J’avais cessé de faire le voyage tous les dimanches pour aller voir ma mère, elle s’était refait une famille, là-bas, où je n’avais plus ma place.
Je me disais que c’était peine perdue.
Sans compter que c’était loin et pénible, dans la chaleur d’août.
Alors je me promenais sur les boulevards, je regardais les boutiques sans les voir, je prenais un café dans le quartier en fumant une cigarette.
C’est là que j’ai été témoin d’un accident, à cause d’un chien, et ça m’a rendu triste. Cette petite bête avait un regard sympathique et m’a rappelé tout à coup des souvenirs d’enfance.
Les dimanches où Mémé ne vient pas, j’ai le droit d’aller au terrain vague et ça c’est terrible parce qu’il y a tous les copains !
Ils étaient déjà tous là quand j’ai dit le mot de passe pour entrer, même Agnan. On n’avait pas encore décidé quoi faire quand du côté des boulevards est arrivé un petit chien et Eudes a dit qu’il était sûrement perdu et qu’il fallait le porter au commissariat.
- Je vais l’attacher avec ma ceinture, il a dit mais Geoffroy n’était pas d’accord.
- C’est peut-être un chien de cirque, il a dit, regarde ! Il sait faire la danseuse !
- Danseuse toi-même, a dit Eudes et il lui a donné un coup de poing sur le nez, quand Agnan a fait remarquer qu’il avait une médaille avec son nom, Bijou, et qu’il avait peut-être un pedigree. Il faut toujours qu’il se mette en avant, celui-là.
- On va lui faire une petite place dans notre cabane, a proposé Maixent.
- Oui c’est ça, a rigolé Eudes, et la nuit tu feras une ronde avec lui dans le quartier !
On a tous bien rigolé, parce que Maixent il a très peur dans le noir mais heureusement il court vite. On était tous là à nous bagarrer dans l’herbe quand il y a eu un grand coup de sifflet au loin.
Alors Bijou, on ne l’a plus jamais revu et on a eu beaucoup de peine. Surtout moi j’étais triste parce que maman ne veut pas de chiens à la maison, même s’ils sont braves et empêchent les voleurs d’entrer.
Dès l’enfance déjà elle avait décidé qu’elle serait Étoile et rien d’autre. Sa famille était constituée de braves gens qui trouvaient sympathique son projet de devenir danseuse.
Si son père lui avait suggéré de reprendre le commerce de fleurs et de pierres tombales, cette affaire florissante et marmoréenne qui, sans les rendre vraiment riches, les mettait à l’abri du besoin, c’eût été peine perdue.
Il en était d’elle comme de certains chiens de cirque. Peu leur chaut de se montrer dans les concours, enrubanné, tondu, apprêté, de soumettre à un jury d’inconnues à l’air sévère ce qu’on appelle un pedigree, fût-il rédigé de sa plus belle encre par un généalogiste à l’air triste.
- Braves gens, disent-ils, le cercle de lumière m’appelle, je vais briller comme un bijou et c’est vous qui tomberez dans l’oubli tandis que j’entamerai mon grand voyage au loin vers la gloire et les sommets, sous les applaudissements.
Sur toutes les places du village, sous les arcades, sur les murets, elle sautait à la corde, elle courait, elle s’envolait. Au vestiaire du carnaval elle avait emprunté le costume du papillon et et butinait de fleur en fleur, sans souci de ce que le livret de « Madame Butterfly » réservait comme sort funeste à l’héroïne. De la même manière, pourquoi se serait-elle empoisonné l’existence avec l’écharpe ou la ceinture d’Isadora Duncan ?
La jeunesse ignore le mot « accident » et elle a bien raison. Le vent des rêves fait se plier les herbes folles, il trace un chemin vert dans les dimanches dormants du mois d’août. L’horizon est splendide, rien n’est partie remise, surtout pas le bonheur.
Pas question que tu perdes un instant, ma petite ! Ne fais pas de quartiers ! Passe en riant à pleine dents devant ces boutiques sombres et ces cafés obscurs où des garçons lugubres se perdent en fumant dans un amas de souvenirs plus attristants que les nocturnes de Chopin jouées dans une villa des bords du lac d’Annecy.
Danseuse, chien de cirque… A chacune sa noce ! A chacun son nonosse !
Si vous ne l'avez pas encore lu, précipitez-vous ! Ce roman est un bijou...qui vous tiendra éveillé toute la nuit !
Nous sommes dans les années cinquante. Le personnage principal, un trentenaire dont la vie n'est plus que ruine, arpente les rues de son quartier... à la recherche d'un amour de jeunesse, d'une petitedanseuse, jolie funambule partie en voyage au loin, vers des horizons inconnus, à la suite d'un accident de cirque...
Un jour, la belle revient dans sa ville natale, en plein mois d'août, à l'occasion de noces dans sa famille. Le garçonpasse et repasse alors devant sa villa, traînant sa peine et ses souvenirs enfuis...
Il repense aux dimanches de printemps de son adolescence, aux balades sur les boulevardsdormants, aux boutiques et aux cafés qu'ils trouvaient si sympathiques, aux petits ponts sur l'Yvette, aux veillées nocturnes sous un ciel d'encre, aux doux moments passés allongé dans l'herbe, avec elle, à regarder les étoiles...
Plus il pense à ce qui n'est plus et plus il se sent triste... Il a beau faire, il ne parvient pas à l'oubli... Il fait la ronde devant l'entrée de la grande bâtisse, un bouquet de fleurs à la main... et il se sent ridicule. Pas à sa place. Même le chien, un brave toutou noir et blanc au pedigree mal défini, le regarde d'un drôle d'air.
Et si la belle funambule ne voulait plus de lui ? Et si, une fois remise de son accident, elle s'était mariée ? Et si son livret de famille était déjà bien rempli ? Un enfant, deux enfants ? Et si elle avait encore envie de parcourir le monde, sous chapiteau, plutôt que de venir se morfondre dans ce petit coin de la vallée de la Chevreuse ? Et si... et si...
Bon, ne vous en faites pas, le jeune amoureux ne s'en tiendra pas à ses pensées obscures... Les retrouvailles auront bien lieu. Mais si vous voulez savoir comment... courez acheter le livre !
Olivier habite en campagne dans un petit village, il est célibataire mais il faut dire qu'il n'a rien d'attirant, étant d'un tempérament agressif.
Son petit village est calme et paisible. Seul un chien aboie troublant la sérénité de ce bourg où même rares sont les voitures qui traversent la rue principale.
Olivier a fui sa famille qui voulait le marier à une fille trop rangée pour lui. La veille de sa noce, il a fait sa valise et a disparu.
***
Ce soir là, après une longue marche à travers les champs et les forêts, Olivier trouva une petite cabane abandonnée à la lisière d'un village. Elle semblait délaissée depuis des années, les fenêtres étaient brisées et la porte à peine accrochée à ses gonds. Mais pour Olivier c'était un nouveau refuge, un nouveau départ.
Les nuits, il arpentait les rues désertes, se glissant dans les ombres. Il observait, planifiait. Une villa cossue et les boutiques de la ville lui fournissait tout ce dont il avait besoin. Rapidement, il devint habile dans l'art du cambriolage, sa seule source de survie.
Chaque nuit, il repartait avec de quoi se nourrir, se vêtir et parfois même quelques objets de valeur qu'il cachait dans sa cabane. Il volait plus particulièrement les plus beaux costumes et accessoires de modes des maisons les plus riches. De retour à la cabane, il se transformait, quittant sa tenue de vagabond pour enfiler des habits élégants.
Chaque dimanche, après la messe, le village s'animait. Les habitants flânaient, bavardaient et les rues étaient pleines de vie. C'était le moment préféré d'Olivier pour se fondre dans la foule où il se glissait dans la peau d'un notable, arpentant le village avec un air de mystère et de respectabilité .
Les dimanches étaient également le jour idéal pour ses casses nocturnes, les gens étant souvent distraits et plus laxistes. Olivier visitait les maisons les plus riches, dérobant tout ce qui pouvait l'aider à maintenir son apparence trompeuse.
Mais alors qu'il perfectionnait cette double vie, une question commençait à le hanter : Combien de temps avant que quelqu'un ne découvre la vérité ?
Pour qui connaît bien le Nord il y a quelques bizarreries dans cette représentation par François Ruyer de la célèbre braderie de Lille qui a lieu chaque année le 1er week-end de septembre. Mais l'image qui a servi de modèle à un puzzle de 1000 pièces foisonne de suffisamment de détails pour que vous puissiez parler du Nord, du Pas-de-Calais ou de la Belgique si le coeur (des frites ! ) vous en dit et ce de la façon que vous voudrez !
Allô ! Docteur ? Y'a le ch'ti qui a l'air en manque ! Depuis qu'il est sorti du moule de sa mère il a attrapé la « norditude » !
Hé oui, comme dit Josiane, on a le droit à tout dans cet atelier, même d'inventer des mots. De moules frites en moules frites, ça baigne dans l'huile pour lui. Une enfance aux petits oignons, entouré de personnages de BD, de marsupilami, de panthère rose, d'une nana bien moulée, un Dupont traité de moule à gaufre par son voisin, ça trinque, ça chante, les harengs volent, c'est la braderie de Lille.
Toutes ces couleurs lui montent à la tête. Pour apaiser son manque, il faudrait lui trouver un arc-en-ciel de qualificatifs, un feu d'artifice d'émotions, une farandole de fleurs, des chapeaux, des moustaches, des fraises à la Henri IV, des colliers de moules vides, des confettis de souvenirs ?
Allô ! Docteur ? Je ne sais pas quoi faire : ce n'est pas mon monde ! Il n'y a qu'une chose qui me raccroche à ma Bretagne c'est le camion Citroën. Mon beau-frère boucher avait le même pour aller chercher veaux, vaches et cochons dans les fermes. Il l'appelait le citron et j'entends encore le bruit de la porte en glissière.
Docteur, dites moi ce que je dois faire, il est sympa, le Ch'ti. Je voudrais bien l'aider mais j'ai l'odeur de graillon au bord des lèvres et pourtant je ne suis pas bégueule.
Je ne suis pas agoraphobe non plus mais j'ai la tête qui tourne comme dans un grand manège de couleurs, d'odeurs, de cris, de chants, de bières. Voilà : j'ai dû trop boire ! Je suis totalement ivre et finalement j'aime ça, mais juste une fois, comme disent les Belges !
Chez nous les Coulon, on peut dire que c’est Marguerite qui a le plus le sens de la famille.
La preuve, chaque année elle nous réunit tous à l’occasion de la grande braderie et personne ne veut rater ce rendez-vous !
Certains viennent même de loin, comme les cousins Wilfried et Elfriede.
Brigitte et Hippolyte, malgré leur grand âge, sont toujours de la partie, eux aussi.
Comme ne manque jamais de le répéter tante Edith, quand nous sommes tous bien alignés sur le toit de la baraque pour la photo de famille : ce n’est pas pour rien que nos prénoms riment tous avec frite !
***
Chez les voisins wallons, on dit « coulon » pour « pigeon ».
On y voit l’étymologie de colombe (columba). Wikisaitout confirme que c’est un mot picard donc il s’utilise aussi dans les patois du Nord.
C'est vrai, j'aurais dû rester avec ma tante à faire les frites dans le camion à frites mais j'avais envie de voir les choses de haut alors je me suis cachée, loin des odeurs d'huile chaude dans le journal La voix du Nord, enfin le faux journal qui entoure les fausses frites qui font la pub pour le camion de mon oncle et ma tante . De là-haut je voyais tout.
C'est vrai, c'est une belle place, la grande place de Lille et puis ce jour-là il y avait du monde sous les parasols et pour une fois il faisait beau. Je dis pour une fois, car, reconnaissons-le, Lille est une ville très pluvieuse ; tiens pas plus tard que hier, j'ai ramassé une de ces averses qui vous laissent tout trempé, l'eau ruisselait sur le goudron des rues, j'avais les pieds qui barbotaient dans mes chaussures de rando et j'ai dû sortir ma cape de pluie.
Heureusement ce n'est pas le cas aujourd'hui et c'est mieux pour les géants. Ceux-là on les voit bien, ils dépassent, il y a les deux guerriers avec leurs boucliers et leurs épées ; on m'a dit qu'ils s'appelaient Lyderic et Phinaert. Je ne me souviens plus de leur histoire mais j'aime a penser qu'ils se disputent le cœur de la belle blonde qui est juste derrière le camion et qui semble être une gardienne d'oies. Ce doit être une version nordiste de « Il pleut, il pleut bergère » sauf que ce sont des oies qui remplacent les moutons et que la belle n'est pas si tentante que ça. Par contre vous avez vu les oies sur le toit du camion ? Ça me fait penser à un autre camion de marché qui était une rôtisserie, il y avait une affiche avec des poulets qui contemplaient leurs congénères en train de rôtir à la broche.
De mon perchoir, je vois toutes sortes de gens et j'admire les chapeaux : j'aime bien le gars avec sa fraise et son chapeau qui ressemble à une nougatine et celui avec la perruque à la Louis XVI. Jetez un œil sur la pin-up blonde avec la couronne bleue sur la tête et les avantages qui tiennent à peine dans sa robe : chouette nana, non ?
Il fait bien soif sur mon perchoir que je partage avec les oies, vous n'aimeriez pas aller prendre une bière fraîche à « La chicorée », dont on aperçoit les stores rouges et blancs ?
Avec mon oncle et ma tante, l'an dernier on est allés en Belgique, on a visité Bruxelles. Je me rappelle surtout du quartier turc au terminus de la ligne de tram en direction de Schaerbeek, on y a pris des petits déjeuners originaux, dans des cafés au décor kitsch, en fait il ne manquait que le soleil pour se croire à Istanbul.
Si vous allez à Bruxelles, faites comme nous, une visite audioguidée des endroits préférés de Jacques Brel avec ses chansons dans l'oreille et vous fredonnerez tout le reste du séjour ses inoubliables chansons. Et allez voir au théâtre de Toone les marionnettes géantes qui racontent l'histoire méconnue et drôle de la révolution de 1830, quand la Belgique s'est battue pour son indépendance.
Bruxelles c'est à la fois très chic dans certains quartiers et très populaire dans d'autres, tout le charme d'une grande métropole. C’est aussi très cosmopolite et touristique.
Évidemment on a goûté des tonnes de frites pour faire la comparaison et nous sommes d'accord, les meilleures après celle du camion sont dans une petite boutique qui ne vend que ça, près de l'endroit à touristes pour les dégustations de bières . Ça , je ne vous le recommande pas, la bière est infecte, sans doute très bon marché et au bout de 3 gorgées , on est écœuré.
Mon coup de cœur en Belgique, c'est Ostende et son immense plage avec la mer et les goélands : on peut se promener sur une immense digue de 9 kms en respirant, après les pots d'échappement de Bruxelles, l'air salé de la mer du Nord, c'est grandiose et en plus on a eu du soleil.
L'homme célèbre du pays, James Ensor, y a un très joli et très select musée.
Et on est aussi resté quelques jours à Bruges, ça m'a bien plu aussi mais c'est un peu trop propre et artificiel, ça a presque une allure de Disneyland, avec les rues et les maisons impeccables toutes pareilles. Pour un peu de fantaisie et d'originalité, ne ratez pas les tableaux de Brueghel et de Bosch et leurs petits personnages grimaçants et diaboliques, j'adore !
Le moment le plus beau à Bruges, c'est au coucher du soleil sur le bord du canal avec les moulins en fond et les maisons du quai éclairées par le soleil du soir, surtout si vous avez le ventre plein avec des moules-frites mais, sachez-le, ce n'est pas si facile de trouver un bon restaurant de moules-frites, à moins que juin ne soit pas la bonne saison ?
En revenant à Lille pour reprendre le travail au camion, mon oncle a voulu passer devant « la piscine » de Roubaix, dont on nous rebat les oreilles et qui n'est pas une piscine mais un musée de sculptures essentiellement : pas mal mais j'aurais aimé que ce soit encore une piscine comme la vieille piscine de Rennes où j'ai appris à nager et qui est aussi art déco, ça aurait été bien de s'y plonger.
Je vous raconte tout ce voyage mais je vais devoir songer à quitter mon perchoir car la foule se fait dense autour du camion, mon oncle et ma tante sont rouges et échevelés et doivent se demander ce que je fabrique depuis le temps que je suis partie : une petite descente en toboggan sur le toit rouge de la cabine, je me glisse dans la foule et j'entre par la porte arrière en brandissant une grosse bouteille d'huile et en braillant :
- Ah là la! Y avait un monde au super U ! Ça m'a pris un temps fou de trouver une bouteille d'huile !
Pour un peu je pourrais raconter que cette image me fait souffrir. Ou plutôt qu’elle m’a fait souffrir. C’est qu’il faut l’imaginer, cette foule multicolore, découpée en mille petits bouts de cartons, « éclatée façon puzzle » par Michel Audiard et Bernard Blier, vu que c’en est un, de puzzle.
C’est censé représenter la braderie de Lille mais ça pourrait être aussi un jeu des sept différences ou plutôt des sept anomalies.
1) On ne va pas à la braderie de Lille en étant déguisé comme pour le carnaval de Dunkerque.
2) C’est à Dunkerque aussi qu’on jette des harengs sur la foule depuis le balcon de la mairie. Au vu de la hauteur du beffroi de Lille, on imagine mal Martine Aubry balancer de tout là-haut de la poiscaille sur la porte de Paris.
3) Le tourlourou au fond à gauche, c’est certainement l’ami Bidasse. Lui est natif d’Arras, chef-lieu du Pas-de-Calais.
4) les trois géants – Gayant ? – sont plutôt natifs de Douai.
5) Le bâtiment néo-gothique dans le fond a l’air tout droit sorti de la grand’place de Bruxelles.
6) Y a-t-il bien Dupond et Dupont dans cette image ? Cela m’étonnerait beaucoup que la Fondation M**l*ns*rt ait laissé passer ne serait-ce qu’un bout de plagiat ou de contrefaçon sans venir quémander quelques sous.
7) Enfin il n’est pas juste de représenter les gens du Nord avec un gros pif tout rond : comme signe distinctif ils ont avant tout dans le coeur le soleil qu’ils n’ont pas dehors.
Après il la dessine comme il veut, François Ruyer, la braderie de Lille ! Pour ma part je n’y resterai pas sur la place du Général de Gaulle ! Une fois que j’aurai photographié le véhicule utilitaire Citroën et le clone de Mickaël Jackson, je m’éclipserai vers la rue de Béthune et les boulevards. Je ne suis pas du genre à m’attabler derrière une assiette de moules et de frites et une bière ce jour-là. Peu m’importe le concours du plus gros tas de coquilles vides, une braderie, c’est une braderie ! Je suis venu pour chiner et je vais chiner ! Il y a, paraît-il, cinquante kilomètres de stands de vide-grenier. Peut-être vais-je finir par les trouver quelque part ces trois numéros qui me manquent de la collection de la revue « L’Écho des savanes » ?
A moins que je n’investisse dans une douzaine de CD de musique classique à 50 centimes le disque, histoire de ruiner un peu plus les finances de mon ménage comme à la halle Martenot l’autre dimanche ?
Après tout, c’est quand même dans le Nord que j’ai fait la rencontre musicale la plus importante de ma vie ! Antonio Vivaldi ! N’en v’la, une musique qui donne la frite !