L'Atelier d'écriture de Villejean

27 septembre 2022

Consigne d'écriture 2223-03 du 27 septembre 2021 : Odyssée

Odyssée

 

Voici vingt cartes extraites d'un jeu appelé Dixit dans sa déclinaison dénommée "Odyssée". Vous en choisisssez une, deux ou trois ou plus et vous écrivez un, deux ou trois textes à partir d'elles. Vous pouvez donc illustrer votre texte par trois images, deux ou une et, dans ce dernier cas, écrire plusieurs textes.

Cliquez sur les images pour les agrandir

 Dixit O 01

 Dixit O 02

 Dixit O 03

 Dixit O 04

 Dixit O 05

 Dixit O 06

 Dixit O 07

 Dixit O 08

 Dixit O 09

 Dixit O 10

 Dixit O 11

 Dixit O 12

 Dixit O 13

 Dixit O 15

 Dixit O 14

 Dixit O 16

 Dixit O 18

 Dixit O 17

 Dixit O 19

 Dixit O 20

 

Posté par Joe Krapov à 22:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :


Point d'interrogation ? / Jean-Paul

Est-ce qu'on sait à partir de quand on arrête de se poser des questions? Ou de poser des questions ? Est-ce que c'est quand on est devenu un vieux con, qu'on est pétri de certitudes, qu'on a tout vu, tout lu, tout bu et qu'on sait... qu'on ne sait jamais ?

Dixit O 13

Pourquoi sait-on d'avance que la page ne restera pas blanche ce mardi soir ? Et surtout, comment formuler ses interrogations si on en a encore ? Vous avez vu la gueule du clavier, ces touches toutes marquées de ce symbole commun à tous les alphabets ou presque, le point d’interrogation ?

Et c'est là où le projet d'écrire un texte dont toutes les phrases seraient des questions se casse la figure ! On le constate avec l'air penaud du gars qui n'a jamais pensé à ça avant aujourd'hui : le point-virgule, la virgule, les deux points, d'où ça nous vient, tout ça ? Est-ce ça existait déjà dans le latin de Cicéron ou dans le grec de Vatfèrvwar Chélé ?

Le point d'interrogation, le point d’exclamation, les trois points, y en avait-il dans les hiéroglyphes égyptiens ?

Y a-t-il des idéogrammes idoines en japonais ou en chinois pour signifier qu'on est dans le département du doute,25, ou dans un état proche de l'éclat de rire ou de la vivacité ?

Ça racontait quoi l'écriture cunéiforme? S'interrogeaient-ils sur l'avenir, les gens à l'oreille en coin?

À vrai dire, la page blanche sur l'image va peut-être rester vierge. Appuyer sur une touche de la machine déclenche peut-être tout à fait autre chose que l'impression d'un signe !
Peut-être même une réponse du style « Longtemps je me suis couché de bonne heure » ? Un appel téléphonique à l'émission de Noëlle Bréham « Les Petits bateaux « sur France-Inter ? La création d'une page Wikipédia intitulé « L’arrobase à travers les âges ? L'explosion d'une centrale nucléaire quelque part sur le globe terrestre ?

Alors c'est bien beau de poser des questions ; il reste toujours celle-ci à la fin du compte : où conduisent tous ces tuyaux ?En quoi ça intéresse qui, nos données métaphysiques personnelles ? S'il y a un maître des horloges, qui est le maître de la machine ?

Allez, je veux savoir : je tape les touches qui correspondent à AZERTY.

Rien ne s'imprime. Une voix venue des profondeurs retentit alors et m’aboie dessus : « Votre mot de passe est invalide ! ».

Posté par Joe Krapov à 09:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

Les Voisins d'Isaure / Jean-Paul

Isaure 1024 2022 11 22 Voie lactée

- Mais qu'est-ce qu'elle a de plus que nous ? Elle est plate ! Plate de partout ! Sans aspérités, sans relief. Elle pose devant ce fond gris vert, à côté de son rideau, comme si elle était déjà sûre de terminer sa vie dans un musée !

- En même temps, dit le perroquet, elle n'a pas grand chose pour elle ! Une robe rose des jours de fête, des fleurs dans les cheveux ,un petit air godiche comme on n’en fait plus ! Il n'y a pas grand monde à flasher sur elle ni même à s'arrêter plus de trois 3 minutes devant son selfie de première de la classe qui ne fera jamais ni de bêtises ni de grimaces. Isaure Chassériau ! Quel blase elle porte en plus !

- Remarque, nous non plus on n'attire pas la foule. Pourtant un tableau en relief, avec la communication possible entre les deux mondes, le réel et l'imaginaire, le possible et l'impossible, ça devrait bousculer un peu, non ?

Dixit O 12

- Tu penses que trop de surréalisme tue le surréalisme ?

- Non je pense que ce serait mieux s'il y avait un asticot au bout de l’hameçon !

- Et un poisson qui tourne autour dans le verre ?


- Ah non je suis contre la maltraitance envers les animaux !


- Ah bon ? Et l'asticot, transpercé de part en part, c'est quoi. Juste un concept ?


- Un point pour toi, l’ara !


- À causer de la voisine, des autres tordus qui essayent d'épater la galerie et, en général, de l'art contemporain ou pas, on ne voit pas le temps passer ! C'est déjà l'heure de la fermeture du musée. Tu vas pouvoir poser ta canne et aller t'allonger, le pirate !


- Pas trop tôt ! Je commençais à avoir des fourmis dans ma jambe de bois !


- Et puis tu sais on va vers le mieux ! Parait qu'avec la crise de l'énergie ils vont fermer les musées plus tôt ou un jour de plus par semaine.


- Je suis assez preneur, je dois dire !


- Par contre pour ce qui est de prendre ta retraite, faudra attendre un peu plus. Ils vont reculer l'âge de départ possible pour cela.


- Ça m'arrange aussi ! Je ne suis pas pressé d'aller me faire remiser à la cave, d'être mis en réserve de l'arrêt du public !

- En tout cas ne t'inquiète pas, Papy Rackham! S'il y en a qui veulent vraiment t’embêter je te défendrai du mieux que je peux ! Je leur volerai dans les plumes à ces australopinacothèques !

Posté par Joe Krapov à 08:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

Rêve de voyage / Adrienne

« Le premier hôtel de l’espace ouvrira en 2025 », lit l’Adrienne éberluée, vendredi dernier.

Pour elle, ces choses-là en sont restées au stade « On a marché sur la lune » avec Tintin (en couleurs) puis avec Armstrong (en noir et blanc) et à part ça elle aimerait bien qu’on laisse la lune tranquille.

Elle ne veut pas savoir ce que ça va coûter – en dollars et en énergie – ni quelle sorte de gens se sont mis sur la liste pour ce tourisme spatial.

Elle ne veut pas savoir à quoi ils s’y occuperont pour passer le temps – lire des Tintin ? regarder A space odyssey ? – s’il y aura une piscine, un jacuzzi, un restaurant gastronomique…

Elle veut continuer à rêver aux étoiles et se dire que le petit Prince est là, quelque part.  

Posté par Joe Krapov à 06:27 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

Meriem / Maryvonne

Dixit O 08

Alors que l'âge lui faisait courber le dos Meriem se voyait en ombre chinoise à côté d'elle et dans ce songe étrange elle sifflotait : « Le temps, le temps, le temps et rien d'autre, le tien, le mien celui qu'on veut nôtre ». Sa mémoire chancelante avait par contre oublié quel chanteur lançait cette ritournelle. L'ombre chinoise, comme sortie d'une lampe magique, était visiblement porteuse d'un heureux événement et la coiffure en queue de cheval haute semblait datée des années 70.

Cette silhouette, c'était peut-être une réminiscence de son passé du temps où elle avait le teint de rose et son avenir de mère droit devant elle. Le passé, l'avenir étaient comme un festival de montres qui trottent. Les tic tac, tic tac dans sa tête disaient :

« Tu vieillis, tic et dans tes deux sacs, tac, tu portes ton avenir, tic et tes souvenirs en vrac, tac. Ton regard est nostalgique, tic mais tu ne baisses pas les bras, tac. . Les montres et horloges qui pendent sur ta tête ne sont pas molles comme celles de Salvador Dali. Elles sont fermes, avec la volonté d'avancer, quoi qu'il en coûte, comme dit un jeune président français.

Les aiguilles ne lâchent pas l'affaire et tricotent encore de bons moments. Mais le bât blesse un peu, il appuie sur ses épaules fatiguées et ce voile que des scélérats t'obligent à porter n'augure rien de bon. Pourtant toutes les roses de ton pays ne courbent pas la tête. Voilà qu'une jeunesse se dresse courageuse et téméraire, s'arrache le voile et piétine le bât. C'est pour cela sans doute que ton esprit revoit la jeune femme que tu as a été, chantant, tête nue, puisque que tu en avais le droit ».

Pourvu que les montres se mettent à l'heure de la modernité, de l'ouverture et surtout de l'égalité femme/homme ! Pour ma part c'est le vœu que je fais, pour vous, toutes les femmes du monde.

Posté par Joe Krapov à 03:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :


Numéro 3 rue des Artistes / Josiane

Dixit O 02C’était un jour comme les autres, le soleil avait remplacé la pluie qui n’avait pas cessé de tomber pendant la nuit. A bien observer le jardin, la pelouse avait reverdi après un été particulièrement sec. Les oiseaux pépiaient à bec déployé.

Je m’étais levé tôt ce matin là, contrairement à mon habitude. La cuisine sentait le café fraîchement passé et l’odeur du pain grillé flottait encore dans la maisonnée. Le bruit de la pluie sur les carreaux avait fait place au silence ponctué seulement par le vol d’un insecte attiré par la confiture du petit déjeuner.

Dixit O 15

J’avais mal dormi, mon sommeil avait été ponctué de cauchemars qui me revenaient par bribes : un fantôme gigantesque foulant le désert, à la main marteau et coins brandis au bout de quatre bras vengeurs, un loup marionnettiste manipulant un agneau ceint d’une ceinture d’explosifs... J’avais trop écouté les informations et l’actualité me poursuivait jusque dans mes rêves.

Dixit O 14Que n’aurais-je donné pour que mes nuits me transportent en un lieu où des roses multicolores s’épanouiraient sur une tige gracile sans épines, où les horloges seraient à jamais arrêtées, où les clefs ouvriraient sur des châteaux où tout ne serait que fêtes et contes de fées !

Dixit O 04Pour l’instant il n’était plus question de rêver, la journée qui m’attendait n’était pas des plus réjouissantes. La galerie allait bientôt ouvrir et ma journée commencer. Les dernières oeuvres exposées étaient certes fort colorées, plutôt gaies, à l’opposé de leur auteur qui devait ce jour nous honorer de sa présence : un grand échalas échevelé, imbu de sa personne, ne cessant de parler de lui et de son œuvre, comme s’il eût été le seul, l’unique peintre de sa génération. Avec cela il était triste comme le glas, ennuyeux à mourir, à croire qu’il n’était pas l’auteur de ses tableaux. Il arborait généralement un costume noir qui le faisait ressembler à une ombre.

Je ne me précipitais donc pas pour gagner le numéro trois de la rue des Artistes. Je n’étais guère pressée de retrouver cet individu qui n’honorait pas ses pairs.

Alors que je marchais vers cette journée prétendument désastreuse, un attroupement attira mon attention. Retarder le plus possible l’ouverture du numéro trois fut sans doute l’activateur de ma curiosité. Je fendis maladroitement la foule compressée et ce que je vis me laissa interdite. Il gisait sur la chaussée, la tête baignant dans une flaque noirâtre, les yeux grands ouverts sur le ciel bleu.

Au premier regard je l’avais reconnu.

Je fendis à nouveau la foule et me dirigeai vers la galerie. Mes pensées avaient-elles un lien quelconque avec ce qui venait de se produire? Certainement non, mais ma journée fut encore plus désastreuse que je ne l’avais prévu.

Les tableaux me chuchotaient des reproches, les couleurs agressaient mes pupilles . La journée s’étira sans fin comme un long voile de deuil.

Posté par Joe Krapov à 02:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

Hubert-Antoine / Anne-Françoise

Hubert-Antoine vivait heureux. Il habitait un petit quartier sympathique de l’Ouest de Rennes. Il était nudiste, comme la plupart des propriétaires du lieu. Il n’y avait guère qu’une ou deux demoiselles avec des robes rouges à pois noirs, un ou deux autres avec des tenues rayées jaunes et noires et un Apollon qui se distinguaient. Hubert-Antoine était nu comme un ver. En fait, Hubert-Antoine était un ver, de terre.

Il y avait aussi Huguette, qui était toujours habillée. Autrefois, elle avait pris soin de son jardin, semant, binant, taillant. Mais elle était maintenant trop vieille et ne se déplaçait plus que difficilement avec sa canne. Hubert-Antoine avait pris le relais, cultivant le petit potager d’Huguette, labourant ici et là. Il faisait quelques escapades dans les jardins avoisinants, dégustant chez celui-ci une fraise, chez celui-là un bout de carotte et une belle feuille de salade chez cet autre. Il lézardait ensuite un peu au soleil avant d’aller se coucher dans sa maison en terre. C’était la belle vie !

L’automne arriva. De grosses pluies délugèrent sur le petit jardin. Huguette sortit de chez elle pendant une accalmie. Elle chuta sur le sol rendu glissant. Huguette, qui n’était ni casse-cou ni casse-pied, ô comble de l’ironie, se cassa le col du fémur droit, le col du fémur gauche, le col de l’humérus droit, le col de l’humérus gauche, le col de l’utérus droit, le col de l’utérus gauche, le col du Tourmalet, le col chic et la binette. Bref, elle cassa sa pipe. Elle rendit l’âme dans un dernier soupir où Hubert-Antoine perçut un faible « Je me casse !», soupir que le vent violent de ce jour-là emporta funestement… Hubert-Antoine en fut très triste mais n’eut pas trop le loisir d’y penser, occupé qu’il était à écoper le sous-sol de son logis qui était inondé. Huguette fut mise en terre, ce qui fit plaisir à Hubert-Antoine, dans un autre jardin où il y avait trop de cailloux de l’avis des copropriétaires de son potager qui lui rendirent régulièrement visite.

Dixit O 05

Un jour, un homme vint arracher toutes les mauvaises herbes chez Huguette. Sans ménagement aucun, il s’attaqua à la terre, il sortit son arme et bêcha avec ardeur. Il ne vit pas Hubert-Antoine qui se trouvait là et le coupa en deux ! Il y avait maintenant Hubert d’un côté et Antoine de l’autre. Ils pansèrent leurs plaies, prenant soin de leur ex-copropriétaire de corps. L’homme planta plus tard salades, radis, courgette, fraises, carottes et autres légumes encore. Hubert et Antoine n’eurent plus à voyager aussi loin pour se nourrir, ce qui tombait bien vu que leurs capacités de déplacement avaient été considérablement réduites depuis l’accident.

Dans l’espace resté libre entre les petits pois et les framboises, Hubert aida Antoine à se reconstruire une petite maison puis ce fut Antoine qui aida Hubert à faire de même juste en face.

Hubert et Antoine apprirent à se découvrir, à composer avec leurs caractères différents, à se respecter, à s’apprécier. Le week-end, un invitait chez lui, le week-end suivant, c’était chez l’autre.

Ils vécurent heureux, ne se marièrent pas et n’eurent pas d’enfants.

Posté par Joe Krapov à 01:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

21 septembre 2022

Consigne d'écriture 2223-02 du 20 septembre 2022 : Dictionnaire de la bonne humeur 1

Dictionnaire de la bonne humeur 1

 

2223-02 Consigne bonne humeurAujourd’hui nous créons notre propre dictionnaire de la bonne humeur.

D’A à L, trouvez un mot que vous associez à un souvenir, à un goût (les sens sont porteurs), à une image qui vous remplit de joie.

1) Listez 12 mots ou concepts qui vous mettent de bonne humeur ; chacun d’eux commence par une des premières lettres de l’alphabet (A B C D E F G H I J K L)

2) Pour chacun d’entre eux – ou pour deux ou trois d’entre eux suivant votre inspiration – dites pourquoi et comment survient la bonne humeur.

Consigne empruntée au livre de Nayla Chidiac – Les Bienfaits de l’écriture, les bienfaits des mots. - Paris : Odile Jacob, 2022

 

Posté par Joe Krapov à 11:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

20 septembre 2022

C comme chaussettes / Anne J.

 

 

2223-02 Anne J

Ce qui me met de bonne humeur le matin, c'est d'enfiler mes chaussettes car voyez vous j'ai tout un choix dans ma boîte à chaussettes et je me détermine en fonction de mon humeur et du temps qu'il fait.

Des petites chaussettes toutes jaunes avec des soleils, des petites chaussettes roses avec des nuages pour les jours ou je me sens rêveuse, des chaussettes rayées pour aller sur le bord de mer, des rayées marine bien sûr, des rayées bleues et rouges, des rayées roses et grises pour les jours mélancoliques, des rayées vertes et blanches pour les balades dans l'herbe, des rayées mauves quand je me sens anglaise ou romantique.

Des grosses chaussettes pour les jours de grands froids avec des pingouins, ou des ours, ou des chaussettes à carreaux ou des chaussettes à pois.
Il y a encore les chaussettes couleur zèbre ou bien pelage de girafe.

2223-02 Anne JAvez-vous déjà fréquenté ces merveilleux magasins qui ne vendent que des chaussettes multicolores ? Je ne comprends pas ceux qui ne portent que des chaussettes noires ou blanches ou grises qu’ ils achètent par paquet de douze pour pouvoir les ré apparier facilement quand elles sortent de la machine à laver ? Ce doit être les mêmes qui achètent des voitures noires façon corbillard et ne les retrouvent pas dans les parkings de supermarché !

C'est sûr, on me regarde bizarrement quand je me balade avec une chaussette rouge avec des gros nuages blancs et une chaussette rayée façon zèbre ! Mais qui ça dérange ?

2223-02 Anne JDernier avantage des chaussettes et pas des moindres, en plus de me mettre de bonne humeur cela tient chaud aux pieds et je déteste avoir froid aux pieds. Pour y remédier je me suis mise à tricoter des chaussettes en laine et je peux donner libre cours à mes fantaisies, les dernières en cours sont gwen ha du !

La reine Elizabeth, paix à son âme, variait ses tenues avec ses chapeaux et bien moi ce sont les chaussettes.

Posté par Joe Krapov à 09:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

E comme entamer / Anne J.

Entamer un bon roman le soir dans son lit, ouvrir le livre à la première page et entrer dans un monde nouveau.

Entamer un tricot, détacher la bande de papier de la pelote, monter les premières mailles, tricoter le premier rang et rêver à l'ouvrage fini.

Entamer un gâteau, couper dans le plat la première part, la plus difficile et lécher le couteau pour goûter les miettes.

Entamer un travail de couture, poser le patron sur le tissu et se lancer dans la découpe ; si vous avez mal lu et mal positionné, c'est foutu, votre chemise aura des chats avec la tête en bas.

Entamer un nouveau morceau au piano, dont on ne sait pas du tout ce que ca va faire en lisant les notes.

Entamer les vacances en fermant la maison, avec sa valise derrière soi.

S’asseoir au cinéma et voir arriver la première image avec la promesse de se régaler pendant une heure trente.

Essayer le longe-côtes ou le vélo électrique.

2022-08-08 - 285 7

Entamer une relation sur la pointe des pieds et espérer qu’elle va grandir et durer.

Vous l’aurez compris, ce qui met de bonne humeur ce sont les choses qui commencent.

Posté par Joe Krapov à 08:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :