Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

L'Atelier d'écriture de Villejean

Publicité
25 janvier 2022

Y a-t-il une chatière à la porte du Paradis ? / Marie-Thé

Ce dimanche de septembre, il y a comme un soleil qui brille dans mon cœur.

Je me suis levée de bonne heure pour vivre une journée exceptionnelle : participer à une randonnée chantante dans la forêt de Rennes. D’aucuns pourraient rétorquer que ce n’est pas original, que je vais rencontrer des bobos intellos un peu snobinards. Moi, je savoure à l’avance cette balade avec calme et volupté.

En arrivant au carrefour de la Petite lune, lieu du rendez-vous, je découvre un accordéoniste ainsi qu’une dizaine de personnes équipées de gros godillots, de sacs à dos et de bâtons de marche. Ils se sont tournés vers moi l’air étonné. Il faut bien reconnaître qu’avec ma robe à fleurs, mon chapeau de soleil, mes espadrilles et mon sac en bandoulière j’avais l’air un peu décalée.

- C’est avec cette tenue de touriste que vous allez crapahuter ? me dit quelqu’un avec humour, habillé comme pour une partie de chasse.

Subitement je me sens comme au bord d’un gouffre. Confuse, intimidée, je commence à rougir. Je n’ai pas le temps de répondre, le musicien se met à jouer une mélodie entraînante et le groupe s’engage dans la forêt au son des flonflons de l’accordéon.

Harmonie, c’est le mot qui me vient à l’esprit pendant la marche en musique, sous le pâle soleil de fin d’été qui fait ressortir les différentes nuances de vert de la nature foisonnante.

En fin de matinée, je ressens un p’tit creux. Je sors alors de mon sac un gâteau au chocolat. Je m’apprête à le déguster lorsque j’entends « Ah ! La gourmandise est un vilain défaut » prononcé par le joueur d’accordéon. Tout le monde s’arrête.

2122-17 Marie-Thé - Chatière

C’est l’heure du pique-nique. L’homme à la tenue de chasse sort de son sac à dos une bouteille d’apéro, on trinque, les langues se délient, des odeurs de pâté Hénaff arrivent jusqu’à moi qui déguste une tarte aux légumes.

Soudainement je pense à mon chat que j’ai oublié de rentrer dans ma maison avant de partir ce matin. Je crains qu’une voiture ne l’écrase. J’en fais part à mon voisin, le musicien, avec lequel j’ai sympathisé dans la matinée.

- Ne t’en fais pas, dit-il en riant, il y a sûrement une chatière à la porte du Paradis !». Tout le monde éclate de rire et je me sens en harmonie avec ce groupe hétéroclite.

Publicité
25 janvier 2022

La Colère comme bonne conseillère / Laura

2122-17 Laura - Matisse-Luxe-calme-et-volupte-1904-Oil-on-canvas

Quand on vous dit tout et son contraire,
Qu'on parle comme le dernier qui a parlé,
Alors la colère est bonne conseillère
Mais tout n'est pas dit
Car il y a aussi l'hypocrisie, les mensonges...

Alors cette colère, je la savoure avec luxe, calme et volupté
En pensant à Baudelaire [1] et Matisse [2] .
Mince alors !
On ne leur demande pas de m'aimer,
On leur demande juste de reconnaître
Qu'ils aiment moins ou pas
Au lieu d'invoquer des excuses... bidon.

 

[1] https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Fleurs_du_mal/1857/L%E2%80%99Invitation_au_voyage

[2] https://fr.wikipedia.org/wiki/Luxe,_Calme_et_Volupt%C3%A9

25 janvier 2022

Le Voyeur et le couple royal / Jean-Paul

La fin de l’humanité vient de débuter. En fait non. C’est la fin du séjour du roi Louis XVI au sein de l’humanité qui vient de commencer. Est-ce sa passion pour la reine Marie-Antoinette qui lui a fait perdre la tête ? Son temps sur terre a été raccourci contre son gré. Un peu brutalement, même.

2122-17 JK - marie-antoinette-45624

Mais tout n’est pas dit dans ce préambule. Il y manque certainement la référence à la pop-culture des années 2000. Messieurs Isaac et Malet, historiens scolaires du début du XXe siècle, ne pouvaient pas imaginer les dégâts que l’industrie cinématographique hollywoodienne provoquerait dans nos représentations. Ils avaient certes connu Alexandre Dumas qui s’accordait le droit de « violer l’histoire à condition qu’on lui fît de beaux enfants ».

J’ouvre ici une parenthèse : qu’attend donc Madame Dièse-Mitou pour faire mettre au pilori ou au pilon les billevesées machistes que le fils du général faisait écrire à son nègre Auguste Maquet ? Sexiste et colonialiste-esclavagiste en plus ! Je referme la parenthèse.

Malet et Isaac, donc, ne pouvaient pas savoir que Sofia Coppola, la fifille à son papa, donnerait à la plus étrangère des reines de France les traits aussi juvéniles que délicats de Mademoiselle Kirsten Durst. Tant pis pour la vérité historique ! Un bonbon de sortie d’école, ce n’est pas de la grande confiserie mais c’est très plaisant parce qu’instantané. Quand on dit « Marie-Antoinette », maintenant, on voit Kirsten Durst.

***

Une fois mort, Louis XVI, décollé, a décollé vers le Ciel en emportant sa tête sous son bras. C’est ça, l’avantage de croire en Dieu ou au diable. Après le trépas on se retrouve au Paradis ou en enfer.

Pour lui, ça a été le Paradis. Saint-Pierre l’a accueilli avec un grand tube de Seccotine et il a recollé la tête sur les épaules du monarque « N’a qu’une flèche ». « N’a qu’une flèche » c’est là le petit nom que la princesse autrichienne donnait à son Loulou chéri, on ne sait trop pourquoi mais on croit deviner.

***

Le Paradis est un village dans les nuages. Un genre d’EHPAD ou de motel ou de camping des années 2000 avec un bungalow pour chacun et chacune. Oui, parce que tous les couples, même les plus unis, y font chambre à part et mènent vie collective. N’y ont accès que des célébrités terrestres. Pourquoi ? Je ne sais pas. Si vous voulez des explications détaillées, désolé, ce n’est pas l’objet de ce livret.

Les bienheureux sont tous habillé de blanc, ils ont des ailes dans le dos, ils s’appellent « mon ange » et ils n’ont plus de sexe. Et voilà pourquoi ils font chambre à part !

Parce que la gourmandise est un vilain défaut et parce que la gastro est une maladie chiante on ne mange plus non plus et on boit encore moins. Dieu et sa bande veulent bien vous assurer l’immortalité de l’âme mais s’il faut livrer des pizzas où supporter des odeurs de fast-food, c’est non.

Ce n’est pas mal étudié, en fait. Les gens qui sont là ont suffisamment vécu d’aventures sur terre pour pouvoir, en toute cordialité, se les raconter les un·e·s aux autres. Et comme il y a des gens de toutes les époques, c’est intéressant. Il se crée des liens d’amitié surprenants.

Carlos Gardel et Sarah Bernhardt, par exemple, sont devenus très copains. Il lui a fait découvrir la musique argentine sur laquelle elle vibre comme ce n’est pas permis. Lui jouer un tango est irrésistible. Il faut voir comme elle secoue sa jambe de bois.

Évidemment, ça n’a pas beaucoup plu à Dieu qu’Astor Piazzola soit venu leur fredonner ses mélodies. Parce que Dieu est mélophobe : il déteste la musique. Il n’y a pas un seul piano, aucune trompette, pas le moindre tambour dans tout le paradis. Encore moins de bandonéon.

***

Que pensez-vous qu’un imbécile ferait dans ce monde-là ? Dans un univers de culture, de tolérance et d’empathie comme celui-là, Louis XVI, au début, a joué les bégueules. Se mêler à ces plébéiens dont la plupart sont, Dieu seul sait pourquoi, des républicains, trop peu pour lui ! Il est venu toquer tous les jours à la porte de Saint-Pierre.

- Kèkvouvoulez ? a demandé le concierge.

- C’est possible de redescendre sur terre ?

- Non !

- C’est possible d’avoir un atelier de serrurerie ?

- De la serrurerie ? Pour quoi faire ? On ne ferme pas les portes ici à part la grande de l’entrée.

- Je m’ennuie comme un rat mort. J’aimerais m’occuper les mains en bricolant un petit peu.

2122-17 consigne BartholdiIl l’a tellement tanné jour après jour que l’autre a cédé. Il avait déjà concédé par le passé un atelier de sculpture à Bartholdi qui y construisait une réplique de la statue de la Liberté.

Comme la nouveauté attire les curieux et comme tout est toujours ouvert au Paradis, des bienheureux sont passés voir ce que Louis traficotait. C’est comme ça que Loulou est devenu pote avec le docteur Petiot.

Mince alors ! Vous croyez que c’est possible, ça, vous ? Le docteur Petiot est au Paradis !

Ca doit être comme les 7 % de pertes humaines auxquelles l’armée français a droit. Il doit y avoir un pourcentage d’erreur ou un gros bug dans le logiciel Parcoursup du Purgatoire. Ou alors ils n’ont pas voulu de lui en Enfer. Toujours est-il que ces deux-là sont devenus copains comme cochons. Et « cochons », c’est le mot qui convient.

2122-17 JK - 51WN5l4cZkLPetiot a montré à Loulou les pamphlets qui ont été écrits, en son temps, sur l’Autrichienne et que l’on cachait alors, bien entendu, aux yeux de Sa Majesté. Rien de ce que fait le couple royal ne lui échappe, à la presse et au monde du ragot dont le docteur est si friand que ça confine au voyeurisme. Et savez-vous ? Ca fait bien plaisir à Louis XVI de découvrir qu’on prête à Toinette des turpitudes auxquelles elle ne s’est jamais livrée, en tout cas pas avec lui.

On a beau ne plus avoir de sexe, la littérature érotique de dessous le manteau, ça fait encore de l’effet, au moins aux serruriers et aux pervers.

***

Mais depuis quelque semaines, il se passe quelque chose de bizarre au paradis. Petiot et Louis XVI ont installé une serrure et plus personne ne peut entrer dans leur atelier. Comme tout le monde ici ils sont en manque de documentation et le gars qui vient livrer des vieilles revues et des livres à la bibliothèque n’assure plus la liaison avec le monde d’en bas. Il paraît qu’ils ont chopé un méchant virus sur Terre. A la réception, Saint-Pierre se plaint d’être débordé.

Les deux psychopathes en liberté s’en fichent, ils ont prévu de réagir. Sait-on jamais à quoi rêvent les pions ! Ces deux-là ont un projet : construire une chatière à la porte du Paradis et se barrer. Ne serait-ce que pour aller une fois au moins dans un cinéma voir Kirsten Durst interpréter Marie-Antoinette !

2122-17 JK - marie-antoinette-gq-1540995370_0

18 janvier 2022

Consigne d'écriture 2122-16 du 18 janvier 2022 : Dictionnaire en désordre

Dictionnaire en désordre

 

Choisissez un bloc de douze mots dans les tableaux ci-dessous. Recopiez chacun d’eux sur un bout de papier au format 10,5 x 14,8 cm. (une feuille A4 coupée en quatre).

Pour chacun des mots, sur cette feuille, écrivez une phrase d’allure poétique dans laquelle ce mot est obligatoirement utilisé. N’ayez aucun souci de continuité en passant d’une feuille à l’autre. 

fontaine éclaircie étranger amoureux
oiseau musée épave itinéraire
nuages fraisiers forêt vivant

 

cabaret pavé Clin d’oeil espoir
tourbillon alouette miroir secret
matin chimère semaine thé

 

colchiques palais crépuscule voyageur
porte saltimbanques brasier neige
dame automne cheval sapins

 

peintre valse novembre clairière
insoumission caresse Ecole buissonnière nocturne
almanach mémoire mélodie archer

 

éternité soif rivière exil
angelot Paris fête bateau
fleurs soeurs mains Vénus

 

Lorsque cette opération est terminée mélangez les morceaux de papier puis composez un texte en assemblant ces douze fragments. Vous pouvez les ordonner à votre guise, ajouter et supprimer librement dans tout ce matériau.

2122-16 Dictionnaire en désordre


Consigne tirée de "L’Agenda du presque poète" de Bernard Friot (page du 19 mai).
Mots empruntés à Jacques Prévert, Paul Verlaine, Guillaume Apollinaire, Charles Cros et Arthur Rimbaud.

18 janvier 2022

E comme Élucubrations / Adrienne

2122-16 Adrienne - pavés

C’est au Cabaret Vert,
Après les tourbillons de la nuit
Qu’il est entré ce matin.
Les semelles déchirées.
Il a trébuché sur les pavés
Et en entendant l’alouette
A repensé aux chimères de la veille.

C’est avec un clin d’œil
Que la serveuse lui apporte son absinthe
Et dans le miroir devant lui
Il peut aussi l’admirer de dos
Même s’il préfère le devant.

Passent les jours, passent les semaines,
Il garde le secret espoir
De réussir à passer de la fée verte au thé
Vert

Mots insérés : cabaret - pavé - clin d'oeil - espoir - tourbillon - alouette - miroir - secret - matin - chimère - semaine - thé.

Publicité
18 janvier 2022

Colis : bris... / tiniak

Version brute, au débotté : 

Les nuages avaient bu / à la Claire Fontaine 
sur un corps étranger / au musée des soucis 
moins carmins que fraisiers / dans cet itinéraire 
l'orée de la forêt / éclarcie à l'étrave 
un oiseau nu à l'œil, / plus vivant, maintenant ! 
vers l'épave solaire, / amoureux du moment 

krapoverie

(visuel du manuscrit oulipresque)

Remaniée, pour la rime :

Les nuages avaient bu à la Claire Fontaine 
sur un corps étranger au musée des épaves 
L'orée de la forêt éclarcie à l'étrave
un oiseau amoureux à l'œil, je m'y promène
plus vivant, maintenant ! dans cet itinéraire
Moins carmin que fraisier, sombre l'astre solaire

***

Les mots de là-qu'on-signe :

fontaine éclaircie étranger amoureux
oiseau musée épave itinéraire
nuages fraisiers forêt vivant

 

18 janvier 2022

V comme Villejean / Adrienne

2122-16 Adrienne - Mesurer les nuages

« Fontaine, je ne boirai pas de ton eau »
dit l’oiseau qui faisait son nid, petit à petit.
Et l’homme qui mesurait les nuages
profita d’une éclaircie
pour descendre de son échelle
et rentrer au musée.

« J’aurais mieux fait de choisir un autre métier » bougonnait-il.
C’est vrai qu’il aurait pu
cultiver des fraisiers
partir à l’étranger
se faire chercheur d’épaves
ou planteur de forêts.

Mais il était amoureux d’une étoile
et sa latte était le seul itinéraire
vers le cosmos vivant.

***

Illustration : sculpture qui orne le toit du SMAK à Gand,
Jan Fabre, De man die de wolken meet/l’homme qui mesure les nuages

18 janvier 2022

68 ans / Anne J.

2122-16 Anne J

Mon père, né en 1927,
prétendait jusqu'au soir de sa mort
avoir 27 ans.
Je pourrais prétendre aujourd’hui
en avoir 54
mais je viens de souffler
68 bougies.
Tant pis !

J'irais bien à la fontaine de jouvence pour rêver
d'une promenade en amoureux
au soleil couchant
plutôt que de m'égarer dans un musée obscur et poussiéreux
ou de m'échouer comme une épave perdue
au bord de l'eau.

Dans la forêt touffue des expériences de ma vie
apparaît une éclaircie
et je contemple les nuages cerclés d'or.

Je décide de faire de ce troisième tiers de vie
un vol vers le paradis
pour un oiseau égaré,
un itinéraire parmi mes projets innombrables
et encore inexplorés
car à 68 ans on peut encore
être étranger à soi même.

Mais de cela je suis sûre :
je veux être encore vivante
quand paraîtra
le jour
de ma mort.

18 janvier 2022

12 petites feuilles pour 12 mots / Maryvonne

 Tout commença à l'orée de la forêt. Il apparut traînant son corps comme une épave.

C'est à la fontaine que j'ai rencontré l'étranger. Il avait soif de notre pays, il a bu tout ce qu'il a pu tellement sa gorge était en feu, du feu de la guerre.

L'eau de la fontaine où il venait de boire avait le goût de sa bouche, belle comme un fruit un peu amer. Il avait faim et je lui ai montré les fraisiers sauvages, il en a rougi de plaisir.

Je ne connaissais pas son itinéraire, ce que je sais c'est qu'il est passé par chez moi, qu'il a eu confiance et c'est une grande chance. Il faut alors que la dernière goutte de fatigue tombe pour qu'arrive l'éclaircie. Soudain passent les nuages et la fenêtre du ciel s'ouvre sur un monde nouveau.

Dans le bleu d'azur, mon plus beau porte-plume s'envole à tire d'aile pour lui écrire ce poème :

« Bel oiseau attrape un ver(s) et le pose sur la feuille, qu'elle se nourrisse de mots doux et que la magie opère. Le fait d'être amoureux vous rend plus vivant. »

Écrivez sur le mur de votre musée personnel la saga de vos amours :

« Aimez le beurre, le vin, le chocolat !
Aimez votre pays, vos parents, vos amis, votre famille !
Aimez, ça vous gardera vivant !
Mais aimez aussi l'étranger, vous verrez c'est épatant ! ». 

18 janvier 2022

Amour impossible / Maïck conteuse

Il était une Dame Tartine, dans un beau palais de beurre frais.

Aux marches du palais, y avait une tant belle fille.

Anachronique, le saltimbanque attendait là. « Salut, salut, voici l’amour qui vient à toi ».

Pourtant c’était encore un petit sapin, qui vivait dans la forêt, entouré de grands arbres qui, sans arrêt, se moquaient et le trouvaient bien laid.

Mais lui, le ballon voyageur, volait tout doucement comme un oiseau poussé par le vent.

Il se mourait d’amour : « Vois, ma douce, tout au fond de moi, ce brasier qui ne s’éteint pas. Que vive la flamme pour de nouveau prendre feu et brûler jusqu’au bout !».

210721 285 073

Pourtant le crépuscule était grandiose ! Peut-être un jour, voudra-t-elle avec lui retrouver les paradis perdus ?

Colchiques dans les prés fleurissaient, c’était la fin de l’été.

Les sanglots longs de l’automne, berçaient son cœur d’une langueur monotone.

Et lui le petit cheval, dans le mauvais temps, qu’il avait donc du courage !

Il voyait là-bas, les neiges du Kilimandjaro : elles lui feraient un blanc manteau où il pourrait dormir.

Mais elle, elle l’attendrait à la porte du garage…

Avec la complicité, dans le désordre de : Guy Béart, Etienne Daho, Paul Fort, Christophe, Anne Sylvestre, Paul Verlaine, Pascal Danel, Charles Trénet, Francine Cokenpot, 2 chansons enfantines et une chanson traditionnelle. (A vous de les reconnaître !)

Publicité
L'Atelier d'écriture de Villejean
Publicité
Publicité
Derniers commentaires
Archives
Publicité