Vacances non-stop / Brigitte
- Dans quelles autres villes que votre lieu de résidence avez-vous dormi cette année ?
- Vacances non-stop, camping-car toujours ! Toulon, Porto-Vecchio, Saint Martin Vésubie, Montalivet, Chambord…
Nous avons l’extrême privilège des escargots, celui de voyager dans notre maison qui roule, grandes distances ou petits week-ends, nous traversons pays, villes et sites et nous arrêtons au gré d’aires d’accueil plus ou moins charmantes.
21 juin 2018, la cloche de nos occupations favorites a sonné et nous partons le cœur léger vers d’autres horizons. Après une aire d’autoroute sans grand charme nous touchons notre port d’embarquement : Toulon. On aperçoit dans la rade le toit d’un sous-marin, il fait chaud, nous nous posons au ras d’une plage, aucun policier ne vient nous déloger.
Traversée calme, nous approchons de Bastia et déjà l’air lourd et humide exhale ce parfum si caractéristique du maquis corse. Jamais dans mon souvenir il n’a été aussi enivrant que cette année de retour vers cette île qui me touche tant. Porto-Vecchio nichée au fond du golfe, les aiguilles de Bavelle au loin, il fait beau, il fait chaud. Les touristes ne sont pas encore arrivés, nous sillonnons les routes tortueuses, nous nous perdons dans le maquis avant de plonger dans une mer transparente. J’ai retrouvé la Corse.
Montagne, mer, montagne, St Martin Vésubie [Alpes-Maritimes], finale de la coupe du monde sur une place, lisse finale, bleu, blanc, rouge affichés partout. Randonnées tôt le matin, ça grimpe, il fait chaud et cette envie de toujours plus haut, toujours plus beau. Reflet des montagnes sur le lac, au détour d’un chemin pas moins de neuf couleurs pour ce lac de l’Ubaye.
Quelques aires sans intérêt, passage éclair à Cesson, sans intérêt.
La mer toujours, encore, moins transparente, plus furieuse sur cette plage interminable de Soulac à Biarritz, Montalivet, baïnes et courants violents cantonnent les baigneurs dans des petits carrés étroits attentivement surveillés par des MNS (maîtres-nageurs sauveteurs) bronzés plutôt bien gaulés. Petites zones surpeuplées dans cette mer à l’infini.
Les vagues, les pins, le vélo qu’aucune côte ne vient ralentir, senteur de pin mêlée de bruyère exacerbée par une chaleur caniculaire, c’est l’été. Le soleil caresse ma peau sans aucune pudeur, les vagues thalassent sans fin ma cellulite !
Bien-être et farniente, vivent les vacances !
Petit défi sportif pour parachever ce circuit camping-caresque. Tours-Orléans à vélo, en empruntant les chemins de la «Loire à vélo». Le fleuve royal semble paresser le long de ses bancs de sable dorés. La pierre de tuffeau des villages le long du chemin reflète les chauds rayons du soleil.
Tout est beau, calme, serein. Perspective stupéfiante. Chambord splendeur de la Renaissance…
Les vacances se terminent…
















