Lettre à M. Ronald Searle / Anne J.
Cher monsieur
Je me permets de vous écrire, ce soir, pour vous faire part de mon désaccord à propos de vos dessins sur la gent féline que vous publiez par centaines dans divers livres et journaux. Je les ai découverts sur l'ordinateur de mon « humaine » pendant qu'elle s'absentait pour touiller le risotto (car elle a la fâcheuse habitude de faire trois choses en même temps) et je les ai trouvés vraiment laids , même si, je l'avoue, certaines situations sont plutôt bien vues .
J'avais certes un air ébahi avec mes grands yeux bleus quand ma maîtresse m'a découvert dans le carton où j'avais été recueilli mais j'étais cependant beaucoup plus mince et bien moins ébouriffé, en un mot beaucoup moins moche que sur ce dessin :
Pourquoi nous faire en forme de poire informe alors que nous avons une silhouette élégante, svelte et longiligne, à de rares exceptions près. Certains finissent en tonneaux, par manque d'exercice et abus de croquettes, mais ce n'est pas la majorité. J'en connais un dans la maison en face, son ventre traîne sur le plancher malgré son régime à base de courgettes, beurk !
Soyez un peu indulgent, monsieur ! Chez les humains aussi il y a des petits gros avec un ventre de buveur de bière et en plus ils ont le mauvais goût de porter des pantalons à bretelles et de roter, ce que nous ne faisons jamais, un peu de classe que diable !
C'est sûr, ce qu’il y a dans la gamelle, ca compte dans nos vies. Moi, le plus souvent c'est régime croquettes, même si, en ce moment, ma maîtresse me sert au moins une ou deux fois par jour un peu de thon. Je la soupçonne d'avoir des intentions malhonnêtes d'ailleurs : elle doit y cacher je ne sais quel médicament recommandé par le vétérinaire. Je le mange pour lui faire plaisir , mais je ne suis pas dupe.
Par contre il manque le bruitage, les miaulements aigus si je n'ai pas ce que je veux et les mouvements, coups de tête dans les jambes, frottements contre les mollets nus, voire attaques sur les orteils avec ou sans chaussettes si on ne m’écoute pas : il a l'air bien cool votre chat devant son assiette vide !
Ah ça, par contre, c'est bien vu ! Mon endroit préféré, mon petit domaine à moi, là où je passe l'essentiel de mes jours ! Malheureusement la nuit je dois le partager avec mon « humaine » et je me fais même virer si je lui grignote les oreilles et surtout lui saute à pieds joints sur l'estomac pour lui manifester mes besoins d'espace ou de câlins ou mon envie de sortir prendre l'air à 4 heures du matin.
Par contre , cher Ronald ce lit est beaucoup trop haut pour moi, mes vieilles pattes ne me permettraient pas d'y monter, alors prévoyez une petite table de nuit ou une malle plus basse à coté pour faire marchepied. Et puis des roulettes ! Voyons c'est dangereux !
Par contre l'air ravi, c'est tout à fait moi.
Depuis un mois je souffre des rotules et le vétérinaire (quel sale type !) a conseillé l'exercice pour renforcer mes muscles. Je suis donc encouragé à aller dehors autant que je veux pour marcher.
J'aurais peut être aimé la bicyclette mais on ne me l'a pas proposé
La prescription du docteur c'était le rameur 15 minutes et 3 fois par jour mais j'ai carrément refusé.
Quant à l'exercice proposé sur ce dessin c'est hors de question, un chat distingué comme moi ne se suspend pas par les bras pour faire des pompes.
Voilà, cher Ronald, l'avis éclairé d'un vrai chat que vous auriez dû consulter avant de publier vos dessins intéressants mais totalement inexacts sur la vie privés des chats.
Je reste à votre disposition pour tout supplément d'information et vous prie de croire...
Chouchen , chat trégorrois et bien aimé, dit Le CATCAT.
Le Choix / Josiane
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Contemplant le poisson, Auraient-ils décidé De me faire engraisser Pour à la Noël me manger ? |
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Pour les amadouer Et ne pas terminer En cocotte, en civet ? |
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Prendre de la hauteur ? Je suis beaucoup trop lourd. Ne vais-je pas tomber ? |
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Je choisis l’évasion. |
Une vie de chat / Jean-Paul
Dans cette vie antérieure où j’habitais Paris, j’ai longtemps mené, comme ce chat, une vie très régulière et j’ai collectionné des galettes de vinyle. Je les écoutais, ces grands disques noirs, sur la même chaîne hi-fi que je possède encore.
Je n’ai commencé qu’il y a deux ou trois ans à me séparer de certains de ces disques : mon épouse adore vider mon grenier ! Il est vrai que le monde a changé et qu’on trouve à peu près toute cette musique sur Youtube ou Deezer. On n’a plus besoin de se lever toutes les vingt minutes pour aller retourner le trente-trois tours, poser à l’aveuglette le trou dans le piquot pour écouter la face B et retourner vaquer à ses occupations pour vingt autres minutes.
Dans cette époque opaque de dématérialisation généralisée, je n’en reste pas moins attaché à certains trésors artistiques et je pense que je ne me séparerai jamais de certains de ces objets fétiches.
Il y a parmi ceux-ci les disques du groupe Hawkwind, des Anglais malades dans leur tête (comme tous les Anglais ?) qui ont mélangé le rock’n’roll et la science-fiction pour donner naissance à de curieux space-opéras placés sous le signe du vent et du faucon. Si j’ai bien tout compris.
Dans leur deuxième album, « In search of space » il y a un livret en noir et blanc qui me semble symboliser à lui tout seul tout le psychédélisme qui régnait encore à l’époque (1971). On peut le voir en ligne ici. l Quand j’aurai du temps à perdre, je le traduirai, bien qu’étant ignorant presque parfait du breton langage d’Albion.
Pour leur cinquième album « Warrior on the edge of time » c’est la pochette qui est devenue un bouclier de guerrier !
Mais le plus extraordinaire est bien leur "Space ritual", leur quatrième album et le premier à être enregistré en public (oui, je sais, on dit « live » quand on est bien élevé, mais je suis comme le chat, je fais ce qui me plaît). Quand j’ai la nostalgie de mon enfance, je vais le sniffer.
Quoi comment ? J’avoue enfin que je me drogue ? Oui, c’est vrai, les pochettes intérieures de ce disque ont la même odeur que les décalcomanies d’autrefois, non pas celles qu’on grattait mais celles qu’on trempait dans l’eau et que l’on faisait glisser soigneusement pour qu’elles adhèrent à leur support ! Très pratique comme test pour savoir si on a perdu l’odorat et donc si on a chopé cette maladie si répandue de par le monde !
Dans une prochaine chronique, je vous parlerai du disque en acétate rouge qui figure dans l’album « The Car over the lake album » des Ozark mountain daredevils, groupe de country rock américain dont les premiers albums sont magiques.
En attendant, salutations à Monsieur Searle et à son chat dont la collection de vinyles n’a rien à envier à la mienne.
Gageons qu’il écoute volontiers, ce matou matois, du chat-rleston, La Cucara-chat ou du chat-chat-chat.
A moins qu’il n’ait un penchant pour l’album d’Al Stewart « The Year of the cat » ? ;-)
Chats de ville, chat de gouttière
A l’orée du village, deux chats perchés
sur le muret d’une maison adossée à la colline,
regardent la ville déserte à cette heure matinale
où le soleil rouge annonce une belle journée,
se cache derrière les nuages, avant d’apparaître
au-dessus des maisons endormies.
Le premier, Arnold, vieux matou gris souris,
longue queue dressée comme un cobra prêt à saisir sa proie,
les yeux mi-clos, guette les mouvements, les frémissements,
décidé à bondir sur le mulot ou l’oiseau qui oserait s’aventurer,
prochaine victime de sa cruauté.
L’autre, Lorena, jolie chatte au poil touffu angora blanc
les yeux bleus énamourés, contemple la nature qui s’éveille.
Longue queue soyeuse dressée elle aussi,
prête à titiller celle de son voisin.
Le chat Randall vient à passer,
un matou de gouttière grisâtre,
revenant d’une nuit agitée, le nez sanguinolent,
les yeux écarquillés, les restes d’un poisson accrochés à ses griffes.
Il scrute les deux autres avec dédain
« trop gros, trop gras, ennuyeux »
et passe son chemin.
Lorena, la jolie chatte angora, excitée par ce spectacle,
envie ce chat bagarreur libre, indépendant, vivant.
Comme Randall, elle est née sauvage.
Elle s’élance et se jette contre lui en ronronnant
Là où j’ai peur, j’irai… avec toi.
Arnold, le vieux matou gris souris ne bronche pas,
Lorena lui reviendra, ce n’est qu’une escapade,
Elle est trop attachée aux choses tendres que la vie aisée lui apporte.
A l’orée du village, un chat perché sur le muret,
regarde avec pitié les deux chats qui s’enfuient.
Chacun cherche son chat / Maryvonne
Mais à qui donc est destiné ce gros bouquet de fleurs que le gros chat tient entre ses pattes?
Probablement en premier à tous ces écrivains qui ont tant aimé ce pacha et l’ont mis en scène.
A Chateaubriand qui le voyait descendre l'escalier du château, accompagné d'une jambe de bois. Colette qui leur apprenait à vocaliser. Léautaud qui les promenait dans un landau et tant d'autres, Simenon qui les enfumait, Céline, Prévert, Anny Duperey, Verlaine, Tomi Ungerer et peut-être pour moi aussi qui me dis : « Tiens pourquoi pas une histoire de chat ? C'est tentant d'essayer d'écrire un texte au poil avec des noms qui ronronnent, ça me chatouille le crayon ! ».
Chatouille, justement, c'est le nom de notre dernier chat. Un puits de science compte tenu du fait qu'il écoutait Léna psalmodier ses leçons à voix haute. Il était très réceptif à l'histoire du Moyen Âge. Ces histoires de chapitre de chanoine ça lui faisait friser les moustaches. Il aimait moins les guerres sauf celles avec les tranchées qui pullulaient de rats. Miam! Miam !
Tout le monde a une histoire de chat à raconter.
Je plonge alors ma patte dans mon sac à vérité pour vous narrer cette histoire incroyable. Il ne s'appelait ni Channel, ni Chagall, ni Shalimar, ni Chat botté, même pas Charivari mais tout simplement Bouba. Un chat avec une adresse bien ronflante :
"Rue Pierre François Varin de La Brunelière (Député du tiers état)".
Bouba fut blessé, probablement au cours d'une rixe avec un congénère qui n'avait pas les mêmes idées politiques que lui. De son propre chef il se dirigea au radar chez le vétérinaire avenue Patton. La vue un peu trouble il avait lu sur la plaque "Avenue Papatton" à tâtons.
L'homme médecin connaissait l'animal (peut-être pour l'avoir vacciné) ; il lui prodigua les soins nécessaires et le ramena chez ses maîtres. Rue Pierre François de la Brunelière Député du tiers état Rennais.
Le vétérinaire fort courtois vit bien que ce chat était venu seul à la consultation et qu'il n'était pas solvable. Il ne prit donc pas ses honoraires.
Et puis il y a l'histoire de cette photo qui n'est pas un montage et qui se suffit à elle même. Ah ! Ah ! Merci Chatouille !
Bien que très fourni ce bouquet ne sera jamais assez gros pour tous ceux qui adorent les chats comme Ronald Searle qui les croque dans des situations originales. L'intention était chaleureuse et nous en sommes charmés, Monsieur le minou, merci pour les fleurs !
Le Chat de la maison / Josiane
Le chat de la maison
Nous l’appelons Ernest
Il a de longs frissons
A l‘heure de la sieste
Car
Le chat de la maison
Aime les longues siestes
Et rêve de poisson
Quand on lui sert des restes.
Le chat de la maison
Est plutôt difficile
Il est un peu bougon
C’est un chat très viril.
Le chat de la maison 
Fait de la balançoire
Sur un croissant de lune
Dès que tombe le soir.
Le chat de la maison
Est un aventurier.
Il part pour de longs jours
Poursuivant ses amours.
Le chat de la maison
Fait de la bicyclette,
Parfois, derrière mon dos
Grimpe même aux rideaux.
Près de la cheminée
Quand les jours se font courts
Le chat de la maison
Fait patte de velours.
Et, lorsqu’au chant du coq
Il descend l’escalier
Le chat de la maison
Ne le fait pas grincer.
Les chats de la maison
Partent un jour pour toujours.
Ils se sont endormis
Paisibles et sans un bruit.
Les chats de la maison
N’ont pas peur de la nuit.
Consigne d'écriture 2021-10 du 1er décembre 2020 : Chansons d'Anne Sylvestre
Chansons d'Anne Sylvestre
Cette grande dame vient de nous quitter ce jour. Elle laisse derrière elle des tonnes de chansons dont le moins qu'on puisse dire est que les radios et télévisions ne les ont pas largement diffusées et c'est grand dommage.
Nous jouons aujourd'hui avec une grosse centaine de titres de son répertoire. Il vous est demandé d'écrire un texte, sur le sujet de votre choix, dans lequel au moins cinq de ces titres seront insérés. Cinq n'étant pas limitatif.
Merci de joindre à votre envoi une ou deux illustrations que vous aurez trouvée(s) sur le web ou scannée(s) si libres de droits afin d'illustrer votre contribution.
Abel, Caïn, mon fils - Agressivement vôtre - Antoinette a peur du loup - Aveu - Bal des champignons - Baptiste - Berceuse aux petits vampires - Berceuse pour moi - Berceuse pour un ouragan - Bergère - Bleu - Ca va m'faire drôle - Carcasse - Ce merveilleux été - Ces bêtes-là - C'est un veau - C'était ce soir - Chanson dégagée - Chansonnette franco-québécoise - Chat c'est toi l'chat - Clémence en vacances - Coïncidences - Comme Higelin - Comme un personnage de Sempé - Comment je m'appelle - Dans la vie en vrai - Dans le brouillard d'automne - Dans ma fusée - Depuis l'temps que j'l'attends mon prince charmant - Des fleurs pour Gabrielle - Dis-moi Pauline - Douce maison - Douce-amère - Douze petits cochons - Ecrire pour ne pas mourir - Eléonore - Faites-moi plutôt la cour - Faites-nous des chansons - Famille pour famille - Fausse sortie - Flocon papillon - Flou - Frangines - Grand' mère - Grégoire ou Sébastien - Gulliverte - Histoire ancienne - Il me manquait une chanson - Il s'appelait Richard - J' suis un bas-bleu - J'ai de bonnes nouvelles - J'ai le coeur à l'ombre - J'ai une maison pleine de fenêtres - Java d'autre chose - Je cherche mon chemin - Je n'suis pas si bête - Je pense à Noël - Je suis un dinosaure - Je suis une vieille dame - Je te cherchais déjà - Jérémie - J'suis un bas bleu - La chambre d'or - La chanson de l'ortie - La douzième - La faute à Eve - La femme du vent - La payse - La peau de l'ours - La p'tite hirondelle - La Rochelle par la mer - La Romanée Conti - La rose de décembre - La rose des vents - La serpente - La vache engagée - La vaisselle - Lâchez-moi - L'année prochaine - L'autre et l'une - Lazare et Cécile - Le baromètre - Le centre du motif - Le géranium - Le jour où ça craquera - Le pauvre pierre - Le pêcheur de perles - Le petit maçon - Le western - L'enfant qui pleure - Les amours de l'été - Les années qui cognent - Les beaux enfants - Les blondes - Les cathédrales - Les gens qui doutent - Les pierres dans mon jardin - Les punaises - L'éternelle histoire - Lettre anonyme à Jules - Lettre ouverte à Elise - L'histoire de Jeanne-Marie - L'honneur - Lonlère - Madame ma voisine - Maman elle est pas si bien qu'ça - Marie - Marie géographie - Mariette et Françoise - Marine - Maryvonne - Maumariée - Me v'la - Même pas un coup de coeur - Merci, oh merci - Mes sabots de bois - Moire et satin - Mon grand-père Louis - Mon mari est parti - Mon mystère - Mon vélo est blanc - Mousse - Non tu n'as pas de nom - Oh ! Les nuages - Oiseaux - On s'est connu - Par les champs inondés - Partie simple - Pas difficile - Pas encore pas déjà - Petit bonhomme - Philomène - Plate prière - Plus personne à Paris - Porteuse d'eau - Portraits de mes aïeules - Pour qu'on m'apprivoise - Pour une petite chanteuse - Pour une solitude - Priez pour la Terre - Quand on dansait la vie en rose - Quatre saisons - Que vous êtes beaux - Regrets d'une punaise - Rien qu'une fois faire des vagues - Ronde madeleine - Rose - Si je ne parle pas - Si la pluie te mouille - Si le renard tousse - S'il fallait faire la guerre - S'ils filent tous dans la lune - Sur un fil - Tant de choses à vous dire - T'en souviens-tu, la Seine - Thérèse - Tiens-toi droit - Très gentille et désespérée - Trop tard pour être une star - Tu es la terre - Un bateau mais demain - Un coeur sur les bras - Un mur pour pleurer - Une chanson grise en do - Une dame de Dijon - Une sorcière comme les autres - Valse-marine - V'la l'printemps gnan gnan - Vous m'avez tant aimée - Xavier.
Flocon, papillon / Josiane
Flocon, papillon
L’oiseau chante sur le toit.
Flocon, papillon,
Le loup est sorti du bois.
Si le renard tousse
C’est qu’il a pris froid.
Là-bas sur la mousse,
Il se soignera.
Flocon, papillon
L’oiseau chante sur le toit.
Flocon, papillon,
Le loup est sorti du bois.
L’agneau a la frousse
Il y a de quoi.
Le loup à ses trousses,
Le rattrapera.
Là-bas sur la mousse
Le renard guéri
Brosse sa queue rousse
Et sort du taillis.
Flocon, papillon
L’oiseau chante sur le toit
Flocon, papillon
Le loup est sorti du bois.
L’agneau est indemne
Dans sa bergerie,
Le loup est couché
Renard l’a blessé.
Flocon, papillon
L’oiseau chante sur le toit.
Flocon, papillon,
Le loup n’ira plus au bois.
Je suis un dinosaure / Anne J.
- Je suis un dinosaure
Un de ceux qui ont connu
Jean d'Ormesson , Giscard,
Simone Weil, Pierre Desproges
Et tant d'autres
- Comment tu t'appelles ?
- J'ai failli m'appeler Maryvonne
Mais grâce à ma mère
Ce fut Anne, heureusement.
Depuis tout ce temps
J'attends mon prince charmant,
Berceuse pour un ouragan
Ou chansonnette franco québécoise,
L’éternelle histoire douce-amère
Du « Faites-moi la cour »
Pour qu’on m'apprivoise,
Un cœur sur les bras
Ou un mur pour pleurer
Mais avec les années
Je suis une vieille dame
Très gentille et désespérée
Et dans la vie en vrai
J'ai encore tant de choses à vous dire !
J'ai le cœur à l'ombre,
Je cherche mon chemin
Dans le brouillard d'automne,
J'ai les années qui cognent
- Pas encore, pas déjà ! -
Rien qu’une fois faire des vagues !
Je veux rejoindre les gens qui doutent
Ecrire pour ne pas mourir.
Le jour où ça craquera,
Partie simple,
A vous qui m'avez tant aimée
Je dirai : « Merci oh merci ! ».
Regrets d'une punaise ?
Mais il est trop tard
Pour être une star !

























