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L'Atelier d'écriture de Villejean

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25 septembre 2018

Jeanne d'Arc n'appartient à personne ! / Jean-Paul

1819-03 440px-Albert_Lynch_-_Jeanne_d'Arc

Il y a des gens comme ça qui ont trop lu Malet et Isaac quand ils étaient petits !

Rappelons à ceux de nos aînés qui ont déjà oublié le prénom d’Alzheimer et à ceux de nos cadets qui ne se soucient guère de ce qu’était le monde avant l’invention du smartphone, de Facebook et des Applestores qu’Albert Malet et Jules Isaac écrivirent en leur temps des manuels d’histoire de France fort honorables et fort honorés.

On y apprenait qu’une jeune bergère à peine pubère et complètement lorraine qui se prénommait Jeanne et gardait ses moutons du côté de Domrémy – le premier qui ajoute « fa sol la si do » a un gage ! – avait cru bon de décrocher son portable pourtant mis sur mode vibreur pendant qu’elle exerçait ses fonctions. Un méchant plaisantin, à l’autre bout du fil, intima l’ordre à la jeune allumée – enfin, pas encore ! - d’aller bouter les Anglois hors de France. Une sorte de Brexit avant l’heure.

Jeanne d’Arc, car c’était elle, commanda une armure en kit chez Ikéa. Elle la monta en 13 minutes 19 chrono, entra dedans et s’en alla trouver le roi Charles VII dans la ville de Chinon.

Ses exploits guerriers lui valurent d’être brûlée vive à Rouen en 1431 après condamnation à cette peine par un évêque nommé Cauchon (Une sorte de #balancetonporc avant l’heure eût été bienvenue ici).

1819-03 Brûlerie jeanne d'ArcEn termes de récupération d’image, ce qui lui arriva après son évaporation en fumée est aussi assez fort de café.

L’Eglise catholique en fit une sainte. Toute la droite politique française emboîta les pas de Jules Michelet qui vibra mieux encore qu’un téléphone moderne pour la jeune héroïne nationale. Aujourd’hui encore, chaque 1er mai, les copains de Marine Le Pen vont faire la fête à Jeanne grâce à l’argent qu’ils touchent de l’Europe alors qu’ils sont contre. Contre, tout contre surtout quand ça rapporte !

Il était donc temps de l’affirmer haut et fort : « JEANNE D’ARC N’APPARTIENT A PERSONNE ! ». Et nous ne pouvons qu’applaudir l’initiative heureuse de la municipalité de Rennes qui, dans le cadre de sa politique de féminisation des noms de lieux rennais, vient de rebaptiser l’usine d’incinération de Villejean « Brûlerie Jeanne d’Arc ». Alleluia, les ami.e.s !

 

L'image ci-contre est empruntée à la revue Place publique

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19 septembre 2018

Consigne d'écriture 1819-02 A du 18 septembre 2018 : Une fête de quartier à Villejean

1819/02 A Une fête de quartier à Villejean

Dans l’un des squares de Villejean que vous choisirez, vous êtes chargée d’interviewer M. ou Mme X, président.e de l’Association des résidents du square, à propos de la manifestation festive qu’il a l’intention d’organiser ces prochains jours.

Placis de l’Orléanais - Square d’Alsace - Square d’Anjou - Square de Flandre - Square de Gascogne - Square de Guyenne - Square de la Marche - Square de Lorraine - Square de Normandie - Square de Provence - Square du Berry - Square du Dauphiné - Square du Poitou.

 

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18 septembre 2018

Made in Normandie / Jean-Paul

Il était plus que temps pour nous de nous intéresser à nos voisins de droite ! L’occasion nous en a été donnée grâce à Eric de Villejean, président de l’Association des résidents du square de Normandie qui organise prochainement le festival « Made in Normandie ». Comme de bien entendu, la rencontre a été fort arrosée !

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- Eric de Villejean pouvez-vous déjà nous fournir des éléments de votre programmation ?

- Bien entendu. Nous organiserons tout d’abord un repas normand avec andouille de Vire, tripes à la mode de Caen, camembert, cidre et calvados à volonté et teurgoule au dessert. Voulez-vous goûter le calva ?

- Volontiers. (Nous avons goûté l’alcool à base de pomme d’Eric). Il est raide mais il est bon. Le repas sera animé ?

- Ben oui, forcément puisqu’il y aura cidre et calva à volonté !

- Non, je veux dire… des musiciens, un orchestre, un spectacle de strip-tease ?

- Il y aura une saynète jouée par les enfants de l’école Jean Moulin. Un autre calva ?

- Volontiers. Sur quel thème ?

- Astérix et les Normands. En costume d’époque. Nous aurons aussi un photomaton Pierre Corneille.

- Qu’est-ce que c’est ? Il tape, dites donc !

- Pas tant que ça. Je vous en ressers un. Les personnes qui le voudront seront photographiées dans le costume du Cid qui nous a été prêté par l’Opéra de Rennes. Elles laisseront leur adresse de messagerie électronique et on leur enverra la photo numérique. On a vu faire cela à la ballade avec Brassens en septembre.

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- Une chouette idée ! Et pour les dames il y aura un costume de… hic… Chimène ?

- Non mais nous organisons un concours de sosies de Madame Bovary. Ne restez pas sur une jambe !

- Houla… Plus on en boit plus il donne soif ! Quoi d’autre au programme ?

- Un relais 16 fois cent mètres sur toute la longueur du square. Allez, un petit dernier pour la route !

- 16 coureurs ? Hips ! Et quelle est l’oginoralité, l’orinijal… le rapport avec la Hic ! Mornandie ?

- Le témoin sera un parapluie de Cherbourg.

- Ah ben dis donc… Hic ! …Eric … Tu ne fais pas les choses à Demy, Er… hic !

parapluie de cherbourg 115509604_o- Je ne comprends pas ? Santé ! Je vous en remets un autre !

- Les sschoses à Demy… les paraplies de Cherbourg ! Jacques Demy ! Oh la la Lola ! C’est un jjj.. un jeu de mots !

- Enfin la soirée se terminera avec grand karaoké où l’on chantera « Je veux revoir ma Normandie », « Sur la route de Louviers » et toutes les chansons de Bourvil.

- Ah bah oui… cc’c’est vrai qu’il est né dans un trou normand, Bou.. Bou.. Bourv.. André Rimbaud ! Euh, Raimbourg. Raimbourgville. Euh je sais pus où j’en suis. Je vais avoir du mal à relire mes notes… je .. je crois !

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- Pour la décoration du square nous espérons avoir, d’un artiste local, un mont Saint-Michel géant réalisé en allumettes. Nous poserons une statue de Jeanne d’Arc dessus et nous y mettrons le feu.

- C’est aussi une spécillité mormonde.. une spicialité mormande,... un truc de Rouen, le cauchon grillé ?

- On n’est pas sûr d’être livrés pour le jour J. Enfin le D-day.

- Ah ben ça, ça c’est sûr, y’a toujours des… un pont de Tancarville… ou du Canada… Un pont d’érable. Et pis le Mont Chien Missel… le mont-Saint-Michel c’est souvent « P’têt bien Couëoui, pt’êt’ bien Couesnon, hein ! Eh bien mmmerci, Eric et à bientôt pppour la pète du foire… la fête du square de Mormandie !

- Attendez, je vais vous soutenir jusqu’à la sortie.


Si la fin de l’interview vous paraît cahotique, si je suis sorti ivre mort de chez le président de l’ARSN, j’en suis n’Havrais ! S’il y a quelqu’un à qui il faut en tenir rigueur, c’est au calva d’Eric !

18 septembre 2018

Consigne d'écriture 1819-02 B du 16 septembre 2018 La Boqala

1819-02 B La Boqala

 

La Boqala est une pratique algéroise ancienne. Entre jeu et rite, les femmes se retrouvaient pour s’adonner à la poésie. Elles glissaient dans un pot en terre cuite des papiers sur lesquels étaient inscrits de courts poèmes, le plus souvent des quatrains. Les femmes s’adressaient ces vers, guidées par leur quotidien : l’espoir, l’amour, la nostalgie, l’exil. Rédigez des quatrains de ce type à destination de « Ma chère voisine ».

AEV 1819-02 B Boqala

 

18 septembre 2018

Echanges entre voisines / Eliane

Eh ! Charmante voisine
Je ne vous ai pas vue à la fête hier
Où étiez-vous ? Tombée dans la ravine ?
Pleine de boue, les quatre fers en l'air ?

Non, vilaine commère, j'étais dans la ville voisine
Mon fils avait une permission inespérée
J'ai couru le rejoindre avant qu'il se débine
Roucouler avec sa belle à la nuit tombée.

Une visite à ton fils ! Rare et fabuleux !
A peine arrivé il repart pour sa garnison !
Avait-il au moins l'air heureux ?
Je sais, de son absence tu dois te faire une raison.

Raconte-moi plutôt ce qui s'est passé à la fête.
L'animation venait-elle des mêmes trublions ?
La belle Shéhérazade faisait-elle tourner toutes les têtes ?
Qu'avez-vous fait après la disparition du soleil à l'horizon ?

AEV 1819-02B sheherazade____by_rare124

 

Les musiciens étaient présents avec leurs instruments
Les gens ne se sont pas fait prier pour danser.
Se sont éclipsés vers d'autres squares quelques nouveaux amants
Et chacun a fait semblant de les ignorer.

Quand je suis rentrée Square de Normandie
La fête était déjà finie.
Le feu d'artifice, je crois, partait du square de Gascogne
Eclairant, je le sais, des hommes la trogne.

La nouvelle venue propose demain square d'Anjou
Un thé où ne sont pas conviés les époux.
Ils regarderont le grand prix du Dauphiné
Avec des bières de Flandre, placis de l'Orléanais

Laissons-les à leurs délires
Chacun ses plaisirs
Et le soir venu, retrouvons-les avec bonheur
Au sein du foyer partager la chaleur.

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18 septembre 2018

La Boqala / Anne-Françoise

AEV 1819-03 la-cigale-et-la-fourmi

Dansons la capucine
Y’a pas de pain chez nous
Y’en a chez la voisine
Mais ce n’est pas pour nous, You !

Ma voisine, je l’aime bien,
Mais elle est radine, gourgandine,
Sanguine, fouine, mesquine
Et elle n’a pas voulu me donner de pain !

Ma chère voisine,

Je danse la capucine
Depuis que j’ai du pain
Merci chère voisine,
De m’avoir envoyée voir le voisin…

Je ne savais pas danser la capucine
Quand je n’avais pas d’pain
Merci chère voisine,
L’voisin a un bon coup d’main…

Depuis que je danse la capucine,
J’ai du pain, du vin et du boursin
Merci chère voisine,
Ici, chaque jour, c’est un festin…

Je danserai toujours la capucine
Avec Firmin, mon voisin
Merci chère voisine,
Car on danse du soir au matin. 

Ma chère voisine,

Je vivais seule autrefois,
Sans amoureux près de moi,
Et mon cœur était froid
Hiver comme été au fond de moi

Avec Firmin, tout a changé !
Il m’a prise dans ses bras musclés,
Il m’a fait du pain et m’a cuisinée,
J’en suis toute chamboulée !

AEV 1819-03 la-cigale-et-la-fourmi BMa chère voisine,

Vous qui vivez seule sans mari,
A manger tous les jours du pain rassis
A votre table sans voisin, sans ami,
Sortez donc dehors voir si j’y suis

Vous y trouverez peut-être Charlie ou Denis
Ou d’autres encore et le démon de midi
Qui vous déclareront : « Je t’aime à la folie »
Et à eux, je dirai « merci ».

Parce que, peut-être, sait-on jamais,
Chère voisine,
Ces hommes vous feront peut-être
Devenir une plus agréable voisine
Qui, demain ou un jour plus lointain,
Et quand je lui en demanderai
Ne me refusera enfin plus de pain !

16 septembre 2018

Présentation de rentrée / Maryvonne

Toi, la nouvelle toute belle 
Nous attendons tes ritournelles
Puisque tu te nommes Valérie
Espérons que tes textes nous sourient.

Puis voilà qu'entre dans la ronde
L'élégante, la charmante Raymonde
Mais sous son allure débonnaire
Elle sait dévoyer le vocabulaire.

Depuis que Jean-Paul perd ses cheveux
Ses textes sont de plus en plus heureux !
Vous allez voir comme ça décoiffe
Mais nous écoutons jusqu'à plus soif.

C'est avec tous ses animaux trotte-menu
Qu’Anne-Françoise est revenue.
Avec son air tellement affable
Elle nous raconte les pires fables.

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Avec des histoires tressées comme des lianes
Qui nous étonne? Ben! C'est Éliane !
Vous allez voir elle est prolixe
D'histoires romanesques, parfois même X.

Pour Marie-France, la critique vais éviter
Sinon je vais rentrer à pied
Mais quarante ans de fidélité
Ca ferait pourtant un beau papier.

Quand est arrivée la Cessonnaise
Elle a bien pris la mayonnaise
Tellement qu'Anne-Marie sans ambages
Rafla le prix de l'Hermitage !

Marie-Thérèse, l'élève modèle
Écrit maintenant à tire d'aile :
La plume du poète écrivain
Ne lui lâche plus la main.

Les absents n'ont pas toujours tort
La Brigitte a bien du ressort
Ses textes perlés et jolis
Nous laissent souvent ébahis.

Si Edorée souvent nous enchante
C'est que très souvent elle chante
Ni des complaintes ni des biguines
Mais des ritournelles bien coquines

Quand Josiane est au crayon
Garez-vous les rimes en «on»
Car en toute saison
Vous entrerez dans son corbillon :
La poésie est sa passion.

Dominique nous a fichu la nique :
Dernière arrivée, première primée !
Pour quitter son beau métier
La ronde des mots va bien l'aider.

Pour moi je suis la plus mignonne
Puisque ça rime avec Maryvonne
Mais méfiez-vous de mon crayon
Il est parfois bien polisson !

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12 septembre 2018

Consigne d'écriture 1819-01 du 11 septembre 2018 : Questionnaire du losange

 1819-01 Questionnaire du losange

 

Que vous le vouliez ou non, votre vie jusqu’à présent s’est inscrite dans un losange, ou, pour être plus précis, dans un quadrilatère formé par :

- La ville la plus septentrionale (la plus au Nord) dans laquelle vous vous êtes rendu.e  

- La ville la plus orientale dans laquelle vous êtes allé.e. La plus à l’Est, si vous préférez.

- La plus méridionale (la plus au Sud) 

- La plus occidentale (la plus à l’Ouest)

A titre d’exemple, voici le losange personnel de l'animateur :

losange JK

 Nous aimerions obtenir de vous les informations suivantes (vous n’êtes cependant pas obligé.e de répondre à toutes les questions) :

- Quelle est la ville dans laquelle vous avez passé le plus de temps ?

- Où avez-vous le plus ri cette année ?

- Dans ce losange, quel est l’endroit où vous retourneriez volontiers ?

- Qu’avez-vous déjà fait dans votre vie que personne d’autre que vous n’a fait ?

- Avez-vous déjà rencontré une célébrité ? Laquelle ?

- Racontez une mésaventure à vous arrivée qui se termina bien

- Y a-t-il un endroit où vous ne vous attendiez pas à vous retrouver ?

- Racontez votre itinéraire professionnel en ne donnant que les noms des villes traversées :

            Naissance à :
            Premières études (maternelle, école primaire) à :
            Etudes secondaires (collège, lycée, université) à :
            Premier poste professionnel à :
            A vécu à :

- A part celle où vous résidez, y a-t-il des villes dans lesquelles vous allez plusieurs fois par an ?

- Dans votre ville, quel est l’endroit que vous fréquentez le plus régulièrement ?

- Quel est l'endroit situé à l'extérieure de votre losange que vous aimeriez visiter ?

- Quelles sont les villes autres que votre lieu de résidence dans lesquelles vous avez dormi cett année ?

Choisissez une de vos réponses et développez la.

11 septembre 2018

Enfermée à République ! / Eliane

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Mes points cardinaux : je me suis rendue 

Le plus au nord : le nord du pays de Galles
Le plus à l'est : Chypre
Le plus au sud : Dakar
Le plus à l'ouest : Audierne près de la pointe du Raz

La ville dans laquelle j'ai passé le plus de temps est Saint-Malo.

Là où j'ai le plus ri : la salle Mandoline de la maison de quartier de Villejean.

Je retournerais volontiers à Dakar.

Ce que sans doute personne n'a fait : me casser une côte sur mon canapé !

J'ai rencontré plusieurs personnes connues : Jacques Perrin, Michel Piccoli, Nicole Croisille, Alice Dona.

Une mésaventure qui se termine bien : Un soir très tard je me suis trouvée enfermée dans la station de métro République.

Mon parcours :
Professionnellement j'ai erré dans diverses villes de l'Essonne et des Hauts-de-Seine où j'effectuais des remplacements d'institutrices. Et plusieurs villes des Côtes d'Armor, de Mayenne et du nord de l''Ille-et-Vilaine pour exercer mon métier de Visiteuse médicale.

Pour finir j'ai tenu une librairie-bouquinerie à Bécherel.

Je suis née à St Cloud (Hauts de Seine).
J'ai fait une année de maternelle à Chaville (Hauts de Seine).
Mes années de primaire se sont déroulées à Terme Sud (14 kms de Dakar).
Ma sixième à Dakar.
Ensuite de la 5ème à la terminale au Lycée de Montgeron (Essonne).

Premier poste professionnel : plusieurs écoles dans l'Essonne.

J'ai vécu à Chaville, Terme-Sud (14 kms de Dakar), Ris-Orangis (Essonne), St-Malo, Rennes, Le Rheu.

Je vais le plus souvent à Rennes, à Saint-Méloir à côté de St Malo et à La Boussac à côté de Dol-de-Bretagne.

J'aimerais follement visiter toutes les villes de l'Italie.

Cette année j'ai aussi dormi à St-Méloir et à Malville (entre Nantes et St Nazaire).

Enfermée à République

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Je finissais la soirée chez une amie, derrière la Poste, en compagnie d'une autre amie.

J'étais la seule à devoir quitter l'appartement pour rentrer chez moi à Villejean. Mes amies et moi supposions que le dernier métro passerait à minuit.

Donc je descends à 23h50 à la station République et m'étonne de ne pas trouver d'autres usagers sur le quai. La station est étrangement calme.

Je patiente tranquillement. Sur le quai en face, trois jeunes garçons.

Soudain, dans un grand fracas, nous entendons les grilles de fermeture se fermer en haut des escaliers.

Nous étions enfermés !

Les jeunes gens sont complètement paniqués et je me vois mal passer toute la nuit en compagnie de ces trois excités.

Je leur fais signe de remonter jusqu'au niveau des distributeurs de billets où je découvre, ouf, un bouton pour appeler en cas d'urgence,

J'explique la situation au Monsieur à l'autre bout du micro. Il ne se gêne pas pour se moquer et nous faire patienter. J'ai du mal à calmer les énergumènes.

Enfin les grilles se soulèvent, nous sommes sauvés.

Je retourne sonner chez mon amie, et nous voilà parties à la recherche de l'endroit où elle a bien pu garer sa voiture.

11 septembre 2018

Retourner à Charleville-Mézières / Jean-Paul

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Oui, je retournerais bien à Charleville-Mézières ! Nous avons passé une semaine un peu folle dans cette cité ardennaise en juillet 2017 et cela m’a tellement plu, la boîte à lettres spéciale pour recueillir le courrier destiné à Arthur Rimbaud, que j’ai entamé une correspondance folle, à sens unique, à destination de ce coffret jaune posé à l’entrée du cimetière où le poète est enterré.

Après une année de ce petit jeu, je me sens un peu coupable d’avoir ri et fait rire deux ou trois ateliers d’écriture avec ces délires d’aujourd’hui balancés à un squelette d'hier qui n’en peut mais et se trouve bien incapable de répondre.

Il me reste encore à envoyer une lettre recommandée avec demande d’accusé de réception en direction de cette fameuse boîte aux lettres pour que le gag soit complet et l’incident clos.

Car je m’interroge toujours : le facteur dépose-t-il bien le courrier dans cette boîte à l’air si mort ? Un service de la ville vient-il, de temps en temps, prendre livraison de la correspondance reçue par Arthur ? Qu’en font-ils, de ces lettres folles, les Carolomacériens ?

Ne ferais-je pas mieux de rassembler mes textes épars, de les imprimer, d’en faire un livre et de l’envoyer au directeur du Musée Rimbaud dans son moulin au-dessus de la Meuse ? Ce scénario non plus ne m’agrée pas vraiment. Parfois je suis victime de crises de paranoïa : j’imagine que le monsieur s’approprie ma littérature et la publie sous son nom avec le titre « Les lettres de mon moulin ». Si cela devenait un succès de librairie je serais vert ! Plus vert que le cabaret du même nom auquel Rimbaud consacra un très chouette poème.

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Oui, j’y retournerais bien à Charleville-Mézières mais sans le fantôme de Rimbaud à honorer-explorer-déplorer-exploiter-exploser. J’irais refaire la croisière sur la Meuse à partir de Monthermé. Je retournerais au Musée des Ardennes voir la cruche-matriochka dont parle Marthe Vassallo sur son blog. 

J’irais à nouveau savourer la carbonade flamande, la bière brune et le café gourmand du restaurant belge de la rue du Moulin. J’irais randonner entre Gernelle et Rumel avec un GPS pour tâcher de ne pas me perdre cette fois!

J’irais au Festival de la Marionnette !

Surtout j’irais poser ma tente – dont je n’aurais pas oublié les piquets sur le balcon ! – au camping municipal. Mon ami Manu que j’ai envoyé là-bas cet été m’a affirmé qu’on y passe désormais des nuits très tranquilles : les gendarmes locaux ont mis un terme au tapage nocturne occasionné par les kékés du coin qui croyaient devoir se montrer plus rustauds encore que le gars Jean-Arthur.

Allons bon, voilà que ça me reprend : on a dit qu’on n'en parlait plus, de celui-là !

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