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L'Atelier d'écriture de Villejean

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28 septembre 2021

En revenant de l'expo / Jean-Paul

Bernard Louédin - Vernissage 1997 04 19 château de Vascoeuil 4 Vascoeuil 1997

Si on avait été au vernissage d’une expo de Bernard Louédin encore, j’aurais d’avantage compris ; le surréalisme n’excuse pas tout mais il permet de planter des villes dans la fourche des arbres, de représenter le signe astrologique des gémeaux sous la forme d’un hippocampe ou de faire n’importe quoi : ajouter des moustaches à la Joconde, peindre des montres molles, des pommes sur le visage d’un pékin à chapeau melon.

Soit, la mode est aux installations. Mais ce soir-là, à une exposition de céramiques bretonnes du sieur Dodik, vous pouvez m’expliquer ce qu’il faisait, présentement, le Zoulou ?

Ce n’est pas une injure de ma part. C’était bel et bien, au sens premier, un Africain de l’ethnie zouloue, torse nu, vêtu d’un superbe pagne coloré, très élégant sous sa coiffe de plumes, et qui jouait, avant qu’on ne serve les petits fours et abreuve les visiteurs de kir royal au cidre breton, du balafon lémanète.

(Ouvrons une parenthèse en même temps que la fenêtre, qu’on respire un peu, car il fait chaud et il y a beaucoup de monde dans la galerie. Le balafon lémanète est une variante peu connue du balafon africain. Il a été inventé par deux rigolos suisses installés sur les bords du lac Léman, les sieurs Plonk et Replonk, deux grands échalas bien fêlés dont vous avez sans doute déjà entendu parler).

2122-04 Jean-Paul - Zoulou 129885688La célérité du tambourineur n’avait cependant rien de déplaisant et nul, à part moi peut-être, ne semblait regarder comme un éléphant dans un magasin de porcelaine le musicien qui hululait des mélodies de l’hémisphère Sud. Bien mieux que cela même, l’homme avait trouvé son public : une belle Hellène prénommée Hélène, une sympathique Lulu, une grande Eléonore et une petite Lili, toutes avec de jolis lolos et tout ce qu’il faut pour séduire, semblaient se pâmer d’aise lorsque le balafonise zélé reprenait le « Un jour tu verras » de Mouloudji rythmé à la façon de Johnny Clegg sur son instrument de bois. Le malabar semblait faire à ce quatuor féminin autant d’effet qu’à moi la prestation de Marilyn Monroe au ukulélé dans « Certains l’aiment chaud ».

Je ne vilipenderai personne. C’est tout sauf scélérat de s’intéresser à « Rendez-vous sur le polochon » plutôt qu’à une retransmission d’un récital de la Castafiore à la Scala de Milan, qu’à une rediffusion d’un vieux numéro de « Thalassa » à la télé ou qu’à un documentaire sur la fabrication de la colophane pour les violonistes vénitiens peints par Bernard Louédin et exposés à la galerie Visconti à Paris.

Bernard Louédin - 1997 04 19 château de Vascoeuil 3 Le Soliste de Venise

Heureusement pour mes tympans et pour ma jalousie de dragueur faisant chou blanc à cause d’un noir, tout a une fin dans la vie sauf les loulous de Poméranie qui en ont deux, le museau et la queue. Lorsque le musicien zoulou a eu terminé sa prestation digne du gala de l’Union, tout le monde s’est colloqué au bar pour enfourner les gâteries et il s’en est fallu de peu, entre les plateaux branlants, les goinfres qui pullulaient et se télescopaient en se jetant dessus avec les alcoolos pique-assiette de service, pour que tout ne parte à vau-l’eau, pour que ça ne vire à la calamité totale.

Heureusement le directeur de la galerie s’est diligenté vers le micro et, illico presto a calmé le jeu de façon impeccable en présentant Dodik qui en fait était une dame.

***

Dodik - Céramique Le Pèlerinage à Sainte-Anne

Un peu plus tard dans la soirée je me suis posé au calme devant le « Pèlerinage à Sainte-Anne ». La céramique rendait bien compte du talent de coloriste de Dodik, même si elle ne comprenait que cinq ou six teintes.

- Le sujet est tiré d’un texte de Saint-Pol Roux qui vécut en Bretagne et dédia son œuvre pèlerinagesque à Sarah Bernhardt » me confia un jeune éphèbe en polo Brassens dont la verve explicative semblait parfaitement idoine pour la page des arts de Télérama et que je soupçonnais fort d’être homo sur les bords.

Mollo, mon gars, je ne suis pas un militant LGBT ! pensai-je en voyant les rôles... inversés. C'était lui qui draguait et moi qui étais la cible !

- C’était avant que la comédienne filiforme n’abuse, de son vivant, du séjour en cercueil et ne s’amuse, avec sa jambe de bois, à frapper les trois coups qui précèdent le lever du rideau ou les quatre premières notes de la cinquième symphonie de Beethoven ? lui suggérai-je. Parmi les éléments représentés sur ce pèlerinage, on distingue quatre jolis jeunes gens qui coupent à coeur avec un couteau, un cinquième qui a oublié son opinel à la maison et cinq jeunes filles qui jouent au bridge dont une fait la morte. Faut-il voir-là la double influence de la partie de cartes de Marcel Pagnol et du «Cadavre dans la bibliothèque» d’Agatha Christie ?

Comprenant que je me payais sa fiole, l’Olivier Cena en herbe s’en fut vers d’autres horizons.

La galerie s’était vidée. Il n’y avait plus une seule louloute à l’horizon. En désespoir de cause, j’aurais bien demandé des explications de son œuvre à la Toulouse-Lautrec locale mais elle était partie un peu plus tôt, craignant que son mari ne fasse en son absence des bêtises avec Dolorès, la baby-sitter espagnole à qui elle l’avait confié.

Je n’allais de toute façon pas me rendre malade pour si peu. Moi en art, je suis un Lilliputien. Pour tout vous dire, par exemple, j’ai toujours cru que Proust était une marque de somnifère. Alors vouloir qu’on me justifie la présence d’un coq plutôt que d’un calamar dans ce tableau, autant demander au Zoulou du début de m’expliquer les règles du jeu d’awalé.

D’ailleurs lui aussi s’était barré, emmenant avec lui ses quatre admiratrices siliconées à la queue-leu-leu. Ben mon cochon ! C’est finalement un bon plan de taper sur des bambous !

***

Je crois que je n’irai plus, draguer aux vernissages ! A ce jeu de cons-là je me fais tout le temps avoir. Comme dit le proverbe bantou, «Téléski qui croyait prendre le tire-fesses !».

2021 09 29 Somnifère Proust

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28 septembre 2021

B comme brol / Adrienne

2122-04 Adrienne - Gilbert Jullien

– Je ne suis pas née chez les zoulous, quand même! fait Cindy en hachant le céleri.

Et comme toujours, sa célérité est en rapport avec son degré d’énervement.

– Franchement ? Il est alcoolo, ce type? Ou alors complètement fêlé?

Mme de B*** est heureuse que Cindy soit rentrée de ses vacances au camping en Bretagne et s’est assise dans la cuisine pour ne rien rater de sa conversation : un solo de Cindy, c’est bien plus rigolo que n’importe quelle émission à la télé.

– Faut dire aussi que ma copine Hélène – vous savez, celle que j’appelle toujours Label Hélène parce qu’elle se coiffe comme Marilyn et qu’elle s’appelle Lebeau ?

– Je vois très bien, fait Mme de B***, qui sourit maintenant tout à fait devant tant de logique.

– Et bien, je lui ai dit, à Hélène, c’est pas parce que les boissons et les petits fours sont gratuits qu’on m’y reverra, à un vernissage! « Merveilleux talent de coloriste » qu’ils disaient sur la brochure ! Faut oser le dire, hein ! Mon Matteo, à cinq ans, il faisait mieux !

– Faut l’envoyer à l’académie, cet enfant, fit Mme de B***.

***

Sur la photo ci-dessus, "Des tee-shirts qui, à la base, servent à essuyer ses couteaux, deviennent des objets d’art grâce au talent de Gilbert Jullien" , source ici.

Gilbert Jullien - Coquelicots (1990)

Gilbert Jullien – Coquelicots (1990)

28 septembre 2021

Tableaux zoulous / Laura

Anonyme - Arbres dans la brume (carte)

Cannelle vient d'un paysage où les arbres à la queue-leu-leu plongent à vau l’eau dans la brume.

Elle rêvait de paysages irlandais avant de partir comme Nerval pour l'Orient.

Many Kriegel - Un chat persan en 1900

Elle a été alcoolo puis a préféré Venise à deux et peut-être un jour osera-t-elle aller y écouter seule une soliste.

Bernard Louédin - 1997 04 19 château de Vascoeuil 3 Le Soliste de Venise

La petite Christine a révélé son visage de Cannelle avant de se muer en femme mariée et heureuse de l'être. Un triple visage pour un colloque sur Baudelaire. Branlant un jour un homme, elle admirait le lendemain les vitraux d'une église. L'hiver, elle ne rêvait pas d'un autre rivage mais lui a apporté d'autres paysages aquatiques dans son horizon :

Guastalla - vernissage Trévarez 1989 04 29

"Je te donnerai
Tous les bateaux,
Tous les oiseaux, tous les soleils,
Toutes les roses [1] "

Grand coloriste, il mettait du rouge à ses joues.

Gilbert Jullien - Coquelicots (1990)"Gentil coquelicot Mesdames
Gentil coquelicot nouveau [2]."

Par-delà le temps, elle veut faire vivre sa voix enregistrée parmi leurs paysages, le paysage breton familial parmi les autres. "Toulouse, ô Toulouse, ô mon pays" chantait le petit Nougaro sur une scène champenoise.

Aujourd'hui, elle a râpé du céleri avec le vieil appareil offert par son beau-père. C'est demain qu'elle va sur le marché acheter des légumes pour la semaine : l'homme qui marche n'avait pas les grandes jambes de celui de Giacometti mais il marchait vite comme elle.

Giacometti - Homme qui marche 1986

28 septembre 2021

Hiver blanc / Raymonde

Emmanuel Fillot - Un autre rivage en hiver (si vaguement blanc) Paris 19960406

- Allô ! Ici Papa Tango Charlie, répondez, nous vous cherchons !

- Allô ! Allo, ici Pili- Pili, mollo, polochon, nous venons d' atterrir, heu, d'alunir. Des méduses à la queue leu leu tournent autour de notre engin et un couteau milicien nous cherche querelle. Sommes nous sur la lune ou à Saint-Malo ?

-Allo ! Allo ! Répondez moi ! Zoulou koala Falafel !

- Eh, réveille toi, scélérat ! Calamité ! Alcoolo ! Tu t' es affalé sur le canapé et endormi devant Thalassa avec Georges Pernoud !

- Hein ! Je me suis endormi sur le canapé avec Georges Pernoud ??? 

28 septembre 2021

L’Homme qui marche / Raymonde

Giacometti - Homme qui marche 1986

- Quel est ce grand échalas raide comme la justice qui nous toise et nous ignore ?

- C'est ton imbécile de zoulou de père qui est tombé sur la route qu'ils étaient en train de goudronner, le rouleau lui est passé dessus. Ils me l'ont ramené comme ça, figé pour l'éternité, c'est beau, non ?

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21 septembre 2021

Consigne d'écriture 2122-03 du 21-septembre 2021 : Livres imaginaires

Livres imaginaires

 

Les livres ci-dessous n’ont jamais été écrits mais ils ont été mentionnés dans d’autres récits ou romans. A vous de leur donner un peu plus de vie en écrivant les premières pages, une partie de leur contenu, la quatrième de couverture ou un compte-rendu de l’ouvrage dans un magazine littéraire. Ou ce que vous voulez à partir de la liste.

Obligation supplémentaire : vous intégrerez cinq des mots ci-dessous dans votre texte :

blabla – dare-dare – flonflon – froufrou – train-train – coucou – gogo – chouchou – zinzin - à qui mieux-mieux – couscous – lolo – mémé – nana – papa – pipi – tata – baba – bébé – bibi – bobo – coco – dada – dodo - à la queue leu-leu – toc-toc – grigri – pousse-pousse – yoyo – yéyé - zozo


Les Amusements de Muley Bugentuf, roi du Maroc / Thomas de La Fuente, s.d.
L’An 2013 / Moravagine, 1916-1917
L’Avenir dévoilé par les lignes d’omnibus / Géo Blackmussel, 1901
La Bilboquéide / Gourdon , 1824
Les Catacombes de Bouquinbourg /Colophonius Clairdepluie, s.d.
Les Confessions d’un enfant du cycle / Alphonse Allais, 1894
La Crucifixion sans peine / Prétexta Tach
Le Cuisinier interplanétaire, s.d.
De l’influence de la Russie sur le chien du garde-champêtre de la commune de Bagnolet / Paul-Louis Courrier, s.d.
Des trappes à souris et de leur influence sur l’âme et l’activité des chats / Murr, s.d.
Du bon usage de la guillotine au coucher du soleil / Irina Kobayashi, 1995
Du style ou de l’art de ne pas écrire, s.d.
L’Elevage des dragons pour le plaisir et le profit, s.d.
En arrière vers le bonheur ou En avant vers l’enfer / Aaron Rosenblum, 1940
La Fée Mélusine / Christabel La Motte, 1872
L’Histoire générale des oreilles, 1704
Les Impressions de Proust en automobile / marquis de Carabas, s.d.
Le Lys dans la vallée de la peur / Honoré Doyle
La Marseillaise des croisés du vin, s.d.
Mémoire sur la mensuration raisonnable des nougats de Montélimar / Vicomte de Tourpeau, 1890
Mes dix-huit métempsycoses, histoire de mes existences depuis l’an 184, 1748
Le Mystère de la chambre à air / Georges-Emmanuel Freutin, s.d.
Poèmes de l’eau / Dorothy Richardson, 1935
Qui a retardé la pendule / E.H.B., s.d.
Le Roi de jaune vêtu, s.d.
Traité des quatre repas par jour / Mormon, 1650
Zébrure / Maximilien Zu, 1948

N.B. Cette consigne est inspirée par l’ouvrage de Stéphane Mahieu,
La Bibliothèque invisible : catalogue des livres imaginaires.
– Paris : Ed. du Sandre, 2014

2122-03 Consigne - Les livres imaginaires

21 septembre 2021

Du style ou l'art de ne pas écrire / Maryvonne

2122-03 Maryvonne - De l'art de ne pas écrire (Amélie Dubois) amDu-54be9f5fcb368

Ce jour-là, qui est d'ailleurs aujourd'hui, mardi d'écriture, je devais me rendre, comme souvent, au petit cimetière Saint-Laurent. J'avais plusieurs options de locomotion pour m'y rendre : l'option « dare-dare » en automobile, l'option « sport » à vélo puisque l'entreprise « Happy cyclette » était venue à domicile réparer ma vieille bécane ; mais en fait, ayant pris le goût de la lenteur, je décidai de partir à pied.

J'avais ainsi le plaisir de laisser mon esprit libre et vagabond. A partir du premier pas dans la Coulée verte je me suis senti l'âme d'une romancière : je construisais dans ma tête des phrases plus belles les unes que les autres. A propos de mes rencontres, de mon ressenti, de la nature. Au rythme de mes pas, dans ce chemin ombragé de la Tauvrais, une farandole de phrases serpentait avec moi comme le lierre sur les troncs. Je traduisais mes étonnements en longs paragraphes, je faisais l'homélie de ce vieil arbre abattu dont le cœur était visiblement rongé par une maladie. Il y avait là sujet à faire un parallèle avec le CHU voisin où venaient s'éteindre de grands malades.

Non ! Non ! Je ne suis pas zinzin et vous pouvez penser que ce n'est que du blabla. Pourtant c'était ainsi.

Ma visite au cimetière terminée j'ai fait toc-toc chez ma vieille amie Jeannine, 91 ans, ce qui m'a détournée de mon chemin et fait revenir par la route. Et là, plus rien, mon cerveau avait retrouvé son train train et était revenu à l'ordinaire. Rentrée chez moi j'avais atteint l'art sublime de ne pas écrire.

Sauf si ce soir...

 
L'illustration a été réalisée par Amélie Dubois.

21 septembre 2021

Aaron Rosenblum. - En arrière vers le bonheur ou en avant vers l'enfer (1940) / Maryvonne

Quatrième de couverture :

L'année 1940 et un patronyme difficile à porter en ces temps troublés vous font deviner le cœur de ce récit. La lutte, l'angoisse, l'espoir malgré les drames de cette famille nourriront les mille feuilles que vous livre cet auteur à la plume trempée dans les larmes et le sang.

Encore une histoire à vous essorer l'âme. Vous croyez connaître ces destinées mais chaque histoire est unique et il faut bien tricoter le long manteau du souvenir pour informer encore et encore.

2122-03 Maryvonne - En arrière vers le bonheur amélie Dubois-55fa8dad2b336

Couverture réalisée par Amélie Dubois

21 septembre 2021

Irina Kobayashi. - Du bon usage de la guillotine au coucher du soleil (1995) / Maryvonne

La guillotine est un « long drink » qui vous met la tête à l'envers et vous coupe le souffle. Un saké apéro qui commence quand le soleil est rond comme vous dans peu de temps et qui se termine quand l'astre plonge dans l'eau. Soudain vous aussi avez envie de boire la mer et les poissons.

C'est un bon recueil de cocktails en tous genres à boire avec modération.

2122-03 Maryvonne - Sunset-cocktail

21 septembre 2021

Murr. - Des trappes à souris et de leur influence sur l'âme et l'activité des chats / Anne J.

2122-03 Anne J

On a retrouvé le chat Buzz enfermé dans une trappe à souris et personne dans la maison ne comprend pourquoi !

Cet animal adopté par une famille aimante vient de s'installer avec ses maîtres dans une grande maison à la campagne, quittant ainsi un modeste pavillon de la banlieue nantaise ; c'est un grand changement pour lui, d'autant que cela s'accompagne de profondes modifications sur sa vie de chat de maison. Finie la distribution de croquettes à volonté et les longues siestes sur le canapé, Buzz doit désormais gagner sa pitance en chassant les souris qui ont envahi la maison.

Et Buzz n'aime pas la chasse à la souris, il aime le train-train quotidien et les croquettes de supermarché ; poursuivre les souris c'est fatiguant et quand elles sont mortes elles n'ont aucun intérêt.

Avant Buzz était aimé pour ce qu'il était et maintenant il est aimé pour ce qu’il chasse ou pas. Quitter son statut de chouchou et devenir un zozo qui chasse,le rend mélancolique et dépressif

Après avoir essayé les pièges à souris, son gentil maître vient de rentrer avec une grande boite métallique, munie d'une porte manœuvrée par une ficelle. Il explique à Buzz qu'il n'en peut plus de vider des pièges où des souris écrabouillées agonisent et de les jeter à la queue leu leu dans la poubelle en les tenant par la queue.

Buzz le voit installer le piège avec des bouts de lardon et de fromage et le déposer dans la cuisine et une lancinante question commence a le hanter : « Si on ne compte plus sur moi pour chasser les souris et si je ne fais rien, m'aimera-t-on encore ? »

En descendant ce matin-là pour le petit déjeuner, le maître de Buzz trouve son chat enfermé dans la trappe à souris ; il n’y a plus de lardons mais sur la table quatre souris mortes sans aucun bobo.

A coté des quatre cadavres, un grand tournevis et un gri-gri africain et au sol une empreinte boueuse de pointure 46.

Que s’est-il passé pendant la nuit ?

Vous le découvrirez en lisant cet excellent roman, merveilleusement écrit, de notre autrice préférée.

Bonne lecture !

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