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L'Atelier d'écriture de Villejean

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22 novembre 2022

Guidouilles / Anne J.

 En 1961 j'avais 7 ans et j'ai fait mon premier camp chez les « Guides de France », mouvement de scoutisme féminin communément appelé « guidouilles ». Une gamine de mon école nous faisait rêver tous les lundis matin avec les exploits de sa sortie du dimanche : je me souviens surtout d'un épisode de pêche aux têtards et d'un élevage de grenouilles dans un aquarium. Voilà qui m'a décidée à réclamer à mes parents le droit de rejoindre un groupe de « Jeannettes » et à découvrir les joies de la vie en plein air.

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En 2022 je commence à me sentir un peu trop vieille pour dormir sous la tente et pourtant les conditions ont bien changé. Les guitounes de l'époque étaient en grosse toile et s’appelaient des canadiennes, on y logeait à 6 ou 8, le tapis de sol n'était pas solidaire de la toile, aujourd’hui on dort dans des bulles étanches ultralégères en matériau synthétique et on n'a plus à craindre les gouttières d'eau froide si on touche le double toit. On faisait la cuisine sur du feu de bois dans des gamelles en métal et on avait des assiettes et des tasses en fer blanc, car nous ne connaissions ni les belles vaisselles en matière plastique colorée ni les écocups et ne parlons pas non plus des gourdes dans le même métal qu’on remplissait avec l’eau du ruisseau teintée d’une solution de réglisse . Je n’ose imaginer la tête des parents d’aujourd’hui si leurs bambins puisent leur eau dans une source non contrôlée ou piochent dans un garde manger non réfrigéré !

En 1961 j’étais déjà une girafe mais mes guibolles maigrichonnes ne connaissaient que les godasses de chez Pataugas, pas des Converse ou autres super chaussures de randonnée Quechua vendues par Décathlon, on ne jurait alors, si on en avait les moyens, que par les astuces du Vieux Campeur pour s’épargner la grise gadoue des chemins.

Gast ! Cette vache est bien curieuse et ces gaillards sont bien peureux ! Elle veut seulement faire l’indiscrète ou lécher leur dentifrice, à moins qu’elle ne cherche un garage pour s’abriter du soleil. Des mauviettes à gueuler comme çà !

C’est une bonne guerre qu’il leur faudrait ! De mon temps, ma bonne dame...  !!

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22 novembre 2022

W comme Winter / Adrienne

D’emblée, Alexandra dédaigne le devoir imposé dans le journal de classe : elle déteste lire, déchiffrer des lettres lui donne un dégoût de plus en plus grand de l’école.

C’est trop difficile, dit-elle.

Le droit du lecteur, pour elle, c’est le droit de refuser le dialogue avec la chose écrite. Dès le début. Dès le départ. Directement. Définitivement.

Elle est douée, pourtant.

D’abord, elle a un don certain pour le dessin, il n’y a qu’à observer comment elle forme artistement les lettres. En prenant bien le temps qu’il faut.

De plus, si vous lui demandez de trouver les différences, comme dans l’illustration ci-dessus, elle les distingue à une vitesse record.

Mais donnez-lui de la lecture : vous la verrez se débattre comme un diable et lui tourner le dos.

C’est décidé : elle ne lira pas.

22 novembre 2022

La Fable de Fifi le filou / Maryvonne

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La fabuleuse fruiterie de la rue Ferdinand Forceps est fortement fournie. Figues, fraises, framboises et fruits frais à foison. La fruitière force la vente en offrant en face un autre étal de fruits orange et de farigoule.

La femme, bien que fine, se fait rouler dans la farine par les enfants qui filent avec le fruit de leur fraude. Fifi le fameux footeux fuit en petites foulées, fier de ses frasques.

Le môme a la frite et le flic a l’œil qui frise en voyant le fautif.

Forcément Françoise a la frisette furieuse, elle est fort fâchée, même folle de rage.

L'autre femme, Florence, se fend d'un faible sourire : elle a reconnu son petit fils Fifi mais, pas folle la guêpe, elle ferme son clapet. Au fond la Françoise ne perd pas une fortune. Si elle faisait plus fréquemment des offrandes aux petits « fanfans » ce serait
formidable. Le filou accompagné de Friquet, le fox-terrier, file vers la forêt se cacher sous les feuilles. C'est facile de se fondre derrière les fagots.

Fatalement le filou ne refera pas la même feinte chaque fois, il est trop finaud, foi de petit voyou.

Pour finir le flic qui a filé le môme et qui n'aime pas la Françoise lui frictionne la tête et fourrage dans ses cheveux faiblement en lui disant : « T'es un fameux petit fusil toi ! Fais attention quand même, ça pourrait mal finir ! ».

22 novembre 2022

Coquillages et crustacés / Jean-Paul

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AEV 2223-10 Eddy Constantine 18835388

Ça canonne carrément au club Mickey de Quiberon !

Corentin le coquin rouquin canarde les créneaux du château de Costaérès qu’a construit Nicolas qui conteste, plan en main, cette atteinte culottée au plan d'occupation des sols imaginé dans sa coucourde hier pendant la sieste à la colonie. Il y a de la castagne dans l'air ! Si ça continue Nicolas va cogner Corentin comme le fait Eddie Constantine quand il endosse au cinéma le rôle de Lemmy Caution.

Nous sommes en 1961. En bas à droite de l'image, un crabe un peu crapule et sans pinces d’or crapahute parmi les coquillages et les couteaux pour s'en aller pincer l'orteil du capitaine Haddock qui fait la sieste. Qu’y a-t-il dans la caméra ? Des images de la Castafiore ? Du Karaboudjan ? Qu’a donc capté le Kodak ? Les nuits de Calcutta ? La Casbah d’Alger ? La route qui cahote quand on part d'une escale à Calais pour rejoindre le Kremlin-Bicêtre en autocar ?

Ce sont les inconnues de cette image. Nous, aujourd’hui, nous connaissons le contexte : c'est l'époque où commence, à Cap Canaveral et Baïkonour la conquête du cosmos. Capitalistes et communistes sont en guerre larvée, dite « froide ». Il y a des histoires de missiles à Cuba, une baie des Cochons, plus comiquement au cinéma les calotins de Don Camillo qui se confrontent aux cocos de Peppone.

AEV 2223-10 Vive le Québec libreIl y a le commandant Cousteau avec sa Calypso et son bonnet rouge qui commande au monde de faire silence mais va-t’en faire taire, toi, les requins de la finance ! C'est encore l'époque où le Vatican est constipé, où « Qui vous savez » n’a pas encore clamé « Vive le Québec libre ! » ni échappé à l’attentat du Petit-Clamart.

On roule en quatre chevaux, en Dauphine Renault, en Simca P60, on rêve de coupés, de cabriolets, de Cadillac aux calandre chromées et de Côte d’azur tout en emplissant le coffre et la galerie sur le toit de sacs et de valises pour aller profiter de ses congés payés en plantant sa tente au camping du Halloy à Berck-Plage (Pas-de-Calais).

Sur la couverture du pique-nique, Caroline et Colin boivent du Coca-Cola tandis que Papa, par-dessus le camembert, s’abreuve de Côtes-du-Rhône, insoucieux de l’alcootest qui ne verra le jour qu’en 1965.

AEV 2223-10 La Belle AméricaineAu cinéma, Liz Taylor n’a pas encore campé Cléopâtre, le cave se rebiffe, on suit Cléo de 5 à 7, on entend tonner les Canons de Navarone, Gary Cooper casse sa pipe le 13 mai, les Branquignols triomphent dans « La Belle Américaine ».

Les Branquignols triomphent ! Quelle différence entre 1961 et 2022 ? Aucune ! Ou, sinon, 61 ou 62 ans !

Qu'avons-nous connu ? Qu'avons nous conquis ? Le droit de jouer l'été à Robinson Crusoé sous les cocotiers ? La pilule plutôt que la capote ? L'envie de contempler un football collectif sous le climat caniculaire mais climatisé du Qatar ? La courante ? La colique ? La coqueluche ? La covid 19 ?

Qui peut-on encore appeler « camarade », aujourd’hui ?

Concrètement et personnellement je me concède le droit de ne pas répondre à ces questions, de poser mon crayon et de chercher dans cette image « vintage » les quinze différences entre l'image du haut et celle du bas.

P.S.

- Pourquoi n’ai-je trouvé que 11 des 15 différences ?
- Parce que, bien que né en 1989, ton unique neurone a quand même pris une part de ces 61 années dans les dents, Joe Krapov !
- OK, la prochaine fois j’amène des coloriages. J’essaierai de ne pas dépasser !

22 novembre 2022

En 1961 / Laura

En 1961, je n’étais pas née mais peut-être aurais-je été mieux avec le calendrier de cette année-là, cadencée par Claude François.

Je ne vous cache pas que 2023 n’a pas les capacités ne me comprendre et moi, je la calcule peu. En 1961, nous pouvions voir au musée « Les bourgeois de Calais. » Aujourd’hui, on peut aussi voir des migrants et un train qui part à Londres acheter des cadeaux.

En 1961, un caramel nous suffisait et nous étions heureux de suivre nos parents à Orsay avec un calepin à la main. France Gall n’avait pas encore chanté « Calypso » mais on pouvait voir sa sculpture. Les cadres qui n’étaient pas dans la salle des statues sont dans toutes les mains. Adieu les calendes grecques ! Vive les cachots des écrans ! Et les bêtises ne sont pas qu’à Cambrai.

En 1961, on allait dans les musées cairotes ; aujourd’hui, on fait des selfies devant les sculptures. Le moi, cache-sexe au lieu des feuilles de vigne. Comment faire Cattleya un portable à la main ? Proust doit se retourner dans son caveau. On était impatient de savoir ce qu’étaient les cariatides ; aujourd’hui l’école est partie en cabale contre le savoir.

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15 novembre 2022

Consigne d'écriture 2223-09 du 15 novembre 2022 : Animal on est mal ?

Animal on est mal ?

 

Si vous regardez votre environnement immédiat, lorsque vous êtes chez-vous, vous y découvrirez sans doute des représentations d'animaux sous forme d'illustrations aux murs, de magnets, d'objets utilitaires (porte-savon, poubelle de table, etc.). Faites-en la liste, de mémoire, ou photographiez-les.

Chaque écrivant· a été invité·e à en amener un ou deux à l'atelier.

Maintenant le moment est venu de donner la parole à cet animal, à ces animaux : a-t-il envie de vous rappeler d'où il vient, de vous confier ses plaintes, ses bonheurs, de raconter son rapport avec vous, de balancer des choses qui l'énervent dans votre home sweet home, de parler des autres locataires ?

Prêtez-lui votre plume, même si c'est un oiseau et qu'il en a déjà !

Si vous n'avez pas d'animal chez vous, vous pouvez emprunter ceux de certain·e·s d'entre nous ci-dessous :

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15 novembre 2022

V comme Vive la famille ! / Adrienne

On m’appelle l’homme des bois et non, ce n’est pas une légende.

Ce n’est pas le Hollandais du 17e siècle qui a mal compris le langage local ou mal interprété ce qu’il entendait pour la première fois.

Le malais et le javanais me donnent ce nom depuis le premier millénaire: urang, qui veut dire homme, être humain, et hutan, qui désigne les bois, la forêt.

D’ailleurs, vous le savez bien que nous sommes frères.
Ou plutôt cousins, pour être exact.
Vous êtes frères des chimpanzés et des bonobos, que ça vous plaise ou non.

Vous m’avez vu faire face aux machines venues détruire les arbres qui m’abritent et me nourrissent.
Geste désespéré et dérisoire, je le sais bien.
Je suis assez intelligent pour le savoir.
Mais on fait de ces choses désespérées quand on l’est.
Vous comme moi.

Vous le savez bien, pourtant, que je suis sur la liste rouge, celle des animaux menacés, en danger critique d’extinction.

N.B. Le dessin d'Adrienne date du temps où Bruxelles brusselait et l’Adrienne dessinait 😉

Tout savoir sur l’origine du mot orang-outan? c’est ici.

15 novembre 2022

Mon petit bestiaire / Maryvonne

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Holà ! Holà ! C'est la ferme des animaux ici ! dit le petit lapin figé sur le coussin ovale. Où vais-je trouver ma place, moi, le timide, qui me plais plus volontiers au fond d'un terrier ?

De mon œil rond je fais un tour d'horizon de la pièce où je viens d’atterrir. Le côté positif c'est qu'il n'y a pas de belette dans les environs qui viendrait me disputer ma place ni de Raminagrobis pour faire la loi. Comme je suis petit je me loge dans un coin du canapé. Au-dessus de moi est perché un écureuil. Nous sommes tous les deux des coussins très doux mais le jour du scrabble c'est lui qui est choisi en premier pour aller sous les fesses d'une joueuse. Je ne suis pas jaloux, c'est une position un peu humiliante. Moi je reçois plutôt les têtes fatiguées ou les dos douloureux.

2022-11-15 - 285 9Parfois la petite souris dont la tête dépasse du dossier me regarde avec amour. Elle m'a raconté qu'elle était un cadeau de naissance pour la petite fille de la maison. Ce qui l'amuse beaucoup c'est qu'elle a été offerte par une dentiste. Moi je ne comprends pas pourquoi c'est drôle, alors elle m'a raconté l'histoire des dents de lait tombées que les enfants posent sous leur oreiller et que la petite souris vient chercher pendant leur sommeil en déposant à la place une pièce ou un présent. Que les hommes sont crédules !

2022-11-15 - 285 7A l'heure de l'apéro mes colocataires sortent la basse-cour. Dans le petit plat en forme de poule ils jettent des graines, l'écureuil regarde d'un œil gourmand les noisettes, noix de cajou et pistaches. Les coqs, eux, au garde-à-vous sur les sous-verres, reçoivent les verres à pied fiers comme des coqs sur leur unique pied sans ergot.

Je ne suis pas un lapin philosophe mais je me demande pourquoi la race humaine a tellement besoin de s'entourer d'objets animaliers. Est-ce que ça les console de nous maltraiter ? Rêvent-ils de perdre la parole quand nous rêvons de l'obtenir ?

2022-11-15 - 285 17Je me réjouis quand ils prennent l'air niais en nous regardant pleins d'admiration. Nous sommes souvent associés à l'enfance, alors que la nôtre est si courte.

Je ne me plains pas : d'autres lapins ont un sort moins enviable quand ils passent à la casserole. Et je pense aussi aux escargots, aux grenouilles, crevettes, langoustines, coquilles Saint-Jacques, car je suis chez des ogres qui avalent toutes sortes d'animaux alors que, franchement, du thym, du serpolet et quelques fanes de carottes pourraient leur être plus profitables.

 

En réalité je suis bien aise de n'être qu'une image posée sur un coussin ; comme je suis un peu rond on ne s'assoit pas sur moi. Heureusement car mes maîtres sont un peu replets, Enfin moi, j'dis ça, j'dis rien !

15 novembre 2022

La Girafe / Anne J.

2223-09 Anne J

Le jour où j'ai découvert cette pendule est un jour mémorable entre tous : j'avais 50 ans, c’était le jour de mon anniversaire et je débarquais de l'avion de Brest en rentrant de Montréal le 11 janvier 2004.

Dix-huit heures de voyage et de décalage horaire ! En arrivant à l’aéroport de Brest je n’avais qu’une idée en tête : dans 1h 30 je serais sous ma couette à dormir, enfin. Mais avant il fallait faire une heure de route pour rentrer chez moi, il était 12 h et je suis sortie au plus vite après avoir avalé un café pour me tenir éveillée.

J’ai garé ma voiture dans le parking de l’immeuble, attrapé mon sac à dos et commencé a traverser le parking. Dans l’entrée j’aperçois un couple d’amis âgés et je m’étonne : «  Qu’est ce que vous faites ici ? On est dimanche et il est 14 h ? » Ils ont bredouillé quelque chose de vague, je ne me souviens plus quoi et sont retournés à leur voiture, alors j’ai mis la clef dans la porte et j’ai ouvert mon appartement. Tout était dans le noir, volets fermés. J’ai allumé la lumière et là, plein d’amis dans mon salon ont entonné : « Joyeux anniversaire ! ».

Je suis restée là les bras ballants. Une seconde j’ai pensé : « Ah zut, c’est mort pour aller dormir !».

Je ne savais pas si je devais me réjouir ou me désoler. Ma filleule s’est jetée dans mes bras, je l’ai serrée fort contre moi, c’est bien pour masquer l’émotion qui monte.

Il y avait une banderole qui traversait mon salon, un énorme gâteau et tous les yeux de mes amis braqués sur moi. Il y avait des paquets et des rubans et dans un gros paquet plat, cette pendule improbable avec sa girafe kitsch qui me regardait.

Dix-huit ans après elle me regarde encore. Elle a changé de maison puis de place mais elle est comme un souvenir de cet anniversaire surprise, inattendu.

Elle veille sur moi, elle mesure le temps qui passe et me rappelle chaque matin que les amis sont parmi les plus belles choses du monde.

15 novembre 2022

La Souris / Anne J.

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Avant d 'arriver sur cette table, j'ai longtemps été dans la vitrine d'un marchand de jeux dans une rue piétonne de Lannion. J'en ai vu passer du monde dans cette période de Noël mais après le 25, j'étais toujours sans propriétaire, dans ce joli magasin et promise à une solde, voire au rebut.

Pourtant je l'ai vue passer devant plusieurs fois, me regarder. Je pouvais lire dans ses pensées : «  Si seulement quelqu’un me l'achetait, cette belle souris rouge, elle aurait sa place dans mon salon , je la trouve si sympa !».
 
Et ce soir du 28 décembre elle est entrée dans le magasin, elle m'a prise dans ses bras et a dit au marchand : «  J’espérais bien l'avoir en cadeau mais non , personne n'a osé , alors je me l'offre moi même !».

Et c'est ainsi que j'ai trouvé ma place et je n'ai pas eu à la disputer au chat de la maison, il m'ignore . Il n'a pas compris et de toute façon je suis bien plus grosse que lui.

D'ailleurs il a lui aussi sa trace sur la photo !

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