04 janvier 2022

Consigne d'écriture 2122-14 du 4 janvier 2022 : Apocopes

 Apocopes  



2122-14 ApocopeUne apocope, du grec apokoptein/ἀποκόπτειν («retrancher»), est une modification phonétique, parfois utilisée comme figure de style, qui se caractérise par l'abréviation du mot complet, en gardant uniquement son ou ses premiers phonèmes ou syllabes, par exemple « auto » pour « automobile. (Wikipédia)

Insérez un maximum des abréviations ainsi obtenues dans un texte dont l’action ne se situe pas de nos jours (récit historique, conte poème ou légende).  

accu pour accumulateur actu pour actualité ado pour adolescent agglo pour agglomération ou agglomérés
alu pour aluminium amphi pour amphithéatre ampli pour amplificateur anar pour anarchiste apéro pour apéritif appart pour appartement appli pour application astro pour astronomie, astrophysique archi pour architecte ou architecture asso pour association auto pour automobile bac pour baccalauréat basket pour basket-ball bi pour bisexuel
bio pour biologique, bob pour bobsleigh
cap pour capable cardio pour cardiologue cata pour catastrophe catho pour catholique chimio pour chimiothérapie ciné pour cinéma chrono pour chronomètre claustro pour claustrophobe clim pour climatisation coco pour communiste collab pour collaboration collabo pour collaborateur colo pour colonie de vacances coloc pour colocation ou colocataire colon pour colonel commu pour communauté conf pour conférence
conso pour consommation covoit pour covoiturage ou covoitureur
croco pour crocodile dactylo pour dactylographe
deg pour dégouté
dégueu pour dégueulasse démo pour démonstration dermato pour dermatologue diapo pour diapositive dico pour dictionnaire diff pour différence dirlo pour directeur dispo pour disponible ou disponibilité
doc pour docteur ou document ou documentaire dupli pour duplication éco pour économie ou écologie 
écolo pour écologiste
exo pour exercice écrit expo pour exposition extra pour extraordinaire
fac pour faculté (éducation)
fan pour fanatique flag pour flagrant délit fluo pour fluorescent
folk pour folklorique musical
folklo pour folklorique, dans le sens excentrique foot pour football frigo pour frigorifique gastro pour gastro-entérite gaucho pour gauchiste géo pour géographie gym pour gymnastique
hallu pour hallucination
hand pour hand-ball
haltéro pour haltérophilie hebdo pour hebdomadaire hélico pour hélicoptère hétéro pour hétérosexuel homo pour homosexuel
indé pour indépendant imper pour imperméable (vêtement) info pour information ou informatique
intello pour intellectuel
kart pour karting
kilo pour kilogramme
kiné pour kinésithérapeute
Libé pour Libération
loco pour locomotive
lino pour linoleum magnéto pour magnétophone ou magnétoscope maso pour masochiste maths pour mathématiques mayo pour mayonnaise mecano pour mécanicien
mégalo pour mégalomane météo pour météorologie métro pour métropolitain micro pour microphone ou micro-ordinateur mono pour moniteur enseignant ou son monophonique
moto pour motocyclette muscu pour musculation
nimp pour n'importe quoi nympho pour nymphomane ophtalmo pour ophtalmologue ordi pour ordinateur
ostéo pour ostéopathe
para pour parachutiste
pédé pour pédéraste
perm pour permission ou permanence philo pour philosophie phono pour phonographe photo pour photographie pola pour polaroid polio pour poliomyélite poly pour polycopie porno pour pornographie pneu pour pneumatique pro pour professionnel prod pour production promo pour promotion prof pour professeur prolo pour prolétaire provoc pour provocation pub pour publicité radio pour radiographie ou radiophonie réac pour réactionnaire récré pour récréation scolaire
redif pour rediffusion d'émission audiovisuelle
ref pour référence réglo pour réglementaire repro pour reprographie restau ou resto pour restaurant récup pour récupération d'objet rhino pour rhinocéros ou rhinopharyngite saxo pour saxophone scan pour scannérisation sécu pour sécurité sociale simu pour simulation sous-off pour sous-officier spéléo pour spéléologie sténo pour sténographie
stéréo pour son stéréophonique stup pour stupéfiant stylo pour stylographe surgé pour surveillant général sympa pour sympathique synthé pour synthétiseur taxi pour taximètre télé pour télévision ou téléobjectif3 tram pour tramway trans pour transsexuel ou transgenre transat pour transatlantique transfo pour transformateur vélo pour vélocipède vidéo pour vidéophonie volley pour volley-ball yougo pour yougoslave  

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Josette / Marie-Thé

2122-14 Marie-Thé - Boulevard du crime

Comme chaque dimanche, Josette s’est mise sur son trente-et-un pour aller au ciné du patro. Fière du sac en croco qu’elle vient d’acheter avec son premier salaire de dactylo, elle l’ouvre, le referme et le pose sur ses genoux.

Jules, ancien para un peu folklo, se glisse près d’elle pendant les actus. Il lui murmure qu’elle est jolie et qu’après le film il l’emmènerait bien faire un tour de moto. Ils iront au resto et il la reconduira chez elle.

Josette, solitaire un peu naïve, se dit qu’elle pourrait passer une bonne soirée avec ce gars si sympa.

Le film est émouvant. Lorsque des larmes coulent le long de ses joues, Jules lui tend un mouchoir.

Ils sortent du ciné et se dirigent vers la moto. Josette est tout émoustillée lorsque Jules lui dit : « Mets ton sac dans la sacoche et monte », puis « attend, redescend une minute, j’ai un pneu dégonflé ». Surprise elle s’exécute. Rapido-presto, Jules démarre et file, emportant le sac et le portefeuille tout neuf de Josette.

Adieu le resto, la belle soirée, le beau sac en croco !

C’est sûr, elle le retrouvera cet anar, elle le cherchera avec son vélo et crèvera les pneus de sa moto !

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Sécheresse / Eliane

2122-14 Eliane - Peut-être 02

En ce siècle dit des Lumières, Clémence étouffait dans la diligence qui la ramenait vers la ferme de ses parents. Elle pestait, la clim était une nouvelle fois en panne.

Le soleil tapait dur en cette fin d'après midi. La météo n'avait pourtant pas prévu cette vague de chaleur qui asséchait tout.

C'était d'ailleurs cette cata qui ramenait Clémence vers le lieu qui avait bercé son enfance. Les récoltes avaient brûlé, il allait falloir trouver une solution pour ne pas mourir de faim.

Elle avait donc quitté la riche Maison dans laquelle dans laquelle elle était servante depuis quelques années. Dans cette Maison les domestiques étaient logés dans un appart à part. Loin des pièces de vie des maître et loin des pièces de réception. Dans cet appart Clémence avait pour colocs l'autre servante Mado avec qui elle s'entendait bien et la vieille cuisinière qui prétendait tout régenter. Elle ne lui ferait certainement pas de pub à cette vieille chipie.

Elle n'était pas non plus fan des patrons. L'épouse un peu folklo qui ne s'habillait qu'en fluo et le maître féru d'haltéro pour la pratique duquel il avait fait aménager une salle spéciale. Il avait aussi fréquemment des hallu qui le faisaient errer l'air hagard le long des couloirs. Le fils aîné qui recherchait la mâle compagnie et qui pourtant lui faisait la cour. Homo ou bi ? Clémence n'avait pas encore tranché. Le fils cadet, anar, rêvait de renverser la royauté, sans bien réaliser que pour lui et sa famille cela signifierait la ruine. Mais catho comme le reste de ce petit monde.

Arrivée à destination, Clémence se rendit avec ses parents dans la salle paroissiale où le bourgmestre avait branché l'ampli et les micros pour que chacun puisse entendre sans peine la conf sur la façon de gérer la crise au mieux. Le bourgmestre savait compter sur les écolos pour animer les débats.

Clémence avec son sens pratique avait déjà sa petite idée sur la marche à suivre : puisque tout était sec il était judicieux de ramasser assez de fourrage pour nourrir le bétail. On pouvait en ramasser des kilos et des kilos. Il faudrait aussi se procurer de l'eau. En étudiant les maths on apprenait qu'il suffisait de creuser des puits, il y avait de l'eau en profondeur. Bon, mais où creuser ? Certains intellos prétendaient savoir. A défaut d'autre chose on allait se fier à eux.

Les jeunes gens et les ados furent réquisitionnés pour manier la pelle et la pioche. On instaura un roulement hebdo.

Tout cela c'était bien beau et si cela permettrait peut-être de ne pas mourir de soif, cela n'allait pas arroser les champs. On n'avait pas de solution. On ne voyait que la prière. Une redif de la conférence fut programmée, à la suite de laquelle un gigantesque apéro fut servi. Il fallait remonter le moral des troupes, profiter des bonnes choses tant qu'on en avait. Tout le monde riait et chantait. Une vraie récré !

Clémence rentra à la ferme sous une chaleur que le soir n'avait pas dissipée. Elle rêvait d'enfiler un imper sous une pluie battante. Mais ce n'était qu'un rêve.

Il arrive que les rêves se réalisent. Le lendemain ce fut une sorte de miracle. Des hélicos traversèrent le ciel, déversant sur les champs des litres d'eau puisés dans le grand étang à quelques dizaines de kms.

Et, contre toute attente, quelques semaines plus tard on vit apparaître les premières pousses d'une future récolte. Clémence s'empara de son appareil pour quelques photos souvenir.

On remercia dans une même ferveur le ciel et les mécanos des hélicos. On fit une grande fête retransmise à la télé en mondiovision.

2122-14 Eliane - Peut-être 01

Images empruntées au film "Peut-être" de Cedric Klapisch (1999).

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L'Ogre de la forêt / Anne J.

- Accusé, levez vous ! Vos noms, prénoms et qualité ?

- Mon nom officiel est Aristide Apocope mais tout le monde m'appelle l'ogre de la forêt, je gagne ma vie en coupant du bois dans la forêt et en le vendant au village d'à coté .

- Racontez-nous un peu votre parcours !

- Je suis né dans ce village il y a environ 37 ans, mes parents étaient des prolos sans histoire, plutôt réglos, tendance cathos de gauche, mangeant bio, franchement écolos et végans ; j'ai donc commencé à me démarquer quand je suis devenu ado.

- Ah oui ? Détaillez-nous un peu cette période !

- Je n'ai jamais aimé ce que les autres enfants du village adoraient, le foot, le basket, le volley, le hand, la spéleo ; ce n'était pas pour moi, pas plus que le vélo, la moto ou l'auto, non j'étais fan de muscu et d'haltéro et comme je mangeais 2 steaks de 500g par jour, je suis vite devenu impressionnant. J’oubliais, ce que je préfère à l’apéro c'est les frites à la mayo.

2122-14 Anne J - Ogre

- En effet ! Et quand il vous a fallu choisir un métier, quel choix avez vous fait ?

- Mes parents voulaient que je fasse médecine ou que je devienne cardio, gastro, ostéo, opthalmo, oto-rhino, kiné, ou radio ou à défaut sténo ou dactylo ou même mécano mais c'était bien trop intello pour moi. J'aurais bien aimé faire archi mais il m'aurait fallu mon bac. J'ai choisi de reprendre le métier de mon grand père et de devenir bûcheron, ça contentait mon coté anar.

- Votre coté anar ?

- Oui, je n'ai jamais eu de goût pour les assos, je ne suis jamais parti en colo, je n'ai jamais voulu être mono, le coté socio, ça m'ennuie vraiment : jeune homme j'ai toujours habité seul dans un gourbi plutôt que de vivre en coloc, je n'ai pas la fibre pour vivre en commu mais je ne suis pas folklo non plus.

- Et avec les femmes ?

- Vous voulez savoir si je regarde des films porno ? Eh bien c'est non ; je suis normal, hétéro mais je n'ai rien contre les homos, les pédés, les bi, les nymphos et les trans, chacun ses goûts, j'ai donc épousé Marie, la plus belle fille du village, ses parents sont yougos et elle joue du saxo et elle m'a fait sept filles.

- Les sept filles que vous avez mangées !

- Monsieur le juge, je vous jure que c'était une erreur ! C'est le gamin qui m'a trompé, il a coiffé mes sept filles des bonnets que portaient ses frères ! J’ai eu des hallus quand j'ai vu ce que j'avais fait, d'habitude je suis réglo mais là j'avais trop bu avec les copains et surtout j'avais faim car le ragoût de l'auberge était dégueu, à la limite de la gastro, soyez indulgent ! Est ce plus grave que le trafic de stups ?

- Je le pense ! Je le pense ! Accusé, le jury vous condamne a 20 ans de prison avec une perm par an pour faire d'autres filles à votre pauvre femme… et encore je suis sympa ! Et tant pis pour vous si vous êtes claustro ! Et puis tiens, c'est mon jour de bonté, je vous abonne pour 20 ans à Libé, ça vous fera de la lecture !

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Orientation. 1 / Maryvonne

C'était le jour où je passais mon bac.

Mes parents ont déménagé et jeté beaucoup de mes affaires. J'étais deg ! Mes rédacs de français et de philo auxquelles je tenais, les souvenirs de mes instits et de mes profs étaient balayés avec la poussière du grenier.

A mon retour je n'étais plus ado mais dans la vie, à peine adulte, et pour quoi faire ? Je ne souhaitais pas rentrer à la fac ni en classe prépa, ne me sentant pas assez intello. De toute façon pour quelle matière ? Je n'étais pas bonne en maths, pas assez en géo ni en éco.

J'étais bonne en gym, mon père me disait que je pourrais toujours finir dans un cirque mais je ne savais si il y avait une fac de cirque. Si encore j'avais été catho pour entrer au couvent mais même pas en rêve.

2122-14 Maryvonne - PTTL

 

 

Je n'avais pas envie de rentrer à la sécu et j'ignorais beaucoup de métiers. Nous n'avions pas beaucoup d'infos à l'époque. Kiné, ostéo ? Voilà des formations inconnues pour moi. Deux personnes sortaient du lot dans mon patelin : la postière et l'instit. Avec le concours des pétété (PTT) je risquais de partir à Paris. Bien entendu je pouvais rester dans le bistrot de mes parents servir des apéros mais, franchement, ça m'aurait saoulée. Servir dans un resto ? Pourquoi pas ?

J'ai fini par faire une demande d'instit remplaçante et j'ai passé le concours pour l'Ecole d'assistante sociale. Bingo ! J'ai eu deux réponses positives. J'étais extra-contente mais il fallait choisir. J'ai opté pour le métier avec des minots et aussi les vacs et les récrés, surtout les récrés , c'est bath ! J'espère quand même que j'ai été une bonne pédagogue.

 

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Orientation. 2 / Maryvonne

C'était le jour où j'ai vu mon mari pour la première fois.

Comme je viens de vous le dire je ne suis pas allée à la fac pour y faire des études mais j'étais fan de l'ambiance.

2122-14 Maryvonne - La Chope

Toutes mes copines y étaient en maths, en géo et en italien. Je n'avais pas d'appart mais une petite piaule rue de La Chalotais au dessus du restau « La Chope ».

Après huit ans d'internat toute la bande avait besoin de se libérer. Nos soirées étaient plutôt folklos. Outre les bars Rennais où, quand nous avions l'oseille, nous pouvions boire l'apéro, nous fréquentions le club de Géo de la fac où la bière coulait à flot.

Certains matins c'était la cata pour se lever à l'heure. Heureusement mes petits élèves de 5 ans ne remarquaient pas ma tronche de cake et à cette époque les darons ne rentraient pas dans les écoles. A la sortie nous appelions les enfants au micro pour les rendre à qui de droit. J'avais réussi à trafiquer une carte d'étudiante pour manger au restau U avec mes potes. On n'y parlait pas encore de menu bio mais c'était surtout bon marché.

2122-14 Maryvonne - Veste pied de pouleDe temps en temps il y avait aussi ciné dans un amphi et c'est là, en papotant avec mes copines et en me tournant vers l'entrée que je l'ai vu arriver avec sa veste pied de poule, un peu « english », les mains dans les poches, placide et l’œil aux aguets.

Nous nous sommes revus au club de géo et le reste ne vous regarde pas. Il y a maintenant plus de 50 ans et nos potes sont toujours les mêmes.

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99 dragons : Exercices de style. 68, Apocopes / Jean-Paul

99 dragons 68 woodcut-st-george-slaying-the-dragon

Les cassoces de la cambrousse sont venus se plaindre au surgé. Ca gueule en stéréo dans les couloirs du castel : pas besoin d’ampli ni de micro quand les pros de la réclame viennent en faire des kilos côté manif à propos de l’actu déplaisante. Ils font autant de barouf qu’un rhino qui aurait chopé une rhino, qu’un Béru qui souffrirait d’une blenno.

Bref, le roi leur a accordé une audience et voilà les prolos de la bouse avec leurs pieds dégueus et leurs fourches brandies qui abîment le lino de son living.

- On l’a chopé en flag, majesté ! Et c’est pas une hallu ! Une espèce de dino qui taille des bifs commaques dans nos pauvres agneaux ! Il sort des flammes de son goulot et de la fumée de ses naseaux, pire qu’une loco ! S’il ne venait que pour l’apéro, encore mais c’est la cata ! Barbeuc trois fois par jour ! Y’aura bientôt plus rien dans nos frigos ! Il prend nos prés pour son resto ! Y bouffe toute notre prod, cet affreux jojo ! C’est pas réglo ! Or il est prévu dans le règlement de la commu ou dans les statuts de l’asso, quelque part, que dans ce cas de figure vous envoyez l’armée attaquer le machin au démonte-pneu. C’est-y pas vrai ?

- Vous avez raison, pas besoin de vérif, c’est bien à moi de faire le shérif ! a concédé le monarque. Y’a pas photo, tout est réglo. Je lui mets la brigade des stups aux fesses ! Rentrez vous confiner chez vous, d’ici peu on aura alpagué ce gaucho toxico. J’envoie les paras !

***

99 dragons 68 guy-de-lisleC’était une belle démo de discours démago, d’intox digne de « Bourrage de mou-hebdo ». Il a fait venir illico celui des ses collabs qui était chargé de la soldatesque et donc de la sécu du royaume. C’était un colon baraqué qui faisait de l’haltéro mais pesait peu de poids face à ses feignants de sous-offs alcoolos qui ne tenaient pas leur troupes abonnées à jamais à la glande en transat.

- Encore cette saleté de redif avec le dragon folklo ? Mais c’est de la provoc ! On l’a déjà lu soixante fois, votre poly, cher dirlo ! Vous savez bien que personne chez nous n’est cap d’aller fabriquer un sac en croco avec le cuir de ce bestiau ! Faudrait être pété du transfo pour aller affronter ce Yougo ! Vous savez quelle est ma philo ! Nos bidasses ont beau clamer partout qu’ils sont hétéros, ce ne sont que des petits pédés qui font de la gym et de la muscu en collant fluo. Il n’y a guère qu’en matière de petits bisous dans le cou qu’ils sont pour le développement du rab !

- Votre discours de beauf est limite homophobe, mon colon ! Ce n’est donc pas la peine que je promette la main de ma fille en récompense ?

- Votre mijaurée est en promo ? Peu leur chaut à mes zigs ! Ne jouez pas au proxo, sire ! Ces fils de putes de simili-Apaches des fortifs n’aiment pas les greluches ! Nulle envie de nympho ou de reine du porno pour ces accros à la gonflette. Puisque je vous dis qu’ils sont homos ! Et puis on le connaît bien votre numéro de saxo. Cette histoire de dragon libyen , c’est juste de la pub pour ces mythos de cathos ! Un plan com’ des jèses pour mettre un coup de projo sur leur secte. Moi je ne suis pas fan de cette équipe de romanos masos. Appelez donc plutôt Moers au labo !

***

Saint-Georges 68

Et voilà pourquoi, une fois encore, le seul véto dispo chargé de faire la piquouse à la bête s’appelle de nouveau Saint-Georges. Extra, le scénar ! Le roi de la récup sort du service de repro avec un scan du contrat et le voilà, tout armé, tout brillant dans son armure en alu, qui sort sa seringue pleine de Pfizer et s’en va allonger Toto ! Il le connaît par coeur, à force, le tuto !

C’est le grand jeu de la colo, la super soirée diapos, avec le gentil mono déguisé en héros bobo, genre ancien des Bat’s d’Af mais à tronche d’intello sympa qui connaît plus de mots du dico. Et le voilà qui part à l’assaut du vilain coco, qui tranche dans le vif et il y a du sang, du vomi, de la gastro, pas du ketchup ou de la mayo, du vrai de vrai de meurtre, pas de la simu comme au ciné pour les ados ! Il va lui défoncer le postère, l’envoyer en réa à Pontchaille ou plutôt ad patres parce qu’il y a déjà trop de populo à l’hosto ! Pisse ton sang, fais la jaillir, ta rose rouge, puis disparais, l’antiquaille !

Fin du doc ! Rien de neuf dans la bio ! Passe ton bac d’abord, mon dino, puis de vie à trépas, à crédit et en spéléo !

D’ailleurs l’exo est fini, vous pouvez poser vos stylos et rêver de poupées plus sympas, avec soutif ou pas, sur la plage d’Apocopacabana !

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