En dernière page de ce journal est publiée chaque jour une citation d’un auteur plus ou moins ancien accompagnée d’une photographie actuelle.
Vous avez une heure pour commenter une citation ; ou pour vous inspirer de l’image seule ; ou associer une image avec une des autres citations ci-dessous. Ou pour écrire des bêtises à partir de tout ça !
Vivre c’est laisser vivre (Paul Auster)
Quelqu’un qui admire a toujours raison (Paul Claudel)
Si tu marches dans la rue, tu peux entendre une symphonie si tu écoutes suffisamment pour la capter (Kraftwerk)
Avoir du courage ne veut pas dire que nous n’avons pas peur (Maya Angelou)
Ce qui vaut la peine d’être fait vaut la peine d’être bien fait (Nicolas Poussin)
Ce qui embellit le désert, dit le Petit prince, c’est qu’il cache son puits quelque part (Antoine de Saint-Exupéry)
L’espoir, c’est d’être capable de voir la lumière malgré l’obscurité (Desmond Tutu)
Le sommeil de la raison engendre les monstres (Francisco Goya)
Le chemin se construit en marchant (Antonio Machado)
C’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière (Edmond Rostand)
Il faudrait essayer d’être heureux ne serait-ce que pour donner l’exemple (Jacques Prévert)
Le café est un breuvage qui fait dormir quand on n’en boit pas (Alphonse Allais)
Quand on vous a dit que c’était impossible, vous l’avez fait (Tony Estanguet)
Quand on lui marche sur les pieds le serpent hausse les épaules (Stéphane Collaro)
La Liberté c’est de choisir ses contraintes (Jean-Louis Barrault)
La mort n’est pas drôle parce qu’elle ne supporte pas la répétition (Boris Vian)
Se vouloir libre c’est aussi vouloir les autres libres (Simone de Beauvoir)
La couleur ne nous a pas été donnée pour imiter la nature. Elle nous a été donnée pour que nous puissions exprimer nos émotions (Henri Matisse)
L’Insouciance est l’art de se balancer dans la vie comme sur une escarpolette sans s’inquiéter du moment ou la corde cassera (Honoré de Balzac)
Ne vous laissez pas surprendre par la nouveauté : il y a douze images à faire défiler dans le diaporama ci-dessous. Un clic droit sur l'image de votre choix permet de l'enregistrer au format 1600 pixels.
La Liberté c’est de choisir ses contraintes. Et la contrainte, ce soir, c’est de choisir entre les libertés qui, d’un coup, se dévoilent alors que tout à l’heure, à la maison, j’étais tout aussi perplexe que les dames de la salle Mandoline devant ce « Devoir de philo ! Vous avez deux heures ! ».
Déjà vient l’idée d’associer deux par deux les avis de ces dix-sept messieurs et de ces deux dames. Par exemple :
- C’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière mais le café est un breuvage qui fait dormir quand on n’en boit pas… et je n’en bois pas ! Ou très peu.
- Quelqu’un qui admire a toujours raison mais faites attention si vous admirez les cons parce qu’ils osent tout : le sommeil de la raison engendre les monstres.
- La couleur ne nous a pas été donnée pour imiter la nature. Elle nous a été donnée pour que nous puissions exprimer nos émotions. Cependant, mes plus belles photos, je les ai faites en noir et blanc.
- Il faudrait essayer d’être heureux ne serait-ce que pour donner l’exemple mais, en même temps, vivre c’est laisser vivre. Être un pacifiste exemplaire, quelle influence cela peut-il avoir sur celui qui estime utile d’envahir le territoire de son voisin ou de rompre un cessez-le-feu au motif que ce qui vaut la peine d’être fait vaut la peine d’être bien fait ?
Voilà sans doute pourquoi, sur le coup de dix heures, chaque matin, j’éteins ma radio : sur France-Culture, c’est l’heure de l’émission de philosophie et moi j’ai déjà choisi mon camp, je me suis fait la mienne. J’ai rejoint la troupe des légers d’esprit, de ceux qui se bouchent les yeux sur les horreurs du monde et ne regardent que le vêtement rose de la petite fille sur le cheval du manège - ou la robe de même couleur sur le tableau d’Isaure Chassériau au Musée des Beaux-Arts de Rennes.
Adepte du vote futile, je ne crains pas, dans ma candeur, de ne rien faire sinon cultiver mon jardin, éviter de parler de médecine à table, écouter les symphonies que je capte dans la rue les jours de carnaval, amasser des trésors qu’on ne peut plus partager, vivre en insoucieux des misères du monde, même si de dernière page de « La Croix » en journal de 13 heures d’après le Jeu des mille euros elles sont là et me touchent quand même.
Repose en paix, Emilie Dequenne !
Chaque journée nouvelle, je suis comme le dragon que Saint-Georges assassine 99 fois : quand on lui marche sur les pieds le serpent hausse les épaules. L’insouciance est l’art de se balancer dans la vie comme sur une escarpolette sans s’inquiéter du moment où la corde cassera mais je ne suis pas idiot non plus : je ne monte jamais sur les balançoires, les grandes roues et autres attractions des fêtes foraines. Encore moins dans les avions et les fusées mal fréquentées du Martien Elon.
C’est que je suis un Terrien et que, tout comme Fécamp, port de pêche, j’entends bien le rester! Mon chemin se construit en marchant, les deux pieds sur le sol - enfin l’un après l’autre ! -, en cherchant la lumière malgré l’obscurité.
Peu importe pour moi qu’il y ait des puits cachés quelque part dans le désert. Tant pis si Rimbaud a cessé d’écrire pour aller les voir, pour aller s’y perdre ou s’y trouver. Ça lui a fait une belle jambe au finale !
Moi je continue d’écrire, tâchant de faire rire des choses qui ne sont pas drôles, pour qu’on me dise un jour, comme à un centenaire : « Quand on vous a dit que c’était impossible, vous l’avez fait ! ».
Les hommes sont fous et souvent plein de contradictions. Ils sont capables de creuser la montagne pour faire des tunnels qui sécurisent leurs trajets, les protègent des routes en lacets, des éboulis de rochers et des ravins vertigineux.
Mais en même temps ils laissent les hérissons traverser à découvert ces mêmes routes dangereuses. Monsieur Pique n'est pas content de cela, il a voulu faire comme dans la chanson d'Anne Sylvestre :
Hérisson son son
Hérissonne sonne vêpres
Hérissonne donc
Hérisson en large en long.
Mais pour cela il faut se rendre à l'église au beau milieu du bourg et traverser plusieurs routes.
Il se prépare à être tout beau tout propre.
Pour faire sa toilette, il a gratté un peu du duvet de son ventre, en a fait une boule qu'il tient dans son museau. Ensuite il va à la rivière et se met à contre-courant, l'onde passe à travers ses piquants, enlève les parasites qui vont se loger dans la boule de poils doux qu'il n'a plus qu'à jeter.
Ensuite le regard fier, un peu de gel sur les poils durs pour les mettre en brosse. Le voilà magnifique.
Avoir du courage ne veut pas dire que nous n’avons pas peur. A l'heure des vêpres il y aura beaucoup de voitures.
Monsieur Trotte-menu sait que si tu marches dans la rue, tu peux entendre une symphonie si tu écoutes suffisamment pour la capter. Mais ce qu'il entend c'est un glas. Pour sa famille c'est souvent une marche vers la mort. Les gens qui vont aux vêpres ne sont pas plus prudents que d'autres. Alors il repense à Anne Sylvestre qui lui dit :
Monsieur Pique déambule
Fait sonner les campanules
Et les cloches du coucou
Hérisson se carapate
Dans le fond du bois perdu
Hérisson, son, son
Hérissonne donc ,ding, dong
Tu n'es pas cloche, Monsieur Pique ! Reste à l'abri ! « Vivre c'est laisser vivre » dit Paul Auster, alors laisse les cathos aller aux vêpres, les voyageurs rouler sous les tunnels et toi, reste dans ta campagne où il y a plein de clochettes.
De temps en temps certains te proposeront un tunnel appelé « tunnel à empreintes » fourni par la LPO, 16,50€, quand même !
Pour ma part, pour te sauver, petit hérisson, crois-moi, je me passerai d'aller aux vêpres et même à la messe !
Si tu marches dans la rue, tu peux entendre une symphonie si tu écoutes suffisamment pour la capter (Kraftwerk)
Et tout ça là-bas, ici,… et puis moi, à quoi bon ?
J’ai marché. Ce sont mes traces,
Ce chemin, et rien de plus.
J’ai marché. Il n’y a pas de chemin,
Le chemin se construit en marchant.
En marchant se construit le chemin,
Et quand sur lui je me retourne,
Il s’efface déjà, et plus jamais
Il ne sera foulé à nouveau.
J’ai marché. Il n’est pas de chemin,
À peine un sillage d’écume sur la mer …
Antonio Machado, traduction, adaptation Lothar
Le jumeau de Glinde *
Je marchais. Je marchais dans la rue, Et les Beatles chantaient (et les Beatles chantaient) Un truc qui me colle encore au cœur et au corps …
« C’est toi qui sais réparer les postes à lampes !? »
Cette voix me fit tendre tous les sens. D’un coup, mes pensées songeuses posées sur le bitume s’éveillèrent. Ce grand garçon avait des accents dans le ton avec quelque chose d’impérieux et à la fois d’empathique. Sans réfléchir plus, je répondis que oui. Il me donna une poignée de main franche avec un sourire charismatique, le menton légèrement levé. En écarquillant les yeux. La langue bossant sa joue. En joue, je sais que tu sais. Goguenard et malicieux … C’était lui le chef.
On était juste en haut de la rue de la Croix Blanche, à la bifurcation, et de la musique sortait d’un petit local, porte ouverte, juste là. Le garçon à côté de lui ne pipait mot. Il semblait ailleurs en tirant de longues bouffées sur sa cigarette. « C’est lui ton correspondant allemand de Glinde ? demandai-je en le montrant. Du doigt, même… Sortant de son mutisme, comme vexé, le gars réagit brusque et répondit « Mais je suis français !! » Lui … pas content. Bon.
Aucun doute ce petit gars rouquin et rigolo était du coin. Il plissa les yeux derrière ses lunettes loupes. Il balança sa clope très loin d’une chiquenaude et cracha de conserve. Synchro. Bon… Bien…
Je rentrai chez moi, le vieux poste en bois verni sous le bras, par la rue des Prisonniers puis par celle de la Treille. Je me voyais déjà changer le condensateur fameux de 0,1 micro farad de découplage du positionnement de la grille de l’amplificateur à tube pour replacer sa transductance S bien à sa place au chaud sur sa droite de charge. Mais bon, je n’avais pas cette théorie jolie idoine encore mais je savais bien, pour l’avoir fait, que souvent cette capacité fragile était à changer. Oui. Souvent.
C’est ainsi que je rejoignis la Bande.
L’amplificateur du poste fut réparé et branché, jumelé grave avec les autres baffles, pour avoir un peu plus de son… fort… au Cabanon.
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* Ville jumelée avec Saint Sébastien Sur Loire
Oui, je replacerai la transductance S bien à sa place au chaud sur sa droite de charge !
« Quelqu’un qui admire a toujours raison » disait Paul Claudel, poète, écrivain et diplomate du siècle dernier. Claudel était admiré pour ses œuvres d’un grand niveau intellectuel… Cela signifie-t-il que chaque phrase qu’il prononce est une vérité absolue ?
L’admiration peut parfois être mal placée. Beaucoup de gens admirent des personnages féroces, indignes de la confiance qu’ils inspirent.
Mon père disait à ses filles avant leur mariage :« Si tu admires ton mari, tu seras heureuse ». Cependant, il ne mentionnait jamais la réciprocité. Pourquoi un mari ne devrait-il pas, lui aussi, admirer sa femme ?
Devons-nous toujours trouver un modèle à suivre, à admirer, à copier ?
Lorsque je constate la richesse de ce que nous apportent les autres, les amis ou proches, ceux qui disent ce qu’on a envie d’entendre, c’est fabuleux.
Par exemple, lorsque je dîne chez des amis et que le repas est délicieux, j’ai immédiatement envie de partager la recette. J’admire la cuisinière ou le cuisinier.
De même, partager des idées qui nous plaisent améliore notre façon de penser, enrichit notre personnalité. On peut admirer leur manière d’appréhender la vie.
Comment ne pas parler de la salle Mandoline où nous partageons nos textes et admirons celui ou celle qui a réussi à écrire ce que nous aurions aimé rédiger nous-mêmes ?
Comme le dit une citation italienne « Heureux le peuple qui n’a pas besoin de héros ». Cela nous rappelle que l’admiration peut être justifiée… mais pas toujours.
Avec ses classes de Terminale, le thème que Madame prévoyait pour le mois d’octobre était le bonheur : ça permettait de lire quelques jolis poèmes, comme "Les enfants qui s’aiment", de se pencher sur des textes « sérieux », comme "L’Histoire d’un bon Bramin", et de terminer par Sinsémilia.
Bien sûr, il y avait aussi de chouettes débats basés sur une page de citations et celle de Prévert a failli y figurer.
Mais Madame n’en avait pas les références exactes et il y avait déjà celle-ci, qui dit en fait la même chose et qui se trouve p. 29 de la "Petite philosophie à l’usage des non philosophes" d’Albert Jacquard :
« Manifester son bonheur est un devoir ; être ouvertement heureux donne aux autres la preuve que le bonheur est possible. »
La consigne a rappelé des souvenirs à Madame, merci pour cela !
Pour ce défi, j'ai choisi de commenter la citation de Maya Angelou qui résonne particulièrement en moi : " Avoir du courage ne veut pas dire que nous n'avons pas peur. ".
Ces mots m'ont touchée profondément parce qu'ils traduisent une réalité que j'ai vécue à chaque fois que je franchissais le seuil de mon appartement. Il est facile d'associer le courage à l'absence de peur, mais comme je l'ai appris, le véritable courage réside dans notre capacité à agir malgré elle.
Pendant une période difficile de ma vie, mon appartement qui représentait un refuge, était devenu un lieu d'angoisse. Cambriolée à plusieurs reprises lors de mes absences pour le travail, je redoutais chaque retour chez moi. Mes mains tremblaient, mon cœur s'emballait à l'idée de croiser celui qui profitait de mes absences pour s'introduire dans mon espace de vie. La peur, oppressante, me paralysait presque.
Pourtant le courage ce n'est pas l'absence de peur mais la décision de ne pas lui céder. Et c'est ce que j'ai fait, j'ai choisi de ne pas céder, j'ai décidé d'agir. Déterminée à prouver ce que je vivais, j'ai déposé de la poudre de craie à la couleur du sol sur le seuil de ma porte. Chaque empreinte confirmant le passage de l'intrus devenait une preuve, mais aussi un rappel que ma peur avait une raison d'exister.
La nuit, la peur prenait une autre forme. Vivant au quatrième étage avec une seule issue, j'ai disposé des débris de verre à l'entrée, espérant qu'ils me protégeraient et m'avertiraient. Mais chaque bruit de la pénombre devenait une alerte. Je sursautais, le sommeil fuyant, envahie par des scénarios terrifiants. Pourtant, dans ce combat nocturne, le courage persistait. Il me tenait debout, il m'empêchait de céder à la panique.
Cette citation de Maya Angelou n'a jamais été aussi vraie : ce n'était pas l'absence de peur qui définissait mon courage mais ma capacité à continuer malgré elle. À chaque instant, j'ai dû faire un choix : rester prisonnière de ma peur ou avancer coûte que coûte. Et, chaque jour, j'ai choisi d'avancer.
Voici une liste non exhaustive de personnalités prénommées Georges ou dont le prénom est un dérivé de Georges.
Georges Beller, acteur - Georges Benson, musicien - Georges Bernanos, écrivain - Georges Bizet, musicien - Georges Braque , peintre - Georges Brassens , chanteur - Georges Carpentier, boxeur - Georges Chelon, chanteur - Georges Clémenceau, homme politique - Georges Clooney, acteur - Georges Courteline, écrivain - Georges Cuvier, savant - Georges Danton, homme politique - Georges Dargaud, éditeur - Georges de Caunes, présentateur TV - Georges De la Tour, peintre - Georges Delerue, musicien - Georges Descrières, acteur - Georges Feydeau, écrivain - Georges Garvarentz, compositeur - George V, souverain - Georges Géret, acteur - Georges Guétary, chanteur - Georges Guynemer, aviateur - George Harrison, musicien - Georges Haussmann, homme politique - Georges Jouvin, musicien - Georges Kiejman, avocat - Georges Lautner, cinéaste - Georges Marchais, homme politique - Georges Mendel, homme politique - Jiři Mendel, cinéaste - Georges Méliès, cinéaste - Georges Michael, chanteur - Georges Moustaki, chanteur - Georges Orwell, écrivain - Georges Patton, militaire - Georges Perec, écrivain - Georges Pernoud, présentateur TV - Georges Perros, écrivain - Georges Pompidou, homme politique - Georges Poujouly, acteur - Georges Prêtre, chef d’orchestre - Georges Rémi, Auteur de BD - Georges Rodenbach, écrivain - George Sand, écrivaine - Georges Seurat, peintre - Georges Simenon, écrivain - Georges Ullmer, chanteur - Georges Verlaine, fils de poète - Georges Washington, homme politique - Georges Wilson, comédien - Georgina Dufoix, femme politique - George W. Bush, homme politique - George Lucas, cinéaste - George R.R. Martin, écrivain - George Bernard Shaw, écrivain - Giorgio De Chirico, peintre - Giorgio Armani, couturier - Georgette Plana, chanteuse
Au choix :
- Racontez les souvenirs, les impressions que les uns et les autres ont laissés chez vous ou en vous s’ils ont été importants à un moment donné pour vous.
- Écrivez une histoire dont le héros se prénomme Georges.
- Écrivez une histoire dont tous les personnages se prénomment Georges.
- Écrivez un chapitre du « Dictionnaire amoureux des gens qui se prénomment Georges ».
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