L'Atelier d'écriture de Villejean

24 janvier 2023

Consigne d'écriture 2223-17 du 24 janvier 2023 : Lieux aimés ou détestés

Lieux aimés ou détestés

 

Lister cinq lieux ou endroits du monde réel ou évoqués dans des fictions (cinéma, livres, BD...)

- où vous n’êtes jamais allé·e et ne désirez absolument pas aller ;

- où vous êtes déjà allé·e et où vous n’avez aucune intention de retourner ;

- où vous n’êtes jamais allé·e et où vous iriez bien volontiers.

 
Cela vous fait quinze possibilités de textes à développer ou à assembler comme bon vous semble.

AEV 2223-17 Venise

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17 janvier 2023

Consigne d'écriture 2223-16 du 17 janvier 2023 : Diane et Léo Dillon

Diane et Leo Dillon

 

Ce couple d’illustrateurs américains a oeuvré en 1964 sur un recueil de chansons populaires du monde entier collectées et adaptées par Marais et Miranda, un autre couple de musiciens américains. 

Dillon 01

On vous distribue trois ou quatre des illustrations en noir et blanc – au trait ! - de ce livre.

La liste des titres, traduits approximativement, de ces chansons est la suivante : 

Non, Dolly, Non ! - Viens marcher avec moi cette nuit ! - Un tas de plumes – L’Erablière – Quand je rentre à la maison – Assis près du feu brillant – Si un bateau a des jambes – Wo yé lé – Au coin de la rue – Petite Marguerite – Chanson de la pomme de terre – La Chanson du pêcheur – Hue, les chevaux ! - Pourquoi devrais-je, moi, jeune fille vive… - Quand tu voyages avec tes potes – Beau rêveur -La Vieille tante Koba – Oh non, John ! – La Belle Rosemarie. 

Vous pouvez, au choix :

- essayer d’écrire une chanson ou un poème en rapport avec l’illustration fournie ; répéter cet exercice autant de fois que vous le souhaitez  ;

- écrire une histoire dont le titre sera le titre de la chanson avec son illustration ;

- utiliser les illustrations et les titres comme bon vous semble pour en tirer un texte écrit.

Diane et Leo Dillon - Marais et Miranda 

T comme Tu as la patate / Adrienne


J’ai une histoire à raconter
Qu’est d’la plus grand’ simplicité:


C’est que sur tout’ la ter-re, oui bien, oui bien,


On mang’ des pomm’ de terre
Eh! vous m’entendez bien,


On mang’ des pomm’ de terre
Eh! vous m’entendez bien,

Mais si vous passez le pays,
Celui qu’j’habite, sapristi !
Par devant par derrière, oui bien, oui bien,
On mange des pomm’s de terre

Les habitants les plus huppés
Afin d’avoir l’air distingué
Port’nt à la boutonnière, oui bien oui bien
Un’ fleur de pomm’ de terre

Et quand les petits crient Papa !
Et quand les petits crient Mama !
La mèr’ pour les fair’ tai-re oui bien, oui bien,
Les bourr’ de pomm’ de terre

Au déjeuner, premier repas
Que ça te plais’ où n’te plais’ pas
On s’met plein la cuillè-re, oui bien, oui bien
De plats de pomm’ de terre

Et tous les jours la même histoir’
Les jours de fêt’ les jours de foir’
Pour la soupe et l’dessert oui bien, oui bien
On mange des pomm’s de terre

Et même (ça c’est encore mieux!)
Les deux fiancés au coin du feu
Au lieu d’s’dir’ leurs affaires, oui bien, oui bien
Se pass’nt de pomm’s de terre

Et quand ils font battre tambour
V’là un qui cri’, v’là l’aut’ qui court
Ça part à la frontiè-re, oui bien, oui bien
Victoire et pomm’ de terre

***

source du texte, de la partition et même un peu de musique ici

Dillon 13 coloriée et réduite

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Old tante Koba / Anne J.

Dillon 21 coloriée et réduite dans goart 1

Assise près du feu brillant
Une douce torpeur m'envahit
Mes paupières se ferment
Et je m'endors

Je ne suis plus une jeunesse, c'est sûr
Et depuis que je suis entrée par erreur
Dans ma soixante dixième année
Je pense à mon futur
Un peu mais pas trop quand même

Dans les brumes du rêve
- ou faut il dire du cauchemar ? -
Voilà qu'apparaît
La vieille tante Koba

Assise auprès de son poêle
Dans son fauteuil à bascule favori
La cafetière à portée de main
Un pied trempant dans l’eau chaude
Pour soigner son rhumatisme
Les yeux fermés de béatitude
Les bras croisés sur son corps amaigri
Les cheveux en pétard
Elle somnole et se souvient

Mais ce pyjama vert
Je le connais !
Ces bottines à lacets
Me rappellent quelque chose !
Ce grain de beauté sur le bras droit
Ces gros orteils trop longs
Mais
Ce sont les miens !
Mais ce n’est pas tante Koba
C’est moi
Moi très bientôt
Sur ce fauteuil a tète de chats
Qui est dans mon salon
Depuis qu’est partie
Tante Koba

D’ailleurs j’entends
Le grincement de la charrette de l’Ankou
Et le tintement des os
Et au moment où elle s’approche
Avec sa grande Faux
Je me réveille en sursaut
Cauchemar ou prémonition ?
Qui pourrait le dire ?

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On en a gros sur la patate ! / Jean-Paul

Dillon 13 coloriée et réduite

1
« Qu’on était bien, six pieds sous terre,
Bien à l'abri,
Logées, nourries
Avec le gîte et le couvert !

Et puis un jour ,
Sacré mystère,
Un truc trop louche,
Un coup de fourche :
Voilà qu’on se retrouve à l'air ! »

Refrain 1
C'est la chanson d’la pomme de terre
Qui clame que ça l'exaspère
D'entendr’ des gens peu diplomates
S'envoyer « Va donc, eh, patate! ».


2

« Dans la cave mises à sécher
Bien à l'abri
Ce qu'on s'ennuie !
Puis on nous emmène au marché.

Pour le bonheur des ménagères
V’là qu'on nous pèse
A Sainte-Thérèse
Et qu’aux Lices on nous désespère ! »

Refrain 2
C'est la chanson d’ la pomme de terre
Il n’lui arrive que des misères !
Avec le temps va tout volcan
Dans la purée des p’tits enfants !


3

« Parfois on passe à la casserole
- Ô gens méchants ! -
en robe des champs
Ou on nous pèle ; ça n'est pas drôle !

Pas facile de garder la frite
Quand c'est la fin
Des haricots
Et que les carottes sont cuites ! »

Refrain 3
C'est la chanson d’ la pomme de terre
Il n’lui arrive que des misères
Comme au jambon de Parme entier
Qui s’ retrouve en tranches découpé

Ou comme à cette Finlandaise
Qui masse son mari balèze
Et qui n’éprouve aucune joie
Quand elle gratte un dos finnois.

AEV 2223-16 JK Masseuse finlandaise

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Wo Yé Lé

Dillon 9 colorié et réduit

1
Wo yé lé yé lé
Wo yé lé yé lé
C’est la chanson du canoë
Celle que chante le trappeur Joé
En admirant la canopée

2
Wo yé lé yé lé
Wo yé lé yé lé
C'est la chanson en stéréo
Que passe sur sa cassette Cléo
En admirant son paréo

3
Wo yé lé yé lé
Wo yé lé yé lé
Mais qu'est ce qu'elle s’en vient foutre ici
Cette satanée chauve-souris ?
Voilà qu’ l'ambiance est toute pourrie
On n’admire plus qu'un ciel tout gris

4
Wo yé lé yé lé
Wo yé lé yé lé
Qui est-ce qui a foutu la pagaille ?
Qui est-ce qui a bouffé la papaye 
Pour qu’on se retrouve sur la paille ?

5
Wo yé lé yé lé
Wo yé lé yé lé
Qui a volé le ï tréma ?
Qui nous fait tout ce cinéma
Pour qu’ Joé dans son canoë
Trouve la fin d’ sa chanson... pagaie ?

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La Vieille tante Koba / Jean-Paul

Dillon 21 coloriée

1

Quand j'allais chez ma tante Koba
Elle déménageait, sa cafetière !
Il fumait son calorifère
Et elle n'en était pas plus fière !

Quand j'allais chez ma tante Koba
Fallait remplir la charbonnière
Réchauffer le café d'hier
Sur la plaque du calorifère.

Refrain 1

Café bouillu café foutu !
Mais non c'est des légendes, vois-tu :
Tout se transforme, rien ne se perd
Seul son cerveau s'faisait la paire !

2

Quand j'allais chez ma tante Koba
Elle jouait à la bayadère
Mais n'avait plus l'allure altière
En nous exhibant sa jarretière

Quand j'allais chez ma tante Koba
Sa main gauche tenait un vieux bas,
Son orteil dansait la samba
Dans une tasse pleine de chocolat

Refrain 2

Benko Nesquik ou Banania
Elle était vieille et toute gaga.
Tout se transforme rien ne se perd
Elle comprenait tout de travers.

3

Quand j'allais chez ma tante Koba
J'avais peur de ses deux molosses
Et je trouvais assez craignos
Qu'elle ait pris pour sceptre un grand os.

Était-ce le tibia d’oncle Edouard
Qui avait disparu un beau soir
Au pôle Nord ou soufflait l’Blizzard
Blizzard ? Vous avez dit « Blizzard » ?

Refrain 3

Le cerveau plein de courants d'air
- Personne ne parlait d'Alzheimer -
Tout se transforme, rien ne se perd,
Orpea ne crie pas misère !

4

Quand j'allais chez ma tante Koba
Je trouvais ça très rock'n'roll
Qu'elle ait une fraise autour du col
Et soit pied nu dans une seule grolle

De Tante Koba j'ai fait mon deuil :
J'ai hérité de son fauteuil.
Sous le siège – Sabords ! Mille milliards ! -
Y avait l’ magot de l'oncle Édouard !

Refrain 4

Depuis j’mène un sacré train d’vie
Et je vous l’ conseille mes amis :
Fréquentez donc les vieilles douairières
Qui déménagent de la cafetière ! 

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Diane, Léo, Marguerite et Anne-Françoise / Maryvonne

Dillon 12 colorée

Dans une école, Marguerite, une toute petite bonne femme aux pommettes rouges, était la directrice d'Anne-Françoise, une institutrice aux méthodes surannées. La preuve elle racontait encore aux enfants des histoires de grenouilles qu'il fallait embrasser sur la bouche. « Beurk ! » disaient les bambins. Et aussi des histoires de prince charmant. « Même pas en rêve !» clamaient les petites filles. Et encore des contes de chevaliers. « N'importe quoi ! » s’esclaffaient les petits garçons. Vous remarquerez que dans cette école démodée tout était genré, très genré.

Un beau jour la maîtresse demande aux enfants de faire une ronde et de chanter en mimant la célébrissime chanson : « Savez-vous planter les choux A la mode, à la mode de chez nous ? ».

Il s'en suivait différents mimes. On les plante avec le doigt, avec le pied, avec l'oreille ainsi de suite. Les enfants qui n'avaient vu les choux qu'à l'étal du super marché étaient perplexes ; d'ailleurs ils n'en mangeaient jamais ou alors de temps en temps, à la cantine, des choux de Bruxelles, et encore en se pinçant le nez.

Une délégation alla se plaindre à Marguerite en disant :

- Nous les enfants nous n'aimons que les patates et nous en avons assez de planter des choux ! ».

La directrice leur conseilla de faire une bonne blague à Anne-Françoise et de changer le légume.

- De plus, dit la directrice, comme votre maîtresse adore les vers de terre, les limaces, les escargots, mettez-en dans vos paroles !

Voilà un excellent exercice de création et de concertation. Quand Anne- Françoise proposa de nouveau la plantation de choux, les enfants entonnèrent leur version :

- Savez-vous planter des patates, à la mode, à la mode ? Savez-vous planter les patates à la mode d'Anne-Françoise ? On les plante avec les limaces, à la mode, à la mode On les plante avec les limaces, à la mode d'Anne-Françoise.

S'ensuivaient des couplets avec des escargots, avec des vers de terre, des lézards et des scolopendres.

Anne-Françoise était un peu vexée mais ravie de voir sa classe frondeuse et inventive.

Elle ne reparla jamais des choux mais un matin quand elle attaqua « A la pêche aux moules, moules, moules ». Les enfants dirent :

-Non, Maîtresse ! Ça existe des chansons plus modernes ! Et si on écrivait du rap ? Rappe les choux, rappe les patates, rappe le poisson !

- Ou alors écrivons des recettes de cuisine ! proposa la maîtresse qui sentait que la situation lui échappait et ne voulait pas perdre la face.

Il faut bien que chacun sorte la tête haute de ce conflit des générations. 

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Hello, Cannelle ! / Laura

 

On se retrouve ensemble après des années de séparation :

« Non, Cannelle, non !  Ne me laisse jamais plus ! ».

Comme tes cheveux épais m’ont manqué !
Viens marcher avec moi cette nuit,
Guetter le regard des bonnes gens sur nous !
Pourquoi pas un jour mettre un tas de plumes
Comme Annie Cordy et Line Renaud
Et faire ainsi une revue… de presse ?

Dillon Come walk with me tonight4

Quand je rentre à la maison
Je retire ma parure de Cannelle
Qui met des cornes de taureau
Aux bons coqs pas gras.
Assise près de mon poêle à pétrole,
Je repose mon cœur blessé
A la chaleur de la musique sacrée
Et mon esprit aux étoiles livresques.

Oh mon bateau ! qui a des jambes
Se dérobant, non d’alcool, mais de fatigue !
Wo yé lé ! Si je marche,
C’est que je suis vivante.
Au coin de la rue,
Cannelle et moi, nous attendons
Trains, bus et trams que d’aucuns,
Sans les prendre, pensent mal famés.

Petite, je ne connaissais pas Cannelle
Et j’ai souffert de harcèlement.
Dansons ensemble sur la chanson
De la pomme de terre
Qui fri…se la décadence !

Rappelle-toi quand tu es montée
Dans la barque du pêcheur :
Tu avais l’insouciance
Que j’ai perdue sans toi.
Hue, les chevaux de la folie !
Ma grand-mère disait
Que tu avais des yeux à faire sauter
Les boutons de braguette…

Pourquoi devrais-je, moi,
Jeune fille vive comme toi,
Me culbuter avec vieux tonneau
De chêne ? Oh non, John !
Je ne veux pas de toi
Quand tu ne voyages pas avec tes potes
De bistrot.
Vieux rêveur, celle que tu prends
Pour ta vieille tante Koba
Est toujours une belle Rosemarie
Qui fait rêver les présidents.

Dillon 20

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10 janvier 2023

Consigne d'écriture 2223-15 du 10 janvier 2023 : AVS (Adjectif Verbe Substantif)

AVS (Adjectif Verbe Substantif)

 

Chaque phrase d'un texte est une suite de mots qui peuvent être des substantifs (S), des verbes (V), des adjectifs (A), des adverbes (Adv), des noms propres (Np) et des tas d'autres petites choses. Vous allez écrire en utilisant la structure d’un texte déjà existant. Réécrivez ainsi un poème sur l'amitié ou un récit de promenade fantaisiste à partir de la seule structure du texte original.

Exemple : Si vous avez la suite SVSSA vous pouvez écrire :

« Un agneau (S) se désaltérait (V) dans le courant (S) d’une onde (S) pure (A) »

Vous avez le droit d’ajouter des pronoms relatifs, des prépositions et tout ce que vous voulez du moment qu’on retrouve la structure demandée :

"Un loup (S) passa (V) par-là qui avait faim (S) et la réputation (S) d’être assez malhonnête (A)".

AEV 2223-15 Consigne - le loup et l'egneau

Vous pouvez ajouter de la ponctuation en plus de celle des phrases d’origine, voire la modifier.

Vous pouvez faire au choix le récit de la promenade fantaisiste ou le poème sur l’amitié voire les deux si vous avez le temps.

Bon courage !

N.B. Cette consigne est adaptée depuis la page 20 ,"Homosyntaxisme", du livre "L'Atelier d'écriture : éléments pour la rédaction du texte littéraire" d'Anne Roche, Andrée Guiguet et Nicole Voltz. - Paris : Dunod, 1995.

Les deux structures à respecter sont dans le document ci-dessous :

Consigne AEV 2223-15 AVS B Grille d'écriture Adjectif verbe substantif

 

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