A la va comme je te pousse (rimes en p*sse et m*sse)
Vous écrivez sur le thème « A la va comme je te pousse » en essayant d’inclure les mots de cette liste, si possible en alternant les finales en « p » et les finales en « m » Exemple : « A la va comme je te pousse on s’étendait sur la mousse à la sortie de la messe par là où les vaches paissent ».
A la va comme je te pousse J’ai planté du pamplemousse. Qu’eût-il fallu que je misse Pour ne pas qu’ici s’immisce Une endive sur la mousse ?
La bestiole à carapace La voilà ! Elle dépasse Cet imbécile d’Hermès, Le lièvre à bêtise épaisse ! Sûr, il va faire la grimace !
Eût-il fallu que je m’émusse Des prédictions Nostradamus ? De son incroyable promesse Que l’on aurait une passe ? Eussé-je dû les revendre aux puces ?
Ton jardin, tu l’ensemences Et par infinie clémence Tu verses pour la limace De la bière dans une tasse De la mort par contumace
A la va comme je te pousse Elles arrivent les vacances ! On va pouvoir crier « pouce ! ». Ca commence ! On décompense… Zut ! Septembre ! On recommence.
Au restaurant, des épices… La nuit qui fait des promesses… Elle acquiesce la petite miss… Et à l’issue de la messe Te refile une chaude-pisse Ou un herpès !
C’est vrai : à la Sainte-Luce Les jours font un saut de puce. Un dompteur un peu rapace Les assomme, les ramasse, Les revend au cirque Grüss.
Mince ! J’en pince Pour Clémence !
C’est vraiment de la démence Tout l’argent que je dépense Pour que cet amour immense Nous mène jusqu’à la transe :
J’habite Lens Elle Saint-Gaudens
Une tortue un peu hommasse Habitait dans une impasse Une étrange carapace : Un vieux lit super maousse, Un doux matelas de mousse
Les jours de kermesse Dans sa panse épaisse Qu’ingurgite Brigitte ? Des tonnes de frites !
Quand la lune est rousse Le bal se trémousse A quoi pense Hortense Dans les Hauts-de-France ?
A vampiriser Les Champs-Elysées
LA RÉVOLTE DU COMMISSAIRE
Au fond d’une impasse V’la qu’je me ramasse ! J’ai bu trop de mousses, L’estomac crie pouce : Je vomis sur ma limace.
A même l’humus Parmi quelques détritus Le cadavre d’une gonzesse ! Etranglée vraiment nénesse Avec son carré Hermès !
Zut ! Voilà qu’ça recommence ! C’est la panique des sens ! Faut qu’je calte à Caracas Hors de ce roman salace Où m’a collé Fred Vargas !
Cette romancière à la masse Me condamne par contumace A des tas d’extravagances ! Fi du délirium tremens ! Adamsberg veut des vacances !
C 'était un beau dimanche ensoleillé, D'une journée festive et amicale la promesse. C'était, au village, le jour de la kermesse. Les filles s'en réjouissaient depuis la veille.
Aujourd'hui, dans leurs sacs, Juste de quoi assurer leurs dépenses, Bonbons en vrac, Pour un plaisir immense.
Un clown grimace, Ramasse une limace Puis la jette, la repousse ; Elle atterrit dans la mousse. Pauvre limace Sans carapace ! Les filles font la grimace.
Plus loin, juste devant le précipice, Un homme dresse un rapace, L'envoie jusqu'au piton qui dépasse. La foule s'agglutine Pour, d'un beau spectacle, les prémisses.
Indifférente, une abeille butine Et la foule s'éparpille.
Les filles sucent des glaces à la myrtille Quelques danseuses se trémoussent Devant un bambin suçant son pouce. La maman, une jolie rousse Portant un tailleur, Regarde ailleurs. Les danseuses assoiffées crient « Pouce ! ».
Plus loin encore, dans l'impasse, Un magicien fait un tour de passe-passe. La foule de nouveau fait masse. Les filles s'immiscent, Espérant que les éblouir il puisse. Le tour est raté. Le magicien implore la clémence Ravageant leur désir immense. Leur attention est déconnectée ; Leurs achats elles ramassent Et pendant qu'un attelage passe-passe Vers la sortie elles se poussent.
Une vieille dame propose des pamplemousses : Elle déclinent, elles ont un herpès, Disent devoir aller à la messe Ou alors faire la moisson. Sur le paillasson La vieille rigole, Les filles se gondolent.
Dans ce même exercice, «inclure des noms de danses», il y a quelque temps, j'avais raconté ma vie passée. Aujourd'hui je me tourne vers ma vie future.
Le 3 mai 2017, au cours d'un débat entre deux candidats à la présidence de la République se jouait mon avenir. Le bal à deux entre les candidats n'avait rien d'un slow joue à joue. Il y avait un peu de bastringue, de la java et du swing sur le plateau.
La belle blonde sous son cotillon bleu voudrait nous faire marcher au pas de l'oie à l'Allemande et fermer nos frontières. Alors plus de sirtaki, de séguedille, de capoeira, de cracovienne et autres danses étrangères. Ce sera bourrée auvergnate pour tout le monde. Le beau cavalier aux yeux bleus tango n'a pas joué la dérobée, il a assuré la contredanse face à un certain nombres de cancans qui lui sont tombés dessus pour essayer de le pilé menu.
D'un côté comme de l'autre les chiffres ont valsé pour nous étourdir. Des millions d'euros en plus ou en moins ils en avaient plein leur musette. Il y avait même la dame qui faisait la pavane avec des vrais et faux euros ou des faux et des vrais francs.
J'en étais toute retournée comme une toupie. Ce ne sera pas facile pour notre vie courante si la monnaie joue la polka piquée, piquée dans notre porte monnaie bien sur.
Je me suis demandé (ou pas) si la vérité n'a pas joué l'arlésienne de temps en temps dans le débat.
Si tout cela tourne vraiment mal nous aurons plusieurs options : soit descendre dans la rue pour danser la carmagnole ou la gigue révolutionnaire, soit aller se dérider dans nos festou-noz à coup de gavottes ou de ronds de Saint-Vincent à passe-pied que veux-tu.
De toute façon je pense que nous serons tous «en marche». Mais je constate que cette bonne vieille danse n’apparaît pas dans la liste au profit sans doute du paso-doble. C'était pourtant la danse qui entamait le bal et qui était la base du fameux : « Changez de cavalière ». Ah ! La brave marche que tout le monde savait danser ! Évidemment les initiales EM pour En Marche allaient mieux à Emmanuel Macron. Celles du paso-doble auraient fait PD. Mais j'ai l'esprit tordu.
Dans le livre « Anagrammes pour lire dans les pensées », Jacques Perry-Salkow a relevé des phrases philosophiques dont les lettres mélangées peuvent reformer d’autres mots et donc d’autres phrases.
Il a demandé à Raphaël Enthoven d’écrire un texte qui mène d’une formule à son anagramme. A titre d’exemple ce texte nous explique pourquoi « Critique de la raison pure » devient « paradis onirique et cruel » ou divague plus ou moins logiquement entre les deux formules.
Il est demandé d’écrire plusieurs textes d’une quinzaine de lignes pour aller d’une anagramme à l’autre. Tous les styles sont admis.
Voici la liste des anagrammes proposées dans lesquelles chacun(e) pouvait choisir :
Empruntons la route et rions
Et la mort n’est rien pour nous
Que nul n’entre ici s’il n’est géomètre
L’écriture signe le questionnement
On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve
la vague sans fin modifiée emmène nos jeux de sable
Le travail, la famille, la patrie
La villa, le mari parfait, la télé
Mouvement des Femen
Vénus, femme et démon
La crise de l’autorité
Le droit à la sécurité
Liberté égalité fraternité
ébriété, flirt et galanterie
Intouchable
chant oublié
De la démocratie
art de la comédie
Monseigneur Bossuet, l’aigle de Meaux
Diable ! les goûteux sermons ! Une magie !
Et si le ciel était vide ?
Ta vie, elle est dite ici !
Monsieur Tout le monde
Tu es le mouton endormi
La révolution d’octobre
robinet d’alcool ouvert
La fonction crée l’organe
Le forgeron connaît cela
L’ancien régime et la révolution
Le roi guillotiné creva net. Amen
La propriété, source de l’égalité
origine de la prospérité actuelle
Dieu est mort
Remis de tout
Le journal d’un séducteur
jeu cruel d’un sale tordu
La beauté est dans l’œil de celui qui regarde
et Dieu créa la laideur dans le geste oblique
Le misanthrope
l’atmosphérien
On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux
Saint-Exupéry veut, noble visée, que l’être conçoive bien les illusions
On se suicide toujours trop tard
Discutera-t-on toujours d’espoir ?
Le paradis terrestre
plâtre de terrassier
La vieillesse est un naufrage
vigne austère sans la feuille
Le rêve américain
La vie mercenaire
Qu’est-ce que le moi
c’est quelque émoi
L’inconscient est un lac obscur
blanc inconnu sous clé stricte
Entre la solitude et la vulgarité
une voile leste, l’attrait du large
La grande muraille de Chine
Le daim regarde la chenille
La vraie vie est ailleurs
La rivière suit sa vallée
Le nombril du monde
l’immonde rond bleu
La morale a toujours le dernier mot
Alors l’amour rend Juliette à Roméo
La Liberté guidant le peuple d’Eugène Delacroix
Le gueux radine, l’étendard palpite, le ciel bouge
La beauté est dans l'oeil de celui qui regarde. La beauté ne serait donc que subjective, ne concernerait que le sujet observant, sans tenir compte de l'aspect physique répondant, ou non, aux canons de beauté reconnus par tous du sujet observé ? Alors la question se pose, qu'est-ce qu'un être, un paysage, un objet beau ?
Les canons de beauté seraient-ils une question d'équilibre, d'harmonie flattant la représentation interne que le sujet observant se fait du sujet observé ?
L'affirmation de la phrase « La beauté est dans l'oeil de celui qui regarde » semble dire que chacun a sa propre idée des proportions harmonieuses, de l'équilibre des lignes. Pourtant nous sommes unanimes à reconnaître que tel site naturel est beau, agréable à contempler. Alors pourquoi n'est-ce pas forcément le cas pour la beauté d'un être humain ?
Il est vrai que pour ces derniers beaucoup d'éléments entrent en jeu : le charme, le sourire, l'oeil qui pétille, la conversation, la façon de se mouvoir, la grâce.
Bien sûr il en faut pour tous les goûts, c'est sans doute pourquoi la nature (Dieu pour certains) nous a faits tous différents. D'abord cela permet de se différencier, de se reconnaître pour que chacun trouve ce qui le séduit en l'autre.
Pour apprécier la beauté il fallait un élément de comparaison, son opposé, des traits disgracieux, des personnages repoussants, c'est pourquoi Dieu créa la laideur dans un geste oblique.
Le journal d'un séducteur est un large panorama de conquêtes féminines. Casanova, en voyant une belle femme, une femme qui l'attire, n'a de cesse de la séduire, de la conquérir et, pour tout dire, de la mettre dans son lit.
Ce but, durant le temps que dure l'opération, mobilise toute son énergie, occupe toutes ses pensées. C'est un aveu, il lui faut cette femme.
Pendant le temps que dure la conquête il ne voit pas les autres beautés qui passent à proximité. Elles ne l'intéressent pas, il lui faut simplement être victorieux de la résistance opposée. Comme il a une grande pratique, beaucoup d'opiniâtreté, il arrive toujours à ses fins.
Une fois le but atteint la dame ne l'intéresse plus, il n'est pas amoureux, il n'est pas conquis. Alors les autres femmes prennent corps et, parmi elles, la plus pure, celle qui ne se laissera pas facilement faire, celle-ci retient toute son attention, et la lutte commence tandis que pleure la conquête précédente.
Il s'agit simplement du jeu cruel d'un sale tordu.
L'inconscient est un lac obscur. Par définition même, nous ne sommes pas concients de la composition des remous de ce lac.
Pourtant, au moins pour Freud et quelques autres, ce serait ce lac qui guide nos pulsions, qui est le réalisateur de nos rêves nocturnes.
On pourrait se demander ce qui l'a formé et de quoi il est composé : souvenirs d'enfance enfouis ? Séquelles d'éducation ? Incomplétude, manque d'amour ? Désir de se faire une place ? C'est bien compliqué, bien mouvant, bien refoulé.
Nous n'aurions donc pas notre libre arbitre, notre pouvoir de décision, de choix de chemins. Nous serions dirigés, poussés, malmenés par cet inconscient. Il nous ferait agir contre notre volonté, responsables de nos actes manqués et autres.
Nous n'avons pas le mode d'emploi pour le déverrouiller nous-mêmes, pour le mettre au grand jour et ainsi pouvoir, peut-être, agir en opposition à ce que ce puissant inconscient veut nous imposer.
Alors on peut conclure que celui-ci n'est finalement qu'un blanc inconnu sous clé stricte.
Dieu est mort et moi-même je ne me sens pas très bien.
Dieu est mort et Marine Le Pen est au second tour de la présidentielle.
Dieu est mort et François Fillon a ramassé sa veste. « Non mais dis donc, Dieu ! » a-t-il lancé après avoir regardé la doublure. Où est-ce que c’est-y que tu t’habillais ? C’est pour un va-nu-pieds comme toi que je me suis allié avec les intégristes de Sens commun ? Je leur ai même promis des ministères et toi, le tien, tu y mets un terme sans prévenir, tu tombes la veste et tu t’en vas marcher sur l’eau sans chemise et sans pantalon, comme Rika Zaraï ? Tu retournes faire le mariole parmi les âmes du paradis en nous laissant les juges d’instruction et Nadine Morano aux fesses ? Merci bien ! ».
Dieu est mort et nous, il y a cinq ans, on a entendu le discours de François Hollande au Bourget. On aurait mieux fait de réécouter Gilbert Bécaud chanter « Je m’en vais dimanche à Orly » Lui au moins, il y allait, il tenait ses promesses.
Dieu est mort et on a dû voter Chirac au deuxième tour en 2002. On a connu Berlusconi et Sarkozy, on a Trump et Poutine et Marine au second tour. Je le sais que les promesses n’engagent que ceux qui y croient (Charles Pasqua) et c’est pour ça ou plutôt contre ça que je vais voter Macron dimanche prochain.
Mais bon ! Je n’en suis pas encore à me retourner dans ma tombe mais je crois quand même que depuis que Dieu est mort, je ne suis pas encore vraiment remis de tout !
On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve. Ça porte malheur. Regardez la pauvre Léopoldine Hugo à Villequier !
Et puis, la Vilaine, vous vous y plongeriez, vous, dans cette eau boueuse du centre de Rennes ? Et comment vous feriez ? On a construit un parking par-dessus !
J’ai du respect pour les poètes. Jamais je n’irais me baigner sous le pont Mirabeau à Paris au milieu des amours d’Apollinaire.
J’aurais bien fait trempette des pieds à Meung-sur-Loire mais il y avait là un gros pêcheur aigri qui m’a jeté : - Si tu te baignes là, je te fais coffrer ! Aussi vrai que je m’appelle Jules Maigret. Je n’ai pas insisté. Ces retraités, quelle engeance !
Il faut voir les digues qu’ils ont construites, à Toulouse ô Toulouse ! Dès qu’elle entend du Nougaro la Garonne ne se sent plus pisser, elle déborde d’aise et ce sont alors des crues phénoménales. De toute façon la Garonne on ne la traverse à gué que lorsqu’il a neigé à Port-au-Prince, c’est-à-dire pas souvent. Du coup je préfère dire à ma femme de faire du feu dans la cheminée et rentrer chez nous
Tous les fleuves, c’est pareil. Dans la Tamise, ce n’est pas de mise, dans le Hoang Ho il ne fait pas chaud. Dans le Tage ça te bousille les cartilages, dans le Rhin ça t’esquinte les reins, dans l’Ienisseï tu te gèles les glaouis et dans l’Ob… ça te glace les lobes des oreilles.
Pour vous dire, même à la plage, je ne me baigne plus. Ce n’est jamais la même eau non plus, à la mer. Et je ne fais même plus non plus de châteaux de sable. J’aurais l’air de quoi, à mon âge (28 ans bientôt, faut-il le rappeler ?). Tout fout le camp, ma brave dame, dans cet univers fluctuant, liquéfié, dévastateur. La vague sans fin modifiée emmène nos jeux de sable.