancaire.

Marius et Rosalie forment un couple exemplaire aux yeux de tous.

Mais que sait-on vraiment de leur intimité ? J'aimerais demander à leur porte d'entrée de livrer ses secrets. Car une porte regarde aussi bien dehors que dedans.

Pourtant il ne faudrait pas divulguer ses confidences car la parole est comme un œuf, à peine éclose elle a déjà des ailes.

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10 octobre 2018

Consigne d'écriture 1819-05 du 9 octobre 2018 : les titres de Charles Aznavour

Les titres de chansons de Charles Aznavour pour illustrer Plonk et Replonk

 

Vous pouvez écrire un texte, un poème, mettre en musique ou bien utiliser les titres de chansons de Charles Aznavour pour ré-écrire un de ces textes ou écrire "à la manière de".

Les plaisirs démodés - Et pourtant - Les deux guitares - La Mamma - Bon anniversaire - Il faut savoir - Hier encore - Tu t'laisses aller - Sur ma vie - Trousse-chemise

plus un à votre choix parmi cette liste :

Emmenez-moi – désormais – Comme ils disent – Les comédiens – la Bohème – Que c’est triste Venise – For me formidable -

Votre texte pourra s'appuyer sur une carte postale de Plonk et Replonk (voir le billet ci-dessous)

Plonk 03 Monument à Pas de chance

 A la base de cette consigne il y a celle des Impromptus littéraires de cette semaine

9 octobre 2018

Hier encore / Jean-Paul

AEV 1819-05 Aznavour

Hier encore Charles Aznavour était vivant. Plus trop en état de jouer au jeu de trousse-chemise avec une quelconque gaudeluronne bien sûr, vu qu’il n’existe pas de féminin à «godelureau» à part ce néologisme-ci, mais assez jeune encore pour avoir des projets stupides : faire un selfie avec Macron en Arménie, mourir sur scène comme Molière, se faire souhaiter, à cent ans, un bon anniversaire par le Carnegie Hall bondé jusqu’à la gueule, réenregistrer ses titres en rap «qu’est le dernier refuge de la poésie vraie» et tout ça et tout ça. «For me formidable !» le félicitait-on à la façon de Valentine qui les avait jolis d’après ce que disait Maurice Chevalier.

Hier encore Charles Aznavour était vivant. Et pourtant, quand il s’est allongé dans sa baignoire une petite voix intérieure lui a dit :

- Ne résiste pas, Charlie ! Ceci est un hold-up ! A partir de maint’nant tu m’obéis, tu t’laisses aller ! Je suis l’Ankou du lapin, celui contre lequel on ne peut rien. Je te le jure, sur ma vie et sur celle de Sainte-Anne, la patronne des Bretons, je ne suis qu’un exécutant. C’est Sainte-Maryvonne, ma patronne, qui a décidé pérempétoirement que t’as dépassé la date de péremption. Il faut savoir faire une fin. Vous les vieux vous coûtez un pognon de dingue à soigner, comme ils disent dans le nouveau monde, vous polluez l’air avec vos déplacements en avion et les plaisirs démodés qui sont les vôtres sont désormais insupportables aux oreilles de la jeunesse. Franchement, t’arrives à les réécouter, toi, les orchestrations de tes chansonnettes ? Allez zou, Papy, c’est l’heure de faire un œdème pulmonaire !

- OK, je ne discute pas, a répondu Charles, philosophe. Emmenez-moi voir la Mamma, Edith Piaf et les comédiens qui m’ont précédé au paradis des artistes. Je dois avouer qu’à certains moments de fatigue, je m’y voyais déjà.

- Le paradis ? Tu n’y penses pas ! a dit l’Ankou en partant d’un grand éclat de rire. Tu n’y penses pas sérieusement tout de même ? Ah le naïf, lui eh !

Hier encore Charles Aznavour était vivant et tout de suite après les deux guitares sur lesquelles il avait composé «Que c’est triste Venise» et ses mille autres titres ont fait «Plonk» et «Replonk» ! Elles se sont désaccordées d’un seul coup, elles ont sonné le glas, Aglagla, il y a eu un grand froid et Charles fut mouru.

***

Comme annoncé par l’Ankou il s’est retrouvé d’un seul coup dans cet univers-ci :

Plonk et Replonk - Le plumage des anges fermiers (réduite)

illustration de Plonk et Replonk

Ca pourrait être une ferme dans la Bohème des années 1900 ou dans son Arménie natale avant que la Turquie ne montre qu’elle peut être aussi forte et sinistre que son café amer.

En fait c’est la ferme de la Harpe à Rennes-Villejean en 1946.

Les damnés sont tout juste sortis de l’occupation, de la guerre et de ses horreurs. Ils sont condamnés à plumer les anges fermiers. Ils ont le regard triste des migrants de la jugeote qui rêvaient de mondes meilleurs, de paradis sur Terre, d’Amérique, de lendemains qui chantent. Ce sont les premières victimes du plan Marshall de Lucifer.

Remballée la marche des anges ! On les attrape, on les zigouille, on les plume et on les fait griller comme des poulets ! Les plumes sont envoyées à Hollywood où elles agrémentent les costumes et les postérieurs des danseuses de Busby Berkeley. Les girls du Lido et Zizi Jeanmaire adopteront elles aussi ce truc en plumes.

- Et les auréoles ? demande Charles, toujours curieux.
- On en fait des hula hoops pour les poupées Barbie !

Pauvre Charles ! Quel enfer ! Comme si sa simple mort n’était pas déjà une punition suffisante : il voulait mourir sur scène comme Molière et il meurt dans sa baignoire comme Charlotte Corday ! *


* Ou Jean-Paul Marat ? Ou Claude François ? Je ne me souviens plus des noms du coupable et de la victime dans cet épisode-là des « Petits meurtres d’Agatha Christie » !

4 octobre 2018

Consigne d'écriture 1819-04 du 2 octobre 2018 : Les prénoms de Villejean

Les prénoms de Villejean

 

Voici les noms qu’on a attribués aux salles de la Maison de quartier de Villejean :

Fiacre – Mandoline – Auguste – Rosalie – Marius – Gaston – Achille - Narcisse

En admettant que ces salles ont été dénommées, il y a plus de quarante ans, en hommage à des habitants du quartier dont le nom était «de Villejean», racontez qui ils pouvaient être en vous aidant des formules suivantes tirées de « Contes à régler » de Pépito Matéo :

La parole est à celui qui la prend - Si ta parole n’est pas plus belle que le silence, ferme-la ! - Si tu veux savoir si les poissons transpirent, faut mettre ta tête sous l’eau - Au royaume des sourds les borgnes ne la ramènent pas - La parole est comme un œuf. A peine éclose elle a déjà des ailes - On ne peut pas accrocher tous ses habits au même porte-manteau - Echafauder craint l’eau froide - Ca me tarabuste l’omoplate du côté des trapèzes - Une porte regarde aussi bien dehors que dedans - Qui a éteint la pleine lune ? - Tant qu’on le porte c’est celui d’un autre mais si c’est à nous c’est qu’on n’est plus là. - On ne peut pas surfer sur la vague sans mouiller sa combi - Si tu prends le chemin de N’importewhere tu risques d’arriver à la ville de Qu’inmportewhat - Mr et Mme Egée n’ont pas de fils. Comment s’appelle-t-il ? - Ce n’est pas parce qu’on laisse la porte ouverte qu’il fait moins froid dehors - Le présent n’a jamais épuisé l’avenir - La langue est molle mais elle peut couper des têtes - La forme c’est le fond qui remonte à la surface - Quelle que soit la longueur du serpent il a toujours une queue - Personne n’est assez grand pour apercevoir le sommet de son crâne - Et dire qu’on est déjà mercredi - Comme un goût de revenez-y - Mon cœur est un bouquet de violettes - Le monde est assis sur la tête - On n’est pas là pour se faire dézinguer.

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2 octobre 2018

Les prénoms des salles de la MQV / Jean-Paul

Quelle que soit la longueur du serpent, il a toujours une queue. Il a même parfois aussi des sonnettes mais ce n’est pas la peine d’aller les lui tirer, de s’adresser à lui pour résoudre notre problème du jour. Nous nous demandons en effet à qui appartiennent les prénoms qui identifient les salles à la Maison de quartier de Villejean !

- Bonjour ! Je voudrais la clé de la salle Rosalie pour la danse country !

- Bonsoir, elle a bien lieu en salle Gaston la réunion du Conseil d’administration de « Rencontre et Culture » ?

Le serpent des origines le sait-il ? Qui étaient ces huit personnages ? Fiacre, Mandoline, Auguste, Rosalie, Marius, Gaston, Achille et Narcisse ! Les premiers administrateurs de l’association «Rencontre et Culture» qui gère la maison ?

***

Le plus rigolo de la bande était Fiacre de Villejean. Il allait toujours trottinant, cahin-caha, Hue dia, Hop-là, et il avait un indéniable franc-parler. Ce n’était pas pour rien qu’il était délégué syndical à l’usine Citroën de la Janais. Il avait des saillies exceptionnelles.

- Si ta parole n’est pas plus belle que le silence, ferme-la !

Avec ça, féru de poésie… mais seulement de celle d’Aragon, Eluard et Maïakovski. Il connaissait aussi toutes les chansons de Jean Ferrat et Leny Escudero. Avoir sa carte au Parti communiste en 1975 c’était aller à la rencontre d’une certaine culture.

- Tu peux être-là pour la braderie de Villejean, Fiacre, afin de vérifier les emplacements ?

- Non, désolé, camarades, ce dimanche-là je suis à la Fête de l’Huma !

AEV 1819-04 Vive_dictariat_proletatureLa fête du journal L’Humanité à la Courneuve, c’était sacré pour lui. Fiacre aurait pu assister là-bas aux concerts de Jacques Higelin, de Malicorne, de Bernard Lavilliers mais il s’en fichait. Il aurait pu y écouter Leonard Cohen, Pink Floyd ou les Who.

- Les Qui ? Moi j’y vais pour le discours de Georges Marchais et pour boire des coups avec les copains !

Au royaume des sourds, les borgnes ne la ramènent pas. Il n’y avait qu’une ligne, celle du parti. Et des chemins de traverse pour la rigolade : on soupçonnait fort Fiacre et ses copains de la cellule Maurice Thorez d’être montés sur le toit de la fac de lettres de Villejean pour aller peindre sur le haut de la façade du hall B ce slogan resté longtemps visible : «Vive la dictariat du prolétature !»

***

180716 265 008

Mandoline, c’était le camp d’en face ou presque. Elle ne jurait que par le curé de Saint-Luc, par les œuvres de la paroisse, la kermesse, le Secours catholique où elle faisait du bénévolat.

- Ah oui, la clique à encycliques de Paul VI qui mérite des claques ! plaisantait gentiment Fiacre.

Il la chinait toujours mais ils s’entendaient comme larrons en foire. Elle avait beau jeu de lui rabattre son caquet en lui rappelant qu’il avait lui-même été enfant de chœur autrefois !

- Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des parents communistes ! maugréait-il en mode Gino Cervi-Peppone face à Fernandel-Don Camillo.

Toujours active, positive, constructive, la Mandoline. Elle quand elle n’était pas à la braderie, c’est qu’elle avait un week-end de « La Vie nouvelle ». On la voyait souvent dans le hall de la maison prendre le café avec ses copines ou alors, toute seule, assise tranquillement en train de lire Témoignage chrétien sur une banquette à côté de la table marocaine. Celle-ci est toujours là encore aujourd’hui.

***

Gaston n’en pouvait plus, de Nino Ferrer et de son «téléfon qui son». Gaston était bougon. Gaston sortait de ses gonds. Gaston pétait les plombs. Mais Gaston était toujours là à la braderie. C’était son jour de gloire à lui, celui où, chaque année, il tentait de battre le record de vente de galettes-saucisses détenu par Narcisse. Pas de bol pour lui, on était en 1976, l’année de la sécheresse et il faisait encore, en ce début de septembre, une chaleur à crever.

- Vends des bières, Vendémiaire ! lui avait balancé Fiacre au Conseil d’administration de rentrée.

- Ton humour à la con, ça me tarabuste l’omoplate du côté des trapèzes ! avait répondu Gaston qui était décidément très bougon.

***

Que sont-elles devenues, ces huit personnes ? Je n’ai trouvé trace que de ces trois-là, étant pris moi-même ces temps-ci par un maelström d’activités plus ou moins folles. Je ne suis pas historien de profession, juste journaliste occasionnel et il n’y a pas d’archives consultables en ligne sur ces histoires locales. Tous ces instants de vie des années 1970, il n’a que Marius Aznavourian, le premier président de l’ARC qui aurait pu nous en livrer les secrets mais il vient de décéder hier.

Et du coup, je crois que j’ai trouvé la réponse à la devinette posée par Pépito Matéo dans son livre «Contes à régler» : «Tant qu’on le porte, c’est celui d’un autre mais si c’est à nous, c’est qu’on n’est plus là».

Vous avez trouvé la solution ? Non ? Retournez le journal ou faites le poirier devant l'ordinateur pour découvrir la mienne !

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18 septembre 2018

Consigne d'écriture 1819-02 B du 16 septembre 2018 La Boqala

1819-02 B La Boqala

 

La Boqala est une pratique algéroise ancienne. Entre jeu et rite, les femmes se retrouvaient pour s’adonner à la poésie. Elles glissaient dans un pot en terre cuite des papiers sur lesquels étaient inscrits de courts poèmes, le plus souvent des quatrains. Les femmes s’adressaient ces vers, guidées par leur quotidien : l’espoir, l’amour, la nostalgie, l’exil. Rédigez des quatrains de ce type à destination de « Ma chère voisine ».

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25 septembre 2018

Consigne d'écriture 1819-03 B du 25 septembre 2018 : Féminisation des noms de lieux à Villejean

Féminisation des noms de lieux à Villejean


La ville de Rennes mène une politique de féminisation de noms de rues. Imaginons aussi de féminiser le nom de certains lieux.

Racontez l’inauguration de la piscine Laure Manaudou ; du commissariat Julie Lescaut ; de l’usine d’incinération Jeanne d’Arc ; ou d’autres établissements rebaptisés par vous.

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25 septembre 2018

Les Délacements de George / Jean-Paul

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Il y a des gens comme ça qui ont trop lu Lagarde et Michard quand ils étaient petits. Rappelons aux amnésiques préséniles et aux aculturés post-Nintendo que Messieurs Lagarde et Michard ont publié des anthologies, classées par siècle, dans lesquelles ils évoquent tout ce qui se fait de bon et de recommandable en matière de littérature française.

Ces gens dont je parle, ceux qui ont trop lu les manuels scolaires de ces deux zigues, si vous leur montrez les deux sculptures de chaussures géantes qu’on rencontre dans le parc du Berry à Villejean , vous parlent tout de suite de George Sand !

Ils n’ont lu ni « La Mare au diable » ni « La Petite Fadette » mais ils savent que la dame de Nohant est la plus célèbre des écrivains berrichons. Et donc pour eux ces baskets-là sont celles d’Aurore Dupin, ci-devant baronne Dudevant, auteure prolifique de romans féministes, régionalistes et anticonformistes.

La dame vaut certainement le détour et finalement l’hypothèse de statues-hommages – ou plutôt femmages – tient finalement la route. La lecture d’une biographie empruntée à la Bibliothèque des Champs libres nous le confirme. On y apprend plein de choses plaisantes sur ce personnage pittoresque. George faisait de l’équitation habillée en homme, elle fumait le cigare, se couchait à cinq heures du matin, se levait à midi, écrivait, tenait salon, voyageait, écoutait Chopin qui jouait du piano sauvagement, chevauchait Liszt avec délicatesse, ou l’inverse.

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Elle fut aussi la maîtresse d’Alfred de Musset (voir le chapitre à lui consacré dans le Lagarde et Michard du XIXe siècle), le gars qui prétendait qu’il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée avent de se trouver bien pincé pour la donzelle. La petite histoire raconte qu’elle trompa honteusement à l’hôtel Danieli de Venise l’Alfred qui était tombé malade. C’était avec le docteur Pagello. Pas joli, tout ça, car si Alfred était malade, c’est qu’il avait trop été dans les salons et s’était par trop dessalé dans les bordels de Vénétie.


Finalement, deux chaussures géantes (taille 1828 ?) pour symboliser une femme qui a pris son pied toute sa vie avec une telle intensité, c’est très logique.

Peut-être faudrait-il en parler à la mairie de Rennes où l’on mène une intéressante politique de féminisation des noms de lieux rennais.

En même temps, un parc George Sand… Combien d’amnésiques préséniles et d’aculturés post-Playstation sauront qu’il s’agit d’une femme ?

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12 juin 2018

Little Miss Sunshine / Eliane

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Alice - « Little Miss Sunshine » comme la surnommait affectueusement son grand-père -, trop éprouvée par le décès de ce dernier, n'avait pas gagné le concours des Miss. Trop rondouillette dans sa robe kitsch, elle avait essuyé les moqueries du public, surtout des garçons.

« Ho !», « Huhu !», « Kss ! Oh, làlà ! » « Pff !» « Turlututu ! ». Elle subissait une double peine et revenait chez elle en pleurant et en se lamentant « Bouh ! Sniff ! Ouin-ouin ! Bouh ! Bouh ! ».

Son père Robinson et sa mère Iseut ne savaient que faire ni que dire pour la consoler.
Robinson lui suggéra d'aller nourrir la poule Picotta. Elle aimait tellement les animaux. Justement il y avait du vieux pain dans la cuisine.
Mais Picotta ignora l'offrande. C'était pourtant un mets dont elle était habituellement friande.
La petite fille essaya de l'encourager. « Miam, miam le bon pain ! » En vain, la poule resta indifférente et alla picorer plus loin. Elle n'aimait plus le pain dur, voilà tout !

Abattue, les épaules basses, la fillette rentra.
La maman était en train de ranger la robe à froufrous dans la penderie. « Pouah ! Tu peux la jeter, je ne la mettrai plus jamais ! ».
- Taratata, il ne faut jamais dire « jamais », rétorqua Iseut, tu ne sais pas de quoi demain sera fait. »
- Bof, je m'en moque. Papy me manque et je ne suis pas Miss, rien ne pourra m'arriver de pire. »

Iseut, également éprouvée par le décès de son parent se contenta de murmurer « Humm... ».

Sa fille alla se réfugier dans le panier de Rantanplan le chien. Au moins lui il la comprenait.
Rantanplan, qui n'était pas une flèche, ne comprenait pas bien de quoi souffrait sa petite maîtresse, mais il était sensible à sa peine et lui faisait ses yeux tristes, ses yeux de vieux cocker.

Le portail du jardin grinça : Couic !

- Coucou ! appela Tristan le jeune voisin. Alice, tu es là ? Hou-hou ! Eh ho !

Alice se leva pour aller jusqu'à la porte.

- Je n'ai pas envie de jouer aujourd'hui !
- Pourquoi ?
- C'est une mauvaise journée !

Déçu, le petit garçon dut se contenter de cette réponse. Peut-être en saurait-il davantage plus tard.

Pour la famille la journée s'étira en longueur. Alice ne voulait pas manger, ne voulait pas lire, pas regarder son émission favorite, ni se promener, ni aller voir un film. Elle voulait juste avoir de la peine dans le panier de Rantanplan.

Elle accepta toutefois de regagner son lit et s'endormit.

« Crac ! Boum ! Floc ! Pouf ! » Des bruits de chute réveillèrent toute la maisonnée.

Robinson descendit au rez-de-chaussée. Voilà ce qu'il vit :
Rantanplan était perché au-dessus du buffet. Il tremblait de peur et de froid « Brrr... !». Comment était-il arrivé là ? Mystère !

Au milieu de séjour une masse sombre se distinguait dans l'obscurité. Robinson, armé d'un couteau de cuisine fit de la lumière. Iseut et Alice se serraient l'une contre l'autre dans l'escalier. Cadichon, l'âne de la voisine les accueillit d'un sonore « Hi-han ».

Pauvre Cadichon, il était inoffensif mais avait donné une belle frayeur à tout le monde.

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11 septembre 2018

Enfermée à République ! / Eliane

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Mes points cardinaux : je me suis rendue 

Le plus au nord : le nord du pays de Galles
Le plus à l'est : Chypre
Le plus au sud : Dakar
Le plus à l'ouest : Audierne près de la pointe du Raz

La ville dans laquelle j'ai passé le plus de temps est Saint-Malo.

Là où j'ai le plus ri : la salle Mandoline de la maison de quartier de Villejean.

Je retournerais volontiers à Dakar.

Ce que sans doute personne n'a fait : me casser une côte sur mon canapé !

J'ai rencontré plusieurs personnes connues : Jacques Perrin, Michel Piccoli, Nicole Croisille, Alice Dona.

Une mésaventure qui se termine bien : Un soir très tard je me suis trouvée enfermée dans la station de métro République.

Mon parcours :
Professionnellement j'ai erré dans diverses villes de l'Essonne et des Hauts-de-Seine où j'effectuais des remplacements d'institutrices. Et plusieurs villes des Côtes d'Armor, de Mayenne et du nord de l''Ille-et-Vilaine pour exercer mon métier de Visiteuse médicale.

Pour finir j'ai tenu une librairie-bouquinerie à Bécherel.

Je suis née à St Cloud (Hauts de Seine).
J'ai fait une année de maternelle à Chaville (Hauts de Seine).
Mes années de primaire se sont déroulées à Terme Sud (14 kms de Dakar).
Ma sixième à Dakar.
Ensuite de la 5ème à la terminale au Lycée de Montgeron (Essonne).

Premier poste professionnel : plusieurs écoles dans l'Essonne.

J'ai vécu à Chaville, Terme-Sud (14 kms de Dakar), Ris-Orangis (Essonne), St-Malo, Rennes, Le Rheu.

Je vais le plus souvent à Rennes, à Saint-Méloir à côté de St Malo et à La Boussac à côté de Dol-de-Bretagne.

J'aimerais follement visiter toutes les villes de l'Italie.

Cette année j'ai aussi dormi à St-Méloir et à Malville (entre Nantes et St Nazaire).

Enfermée à République

1819-01 république 051101_3934

Je finissais la soirée chez une amie, derrière la Poste, en compagnie d'une autre amie.

J'étais la seule à devoir quitter l'appartement pour rentrer chez moi à Villejean. Mes amies et moi supposions que le dernier métro passerait à minuit.

Donc je descends à 23h50 à la station République et m'étonne de ne pas trouver d'autres usagers sur le quai. La station est étrangement calme.

Je patiente tranquillement. Sur le quai en face, trois jeunes garçons.

Soudain, dans un grand fracas, nous entendons les grilles de fermeture se fermer en haut des escaliers.

Nous étions enfermés !

Les jeunes gens sont complètement paniqués et je me vois mal passer toute la nuit en compagnie de ces trois excités.

Je leur fais signe de remonter jusqu'au niveau des distributeurs de billets où je découvre, ouf, un bouton pour appeler en cas d'urgence,

J'explique la situation au Monsieur à l'autre bout du micro. Il ne se gêne pas pour se moquer et nous faire patienter. J'ai du mal à calmer les énergumènes.

Enfin les grilles se soulèvent, nous sommes sauvés.

Je retourne sonner chez mon amie, et nous voilà parties à la recherche de l'endroit où elle a bien pu garer sa voiture.

2 mai 2018

La Révolution d'Octobre / Jean-Paul

La Révolution d’octobre… Hic ! Il faut boire à sa santé ! Hips !

Certes, elle nous a apporté le Merckxisme-Léninisme ! Hic ! Mais bon Hips : C’était pas capital de tout comprendre ! Hic ! Fallait juste obéir au camarade Guépéou Kagébérovitch parce que sinon…Goulag ! Beurk !

Au début, c’était les blancs contre les rouges ! Hic ! Mais nous, c’est pas notre faute si on préférait le rosé ! Hips ! Et la vodka !

Bien sûr, il y a eu Trotzky et ce regrettable incident de pic à glace. Hic ! Mais quelle idée aussi de mettre un aussi gros glaçon dans un verre aussi petit ! Hic ! Ils sont fous, ces Mexicains !

On a connu Staline gronde, Stalingrad, les orgues de Katioucha… Hic ! Mais nous on n’y comprenait rien à la musique de Choskat… Chostakovitch !

La Révolution d’octobre… Hic ! Il faut boire à sa santé ! Hips !

Grâce à elle on a eu Khrouchtchev, Gagarine, Yachine, Karpov, Gorbatchev, les chœurs de l’armée rouge, Boris Eltsine ! Santé, camarades ! Za vaché zdorovié Tovarichtchi !
Hic !

La révolution d’octobre ! 1917-2017 ! C’est le centenaire cette année ! Tout ce qu’on a pu boire comme vodka dans tout ce temps ! Cent ans, qu’il est, le robinet d’alcool, ouvert !

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Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le 2 mai 2017 d'après la consigne ci-dessus.

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L'Atelier d'écriture de Villejean
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